Pourrait – on se nourrir de lumière en cas de famine?

On nous parle régulièrement de famine en relation avec certaines zones du continent africain.

Je vous propose un petit dossier intéressant qui vous permettra de réfléchir sur comment le corps physique peut se nourrir de lumière.

Voici un documentaire video sur le sujet.
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Vous pouvez télécharger cette vidéo en utilisant le programme free youtube downloader ou directement ici
https://www.ssyoutube.com/watch?v=rTLVdRClQsU&t=3334s

Voici également un livre Ebook gratuit que vous pouvez télécharger écrit par un scientifique devenu respirien.
http://www.histoireebook.com/index.php?post/Werner-Michael-Stockli-Thomas-Se-nourrir-de-lumiere

Enfin voici l’expérience que mène actuellement une personne sur le site Stop Mensonge qui tente de se nourrir uniquement de lumière et qui fait partager son expérience aux internautes au jour le jour. Il en est à son troisième jour de jeune complet.
http://stopmensonges.com/vivre-de-lumiere-jour-2/

J’espère avec tous ces éléments vous avoir permis de vous intéresser à cette pratique étonnante et à chercher à en approfondir les grands principes.

Ondine

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Dénoncer l’introduction des OGM en Afrique

Dénoncer l’introduction des OGM en Afrique

Le Burkina Faso est devenu un champ d’expérimentation pour les OGM à cause des décisions des gouvernants africains qui ont signé des accords avec les grandes puissances occidentales et les multinationales Monsanto et à cause du contrôle imposé par la banque mondiale et le FMI sur l’économie burkinabé.

L’introduction des OGM en Afrique appauvrissent les paysans et enrichissent Monsanto

Quelle est la stratégie de Monsanto ?

1- Passer des accords avec les gouvernements des pays africains avec le support de la banque mondiale et du FMI pour imposer des semences OGM.

2-Forcer la privatisation des terres via la Banque mondiale et le FMI

3- Faire de la publicité mensongère en prétendant que les productions seront plus grandes et plus faciles.

4-Endetter les paysans car la production est en fait mauvaise ou à l’avantage des pays importateurs.

5- S’accaparer les terres des paysans qui ne peuvent plus faire face.

6-Entraver la production des semences naturelles biologiques par le mélange avec des graines génétiquement modifiées.

Je vous propose de regarder un documentaire de 12 minutes qui décrypte la stratégie de contamination par le coton BT (OGM) au Burkina avec pour objectif sous-tendu la disparition de l’agriculture paysanne pour un accaparement des terres. Il pose également la question de l’introduction d’OGM dans les cultures vivrières comme le niébé et le sorgho.
Réalisé par Anne Berson de BEDE bede-asso.org

Le coton genetiquement modifié au Burkna Faso: la parole aux paysans.

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Le moringa oleifera, une plante pour purifier l’eau et un super aliment

Le Moringa oleifera est un petit arbre des régions chaudes, dont les graines peuvent être utilisées pour purifier l’eau.

Moringa_flower

Des discussions sont en cours sur le meilleur usage des graines de Moringa, à la fois pour remplacer les floculants conventionnels utilisés dans les grandes stations de traitement des eaux et dans les petites unités de traitement.

Le meringa est aussi un super aliment !

Le Moringa est très riche en éléments nutritifs (vitamines, minéraux et protéines). Les feuilles du Moringa ont été désignées par le World Vegetable Center comme le légume à plus fort potentiel nutritionnel parmi 120 espèces alimentaires étudiées.

Les feuilles fraîches de Moringa contiennent, par gramme : autant de protéines qu’un oeuf de poule !

7 fois plus de vitamine C que les oranges, 4 fois plus de calcium que le lait, 4 fois plus de vitamine A que la carotte, 3 fois plus de potassium que les bananes, 3 fois plus de fer que dans les épinards. Qui dit mieux à part la spiruline et la chlorelle ?

Voir article complet ici:

http://www.consoglobe.com/les-graines-de-moringa-pour-purifier-leau-cg

http://www.consoglobe.com/les-graines-de-moringa-pour-purifier-leau-cg/2

Autres sites à consulter

http://www.moringanews.org/index.html

Vente de Moringa

http://www.moringa.com/products-page/

http://www.supplementwarehouse.com/brand.asp?brand=1535&Criteria=moringa&Search=Go!&pxc=1&sh=11

http://www.zmoringadistributor.myzijastory.com/moringa/index.html

NB: Ces derniers sites sont donnés à titre d’information. Je n’ai pas vérifié le sérieux de ces sites ni des produits vendus. Les acheter implique votre seule responsabilité. Merci

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Victor Agbegnenou: le génie humain n’a pas de couleur!

Victor Agbegnenou, inventeur du Polyvalent wireless communication systems (PCWS)

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 Le Dr.VICTOR KOSSIKUMA AGBEGNENOU est un scientifique togolais atypique (études de vétérinaire, de chirurgie cardio-vasculaire, de science et de managing) qui a déposé un brevet en 2004 pour son invention, le Polyvalent wireless communication systems (PCWS). C’est à l’intérieur de la société dont il est le directeur général, la start-up Ka Technologies, qu’il développe cette technologie révolutionnaire. Victor Agbegnenou est à l’origine de nombreuses autres inventions dont le virtual interpreter kit, le kit virtuel pour l’interprétariat à distance.

Son invention majeure, le PCWS entre dans le cadre des technologies Thales : télécommunication , téléphonie, télévision et internet.

En matière de télécommunication, le PCWS serait aussi efficace que la fibre optique sans les inconvénients d’installation et de coût de celle-ci.

 Victor Agbegnenou est aussi un humaniste qui a refusé de vendre son brevet et nous explique que beaucoup de scientifiques vendent leurs brevets qui la plupart du temps sont achetés pour être mis dans des tiroirs. Et on s’étonne que nos sociétés ne développent pas plus rapidement des découvertes étonnantes qui réduiraient certains monopoles certes mais nous permettraient d’atteindre une civilisation beaucoup plus avancée que ce nous sommes actuellement sur cette planète et sans aucun doute un plus grand bonheur pour tous.

Cet homme courageux et expérimenté qui a souhaité développer son système en Afrique en priorité afin d’y offrir des possibilités de télécommunications à bas prix et des débouchés en matière de créations d’emplois, doit par ailleurs faire face à la méfiance des pays africains eux mêmes qui ne sont pas habitués à travailler avec des entreprises africaines dans le domaine technologique. Cependant deux pays africains lui ont accordé leur confiance: le Bénin et le Burkina Faso. En France, la PCWS est appliqué à Auger Saint Vincent à 50 km de Paris.

Souhaitons à Victor Agbegnenou la réussite totale de son projet magnifique pour l’Afrique et le reste du monde !

Pour comprendre un peu plus les tenants et aboutissants de cette invention sans précédent, je vous invite donc à regarder dans la vidéo ci dessus l’interview passionnante de cet homme d’exception et quelques éléments de son parcours dans la vidéo ci-dessous. 

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 Victor Agbegnenou est aussi le coordinateur du programme RETIS, qui travaille à remplacer les manuels scolaires en papier par des manuels électroniques et des cartables numériques en Afrique (Burkina Faso).

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Voir aussi: http://gabonreview.com/blog/pcws-une-technologie-africaine-pour-supplanter-la-fibre-optique/

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Une plante miraculeuse pour soigner le paludisme et la malaria : l’Artemisia Annua / l’armoise annuelle !

Une plante miraculeuse pour soigner le paludisme et la malaria : l’Artemisia Annua / l’armoise annuelle !

armoise annuelle

Le paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde. En 2012, elle a touché 219 millions de personnes dont 600 000 ont décédé, principalement des enfants [source: Organisation mondiale de la santé].

Voici  un article très intéressant tiré du blog: http://esperance-en-casamance.over-blog.com/article-une-plante-contre-le-palu-artemisia-annua-66267027.html

« Cela fait plusieurs années que je suis avec intérêt tout ce qui se trouve sur Internet concernant l’Artemisia Annua ou, en français courant, Armoise Annuelle…

Cette plante miraculeuse serait vraiment une bonne solution pour soigner le Paludisme d’une manière tout à fait naturelle (ingérée en tisane). De plus, elle pourrait être facilement accessible à tous parce qu’elle pousse partout dans le monde. La composition de l’Artemisia est très complexe et pourrait même servir à rendre l’eau potable.

L’Artemisia Annua appartient à la famille des Asteraceae. Elle pousse dans les zones subtropicales, tempérées et tempérées froides du monde.

Cette plante, connue en Chine depuis plus de 2000 ans, est entrée dans l’histoire du siècle dernier lorsque, pendant la guerre du Vietnam (1959-1975), les Vietcong ont réussi à se soigner avec cette plante contre le Paludisme. Celui-ci continuait par contre à faire des ravages de l’autre côté du front…

En 1972, une des substances actives médicamenteuses, l’Artémisinine, a été isolée. Mais on s’est vite rendu compte que la molécule utilisée isolément conduisait à des résistances chez les moustiques, alors que la tisane ne l’a jamais fait en deux mille ans.

Entre temps, de grands progrès ont été faits : une meilleure connaissance de la plante et de ses composantes très complexes semble confirmer que la tisane guérit en quelques jours, augmente la résistance naturelle du corps humain, et qu’il n’y a aucun risque de création de résistances à la maladie ! Insistons sur le fait qu’il faut la boire pendant 7 jours pour éviter les rechutes.

Donc, chers herboristes et jardiniers, au boulot : faites pousser l’Artemisia dans votre jardin!

Vous pouvez vous procurer des semences de l’ARTEMISIA ANNUA, ici : http://www.acp-paludisme.org/

Et si vous voulez encore plus d’informations :
Voyez les sites de l’ONG IFBV – depuis des années Pierre Lutgen et ses amis se battent pour que l’Artemisia Annua en tisane soit reconnue (les Industries Pharmaceutiques n’en sont pas contentes…).
http://www.artemisia.lu , http://www.maladiestropicales.org et http://www.iwerliewen.org

ainsi que, pour des renseignements plus généraux :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Armoise_annuelle

http://www.anamed.net/Francais_Home/The_a_l_Artemisia_annua/the_a_l_artemisia_annua.html

http://fightingmalaria.org  ”

Après la lecture de cet article et la visite des divers sites qu’il mentionne,  j’ai regardé sur google pour acheter de l’armoise annuelle et j’ai trouvé la teinture mère. C’est juste pour information car je ne suis pas habilitée à conseiller des médicaments:       http://biosimples.com/armoise-annuelle-artemisia-annua-bio-teinture-mere-p-213.html. Je continue mes recherches.  Il est à noter que l’OMS (organisation mondiale de la santé) prétend que l’utilisation de la tisane pourrait favoriser la résistance du parasite à la molécule d’artéméther (dérivé semi-synthétique de l’artémisinine) alors que des études récentes ont démontré exactement l’inverse, c’est l’utilisation des médicaments synthétiques qui favorisent la résistance de la fièvre aux médicaments eux-mêmes. L’utilisation des tisanes naturelles depuis 2000 ans en Chine n’a jamais occasionné de mutations du parasite. Voir l’article suivant:  http://carnetdherboriste.blogspot.com.es/2013/01/armoise-annuelle-et-malaria.html.

A suivre…

 

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La vitamine D, la vitamine de la lumière, essentielle en hiver !

light

La vitamine D, la vitamine de la lumière, essentielle en hiver.

La vitamine D est synthétisée dans le corps grâce à l’action des ultraviolets de type B sur la peau de notre corps.                                                                                                                        La vitamine D est essentielle pour une bonne santé et les personnes noires vivant dans des pays froids doivent en prendre plus du fait que la mélanine de leur peau crée une protection plus grande contre les UV.

 La vitamine D est apportéprincipalement par l’exposition du corps à la lumière du soleil. Soleil qui peut faire cruellement défaut en hiver dans certaines zones. Il est à noter cependant que les ultraviolets sont présents en été comme en hiver et même avec un ciel nuageux. Mais il est bien évident que peu de gens ont envie d’exposer leurs corps aux UV par temps froid.

Les aliments quant à eux possèdent peu de vitamine D exceptés les huiles de poisson (flétan, saumon, morue) et les poissons gras, comme en témoigne le tableau ci dessous.

Les autorités sanitaires américaines et françaises estiment qu’il suffit de 200 UI de vitamine D par jour pour être en bonne santé, un niveau jugé trop bas par certains spécialistes. Ceux ci préconisent un apport entre 800 et 2000 UI de vitamine D par jour.

Les principales causes de carence en vitamine D sont l’exposition insuffisante au soleil et le phototype foncé.

Les principaux groupes à risque sont les suivants :

  • les personnes âgées séjournant en institution et les personnes très âgées en général ;
  • les personnes souffrant d’un excès de poids (la vitamine D est stockée dans les graisses). Les personnes obèses pourraient avoir besoin de deux à trois fois plus de vitamine D que les autres ;
  • les personnes à peau foncée ou noire ;
  • les enfants nourris au sein, si la mère ne prend pas un supplément approprié ;
  • les personnes peu exposées au soleil ;
  • pendant l’automne et l’hiver, toute personne vivant dans des latitudes élevées (supérieures à 42°), car les UV-B responsables de la synthèse de la vitamine D y sont faibles.

Le tableau suivant montre que peu d’aliments courants apportent une quantité appréciable de vitamine D.

Aliment Teneur en
μg pour 100 g

Huile de flétan

50 000

Huile de carpe

25 000

Huile de thon

5 000

Huile de foie de maquereau

5 000

Huile de foie de saumon

1 000

Huile de foie de morue

20066

SaumonHarengAnchois

12-2066

SardineMaquereau

8-1266

Margarine

8-1266

Thon

 3-8 66

Foie de poulet

2

Champignons

 0,6-1,566

Beurre

0,6-1,566

Œuf

0,6-1,566

 NB : 1 μg = 40 UI.  

Tiré de http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitamine_D

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Qui n’a pas encore pris sa vitamine D ?!

Un article passionnant de Jean-Marc Dupuis.


Au mois de février, les populations de l’hémisphère nord atteignent leur taux le plus bas de vitamine D de l’année, parce que beaucoup de gens ne se sont plus sérieusement exposées au soleil depuis maintenant 5 mois 

Plus de 8 Français sur 10 manquent de vitamine D, c’est-à-dire qu’ils ont moins de 30 ng de vitamine D par millilitre de sang. 50 % des Français sont même à moins de 20 ng/mL. 

Une étude réalisée en région Rhône-Alpes et en Gironde entre février et avril 2009 auprès de 281 hommes âgés de 19 à 59 ans a trouvé que 94 % d’entre eux manquent de vitamine D, plus d’un sur quatre (27 %) étant même en déficit sévère. Leur taux était inférieur à 12 ng/mL !

En particulier, les personnes de plus de 70 ans synthétisent 4 fois moins de vitamine D qu’une personne jeune, à exposition comparable, à cause du vieillissement de la peau. Une personne âgée sortant peu sera presque automatiquement carencée. De même, les enfants sont très souvent en déficit de vitamine D, parce que trop peu exposés au soleil.

C’est très ennuyeux.

En effet, les déficits en vitamine D sont liés à une grande variété de problèmes de santé :

  • risque de fracture (1) ;
  • risque de certains cancers (2) ;
  • diabète et maladie de Parkinson (3) ;
  • risque de décès précoce (4) ; 
  • risque de grippe (5) ;
  • dépression (6).

Tous ces risques peuvent être facilement réduits : il suffirait d’informer la population que chacun doit prendre un peu de vitamine D, sous forme de complément alimentaire (car vous en trouvez très peu naturellement dans votre nourriture, en dehors des poissons gras). Pour moi, il s’agit d’un scandale de santé publique que les autorités restent silencieuses à ce sujet : en informant mieux la population, elles pourraient faire économiser des dizaines de milliards d’euros chaque année aux systèmes de santé, grâce à toutes les maladies qui seraient évitées. 

Une telle campagne d’information permettrait surtout d’épargner à des centaines de milliers de personnes des traitements lourds, coûteux, pénibles, quand ils ne sont pas mutilants, pour des maladies qui auraient pu facilement être prévenues grâce à des apports adéquats en vitamine D.

C’est pourquoi, à notre échelle, nous continuons notre grande campagne d’information sur la vitamine D. J’appelle tous les lecteurs responsables de S&N non seulement à se prendre en main eux-mêmes, mais également à en parler à leur entourage en transférant largement ce message, et même à offrir partout autour d’eux de la vitamine D, un cadeau original, pas cher, et franchement utile.

La vitamine D prescrite par les médecins

Beaucoup de médecins aujourd’hui sont conscients du problème et pensent spontanément à prescrire des ampoules de vitamine D à leurs patients.

Généralement, il s’agit cependant d’ampoules de doses massives de 100 000 , 200 000 Unités Internationales (UI) à prendre en une à deux fois.

Il n’est pas certain que ce soit idéal. Ces ampoules sont en fait plutôt conçues comme doses thérapeutiques, c’est à dire à prendre en cas d’urgence, pour faire cesser des symptômes évidents de carence.

Mais cela revient à prendre un mois de soleil en pleine figure en l’espace de quelques minutes.

Non seulement ce n’est pas physiologique, car nous fabriquons un peu de vitamine-D3 chaque fois que nous nous exposons régulièrement au soleil, d’autre part l’organisme peine à utiliser et stoker cette arrivée massive de vitamine D.

Moyens naturels d’avoir le bon niveau de vitamine D

En principe, la vitamine D est fabriquée naturellement par votre corps, sous l’effet des rayons UVB du soleil. Mais encore faudrait-il, pour en avoir assez, que vous vous exposiez tous les jours, y compris le torse, pendant au moins 30 minutes, et ce à la mi-journée.

Pour tous ceux d’entre nous qui vivons dans des régions froides ou pluvieuses, ou qui travaillons dans des bureaux, c’est un défi difficile à relever d’octobre à mars. La prise de compléments est donc utile, et elle pourrait même être systématique chez les personnes de plus de 70 ans, dont la peau absorbe 4 fois moins les UVB que les autres, et qui ne synthétisent presque plus de vitamine D.

Mais même si vous êtes jeune e que vous êtes fortement exposé cet été, il faut savoir que les réserves que vous aviez constituées sont probablement aussi consommées aujourd’hui, 1er février. En effet, votre corps en consomme 5000 UI (unités internationales) par jour, soit près de cinquante fois plus que ce qu’apporte votre alimentation.

Vous ne pouvez malheureusement même pas compter sur les aliments enrichis en vitamine D, y compris le lait : c’est un simple argument marketing pour vous faire acheter, sans réel bienfait pour vous. Les aliments enrichis en vitamine D n’apportent qu’une petite proportion des doses officielles conseillée. En aucun cas ils n’ont d’effet sur les maladies susceptibles d’être améliorées par la vitamine D. 

Quelle quantité ?

Vous devez viser un taux de vitamine D dans votre plasma supérieur à 30 ng/mL, le taux optimal se situant entre 30 et 60 ng/mL. (7)

Mais comme vous ne pouvez pas passer votre temps à vous faire des analyses sanguines, vous n’avez pas d’autre choix que de contrôler les quantités de vitamine D que vous absorbez.

Chez l’enfant en période de croissance, y compris l’adolescence, les besoins s’évaluent entre 600 à 1 500 UI par jour. Cette supplémentation devient indispensable – au moins pour la prévention – chez tout le monde (hommes et femmes) après 60 ans, et plus encore après 70 ans. On conseille habituellement 1 000 à 1 500 unités par jour. (8)

Depuis 2007 pour la femme enceinte et allaitantes la société Canadienne recommande un apport oral 2000 UI par jour.

Pour une personne adulte en bonne santé, une dose quotidienne de 600 à 1500 UI d’un complément de vitamine D par jour est conseillée, ce qui ne pose aucun problème si vous achetez un complément correctement dosé.*

A noter par ailleurs que vous n’avez pas de risque d’intoxication à cette dose : selon le spécialiste mondial de la vitamine D, le Professeur Holick, « il faudrait probablement prendre entre 30 000 et 50 0000 UI par jour pendant une très longue période pour risquer d’être intoxiqué.

Quelle forme choisir ?

Il existe plusieurs formes de vitamine D dans le commerce. Mais une seule correspond à la vitamine D naturellement fabriquée par la peau : c’est la vitamine D3, ou cholécalciférol.

Il semble qu’elle possède une activité biologique supérieure car, lorsqu’on en donne à des hommes une dose de 50 000 UI, le taux reste plus élevé dans le sang au bout de trois jours que lorsque ce sont d’autres formes de vitamine D, comme la D2.

Pour faciliter son absorption, vous devez consommer votre vitamine D3 avec de la graisse, donc au milieu d’un repas.

Vous pouvez en trouver en pharmacie, où elle ne coûte que quelques euros, mais il est difficile d’en connaître l’origine, naturelle ou non.

Certains laboratoires de compléments alimentaires naturels vendent la vitamine D3 directement sous forme huileuse et biologique. Je trouve personnellement que c’est le plus pratique :

  • Vous avez un petit flacon spécialement conçu pour être transportable sans risque de se casser, et que vous pouvez avoir en permanence dans le tiroir de votre bureau, votre sac-à-main, ou même votre poche.
  • Un seul flacon dure six mois, soit une saison entière de vitamine D (octobre à mars), pour une personne.
  • Il suffit d’en prendre une à trois gouttes, directement sur la langue, à n’importe quel moment de la journée (cela n’a pas de goût, sauf peut-être un léger goût d’orange).
  • Le flacon est muni d’une pipette qui vous permet de prendre très facilement vos gouttes, sans risque de surdosage.
  • Il n’y a pas à casser d’ampoule, ni à avaler de comprimé ou de gélule indigeste ;
  • Vous n’absorbez pas d’additif douteux ou chimique en même temps que votre vitamine D.

A ma connaissance, deux marques en France commercialisent la vitamine D3 de cette façon : le laboratoire Lescuyer, et le laboratoire D-Plantes.

Point de vue qualité de la vitamine D3, c’est équivalent : il s’agit dans les deux cas d’une forme huileuse de cholécalciférol hautement assimilable. Les flacons contiennent, dans les deux cas, 20mL de vitamine D3.

La différence est que, dans chaque goutte, vous avez 100 UI de vitamine D3 chez Lescuyer contre 400 UI chez D-Plantes.

Pour avoir 1200 UI par jour, vous devez donc prendre 12 gouttes du produit Lescuyer (disponible ici) mais seulement 3 gouttes chez D-Plantes (disponible ici)

Le flacon D-Plantes est plus cher (23 euros contre 16 euros), mais vous n’aurez besoin d’en acheter qu’un seul pour la saison, contre deux dans l’autre cas.

A noter que la vitamine D3 est, expérimentalement, un inhibiteur puissant des tumeurs. Elle peut « ordonner » à des cellules cancéreuses de se comporter à nouveau comme des cellules saines. Elle favorise leur suicide cellulaire et freine leur prolifération. (9)

Mais il existe d’autres formes de vitamine D3 disponibles dans le commerce, comme la vitamine D sous forme de comprimé (par exemple ici), la vitamine D3 Solgar en magasin bio, sous forme de softgels (sortes de gélules), et bien sûr les produits vendus en pharmacie.

C’est à vous de faire le choix.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS : A noter qu’en prenant de la vitamine D, vous réduirez votre risque d’attraper la grippe cette année. 

Dans l’hémisphère nord, la grippe sévit surtout d’octobre à mars, alors que dans l’hémisphère sud, elle se manifeste d’avril à septembre. Si l’on regarde les données concernant les épidémies de grippe aux États-Unis et en France de 1972 à 2008, on voit que le pic de l’épidémie est intervenu une fois en novembre, 4 fois en décembre, 5 fois en janvier, 12 fois en février et 4 fois en mars. 

Ces épidémies coïncident avec les plus bas taux de vitamine D dans la population pendant ces périodes. 

La vitamine D est un sujet si important que nous avons publié en novembre dernier un dossier de Santé & Nutrition complet à ce sujet. Vous le recevrez en prime si vous vous abonnez aujourd’hui. Pour vous abonner directement aux dossiers de Santé & Nutritionrendez-vous ici.

Si vous souhaitez d’abord en savoir plus sur Les Dossiers de Santé & Nutrition, visitez cette page.. 

Notes

* En France, les autorités ont fixé arbitrairement les AJR (Apports Journaliers Recommandés, à 200 UI par jour, soit 5 microgrammes, mais ce chiffre ne repose sur aucune justification scientifique. Les études réalisées sur la vitamine D montrent un effet préventif à partir d’une dose d’au moins 1000 UI par jour (25 microgrammes).

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Sources 

  1. Heike A. Prevention of Nonvertebral Fractures With Oral Vitamin D and Dose Dependency. Arch Intern Med. 2009;169(6):551-561.
  2. Cancer Lett 2003 ; 192 : 145-149. J Natl Cancer Inst 2005 ; 97(3) : 199-209. 
  3. Sur le diabète : Anastassios G. Pittas, Jason Nelson, Joanna Mitri, William Hillmann, Cheryl Garganta, David Nathan, Frank Hu, Bess Dawson-Hughes ; Vitamin D Status and Progression to Diabetes in Patients at Risk for Diabetes : An Ancillary Analysis in the Diabetes Prevention Program Randomized Controlled Trial. American Diabetes Association, 71st Scientific Sessions.Sur la maladie de Parkinson : Marian L. Evatt ; Mahlon R. DeLong ; Meena Kumari ; Peggy Auinger ; Michael P. McDermott ; vin Tangpricha ; High Prevalence of Hypovitaminosis D Status in Patients With Early Parkinson Disease. Arch Neurol, Mar 2011;68:314-319.
  4. Gillie O. Scotland’s health deficit : An explanation and a plan. London : Health Research Forum Publishing, 2008.
  5. Urashima M, Segawa T, Okazaki M, Kurihara M, Wada Y, Ida H. Randomized trial of vitamin D supplementation to prevent seasonal influenza A in schoolchildren. Am J Clin Nutr 2010;91:1255-60.
  6. Bertone-Johnson ER, Powers DI, Spangler L, Brunner RL, Michael YL, Larson JC, Millen AE, Bueche MN, Salmoirago-Blotcher E, Liu S, Wassertheil-Smoller S, Ockene JK, Ockene I, Manson JE ; Vitamin D intake from foods and supplements and depressive symptoms in a diverse population of older women. Am J Clin Nutr. 2011 Aug 24.
  7. Taux recommandé par LaNutrition.fr
  8. Actu-match | mardi 31 juillet 2012 
  9. Dossier spécial vitamine D, automne 2012, Lanutrition.fr

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Journée nationale de la conscience noire: 20 novembre 2013

Le 20 novembre est la journée nationale de la conscience noire au Brésil.

En 2003 une loi a institué le 20 novembre, journée nationale de la conscience noire en la mémoire de Nganga-Zumbi, chef de l’armée des esclaves fugitifs au Brésil, mort le 20 novembre 1695, devenu héros national et icône de la communauté afro-brésilienne et de l’Amérique latine.

la stelle Nganga-Zumbi

….”Le calvaire des souffrances de l’esclavage au Brésil, avait engendré la fugue dans les montagnes, où ils formaient des communautés d’esclaves libres, appelées « les Quilombo ». C’est ainsi que l’historien américain Stuart B. Schwartz, (…)auteur de Slaves, Peasants and Rebels (1992), a étudié les populations des Quilombo au Brésil et les a qualifiées de Ambundu et de Kongo, car selon lui, Quilombo au royaume Kongo était un camp d’initiation. Et le Quilombo de Palmarès, situé dans l’actuel État Goiàs, au nord du Brésil, est le plus célèbre des Quilombo. C’est là qu’est né Nganga-Zumbi en 1655, qui deviendra le chef et commandant de l’armée des esclaves fugitifs.” ….

conciencia negra

Le 20 novembre de chaque année, les Brésiliens célèbrent la journée nationale de la conscience noire en la mémoire de Nganga-Zumbi, leader du mouvement de libération et de la résistance des Noirs du Brésil. En rapport avec la célébration de cette journée, le Congolais Arsène Francoeur Nganga, chercheur en histoire et anthropologie socio-culturelle des peuples noirs des Amériques, en sa qualité de spécialiste des peuples noirs des Amériques, a expliqué aux Dépêches de Brazzaville, le parcours de ce héros afro-brésilien. Pour Arsène Francoeur Nganga, c’est depuis la rédaction de l’histoire générale de l’Afrique par l’Unesco, (cf l’ouvrage General History of Africa, Tome V, James Currey, California, Unesco, édition, P289), qu’il est établi que le Brésil a été majoritairement peuplé par les navires qui ont embarqué depuis Benguela et Luanda, et que l’Angola a été économiquement dépendant du commerce négrier avec le Brésil durant toute la traite négrière, faisant de Rio de Janeiro le plus grand port négrier de la planète. C’est d’ailleurs ce qu’atteste l’historien Joseph C. Miller, dans Way of death : Merchant capitalism and the Angolan slave trade (P450-459), quand il dit qua le majorité des esclaves arrivés par le port de Rio de Janeiro, furent des Kongos et des Mabudus. Certains de ces Bantus de l’Afrique centrale étaient arrivés par le port de Salvador de Bahia (capitale du Brésil avant 1763). À ce propos, rappelons que le président de l’association des Bantu de la province de Bahia a déclaré tout récemment aux Dépêches de Brazzaville (n°1823 du 13 septembre 2013 à la page 11), que la majorité des esclaves de Bahia étaient d’origine bantu. On retrouve également les traces de leur présence, le long de Guanabara bay, Sao Paulo, Mina Gérais, Sao Jose de Tacantins et à Carmo, près de Natividade. Le calvaire des souffrances de l’esclavage au Brésil, avait engendré la fugue dans les montagnes, où ils formaient des communautés d’esclaves libres, appelées « les Quilombo ».

C’est ainsi que l’historien américain Stuart B. Schwartz, docteur en histoire de l’université Columbia de New York, professeur, titulaire à l’université de Yale, lauréat du premier prix international cundil en histoire de l’université MAC Gill de Montréal, « le plus grand prix attribué à des ouvrages didactiques sur un sujet » et médaillé de l’ordre de lka croix du Sud, la plus grande distinction étrangère décernée par le Brésil, auteur de Slaves, Peasants and Rebels (1992), a étudié les populations des Quilombo au Brésil et les a qualifiées de Ambundu et de Kongo, car selon lui, Quilombo au royaume Kongo était un camp d’initiation. Et le Quilombo de Palmarès, situé dans l’actuel État Goiàs, au nord du Brésil, est le plus célèbre des Quilombo. C’est là qu’est né Nganga-Zumbi en 1655, qui deviendra le chef et commandant de l’armée des esclaves fugitifs. En 1678, Zumbi inflige 25 défaites aux troupes hollandaise et portugaise. À la suite d’une extraordinaire résistance, il, invitait ses compagnons à mourir pour la liberté.

En 1692, le gouverneur portugais Antonio Vieira, écrit au roi du Portugal, insinuant qu’il n’y avait aucune possibilité de négocier avec le Quilombo de Palmarès, sinon que de le détruire. Le Portugal avait réuni la plus forte armée de son histoire coloniale ; les nègres s’étaient affrontés avec les Portugais pendant deux ans, affrontement soldé par l’échec du Portugal. La capture de Nganga-Zumbi C’est en 1694, que le Portugal a décidé d’en finir avec le Quilombo de Palmarès, en tuant Zumbi. Pour y parvenir, le Portugal nomme Domingo Jorge Velho, administrateur de la Colonie, avec une armée de 2.000 hommes et une artillerie lourde, qui mène la chasse à Nganga-Zumbi, qui finit par être capturé après vingt-deux jours, suite à la trahison d’un de ses anciens collègues.

Il est décapité le 20 novembre 1695 et sa tête est emportée dans la ville de Récife ou elle sera exposée sur la place publique. Ainsi donc, le 20 novembre au Brésil, est le jour de dénonciation, protestation et résistance des Afro-Brésiliens, une population esclave pendant la colonisation et peuple rejeté pendant la République. À cette date, ils protestent contre la démocratie radicale.

Une statue de Zumbi a été érigée à Recife, au nord-est du Brésil ; l’aéroport de cette ville porte également le nom de Nganga-Zumbi, depuis 1986. La communauté noire du Brésil revendique la terre du Quilombo de Palmarès. À signaler, le film « Quilombo » du réalisateur brésilien Carlos Diegues, dépeint la résistance de Palmarès.

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : La stèle de Nganga-Zumbi

Reference: http://www.adiac-congo.com/content/commemoration-la-journee-nationale-en-memoire-de-nganga-zumbi-un-esclave-bantu-dafrique

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FIMA, le festival international de la mode africaine

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Le FIMA (Festival international de la mode africaine) est un festival de mode panafricain qui a lieu principalement au Niger.
Le FIMA est né en 1998 dans l’imagination du créateur de mode nigérien Alphadi dans le désert de Tiguidit au Niger. Le festival a pour but de faire se rencontrer les cinq continents en terre africaine et de favoriser la construction de passerelles pour permettre l’expression des talents. Des passerelles qui se réalisent à partir de la culture, de toutes les cultures.
Depuis 1998, le FIMA a visité des sites naturels remarquables classés par l’UNESCO comme les falaises de Tiguidit, les rives du fleuve Niger, les plateaux batéké en terre gabonaise, etc.

Le soutien de personnalités comme Yves Saint Laurent, Kenzo ou Jean-Paul Gautier par le fait de leur présence ou du prêt de leurs modéles furent à coup sur une preuve que ce projet était une volonté de célébration mondiale de la mode tout en faisant prendre conscience aux gouvernements que ce secteur recèle des potentialités en termes de débouchés pour l’Afrique et pour réunir les acteurs susceptibles de révéler les richesses culturelles de ce continents en y associant l’artisanat.

Le rêve d’Alphadi associé à sa vision positive de l’Afrique permettra, grâce aux rencontres organisées comme les colloques sur la lutte contre le sida et sur la création d’une école de mode au Niger,…et aux rencontres spontanées lors des différents FIMA, de batir une réalité encore plus fabuleuse qu’un rêve.

Lieux et années des FIMA
Tiguidit en 1998
Gorou Kirey (dit « Pilule ») en 2000
Leconi au Gabon en 2002
Boubon en 2003
Karey Gorou en 2005
Niamey en 2007
Gorou Kirey en 2009
Niger 2012

Vidéo 1: Dans les coulisses du FIMA 2012

Vidéo 2: Extrait de FIMA YouTube Preview Image

Vidéo 3: Extrait du FIMA 2009 YouTube Preview Image

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Visage de masque

Visage de masque

Visage de masque est un article du penseur ivoirien Alphonse Tiérou, paru dans la revue le Monde des Religions, qui introduit son livre Paroles de Masques, un regard africain sur l’art africain publié en 2008. Alphonse Tiérou est à la fois philosophe, chercheur, chorégraphe et formateur en danse et culture africaine. 

Art Wêon (Côte d’Ivoire)

Incarnation, selon la tradition africaine, de la force, du Pouvoir, de la Sagesse, le masque dit-on, n’est pas une oeuvre d’art mais une créature de Dieu. Sa fonction est sacrée.

Un masque africain n’est pas une oeuvre d’art. Conçu pour être vu en mouvement et prendre vie par la danse, soutenu par le langage secret des tambours parleurs, il est la force, le Pouvoir, la Sagesse. Bien que confectionné de bois, le masque est une créature de Dieu, doté d’une nature divine. Immortel (jamais on ne verra la tombe d’un masque), il est hors propriété humaine, il n’est ni à vendre ni à louer: nul ne peut dire qu’un masque lui appartient.

La plupart des mythologies africaines intègrent les récits d’un messager, un haros qui, le premier, a rencontré les masques aux visages et costumes de lumière, a dialogué avec eux et s’est initié à leurs mystères. L’un de ces mystères est celui des sorties du masque, moments éphémères obéissant à des cycles réguliers, lors desquels sont réunis les trois éléments constitutifs d’un masque: le porteur ou la porteuse (canal par lequel le masque s’exprime au monde, il tient cette fonction au cours de toutes les cérémonies et pendant sa vie entière), le visage du masque (la pièce sculptée elle-même) et son costume (chapeau, tunique, jupes de raphia, bâton peint ou sculpté).

Chaque période de sortie, incursion de l’intemporel dans le temporel, de l’infini dans le fini, est un nouveau commencement dont témoignent les pas de danse, toujours renouvelés, qu’exécutent les masques lors de leurs prestations. Durant ces séjours temporaires parmi les hommes, le masque vit dans le Kman, une habitation circulaire dotée de deux entrées, l’une donnant sur le village, l’autre sur la brousse, systématiquement détruite à l’issue de la période de sortie, qui peut durer d’une semaine à trois lunes. Selon la spécialité  et selon surtout le rang du masque, ces rendez vous avec les hommes peuvent intervenir une ou deux fois par na, tous les trois, sept ou quatorze ans, parfois encore plus rarement. A l’issue de ces séjours  les masques regagnent Trokpé, leur demeure principale, située en hauteur, plus près de Dieu.

Le masque joue un rôle majeur sur les plans spirituel, symbolique, philosophique, juridique ou encore diplomatique. Il se manifeste publiquement dans l’intérêt général, pour intervenir dans un conflit, diriger des rituels saisonniers, présider l’investiture d’un chef, rendre un jugement ou purifier des lieux souillés. Sa fonction est sacrée, son porteur- celui qui s’est initié à ses secrets- est toujours tenu à l’anonymat. Sa danse est un dialogue avec le monde invisible.

Les visages de masques conservés dans les musées d’Occident ont tous été animés par la danse, considérée en Afrique comme la plus belle prière jamais révélée à l’homme. A la mort de sont porteur, le visage est remplacé par un autre. Il est taillé dans le bois selon des rituels précis et porte le même nom que son prédécesseur, en application de la loi d’immortalité, en une chaîne de transmission qui se poursuivra jusqu’à la fin des temps. Quant aux anciens visages, la tradition veut qu’ils soient définitivement soustraits du regard du public.

Mai-juin 2008 le Monde des Religions.

 Alphonse Tiérou

Issu d’une famille de grands chefs traditionnels, fondateur et directeur du Centre de ressources “pédagogiques et recherche pour la création africaine” à Paris, Alphonse Tiérou est l’auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages de référence dans le domaine des arts africains. Il vient de publier Paroles de Masques, un regard africain sur l’Afrique (Maisonneuve et Larose, 496 p.,24 euros).

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Sun Ra et ” l’Afro-futurisme ”

Sun Ra et “l’Afro-futurisme” 

             Sun Ra est un compositeur et pianiste de jazz afro américain mais il est aussi ce que l’on appelle dans la spiritualité moderne, un contacté: il représente une figure emblématique pour les noirs de son époque et gagnerait à être connu de toute l’Afrique et sa diaspora pour sa philosophie futuriste, sa musique et ses performances révolutionnaires. Il invite chacun à dépasser les limitations de sa condition et de l’univers connu pour explorer un monde où l’inspiration, l’improvisation et le bonheur jouent un rôle primordial, sans tomber cependant dans un chaos dénué de sens. Bien qu’il ait été influencé par l’Egypte et par la “Nation of Islam” auxquels les noirs se référaient, à l’époque, son inspiration se situe définitivement au delà de la planète Terre. Son film, Space is the place tourné en 1974 nous donne une idée de ce qu’il a voulu transmettre au monde et au peuple noir en particulier.

Biographie (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_Ra)

Sun Ra (né Herman Poole Blount) est né à Birmingham (Alabama), le 22mai1914 et décédé le 30mai1993. Il est connu pour ses compositions et ses performances phénoménales de free jazz autant que pour la “philosophie cosmique” qu’il prêchait.
Il recut le NEA Jazz Master (National Endowment for the Arts) en 1982, la plus prestigieuse récompense de la nation américaine en matière de jazz.

À la tête de son Arkestra, il a enregistré plus de deux cents albums, le plus souvent sur sa marque “Saturn” depuis la fin des années 1950.

Par sa philosophie ainsi que la dimension mystique et cosmique de son oeuvre, il a influencé notamment la mythologie du P-Funk de George Clinton.

Il a également inspiré Jean-Claude Mézières et Pierre Christin, dans les aventures de Valérian, pour le personnage de Sun Rae dans La Cité des eaux mouvantes.

En 1974 il tourne Space is the place, un film qui développe sa démarche
philosophique et cosmique. http://www.youtube.com/watch?v=NwNtxFH6IjU

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                Je vous invite à découvrir l’article paru dans Standard Magazine n°23, avril-mai-juin 2009, que j’ai recopié ci dessous, qui à travers des photos, des vidéos et des sites de références vont vous permettre de découvrir ce personnage fascinant. Vous pouvez retrouver cet article sur ce site:

http://www.sebtheplayer.com/ghetto-blaster-space-is-the-place/#

Voici également le Site officiel de Sun Ra pour écouter ses musiques et ses interviews passionnantes, voir ses concerts et des photos de son groupe, the Sun Ra Arkestra, etc…

http://www.elrarecords.com/main.html

 

Sun Ra : Space is the place

 

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Barré dans l’espace. L’expression semble avoir été inventée pour  Sun Ra, jazzman révolutionnaire ayant imprégné aussi bien Sonic Youth que dj Spooky. Au delà de sa musique, grandiloquente, inspirée, au delà du free-jazz, reste une inconnue : Sun Ra vient-il de l’espace, comme il l’a toujours affirmé ? Cette origine extra-terrestre imprègne sa philosophie, forcément cosmique.

Sun Ra. On le dit parfois « allumé ». Au sens fou, dingue. Ou bien, celui qui aurait reçu la lumière ?

Le parcours et les discours de celui qui naquit Sonny Blount, emplis d’ésotérisme, de panafricanisme, d’extra-terrestres, de visions, d’Egyptologie, peut laisser pantois. Facile d’imaginer un génie farfelu, à la Dali. Ou un gourou artiste créant son propre culte sectaire. Se rebaptiser Double Soleil, il est vrai, fallait oser…

Mais voilà, n’en déplaise aux fâcheux, le discours de Sun Ra est plus structuré qu’on ne le croit. Et un sens profond se dégage de ses élucubrations cosmiques.

Tout débute dans les fifties. Aux Etats-Unis, c’est l’époque florissante du cinéma de science-fiction. Les débuts de la conquête de l’espace. Et toujours, la ségrégation : la lutte Noire n’a pas encore pris son envol, mais la Nation of Islam en apporte les prémices, sous l’égide de Elijah Muhammad qui va donner à l’organisation une amplitude exponentielle.

C’est sur ce terreau que se construit la philosophie cosmique de Sun Ra.

Sonny Blount, ou Herman Pool Blount (lui-même dément formellement avoir porté ces noms, même s’il reconnaît avoir eu un nom hérité du Blanc) naît le 22 mai 1914 à Birmingham, en Alabama. Apparemment.

En octobre 1942, convoqué par l’armée, il se déclare objecteur de conscience et refuse de s’engager. Emprisonné, il est ensuite libéré et travaille dans une forêt le jour, joue du piano la nuit. Rapport officiel : psychopathe, sexuellement perverti mais très éduqué. Dès que possible, Sonny quitte Birmingham.

1945, Chicago. Le boulimique de lectures rencontre Alton Abraham qui devient manager et ami. Début des années 50 : un club intellectuel est fondé, Thmei Research, visant à développer les pensées de Sun Ra. Plusieurs fascicules destinés uniquement à un public Noir sont publiés. Des textes empreints d’éléments venus des civilisations antiques, en particulier égyptienne, de la Bible, au style propre à l’auteur : jeux de mots, anagrammes et effets stylistiques donnent corps à des prêches visant à redonner à l’Homme Noir sa conscience, s’en prenant violemment à la culture wasp et raciste de l’Amérique. Les membres de la Nation of Islam y trouvent inspiration, tout comme John Coltrane. Ces textes distribués à l’époque par les membres de l’orchestre de la main à la main, dans la rue, signés juste Sun ou anonymes, parfois Ra, longtemps ignorés, ont été retrouvés au début des années 2000 à Chicago et réédités en 2006 – uniquement en langue anglaise.

C’est à cette période que Sonny Blount devient Sun Ra, à priori en 1952. L’influence de la Nation of Islam ? Elijah Muhammad, qui a pris les commandes de l’organisation et s’est aussi installé à Chicago, insiste sur l’importance de rejeter le nom donné au descendant d’esclave par l’homme Blanc. Il est important de retrouver estime de soi et liberté en choisissant son patronyme. Sous son égide, Malcom Little devient Malcolm X et Cassius Clay, Muhammad Ali. Et Sonny Blount, Sun Ra. Sur le drapeau de la Nation of Islam, figure la lune, le soleil et l’étoile. L’étoile symbolise la justice, la lune l’égalité. Et le soleil, la liberté.

Ceci dit, Sun Ra déclara lui-même dans une interview en 1983 : « Certaines personnes sont contrôlées par des forces venues d’autres planètes. J’en fait partie, donc je ne suis pas réellement libre. »

Sun Ra in Egypt

La paix par le jazz

Sun Ra se dit Saturnien. C’est ainsi qu’il nomme son label, Saturn Records, créé au milieu des années 50 avec Alton Abraham. Après plusieurs 45 tours, le premier album paraît en 1956 : Super Sonic Jazz.

Sun Ra explique avoir été enlevé par des extra-terrestres vers 1936, et emporté sur une planète qu’il identifia comme étant Saturne. Ce que l’on nomme alien abduction dans les milieux ufologues, dont les deux principales autres « victimes » sont Raël et Charles Adamsky.

D’après Sun Ra, ces êtres dotés d’une petite antenne sur chaque oreille l’ont télétransporté sur une scène pour discuter. Et lui confier qu’il devait communiquer la bonne parole à travers la musique, diffuser un message de paix et d’harmonie. D’autre fois, il dit être né sur Saturne.

Le chef de l’Arkestra conçoit donc sa musique comme une manière d’aider l’humanité. Sur Terre, il est en mission et doit rendre les gens heureux, amener la paix. Ce qu’il fait, menant d’abord à la baguette un big band très swing, dans la lignée Duke Ellington. Au fil des années, l’expérimentation prend place dans ses compositions, intégrant divers synthétiseurs et plongeant dans le jazz le plus novateur, porté par un trio de saxophonistes dévoués au maître : John Gilmore, Pat Patrick et Marshall Allen. Le noyau dur de l’Arkestra, cet orchestre formant sa cour, ses fondations ; fidèles des années durant, vivant souvent en communauté.

Sun Ra Arkestra, Chicago, 1981

Et se façonne au fil de cette décennie inaugurale un personnage et un style, autour de sa philosophie cosmique. Les costumes spatiaux, flamboyants, inspirés de l’Egypte antique sont adoptés. A découvrir dans son film de 1974, Space is the Place… A chaque occasion, Sun Ra cause ésotérisme, sciences et Leonard de Vinci.

Sun Ra, Space is the place (1974)

L’homme Noir, un extra-terrestre

Un autre contacté, Adamsky, prêche une philosophie cosmique proche de Sun Ra, du moins par l’aspect pacifiste. Lui prétend avoir été enlevé par un vénusien. L’imagination ne fait pas tout. Le cinéma de science-fiction de cette époque a marqué l’imaginaire américain. Et on peut légitimement penser qu’Adamsky comme Sun Ra ont vu le film de Robert Wise, The Day the Earth Stood Still, sorti en 1951. Ce long-métrage raconte l’arrivée d’un extra-terrestre venu sur Terre à bord d’un vaisseau spatial, atterrissant à Washington afin d’apporter un message de paix et mettre en garde l’espèce humaine contre la bombe atomique.

Si Adamsky dérive vers le charlatanisme, Sun Ra se sert de cette imagerie pour une autre raison. Pour lui, l’enlèvement par un extra-terrestre illustre la situation de l’Homme Noir, déraciné par un homme venu de l’étranger (extra-terrestre) et déporté en territoire hostile où il se sent différent : alien à son tour. Le vaisseau spatial remplace le navire négrier. L’Arkestra, Ark, Arche : comme une arche de Noé… N’a-t-il pas déclaré : « Sur Terre, tous les Noirs sont en taule. Ils ont tout intérêt à rester prêts de moi. Supposez que le Créateur se décide à m’installer un palais dans l’espace, un conservatoire sur Neptune ? Je m’envole. Quel musicien voudrait rater le décollage ? »

Voici la fondation de ce qui sera en 1993 nommé l’afro-futurisme, par le journaliste Mark Dery dans un article intitulé Black to the Future. Un concept regroupant aussi bien Funkadelic, dj Spooky que Lee Perry et Underground Resistance. Et Dr Octagon, qui prétend être né sur… Saturne. Tous férus d’espace et imprégnés de la cause Noire. Une philosophie développée par le musicologue Kodwo Eshun dans son livre More Brilliant than a Sun.

« Ma musique va d’abord faire peur aux gens, car elle représente le bonheur et ils n’en ont pas l’habitude » déclara un jour de décembre 1965 Sun Ra à un journaliste de Jazz Magazine. « Ils sont habitués à la tristesse, à la destruction, ils craignent que quelque chose d’affreux leur arrive. Ils ne peuvent envisager quelque chose de bien car le monde est malade, à l’agonie. Mon idée est qu’il faut commencer par étudier les mythes et voir ce qu’on peut faire avec l’impossible. J’ai réuni quelques équations qui semblent ridicules, mais qui concordent. Je les ai montrées à des mathématiciens qui furent bouleversés, car ils ne purent pas dire qu’elles étaient fausses mais seulement étranges et qu’elles rendaient le monde ridicule. Et plus je regarde le monde, plus je pense qu’il est ridicule. »

Sûr qu’il ne changerait pas d’avis aujourd’hui, et qu’il ferait toujours le choix d’être un saturnien plutôt qu’un terrien. Dites Mr Ra… Faut-il un visa pour Saturne ?

Ce texte est paru dans Standard Magazine n°23, avril-mai-juin 2009.

A lire :

The Wisdom of Sun Ra: Sun Ra’s Polemical Broadsheets and Streetcorner Leaflets de Sun Ra.

Sun Ra, un Noir dans le cosmos, de Aurélien Tchiemessom (éd. L’Harmattan)

Edité par Anthony Elms et John Corbett. (The University of Chicago Press)

 

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