Les symboles du sacré : végétaux et animaux

“On notera que le druide est voué au bois par définition : peuple de l’Europe septentrionale, passés maîtres dans le travail du bois et du métal, les Celtes n’ont jamais utilisé la pierre pour l’architecture ou la sculpture, encore moins pour y graver des inscriptions. Les mégalithes n’ont rien de celtique et ils ne sont surtout pas des symboles ou des monuments druidiques.

L’arbre primordiale signalé dans quelques textes n’a pas d’espèce mais le plus souvent il s’agit d’un if, en général un par province ou royaume indépendant. Plus fréquent est l’arbre  symbolique des druides, à savoir le chêne, dont le nom gallois, derw ressemble assez à celui du druide (derwydd) pour qu’on ait cru que les druides étaient les “hommes du chêne“. En fait, ce n’est qu’une analogie. Dans toutes les langues celtiques le nom de la science est très proche de celui du bois (cf. le breton gwezarbre” et gouiziek “savant”) et le bois est le support ou le symbole de la science.

 

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Les autres arbres ou végétaux importants de la tradition celtique sont le sorbier, le coudrier et le noisetier, qui servent à la magie et dont les fruits procurent le savoir et la connaissance ; le pommier, arbre de l’Autre Monde,  dont les fruits apportent l’immortalité à ceux qui en consomment : l’if qui sert à la magie et à la fabrication de pièces d’armement (bouclier, fût, lance) ; le bouleau et l’aubépine qui servent aussi à la magie.

 

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Les animaux sacrés participent au même symbolisme : le porc et le sanglier, dont la chair sert aux festins de Samain, la fête d’ouverture de l’année. Le sanglier est le symbole de la classe sacerdotale des druides et il sert très souvent  d’apotropaion (protecteur)  sur les enseignes gauloises. La consommation  de sa chair procure l’immortalité. Les autres animaux sacrés sont le cygne ou l’oie, oiseaux qui sont les messagers des dieux et chantent une musique d’Autre Monde. Beaucoup de belles messagères de l’Autre Monde arrivent sous la forme de cygnes et prennent l’aspect humain dès leur arrivée.

 

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Autre animal sacré des Indo-Européens, le loup n’a guère laissé de traces  dans la mythologie celtique. Les langues celtiques, depuis l’Antiquité, ont perdu jusqu’à son nom, lequel a été remplacé par celui du chien pour lequel, contrairement aux Grecs, les Celtes ont toujours eu beaucoup d’estime.

L’ours (qui est en étymologie analogique le nom du roi Arthur) et le taureau sont en rapport symbolique avec le roi, de même que le cheval, dont on a, au XIIè siècle, une trace de sacrifice dans un épisode d’intronisation royale avec Ulster”. F. Le Roux – C.-J. Guyonvarc’h (Les Druides et le Druidisme).

 

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La cueillette du gui

“On ne doit pas oublier, dans ces sortes de choses, la vénération des Gaulois. Les druides, car c’est ainsi qu’ils appellent leurs mages, n’ont rien de plus sacré que le gui et l’arbre qui le porte, supposant toujours que cet arbre est un chêne.

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A cause de cet arbre seul, ils choisissent des forêts de chênes et n’accompliront aucun rite sans la présence d’une branche de cet arbre, si bien qu’il semble possible que les druides tirent leur nom du grec. Ils pensent en effet que tout ce qui pousse sur cet arbre est envoyé par le ciel, étant un signe du choix de l’arbre par le dieu en personne. Mais il est rare de trouver cela et, quand on le trouve, on le cueille dans une grande cérémonie religieuse, le sixième jour de la lune – car c’est par la lune qu’ils règlent leurs siècles de trente ans- et on choisit ce jour parce que la lune a déjà une force considérable sans être encore au milieu de sa course. Ils appellent le gui par un nom qui est “celui qui guérit tout”.

 

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Après avoir rituellement préparé le sacrifice et un festin sous l’arbre, on amène deux taureaux blancs dont les cornes sont liées pour la première fois. Vêtu d’une robe blanche, le prêtre monte à l’arbre et coupe avec une faucille d’or le gui qui est recueilli par les autres dans un linge blanc. Ils immolent alors les victimes en priant la divinité qu’elle rende cette boisson propice à ceux pour qui elle est offerte. Ils croient que le gui, pris en boisson, donne la fécondité aux animaux stériles et constitue un remède contre tous les poisons”. 

(Pline l’Ancien, Histoire naturelle XVI, 249, éd. Jacques André, Paris, 1963, pp. 98-99).

“Honorer”

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Ce qui m’a semblé le plus remarquable dans les pratiques Ancestrales, c’est l’attitude naturelle à honorer, remercier et sanctifier.

Les anciens Celtes avaient un comportement respectueux envers toutes manifestations de la Création.

Ils honoraient  naturellement les peuples de l’Eau, du Feu, de l’Air et de la Terre.

La notion de “peuple” était attribuée à toutes les beautés de l’Univers.

 
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Peuple de l’Eau                                                                                        

et peuple des Montagnes,                                                              

 

Peuple du Vent

et peuple de la Roche,

 

Peuple de la Terre

et peuple du Sable,

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Peuple du Feu du Ciel

et peuple du Feu d’en bas, 

 

Peuple intraterrestre, 

 

Peuples de l’Air

et des Rivières,

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Peuples des Arbres

et des Fleurs,

 

Peuple des Animaux

et peuple des Humains,

 

Peuple des Etoiles,

peuple de la Lune

et de tous les Astres,562352_412327425532762_1305025144_n (1)

Soyez honorés par trois fois.

Par trois fois soyez remerciés.

Par trois fois soyez sanctifiés.

Awen, Awen, Awen.

 

 

Cette relation à la Nature et à toutes les Créations du Monde témoigne d’une immense humanité. Remercier devient pour l’adepte de la Sagesse primordiale, un acte permanent.

Finalement, rien ne nous est dû et tout ce qui nous est donné est une grâce, une récolte de félicité !

Cet état d’esprit nous accroche dans les yeux des lumières et des étoiles de joie et de bonheur.

Nous nourrissons l’autre en le remerciant et de concert, nous nous nourrissons de chaleur positive, d’amour et de gratitude.

Tous les êtres vivants du Monde visible et tous les êtres vivants du Monde invisible sont honorés et reconnus pour ce qu’ils sont dans leurs dimensions les plus hautes…

Par Patrick Dacquay (Soleil Levant – Avril 2014)

 

 

Néodruidisme : Une tradition renouvelée

Qu’est-ce-que le druidisme aujourd’hui ? 

J’emploierai plutôt le terme de néodruidisme. Entre le druidisme de la civilisation celtique et le néodruidisme, la filiation a été rompue. Pour reprendre l’analyse de Christian Guyonvarc’h, le grand celtisant, on ne peut parler que de néodruidisme, puisqu’il n’y a plus de langue sacrée et que nous n’évoluons plus dans la société celtique antique, traditionnelle, dans laquelle le druide était le premier personnage.

Le monde celtique relevait de la vision du monde indo-européenne. Or, nous n’avons même plus les repères des cultures indo-européennes où la société, dite trifonctionnelle, s’organisait en trois domaines. Ils étaient en ordre décroissant, l’expression du sacré et de la souveraineté, magique et juridique ; la force physique et la vaillance ; la fécondité et la prospérité. Hors des piliers de la société celtique, il reste néanmoins le droit de recréer une tradition, de se sentir porteur d’une spiritualité ancienne et de vouloir la manifester.

 

Quels éléments ont survécu dans ce désir de recréer une tradition ? 

Nous pouvons retrouver des fragments de cette ancienne culture. D’abord, dans les récits de l’Antiquité et grâce à l’archéologie qui nous livre de plus en plus d’indices.

Nous avons le recours aux textes mythologiques irlandais, aux textes gallois, aux romans médiévaux. On y retrouve des symboles, des modèles, des rituels. Même le chritianisme a conservé de fragments de la spiritualité celtique : en Irlande, les derniers druides sont devenus les premiers évêques. Les vies des saints celtes, les lieux sacrés, fontaines, arbres, les décors des églises et des cathédrales renferment des éléments de notre filiation. Ajoutons, bien sûr, ce que nous offrent le folklore et les traditions populaires. Le néodruidisme croise ses sources et reconstitue un ensemble cohérent.

Il recourt aussi, dans les rituels, à des éléments empruntés à des spiritualités proches. Il puise, par exemple, dans l’hindouisme. Certains druides d’aujourd’hui vont en Inde et sont en contact régulier avec des brahmanes. Ils suivent la voie initiée par René Guénon”.

Extraits de l’interview de Thierry Jigourel – Bretagne Magazine – Spécial Celtes

 

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Fontaine de Saint Cado avec croix celtique (Saint Cado est un moine venu du Pays de Galles au VIème siècle). L’eau de la fontaine aurait des pouvoirs contre les rhumatismes, les maladies cutanées et la surdité. 

“Maîtres de l’eau, comme du feu, les druides prononçaient des paroles magiques qui rendaient l’eau des fontaines capables de guérir les maladies, de féconder ou de prévoir. Elles avaient des propriétés thérapeutiques. Le clergé chrétien, pour faire oublier cette origine, donna aux fontaines des protecteurs, saints vénérés dans la chrétienté toute entière, ou bien moines et saints hommes venus au VIe et au VIle siècles, avec leurs paroisses, du pays de Galles, de Cornouailles et d’Irlande, fuyant l’envahisseur saxon”. Extrait du livre : Le Chemin des Fontaines bretonnes Roger LE DEUNFF

Les âmes

“Le chemin est sans fin. Dans la forêt de la vie, c’est comme un entrelacs qui perpétuellement se lie et se délie. Les vides se remplissent, les noeuds s’aplanissent, les pleins se dévident. Morts et défunts communient, communiquent. La forêt se nourrit et s’accroît de l’humus, les feuilles, toutes différentes dans l’arbre qui les a vues naître, se réunissent  sur la terre et nourrissent. Point ne pourrissent, mais se font nourricières. L’humanité vit grâce à cette harmonie…Il en va dans la mort comme dans la vie, des âmes méchantes et des âmes bonnes. La mort, tu dois l’apprendre, n’est que le milieu d’une longue vie. Et, tant que le monde dure, il y a des instants particuliers durant lesquels tous nous sommes réunis. D’ailleurs on ne dit pas “les morts“, mais “l‘anaon“, ce sont les âmes, les âmes vivantes dans une autre vie qui reviennent. Il y a des temps proprices  à ces retours, les mêmes temps qui rythment la vie des hommes, les saisons.

 

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Au moment de l’été, nous faisons de grands feux, les “tantad“. Puis les gens font cercle autour du “tantad“, on dit une prière et après une ronde, au troisième tour de la ronde, chacun se baisse et ramasse  un caillou qu’il jette dans le feu. Dès lors, la pierre s’appelle “an anaon“. Quand le feu a fini de flamber, les âmes viennent se chauffer autour des braises et, au rythme de la musique, âmes et humains dansent ensemble. C’est comme la ronde des étoiles dans le ciel. Au soir du premier jour du “miz” (le mois “noir”, novembre), on faisait aussi une tourte de pain qu’on appelle “bara an anaon“, “le pain des âmes“. Au milieu de la tourte, on plantait un petit arbre et on mettait à l’extrémité de chacun de ses rameaux une pomme rouge. Une pomme…pour rappeler  la navigation vers l’Autre Monde de “Mael-Den“. Pour nous, l’année commence au premier jour du “miz du“, ce n’est pas un hasard, c’est le moment de la grande fête, quand s’ouvrent les portes de l’Autre Monde où les âmes s’en vont vivre éternellement  jeunes. En ces instants, tous, vraiment tous, nous communions. Et  tout est vivant. Tout participe au même élan. L’eau, les arbres, les pierres nous parlent de ceux que nous ne voyons plus. Et il n’y a pas de tristesse. Grâce à ces contacts, le monde se perpétue, se rajeunit, ne se fige pas, il reste en mouvement comme dans nos chants et nos danses”.

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Extrait du livre d’Alan Stivell  – “Sur la route des plus belles légendes celtes”.

L’impossibilité d’une survivance du druidisme

Le celtique de l’Antiquité ou gaulois était une langue sacrée au même titre que le sanskrit, le tibétain, l’hébreu ou l’arabe. Mais cette langue a disparu à la fin de l’Antiquité, au plus tard vers la fin du VIè siècle, sans rien laisser de ses textes sacrés. 

Même en supposant que les derniers druides gaulois aient trouvé refuge dans les îles britanniques, la conversion de la Gaule au christianisme a achevé la romanisation et les grandes invasions de la fin de l’Empire romain ont fait disparaître tout ce qui subsistait encore de celticité continentale. D’autre part, les documents irlandais les plus anciens (VIIè siècle) sont tous l’expression d’un christianisme hors de tout soupçon. 

La Bretagne insulaire a été christianisée de bonne heure elle aussi et, vers le tournant du Vè siècle, il n’a pu subsister aucun druidisme de langue brittonique, breton ou gallois. Le seul territoire non christianisé de l’Europe occidentale était l’Irlande. Or, dès l’arrivée de saint Patrick dans le premier tiers du Vè siècle, la conversion s’est faite très rapidement sous l’impulsion de saint Patrick et le premier personnel sacerdotal chrétien s’est recruté dans la classe des druides et des “filid” ou “poètes” traditionnels de l‘Irlande. Dès le Vè siècle, la seule langue liturgique de tous les Celtes était le latin, l’irlandais n’étant plus qu’une langue savante, le gallois une langue littéraire et le breton une langue populaire dont toute la littérature, jusqu’au XIXè siècle, est cléricale. Aucune filiation ou initiation druidique n’a pu être transmise depuis cette époque pour deux raisons :

– La Langue sacrée étant définitivement perdue, toute la doctrine, tous les rituels se sont perdus avec elle. En outre, l’initiation chrétienne efface automatiquement toutes les précédentes; 

– Or, un druide authentique serait tenu de connaître la langue sacrée, comme un brahmane doit savoir le sanskrit et un prêtre le latin qui est la langue de l’Eglise. L’impossibilité absolue de remplir cette condition suffit à condamner toute prétention à faire renaître un “druidisme” contemporain. 

En outre, un druide ne peut valablement exercer ses fonctions que dans le cadre politique d’une royauté celtique, condition qui, depuis de longs siècles, est bien impossible à remplir. 

 

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Le tumulus de New Grange ou Brug na Boinne,  “l’auberge de la Boyne”, résidence du dieu-druide

 

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Entrée de la tombe néolithique de New Grange en Irlande qui est plus ancienne que Stonehenge et que la Grande Pyramide de Giza en Egypte. 

 

Les Druides et le Druidisme – F. Le Roux – C.J. Guyonvarc’h

La Brigitte du Ménez-Hom

Dès la préhistoire, le Ménez-Hom est un lieu de culte et de sépulture. Point culminant des Montagnes Noires, il est aussi, selon la légende, le tombeau du roi Marc ‘h. C’est là que fut découverte une tête en bronze représentant Brigitte, déesse de la sagesse, des forgerons et des savants.

 

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Exposée au musée de Bretagne, à Rennes, la statue de déesse dite « Brigitte du Ménez-Hom » est l’un des plus poignants témoignages de la spiritualité des Osismes, la grande tribu gauloise de l’ouest de l’Armorique. Elle a été découverte en 1913 par un paysan déchiffrant une lande sur les flancs du Ménez-Hom, cette montagne bornant l’entrée de la presqu’île de Crozon et dominant la baie de Douarnenez ,

Cette tête de bronze, (de 23 centimètres de hauteur), surmontée d’un casque, est de type celtique, même si les trous de visée indiquent une influence grecque ou méditerranéenne. Le long cimier figure un oiseau prenant son envol : un cygne sauvage, animal très présent dans la mythologie celtique. Il portait probablement des plumes à l’origine.

Même si le corps manque, la statuette a suscité l’intérêt des archéologues, qui la baptisent la « Brigitte du Ménez-Hom ». Figure importante du panthéon irlandais avant la christianisation, Brigitte est également associée à la déesse gauloise Belissama ou à la bretonne Brigantia, «la brillante ». Datée du Ier siècle, la statuette peut aussi correspondre à une représentation de Minerve-Athéna, associée à la déesse locale.

Il était fréquent, en effet, de combiner les dieux romains et gaulois. En réalité, la « Brigitte » témoigne d’une double influence : romaine et celte. Car si le casque plaide pour une empreinte méditerranéenne, la statue, par ses formes, par sa chevelure et par ses pieds découverts, est clairement celtique (état dégradé du corps).

Le culte des hauteurs est fréquent chez les celtes, et, à l’instar de la montagne de Locronan, toute proche, le Ménez-Hom a pu constituer, dans l’Antiquité, un haut lieu spirituel pour les Osismes (mur antique d’un probable sanctuaire trouvé à proximité de la statue).

Bretagne Magazine – Printemps 2014

 

Les dieux et les druides

 

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“Ce sont, avec des noms différents, les mêmes divinités que celles que César attribue aux Gaulois du Ier siècle avant notre ère dans sa description de la Guerre des Gaules, VI, 16. On sait que le proconsul circonscrit plus qu’il ne décrit brièvement les dieux celtiques par des noms romains que seuls ses lecteurs pouvaient comprendre. Il définit ainsi les fonctions théologiques gauloises :

Mercure, dieu suprême en même temps que dieu des commerçants et des voyageurs ;

Jupiter, dieu des êtres célestes et maître du ciel (et des éléments) ;

Mars, dieu de la guerre, à qui on sacrifie les tas du butin ; 

Apollon, qui guérit toutes les maladies ;

Minerve, initiatrice des arts et des techniques. Il est caractéristique de l’archaïsme celtique insulaire que, quinze siècles plus tard, dans le manuscrit relatant l’un des récits mythologiques fondamentaux de l’Irlande préchrétienne, on retrouve le même schéma d’un “état-major” des cinq dieux principaux : 

     . Lug Mercure, dieu suprême qui transcende toutes les divinités ; les Irlandais le disent samildanach ou “polytechnicien” parce qu’il sait faire ce que fait chacun des autres dieux ;     

     . Dagda- Jupiter, dieu du ciel et des éléments, dieu-druide, maître de l’éternité, du temps et des éléments ; dieu de la sagesse et du savoir, dieu des druides et dieu-druide ;

     . Ogme – Mars, dieu de la guerre, de la magie et de la science, de l’éloquence et de l’écriture ; mais l’aspect régulateur de la guerre et de la royauté est représenté par Nuada, le roi des dieux de l’Irlande ou Tuatha Dé Danann (“les gens de la déesse Dana”) ;

     . Diancecht Apollon, dieu de la médecine. Mais l’aspect d’Apollon dans son rôle de dieu de la jeunesse est représenté par Oengus, fils du Dagda et de la Boand (“Boyne”, nom d’un fleuve d’Irlande) ;

     . BridgidMinerve, unique divinité féminine, suivant la définition irlandaise, mère des dieux, des forgerons et des médecins. Elle porte, selon le cas, des noms différents, suivant le dieu dont elle est la parèdre, ou la “shakti” selon le terme indien : Boand, épouse d’Ogme ou du Dagda, Etain, reine de l’Irlande, épouse du roi Eochu sur terre, et reine de l’Autre Monde, épouse du dieu Midir.”

Christian J.Guyonvarc’h – François Le Roux (Les Druides et le Druidisme)

Niveaux d’existence de l’extra-univers à l’intra-univers

selon IJP. Appel-Guéry

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Situation

Plan

Emanation

Hiérarchie

Type

Manifestation

Centre

Internel

Esprit

Dieu

Supra

Verbe

Intergalactique

Intemporel

Créateur

Plan Incréé

Terrestres

 

Et Galaxies

Immanence

 

Informel

 

 

 

 

 

Invisible

 

 

 

 

 

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Force

Hiérarchie

Infra

Matière

Planétaire

Matière

Création

Inférieure

Terrestres

 

Et Satellites

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