La Victime

Où que nous allions, nous ne voyageons que pour notre propre découverte. Laissons tomber le scénario de victime par David Ciussi.

Si nous observons bien nos conversations quotidiennes, nous pouvons voir que nous passons beaucoup de temps à jouer à la victime, à nous plaindre. Ce fonctionnement nous paraît naturel. On peut même se demander de quoi nous parlerions  tout au long des journées si nous n’avions pas nos scénarios de victime ?

Devenir victime est un rôle dans lequel nous pouvons tous nous reconnaître car nous y jouons tous. C’est très simple, nous rencontrons une personne ou une situation qui ne correspond pas à nos attentes, les choses ne se déroulent pas comme nous l’espérions, cela nous contrarie et nous en devenons victime.


La victime occulte le réel

La victime a ce trait particulier : Pour exister, elle a énormément besoin de parler d’elle,  de sa “victimite” car elle ressasse à l’intérieur d‘elle-même.  Elle cherche les gens avec qui parler toujours des mêmes problèmes pour être reconnue dans sa difficulté.

Mais elle a une petite astuce ; si elle ne trouve pas un auditoire suffisant pour l’écouter, elle va continuer le même dialogue mais à l’intérieur de sa tête ! Elle vit dans son mental et non pas dans le monde de l’expérience. Pour elle, ce qui est important, c’est ce qu’elle pense. Elle va avoir, en boucle, un dialogue à l’intérieur de son esprit, elle n’a alors même plus besoin des autres pour souffrir.

Elle est seule, aucun danger ne la menace et pourtant, pour elle, le danger est là, avec pour preuve son angoisse. Elle occulte le réel au profit d’un système mécanique de pensée de victime et elle trouve cela normal. Toute seule, la victime se crée une espèce de performance mentale et intellectuelle, elle fabrique un mécanisme d’identification et devient alors ce à quoi elle pense d’une façon récurrente.

Elle se rend alors en première victime d’elle-même parce qu’elle ne s’aime pas, se fâche et devient triste ou violente de ne pas être reconnue. Elle sélectionne dans sa propre vie et dans la vie des autres ce qui va lui permettre de continuer à vivre mal, et entretenir des commentaires négatifs sur tout et  rien.

Ce comportement a une conséquence,  il génère de la violence, crée une menace pour elle-même. C’est une façon subtile de se faire la guerre en pensant désirer ardemment vivre en paix. Et ainsi se crée un système économique de la victime, une sécurité sociale de la victime.


La peur d’être soi

La victime est identifié à quelque chose de logique, de répétitif :

. “J’ai peur de ce que je pense.”

. “J’ai peur du présent et de l’avenir, je ne veux pas que le passé revienne…”

Elle reste dans la peur du contenu sans savoir qu’en réalité elle a peur d’elle-même.

La difficulté c’est de prendre conscience que cela se passe au centre de soi-même, que “C’est vrai, j’ai peur de moi”. Il est important d’apprendre à rencontrer cette peur fondamentale avant les peurs de ceci ou de cela, qui sont des peurs secondaires.

En prenant conscience de cela, on voit que nos pensées sont comme une projection sur un écran. Sur l’écran du téléviseur, l’acteur a peur…mais ce n’est pas vous ! Vous êtes le spectateur qui observe la peur de l’acteur. L’observateur n’est pas l’acteur.

De la même façon, vous pouvez acquérir cette maîtrise en prenant conscience que vos pensées ne sont pas vous, elles sont à la surface de votre être comme des vagues à la surface de l’océan. L’océan n’est pas agité dans sa profondeur. Seule une partie de lui est agitée, l’autre est calme et tranquille. Ainsi vous ne vous identifiez plus aux pensées de surface mais à l’espace libre et paisible entre deux pensées. Le retour au corps et au réel immédiat est une intention pédagogique à vivre la vraie vie,  à écouter notre être intérieur qui n’a jamais peur.

Alors pour aller de l’avant et être bien dans notre vie, savoir saisir notre chance, etc, laissons tomber ce mécanisme de victime qui alimente l’illusion, nous freine dans nos actions et notre créativité.

Ho’oponopono

“Nous sommes 100 % responsables mais pas coupables”.

La loi de cause à effet

Deux questions : qui suis-je et qui prend les décisions ?

“Connais toi toi-même et tu connaîtras l’univers”.  L’intellect ou le conscient, croit pouvoir résoudre les problèmes, contrôler ce qui se passe et les expériences qui sont vécues. Il n’est véritablement conscient que de 20 bits d’information par seconde sur les millions qui existent  réellement. Si ce n’est pas l‘intellect ou le conscient, alors qui prend les décisions ?

Pour le Dr Len, psychologue hawaïen considéré comme un vieux shaman de 70 ans :  ” Les décisions sont prises pour nous avant que nous décidions de les avoir, et ceci parce qu’il existe des millions de mémoires qui prennent les décisions pour nous.”


Il pratique Ho’oponopono

 

“Je répète juste en silence” : “Je m’excuse” et “Je vous aime”, “encore et encore”, explique le Dr Len “et c’est tout”. Il se trouve que vous aimer vous-même est la plus merveilleuse façon de vous améliorer, et à mesure que vous vous améliorez, vous améliorez votre monde.

Ho’oponopono signifie dans la langue originelle des hawaïens “rectifier ou corriger de façon juste une erreur”. Kahuna Morrnah Nalamaku Simeona l’a enseigné au Dr Ihaleakala Hew Len.

En faisant Ho’oponopono vous demandez au Divin de nettoyer et purifier l’origine des problèmes ; les mémoires. Vous neutralisez ainsi l’énergie associée à une certaine personne, à un objet, à un évènement, à un lieu…Dans le processus, cette énergie est libérée et transmutée en lumière par le Divin…Et, en vous, l’espace ainsi libéré est rempli par la lumière du Divin.

Dans Ho’oponopono, il n’y a pas de faute, pas de culpabilité. Il importe peu de connaître la cause du problème. Lorsque vous observez en vous quelque chose d’inconfortable en rapport avec une personne, un objet, un lieu, un évènement…entamez le processus de nettoyage, demandez au Divin : “Divin nettoie en moi ce qui contribue à ce problème“.


Utilisez alors les phrases :

 

“Je suis désolé. Pardonne-moi. Je t’aime et je te remercie”. Parfois, vous pouvez répéter seulement certaines d’entre elles. “Je suis désolé”: vous reconnaissez que quelque chose a pénétré dans votre système corps/esprit. “Pardonne-moi” : vous demandez au Divin de vous aider à vous pardonner (à vous-même). “Je t’aime” transmute l‘énergie bloquée (qui est le problème) en énergie circulante, en vous unissant à nouveau à ce qui est Divin. “Merci” ou “je te remercie” est l’expression de votre gratitude, votre foi dans le fait que tout sera résolu pour le bien de tous. A partir de ce moment ce qui arrive ensuite est déterminé par le Divin.

Au cours de la journée, un quelconque sentiment d’inconfort apporté par une mémoire, demandez au Divin de nettoyer les mémoires qui le produisent. Une phrase très utile peut être pensée : “Mes mémoires je vous Aime ! Je vous remercie de l’opportunité que vous me donnez de vous libérer, et de me libérer !”.

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Le changement est remarquable

 

Le Dr Len affirme que nettoyer en visualisant un résultat ou un objectif ne fonctionne pas. Mais quand vous nettoyez pour nettoyer, vous pouvez être agréablement surpris du résultat que le Divin a choisi pour vous. Rappelez-vous que toutes les mémoires sont partagées par tous. Dans la mesure où nous faisons appel au Divin pour nettoyer les mémoires qui se répètent en nous, ces mémoires une fois neutralisées en nous,  sont aussi neutralisées chez les autres. Avec Ho’oponopono nous assumons la responsabilité des mémoires que nous partageons avec autrui.


Nous sommes 100 % responsables

 

Le Dr Len dit :”Nous sommes tous des Etres divins, mais le mental ou l’intellect peut seulement servir un maître à la fois. Il peut servir les mémoires qui répètent les problèmes, ou bien il peut servir à l’Inspiration Divine”.

Le nettoyage est fait pour obtenir les circonstances parfaites, correctes et justes pour nous. Mais nous ne savons pas lesquelles. Seul le Divin sait. Le nettoyage par Ho’oponopono est profond parce que nous travaillons directement avec le Divin, et le divin est parfait dans son travail.

“Si une personne se présente à moi avec de la colère, j’assume 100 % de responsabilité en me demandant : qu’a-t-on en commun, qu’ai-je besoin de libérer, qui me fait vivre cette expérience ? et j’applique Ho’oponopono.”

En faisant les différents processus Ho’oponopono, je demande au Divin d’annuler les mémoires en moi pour qu’elles soient aussi annulées chez autrui. Ce que nous faisons avec le nettoyage Ho’oponopono est de remettre tout ce qui est autour de nous dans son ordre naturel.

Le Dr Len dit que Ho’oponopono nous enseigne à ne pas être envahissant dans la vie d’autrui, à ne pas donner de conseils, mais quand nous expérimentons les autres comme problèmes, nous devons nous poser la question : “Qu’est-ce qui, en moi, fait que j’expérimente cela ?”. Le Dr Len invoque simplement l’esprit d’amour pour guérir en lui ce qui a créé la circonstance extérieure.

 

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“Je t’aime” apporte la solution

Notre subconscient est responsable des mémoires, il les reçoit et les stocke, et les répète en boucle conformément à sa programmation. Il est celui que nous devons apprendre à aimer, en lui demandant pardon pour notre manque de considération et en demandant au Divin de nettoyer les mémoires répétitives qui produisent  les problèmes, les blocages d’énergie.

En libérant ces mémoires, nous changeons notre monde intérieur, et en contrepartie le monde entier change.

La guérison par le Ho’oponopono signifie s’aimer soi-même. Si vous voulez améliorer votre vie, vous devez guérir votre vie ; vous voulez guérir quelqu’un, vous le ferez en vous guérissant vous-même. Le problème n’est pas chez autrui, il est en vous ; vous avez à nettoyer tout simplement la partie en vous qui l’a créé.

Rappelons que le Dr Len ne voit jamais ses patients, mais il voit leurs dossiers dans un bureau. Pendant qu’il lit les dossiers, il travaille sur lui-même. Au fur et à mesure qu’il travaille sur lui-même, les patients commencent à guérir. En répétant encore et encore : “I’m sorry, please forgive me, I thank you and I love you”.