La Langue Bretonne – “Ar Brezhoneg”

Interdit de parler breton et de cracher par terre »…une phrase que ma grand-mère maternelle a entendu pendant son enfance et qu’elle m’a relatée !

L’absence de statut légal et l’exclusion quasi totale de la langue de la vie publique et de l’école jusqu’à très récemment ont conduit à un arrêt de la transmission familiale du breton à partir des années 50. C’est pourquoi l’UNESCO classe le breton parmi les langues en danger sérieux d’extinction.

 

Enfants avec leur bol de soupe devant un lit clos 

 

Du point de vue linguistique et ethnique, les Bretons sont plus proches des Irlandais et des Gallois que des Français. Le breton (Ar Brezhoneg) est une langue à part entière d’origine celtique. Issues de la famille indo-européenne, les langues celtiques comprennent 2 groupes :

   . le gaélique (parlé en Irlande et en Ecosse)

   . la branche brittonique, dont fait partie le breton ainsi que le Gallois.

Depuis des siècles, la Bretagne est partagée en deux zones linguistiques :

   . à l’est d’une ligne Mont-Saint-Michel-Paimpol-Pontivy-Vannes, la Haute-Bretagne ou Bretagne romane ou pays gallo. Le Gallo (gallec en breton) est une langue romane apparantée au français, dérivé du latin populaire. Cette région fut la première à délaisser le breton au profit du Français du IXe au XVIe siècle. Il n’en est presque plus de trace.

   . à l’ouest, La Basse-Bretagne dite celtique ou Bretagne bretonnante. Là on parle et/ou comprend la langue bretonne. Elle comprend quatre régions (dialectes):

   1 . la Cornouaille (Cornouallais) du Sud-Finistère

   2 . Le pays du Léon (Léonard) du Nord-Finistère

   3 . Le pays de Tréguier (Trégorrois)

   4 . Le pays de Vannes (Vannetais)

 

Du Ve au VIIe siècle, des Brittons de “la grande Ile de Bretagne” (Pays de Galles, Devon, Cornwall), chassés par les envahisseurs anglo-saxons, émigrèrent en masse sur la péninsule armoricaine et enrichirent le gaulois qui y était parlé. De cette fusion émergea une nouvelle langue appartenant à la grande famille des langues celtiques. Elle fleurit dans les 5 départements bretons avec cependant des différences dialectiques. La langue celtique venue de la Grande Bretagne n’a pas eu beaucoup de mal à prendre racine.

 La communauté de langue brittonique vers le VIème siècle. La mer était davantage un moyen de communication qu’un obstacle.

 

  . Au moment de la chute de l’empire romain, en Armorique, le latin ne s’était vraiment implanté que dans les villes.

   . Ailleurs, le Gaulois n’avait pas totalement disparue.

Du Ve au IXe siècle, époque du vieux breton, la toponomie et les patronymes voient le jour. Ils conserveront jusqu’à aujourd’hui leur forme originelle.

Au IXe siècle la dynastie de Nominoë marque l’apogée de la nation bretonne et l’extrême avancée de sa langue. Le breton progressa à l’est, entreprit la conquête des pays de Rennes et de Nantes. Vers 1050, il se trouvait dans sa phase d’expansion maximale, on le parlait jusque dans la baie du Mont-Saint-Michel et dans la région de Saint-Nazaire. Le breton apparaît comme une langue homogène ne présentant que quelques traces de dialectisation.

– La langue bretonne eut une grande importance jusqu’au XIIe siècle. Elle était utilisée, à côté du latin, pour de nombreux textes officiels. Le breton vehiculait la littérature orale, mais bénéficiait aussi d’une structure écrite codifiée qui évita la naissance de multiples dialectes. Le breton était la langue des lettrés et de la noblesse, au même titre que celle des paysans.

 

Un lent déclin :

Les invasions normandes mettaient à mal l’unité bretonne. La féodalité fut marquée  par une progression spectaculaire et rapide du français déplaçant la frontière linguistique vers l’ouest.

A partir du XIIe siècle, les familles dirigeantes se francisèrent peu à peu. Du fait de son prestige dans les milieus lettrés et administratifs, le français s’impose à partir du XIIIe siècle comme langue diplomatique à la place du latin dans tout le duché. Dès cette époque les villes de basse Bretagne devinrent bilingues. La centralisation de Paris marqua le déclin de la langue écrite et les familles cultivées l’abandonnèrent pour le français. Le breton resta pourtant en usage, même dans la bourgeoisie et la noblesse, jusqu’au XVIIe siècle. Des ouvrages étaient rédigés en breton, la grammaire latine était enseignée en breton et le breton possédait en propre un système de versification.

Le rattachement de la Bretagne à la France au XVe siècle et la Révolution renversaient la situation en faveur du français. Langue des campagnes et du petit peuple, le breton marginalisa ceux dont il était le seul parler, et fut senti comme un lourd handicap. Par ailleurs, il se fragmenta en 4 dialectes. A la fin du XVIe siècle, le breton finit par disparaître à l’est de la province, où figure pour la première fois la séparation entre basse et haute Bretagne. La frontière se stabilisa vers 1886 et dès lors resta pratiquement inchangée.

Au XIXe siècle, pendant le IIIe République, l’Education Nationale intervenait afin de faire disparaître la langue bretonne : les instituteurs imposant le français partout (un enfant dénoncé ou surpris à parler breton devait porter un sabot attaché autour du cou en punition) ! Le breton et le gallo reculaient simultanément en effectif et en aire d’influence. La frontière linguistique orientale du Breton reculait au fur et a mesure qu’augmentait l’influence du puissant voisin francophone. De même, sous l’influence des media, le gallo en Haut-Bretagne se francisa complètement.

Néanmoins, le parler breton resta prédominant dans les classes rurales jusqu’au milieu du XXe siècle. Les dérives en plusieurs dialectes et les emprunts au français se multiplièrent. Malgré les efforts de certains lettrés, la dialectisation ne put être entravée ; peu à peu chaque paroisse eut son breton, et le clergé fut le seul à l’écrire, le corrompant ainsi à sa manière.

Après la Seconde Guerre Mondiale, ce qui était encore la langue maternelle de la moitié ouest de la péninsule connut un recul dramatique. Interdite dans la vie officielle, dans les écoles et dans la plupart des médias, la langue bretonne n’était plus parlée que par les anciennes générations.

 

Le renouveau :

Le renouveau culturel des années 1960 et 1970 fit sortir le breton de l’oubli : beaucoup de jeunes ont renoué avec leur langue maternelle. Cependant, de phénomène est surtout urbain et concerne les familles cultivées.

L’enseignement laïc qui l’avait interdit le remit au programme en 1977. Les écoles Diwan, où le breton est enseigné dès la maternelle et le français à partir du CE1, apparurent alors et sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses. L’association U.D.B. (=Union pour la Défense de la Langue Bretonne), qui a mené campagne pour l’enseignement facultatif du breton en Basse-Bretagne, l’a obtenu dans les lycées et écoles normales. Il existe maintenant une section de breton académique enseigné à Rennes et à Brest.

Si le breton est à nouveau enseigné depuis la fin des années 1970 dans certaines écoles bilingues (écoles Diwan) et à partir de la classe de 4e, cet enseignement reste confidentiel et ne correspond pas à un réel renouveau de la langue dans la vie quotidienne. En outre se pose le problème de la structure de breton qui, au fil du temps, s’est diversifié en dialectes.

Le breton occupe également une place de plus en plus importante dans les médias : programmes radios et télévision, journaux. Des émissions en breton sont diffusés sur FR3 Bretagne. De plus une chaîne de télévision entièrement en breton a vu le jour sur le bouquet numérique Canalsatellite. Les éditeurs et les collectivités territoriales font aussi un effort considérable pour rendre sa place au breton : livres, bandes dessinées, signalisation routière bilingue pour les noms des lieux, etc.

Actuellement 300.000 Bretons parlent encore le breton. On peut évaluer à 650.000 le nombre de bretonnants (évalués à 1.200.000 en 1886!), déclarant comprendre plus ou moins le breton.

 

La Charte Européenne des Langues Minoritaires :

La France qui reconnaît les droits des minorités ethniques et linguistiques, sauf sur son territoire, a toujours refusé de signer l’article 27 de la Déclaration des Droits Civils et Politiques qui l’obligerait à respecter les droits linguistiques des bretonnants. Elle a signé mais n’a pas ratifié -malgré la demande du parlement européen- la Charte Européenne des Langues Minoritaires suite à une décision de son Conseil constitutionnel, estimant en juin 1999 que la Charte était contraire à l’article 2 de la Constitution française qui stipule que « la langue de la République est le français ». La commission chargée de préparer cette ratification avait préparé une liste de langues régionales ou minoritaires de France auxquelles s’appliqueraient des articles de la Charte. Depuis la Loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République a été votée en juillet 2008 et un nouvel article a été ajouté à la Constitution, le 75-1, qui dit que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». D’après la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, chaque citoyen peut parler, écrire et imprimer librement.

Emotions et Dépendance

C’est en entretenant des émotions négatives, ressassées à l’envi, que nous construisons nos maladies et notre mal-être. Inversons la tendance : pensons et surtout agissons positivement ! De plus, lorsque nous pensons, nous ne vivons pas. Relâcher le mental à certains moments de la journée permet aussi de vivre pleinement les choses au lieu de les penser !

 

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“Pour favoriser l’autoguérison et le nettoyage émotionnel, vous pouvez pratiquer le processus en sept étapes décrites ci-dessous :

1 . Stop au mental négatif ! N’affirmez pas ce que vous ne voulez plus. Cependant, le fait de focaliser vos énergies sur ces affirmations va créer davantage de ce que vous ne voulez pas. Regardez à quel point vous êtes quelques fois négatif, combien votre esprit se dirige vers le passé, comme vous pouvez être préoccupé à formuler ce que vous ne voulez pas ou plus, et transformez cela. Refusez toutes les formulations négatives, qui vont générer  ou attiser des émotions envahissantes.

2 . Oui au mental positif. Exprimez-vous en termes positifs. Formulez ce que vous voulez de façon claire, pensez et parlez des choses que vous voulez.  Pensez en termes de santé, de créativité, d’abondance, de prospérité. Vous savez le faire. Déterminez-vous à ne plus faire que cela.

3 . Associez des émotions positives comme la joie, l’état de grâce à votre souhait profond. Nous ne prétendons pas éliminer les peines légitimes  ou les difficultés de la vie, mais nous proposons une attitude avec laquelle nous donnons plus de force et de courage à notre pouvoir intérieur de guérison. Ce n’est pas avec le mental que vous apaiserez les remous du mental. Ceci est un premier pas hors de la dépendance, hors du mental.

4 . Visualisez. Nourrissez une image de vous-même que vous pourrez apprécier, aimer en toute sincérité. Voyez-vous aujourd’hui, maintenant, comme ayant déjà atteint votre objectif. Observez l’énergie en mouvement et laissez-là oeuvrer pour vous. La visualisation permet l’attraction et la création de que vous voulez vraiment au fond en évitant les pièges de la lutte vaine, de l’effort inconsidéré. Elle demande de travailler la constance, la persévérance et l’équanimité. Elle vous amène dans un espace au-delà du mental

5 . Passez à l’action. Validez votre intention en posant des actions. L’énergie fonctionne comme un jeu de ping-pong ; elle est sans cesse en mouvement. L’inertie ne produit pas de nouvelles énergies. Aussi, répondez activement et positivement chaque fois que vous recevez un message, posez des actions dont l’inspiration positive sera naturelle. Des intentions qui ne sont pas accompagnées d’action restent comme des gemmes enfermés dans des coffres. Si le stress ou la maladie sont là, alors soyez joyeux de prendre soin de votre corps, apprenez ce nouvel état et changez votre rythme quotidien, quelque chose dans votre alimentation, la qualité et l’orientation relationnelle ou professionnelle de votre vie. Devenez créatif en agissant. Vous obtiendrez rapidement des réponses en  vous indiquant comment continuer ou modifier votre trajectoire. Vous serez en dialogue avec votre moi futur, pleinement créateur de votre réalité.

6 . Pratiquez la gratitude. Remerciez pour ce qui vous est donné. Chaque pas est une victoire pour la santé ou la réalisation d’un objectif. Chaque matin, chaque soir remerciez pour cette vie, son abondance. Cultivez la gratitude envers les êtres, envers la vie, éveille à l’amour authentique, permet d’être un peu moins centré sur soi, de guérir naturellement des émotions liées à l’avidité, la jalousie, et la colère bien sûr. Pratiquer la gratitude aide à guérir les manques, l’insatisfaction, la léthargie.

7 . Demeurez l’observateur. Il ne s’agit pas de faire de la pensée positive mais bien d’être positif. Le mental n’est qu’un outil, un vecteur porteur d’énergie ; s’il devient un moyen manipulable à merci alors les pièges sont innombrables, et nous les connaissons tous. L’état d‘observateur est le point de vue de la conscience, celui enseigné, découvert  à travers la méditation, par exemple. Détaché du résultat, et pourtant receveur actif, désidentifié de la réussite et pourtant acteur créatif, vous suivez le mouvement de la vie. Les résistances sont tombées : vous ne nagez plus, simplement vous flottez. Observateur, vous êtes centré au niveau de la conscience, disponible à ce qui “est”, à vous-même et en lien avec les autres”. Anne-Marie de Vinci

Le Présent

« Ce n’est qu’en vous aimant profondément avec vos forces, vos faiblesses, vos travers, vos crasses intérieures, vos blessures karmiques ou non, vos réactions instinctives, vos réactions de défense, vos réactions peu enclines à la paix et à l’harmonie que vous découvrirez ce qu’est le véritable amour, c’est-à-dire celui qui ne met aucune condition pour être en paix avec soi-même ». Laurent Dureau

Ne s’agit-il pas en fin de compte d’abandonner notre guerre contre le moment présent, d’assumer jusque le non-assumable ?  Je n’ai jamais vu une situation dans laquelle nager à contre-courant faisait avancer. Il s’agit probablement aussi de savoir pardonner même si pardonner ne veut pas dire oublier.

Et si on n’avait pas besoin de rejeter ou de juger une chose pour la changer ? Et si le meilleur “carburant” était non pas, l’insatisfaction mais un doux mélange de gratitude, de confiance et de sérénité ? La partie de nous qui nous juge et qui nous porte à croire que l’on doit changer, est précisément celle qui est à l’origine de toutes les imperfections dont on souhaite se libérer, les deux côtés d’une même médaille. Or il n’est pas question de ne rien faire mais d’effectuer les changements dans la paix plutôt que dans le jugement, car me semble-t-il, on a autant besoin de violence pour évoluer qu’une fleur a besoin de feu pour pousser. Et puis, comment pouvoir prétendre tout faire, ne sommes-nous pas “complets dans notre incomplétude”? Aussi, se sentir bien, vivre le moment présent et attirer dans sa vie la manifestation de ses désirs peut-être un pas vers la “libération” !

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La Co-Création Consciente

“Nous possédons tous dans notre corps et notre esprit les outils pour construire ce que nous voulons de notre vie : un mental créatif et une capacité de régénération cellulaire à toute épreuve. Nous créons dans notre vie ce que nous émettons en pensée. En nous libérant de l’emprise, et donc de l’impact négatif de nos émotions désagréables, nous pouvons permettre aux forces d’autoguérison de travailler pour nous, en nous.

Nos émotions qu’elles soient agréables ou désagréables, opèrent comme des indicateurs de tendance ou des envahisseurs d’espace. En tant qu’indicateurs, nous pouvons les utiliser pour nous exprimer, partager avec les autres ce que nous ressentons, avancer dans des décisions et passer à l’action.

Quand elles nous envahissent et commencent à contrôler notre état émotionnel, notre mental devient le maître et nous devenons tout simplement dépendants de nos émotions. Si notre état émotionnel nous contrôle, c’est bien parce que nous sommes dépendants de nos émotions. La véritable guérison, c’est de nous libérer de cette dépendance.

Nous pouvons transformer la qualité de nos pensées. Le fait d’accepter de regarder les choses (l’échec, l’erreur, la maladie) de façon objective est un premier pas incontournable. De même, le fait d’accepter de regarder notre propre  négativité est un pas nécessaire : nous ne pouvons pas passer  de la pensée négative qui sabote nos intentions et nos actions à la pensée positive profonde sans ce constat premier.

Des émotions négatives génèrent des pensées négatives et cela aura un effet de blocage des énergies : les thérapeutes qui travaillent sur l’énergétique du corps savent que la première chose à faire avant de rétablir la circulation est de « vider » les énergies usées, car la maladie n’est autre que la résistance à la circulation naturelle des énergies.

Les émotions ont la propriété de se superposer aux informations véhiculées par le système nerveux pour favoriser leur acheminement et ainsi être stockées sous forme de mémoire. Observez à la première occasion la qualité de vos pensées, propos envers vous-même, envers les autres, envers le monde : regardez, auscultez, décortiquez vos formulations favorites et voyez si elles sont véritablement porteuses d’énergie créatrice positive“. Anne Marie de Vinci