La communication non-violente

“Marshall Rosenberg, docteur en psychologie clinique aux Etats-Unis, a mis au point le processus de communication non-violente, dans l’esprit et la ligne des travaux de Carl Rogers. On y retrouve également des notions familières à Thomas Gordon. La non-violence porte en elle des valeurs de respect, de liberté, de bienveillance mutuelle, de responsabilité. Comment les rendre concrètes et efficaces dans nos échanges ?

Rosenberg a proposé ce processus en quatre points :

. Observer les faits sans les juger,

. Vérifier son sentiment sans interprétation ni préjugés,

. Ecouter  ce que le sentiment renseigne comme besoin fondamental, et, quand on a pris conscience du besoin,

. Formuler une demande ou engager une action.


 

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Beaucoup de nos conflits viennent de ce que nous mélangeons ces quatre points.

 

Nous prenons trop souvent nos sentiments pour des faits, nous prenons nos interprétations pour la réalité, nous n’écoutons pas nos sentiments, nous jugeons les autres, nous ne sommes pas à l’écoute de nos propres besoins. A contraire, nous accusons, nous reprochons, nous critiquons et, souvent, nous nous plaignons de choses qui ne vont pas, sans mettre en oeuvre des demandes ou des actions concrètes pour que ça aille mieux.

La violence est l’expression de notre frustration, de nos besoins non reconnus, non satisfaits. Si nos besoins sont satisfaits ou au moins identifiés, reconnus, validés, (car il n’est pas toujours possible de les satisfaire),  la plupart du temps, la violence n’a pas de raison d’être. Nous pourrions suggérer en effet que nos besoins ont plus besoin d’être reconnus que satisfaits. Je crois de moins en moins à la méchanceté des personnes et de plus en plus au pouvoir de l’amertume et de la peur ainsi qu’à la puissance qui se nourrit de la frustration.

La méchanceté est l’expression de l’amertume des gens qui n’ont pas pris soin de leur propre souffrance. Au fond, nous risquons tous d’être violents tôt ou tard, si nous ne prenons pas conscience de nos besoins, si nous n’arrivons pas à les nommer, à les exprimer.  Il y a un langage à apprendre pour mettre des mots sur les choses plutôt qu’une claque à son voisin…

Avoir conscience de la violence est une première étape. On ne peut pas sortir de la violence si on ne sait pas que l’on est dedans. Il est nécessaire de mettre à jour cette violence subtile que nous entretenons sur nous-même et sur les autres. Je me juge, je me cadenasse, je ne m’écoute pas, je me force, je suis violent envers moi et, par contagion, je vais être aussi violent dans ma relation. Il faut donc en prendre conscience, mais cela ne suffit pas. Pour changer, il faut non seulement savoir que l’on est dans un piège mais aussi comment le mécanisme s’est enclenché. Nous avons appris à faire, pas à être.

Pendant des générations, on a utilisé le sentiment suivi du “tu” sans l’indication du besoin : “je suis content-e quand tu fais ce que je dis”, “je ne t’aime plus, si tu…”. Nous sommes conditionnés à répondre et à correspondre aux attentes de l’autre, nous nous adaptons à elles. Quand on a compris que l’on s’est conformé pour être aimé, on peut petit à petit sortir du piège, exprimer sa différence, accepter les désaccords, tolérer de ne pas plaire à tout le monde et se sentir malgré tout en sécurité…

…Dans les entreprises et les administrations, il y a une hiérarchie très claire des pouvoirs qui entraîne de multiples souffrances. On ne peut pas changer cela d’un coup, mais la communication peut aider à vivre ces rapport de forces. On peut changer l’attitude individuelle dans un rapport hiérarchique, développer la coopération et la complémentarité dans une équipe. A partir d’un petit groupe, il peut y avoir contagion dans l’entreprise. La direction peut devenir une autorité reconnue, acceptée et sans soumission…

Dans la communication non-violente, il y a l’idée que la collaboration de chacun est précieuse et donc la contestation, les idées contradictoires sont bienvenues. Cela peut permettre de soulever des questions que la direction n’a pas perçues. ..

L’éducation nous a habitués à nous soumettre à une autorité. La contrepartie, c’est la rébellion : on s’oppose, on argumente contre l’autre, on veut lui faire admettre qu’il a tort…On est pollué par cette habitude de vouloir trancher à tort ou à raison, en bien ou en mal, juste ou pas juste.

La communication non-violente vise, au contraire, une cohabitation sereine, un constat de la différence dans le respect. Il n’y a pas une position bonne et une mauvaise, celui qui est dans le juste  et l’autre qui est dans le faux. Il y a différents besoins qu’il suffit parfois d’écouter pour se comprendre.

Or les gouvernements mettent des moyens considérables  pour faire la guerre : des ressources humaines, technologiques, du matériel, des bâtiments, des réserves d’énergie de toutes sortes…tout en prétendant préparer la paix. C’est un conditionnement dont il faut se défaire. La paix est un bien précieux qui ne tombe pas du ciel. Il faut donc mobiliser les énergies pour créer de la paix et créer des outils de paix. Imaginons un instant que ces gouvernements mettent autant de moyens pour stimuler les populations à imaginer des outils de paix qu’ils en mettent au service de la guerre, on change alors complètement l’énergie du monde…C’est certes un rêve, mais c’est aussi une perspective pour avancer…

La communication non-violente peut être un excellent outil de la méditation, pour aider les personnes à s’écouter et à se comprendre dans leurs besoins respectifs, même s’ils ne sont pas d’accord, mais au moins maintenir  l’estime dans la différence.

 

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Ma définition de la non-violence est la cohabitation dans la force respectée de chacun, le fait que nous avons tous de la force en nous et que nous pouvons trouver une façon de l’affirmer, assertive et non agressive. Les gens disent souvent : “mais c’est pas possible de fonctionner sans colère, sans avoir à dire non, sans avoir à mettre des limites, de la structure…”. La non-violence, c’est précisément savoir dire non, mettre des limites, de la structure, et savoir exprimer sa colère pour faire entendre ses besoins sans violence, pour prendre sa place sans s’écraser”.

Thomas d’Ansembourg – Extraits d’une interview parue dans la revue Non-Violence Actualités – N° 271, novembre-décembre 2003

 


Le Chamanisme

La renaissance du chamanisme en Occident par Patrick Dacquay.

Patrick DACQUAY  pratique le chamanisme celte dans son aspect le plus authentique, celui des trois boucliers : Force, Amour, Conscience.

Il est guérisseur et fait des soins chamaniques en Europe et au Québec. Il guide ceux en quête de leur propre sagesse à travers des formations initiatiques selon les trois cercles celtes. Ceux des mondes : Visible (Abred), Invisible (Keugant) et Blanc (Gwenved).

 

 

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Le chamanisme est-il une religion ?

Le chamanisme originel, n’est pas une religion. La conscience chamanique signifie être en interrelation avec les forces de la création sans jugement de hiérarchie. Pratiquer le chamanisme, dans sa forme la plus “archaïque”  est un état d’être qui ne peut se limiter par des structures ou des dogmes. La conscience universelle passe par la connaissance de soi, qui est infinie et donc, impossible à contingenter dans des règles finies.

 

D’où le chamanisme puise-t-il son origine ?

Le chamanisme est une tradition spirituelle très ancienne émergeant de l’origine de l’humanité. Prenons, par exemple, la religion du livre pour illustrer de manière symbolique mes propos. Le chamanisme, dont je parle, devait ressembler aux pratiques d’Adam et Eve, après leur chute du paradis terrestre. L‘Eden était l’époque où l’humanité vivait en harmonie avec toutes les énergies, sans prise de contrôle. Adam et Eve cherchaient à retrouver cette fusion originelle avec tous les règnes de la Terre.

Cette conscience ancestrale est aujourd’hui réactivée grâce aux derniers peuples traditionnels de la planète. Certains d’entre eux en ont même fait des religions, suivant des rites précis. Toutefois, le chamanisme archaïque ou originel, soit l’essence des différentes pratiques chamaniques, ne peut aucunement se cantonner dans un moule.

 

Quelle est la fonction d’un chaman ?

Le mot “chaman” est un terme issu de la Sibérie. Il a été généralisé pour désigner les hommes et les femmes-médecine à travers la planète. Toutefois, chacun a son appellation propre selon sa culture. Depuis l’aube des temps, les “chamans” ont une fonction à la fois de guérisseurs, de guides et d’explorateurs spirituels. Ils savent entrer en contact avec les esprits et ont accès à la sagesse conservée dans la mémoire ésotérique de l’humanité. Ils se mettent au service de la collectivité pour servir de pont entre les mondes. Le chaman cadre mais ne limite pas comme peuvent le faire les professeurs, les prêtes ou les représentants d’un ordre établi. Il accompagne  les  “apprentis” dans une démarche vers leur propre sagesse.

 

Les chamans possèdent-ils des pouvoirs hors du commun ?

Non. Ce qui ne veut pas dire que tous peuvent  se prétendre chamans. Tout le monde possède des facultés de guérisseur. Chacun, s’il le souhaite vraiment, peut voyager sur différents plans. Toutefois, certains possèdent des prédispositions particulières. De la même manière, tout le monde peut courir mais chacun n’est pas apte à devenir “sprinter”. Devenir chaman implique un travail continuel sur soi. C’est-à-dire, s’isoler en retraite, faire des quêtes de visions, jeûner, et autres pratiques visant à se libérer des peurs et à se purifier un maximum pour avoir un mental clair. Voyager dans les mondes d’en haut et ceux d’en bas, sans “se faire prendre”, nécessite d’être extrêmement centré. Un chaman est un homme ou une femme tout à fait ordinaire, souvent père ou mère de famille. Ce qui les différencie est le travail sur eux-mêmes qu’ils s’imposent, demandant une grande force intérieure.

 

La pratique du chamanisme vise-t-elle uniquement à devenir chaman ?

Pas du tout ! Le chamanisme est avant tout une vision holotropique du monde qui nous amène à vivre en respect avec ce qui nous entoure. La pratique chamanique vise à retrouver son essence originelle, sa simplicité et son instinct. Elle est donc bénéfique pour tous et particulièrement aux occidentaux souvent prisonniers de leur “tête”.

Il est difficile de définir la pratique chamanique avec des mots car elle doit être vécue pour être vraiment intégrée.

 

A qui s’adresse le chamanisme ?

Le chamanisme s’adresse à ceux aspirant à l’éveil de tout leur être. Ils ne souhaitent pas s’embrigader dans une religion, une association ou un système et préfèrent la connaissance de soi basée sur l’expérience personnelle.

 

 

 


 

 

 

Pourquoi le chamanisme est-il toujours associé à la nature ?

Contrairement à certaines voies spirituelles qui dénigrent le corps et la matière, le chamanisme l’honore. La conscience globale du chamanisme ne différencie pas la matière du divin.  Ils sont indissociables. C’est d’ailleurs pour cette raison, que la nature joue un rôle prépondérant dans cette pratique. Ce que nous faisons à nous-mêmes, nous le faisons à la nature ; et ce que nous faisons à la nature, nous le faisons à nous-mêmes.

 

La pratique du chamanisme n’est-elle pas trop utopique face à notre monde moderne ?

Elle n’est pas  plus utopiste que penser contrôler un jour la nature avec des percées scientifiques, ou trouver une voie vers Dieu en respectant des règles de bonne conduite. Au contraire, il est essentiel que notre monde “civilisé”, coupé de la nature, retrouve un équilibre grâce à la sagesse des anciens.

Les médias commencent enfin à parler du réchauffement climatique et des impacts du manque de conscience des humains. Les occidentaux se sont imposés comme maîtres du monde et ont dérapé. Nous avons pourtant déjà été un peuple premier avec une autre conception du monde.

 

Comment se fait-il que les occidentaux se soient aussi éloignés de leurs origines ?

Ce n’est que depuis peu de siècles que le peuple des blancs a basculé dans la pensée matérialiste. Les religions dominantes ont alors rejoint les sciences dures. La pensée rationnelle et la théologie sont devenues “les explications du monde définitives et sans appel”.

 

 Que reste-t-il du chamanisme originel chez les occidentaux ?

En Occident, le celtisme avait perpétué cette sagesse ancestrale à travers les druides et les druidesses (d’avant le judéo-christianisme).

Evidemment, il ne s’agit pas ici des ordres druidiques contemporains qui ont, pour la plupart, tous perdu leur essence chamanique. Je parle d’un chamanisme celte, en dehors de toute allégeance à des structures. Les pratiques spirituelles celtiques sont actuellement, en Occident, les seules nous reliant à notre sagesse ancestrale. Bien sûr, elles ne représentent pas une fin en soi.

D’autres occidentaux, comme le pionnier Mario Mercier, ont d’ailleurs emprunté d’autres voies toutes aussi valables. Les pratiques incarnent, comme toutes les autres traditions, un point de repère menant même centre. Le bon sens veut que plus on se rapproche de l’origine, plus on touche à l’essentiel.

Les liens affectifs

Il est vrai que par les temps qui courent, de plus en plus de gens s’ouvrent à la Lumière, et comme d’habitude, ils ont de nombreuses questions auxquelles j’ai déjà répondu dans des articles mais ils voudraient déjà tout comprendre au bout du troisième article lu.

 

Je sais que, lorsque l’urgence est là, il est difficile de prendre le temps de lire, qui plus est, il est difficile aussi de discerner les écrits à lire et dans quel ordre, sans oublier de se poser la question si c’est du lard ou du cochon. Bref, rien n’est simple dès que l’urgence (et donc l’impatience) fait son apparition.

 

Je réponds donc aux emails de demandes que je reçois et, bien souvent, je ne fais que les renvoyer vers le blog parce que j’ai déjà écrit sur le sujet. Ensuite, je ne réponds plus aux commentaires car, bien souvent, cela revient à faire de même. Vous pouvez vous douter qu’à la longue, ça fatigue un peu d’avoir toujours les mêmes questions…

 

Néanmoins, je vais répondre à quelques-unes car j’ai remarqué que ce que je vis ou ai vécu m’est souvent demandé. Je comprends que cela puisse faire mieux comprendre ma vision des choses, et surtout aider certains à mieux s’identifier aux symptômes qui les habitent. Alors, commençons par les questions qui me viennent en tête au fur et à mesure que j’écris (et puis si vous avez des questions, laissez-les en commentaire et je me ferai un plaisir d’y répondre si je ne l’ai déjà fait)..

 

 

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Comment t’as vécu l’enfermement et la libération des liens affectifs ?

Ceci est une longue histoire qui s’est égrenée pendant 20 ans et qui commença aux alentours de mes 25-26 ans. C’est à cette époque que j’ai découvert combien les relations affectives réglaient ma vie, me faisaient et me défaisaient, me réjouissaient ou me décomposaient.

 

Ce fut une profonde révélation de comprendre, particulièrement les liens familiaux, qu’ils étaient comme des cordes invisibles qui s’enroulaient autour de moi et qui, de fait, me rendaient de plus en plus prisonnier de ce qui a été. C’était comme si des rangées de barbelés s’enroulaient autour de mon univers pour, au final, m’empêcher de découvrir qui j’étais.

 

A 19 ans et demie, j’ai d’abord commencé à prendre mon sac à dos et à me tirer le plus loin possible du milieu familial, de la France et du Français. J’ai donc appris à parler et à penser dans une autre langue qui me semblait assez familière et qui avait des airs de connu. C’était l’Anglais.

 

Ensuite, la seconde prise de conscience, et non des moindres, a été dans l’année qui a suivi mon premier mariage, qui a vu aussi la naissance de mon premier fils. C’est vraiment là que j’ai pu observer l’enfermement effectif des liens familiaux mais aussi du tissu socialo-administratif qui me freinaient lourdement dans mes envies d’être moi-même.

 

C’est alors que j’ai pris le taureau par les cornes et que j’annonçai les changements de règles à ma femme afin que nous puissions mutuellement suivre notre voie du cœur et non l’autoroute tracée d’avance par le monde. C’est donc à partir de cette époque que mon acuité à voir les liens affectifs enfermant s’est considérablement développée.

 

Ce n’est qu’à l’âge de 32 ans que j’ai finalement pu dépasser cet enfermement par un exercice réel vécu jusqu’au fond de mes tripes. En effet, je devais aller dans un pays en guerre où les chances d’un retour sain et sauf étaient, dirons-nous, pas à 100%. J’en ai donc profité pour faire l’exercice suivant, non pas en rêve ou en méditation, mais en le vivant réellement au quotidien.

 

J’ai commencé par faire mon testament puis à payer les pompes funèbres locales pour un rapatriement et incinération. Ce fut le premier pas. Ensuite, j’ai commencé à regarder chaque lien qui me reliait avec tous ceux avec qui j’avais eu des différents ou avec lesquels j’entretenais des relations peu propices pour accéder au Paradis.

 

J’ai donc eu soit un contact téléphonique, soit une rencontre au resto avec chacune des personnes pour leur exprimer mon envie de partir en paix dans l’autre monde. Ma grande surprise que ce soit de la part des plus « connards » que je haïssais ou de ceux de moindre importance, c’est que tous et sans exception ont fait preuve d’un amour et d’une compassion sans égal pour moi.

 

Oui, ce fut là la plus grande démonstration que chacun sur cette Terre est mu par l’Amour véritable et qu’il est toujours prêt à faire un pas afin d’annuler tout conflit avec toi lorsqu’il sait que tu vas passer de l’autre côté du voile. Le retournement est immédiat dès l’annonce.

 

Il est clair que ce n’est qu’en étant totalement dans ton cœur, en toute transparence et sincérité, que cela peut arriver. C’est ainsi que j’ai pu dénouer tous les nœuds bouffeurs d’énergie car, je vous le rappelle, un lien affectif est d’abord un lien qui vous affecte aussi bien en positif qu’en négatif.

 

Je fis ensuite la même chose avec ceux avec lesquels j’avais des liens affectueux réels et j’en arrivai donc en dernier à ma femme et à mes enfants (2 garçons qui avaient 6 et 8 ans alors). Ce ne fut pas simple de leur faire comprendre que papa allait partir pour ne jamais revenir et cela me prit 3 bons mois.

 

Ainsi, quand les portes de l’ascenseur se refermèrent la dernière fois sur leurs regards, je senti cette coupure matérielle mais en aucun cas une coupure avec eux. Ils étaient dans mon cœur comme s’ils étaient devenus comme une image du passé, comme un rêve, comme un morceau de film.

 

C’est alors, tandis que je prenais le métro, que j’ai découvert la vision du cœur qui va au-delà de celui de l’œil physique. Je pouvais voir l’amour des gens en direct, au-delà de leur fringues, de leur mutisme apparent. Chaque regard, chaque geste me parlait en direct. C’était totalement magique et, j’avouerai, hautement “nirvanesque” car c’est comme si la vraie réalité s’était découverte à mes yeux.

 

C’est donc à partir de ce moment-là que j’ai pu vivre, et donc comprendre, que nous n’étions que des anges en action jouant un rôle à travers un oubli de notre véritable nature. Il en découla comme un sentiment réel d’invulnérabilité qui fit que même les plus zélées des personnes de ce pays en guerre n’osèrent me toucher d’un poil. J’étais comme totalement immunisé contre la peur de mourir, la peur de regarder un autre être humain dans les yeux sans sourciller même s’il avait une arme à la main.

 

Depuis lors, j’ai découvert qu’en étant dans sa Présence, dans sa vérité du cœur intérieur, aucun humain aussi abruti, colérique ou fanatique soit-il, ne peut rien contre vous. C’est pas pour cela qu’il faut tenter le diable en allant là où ça chauffe. Tenter le “Seigneur” n’a jamais été un bon plan sauf pour ceux qui avaient une foi basée sur l’ego. Généralement, ils y passent…

 

Le côté positif de tout ça, c’est que votre regard sur tout n’est plus le même. Vos frères humains croient que vous continuez à les regarder comme eux vous regardent, mais ce n’est point du tout le cas car vous êtes devenu totalement conscient du lien que vous créez avec toutes les personnes que vous rencontrez.

 

Dit autrement, vous ne pouvez plus créer de liens négatifs du tout mais en plus, ceux qui sont “positifs” doivent rester neutres dans le sens où vous comprenez que dorénavant la dualité vous enchaînera à cet être. Ainsi, au lieu que cette personne par l’entremise de ce lien énergétique ne devienne une ancre, un truc qui vous alourdisse et qui vous enferme, elle  ne reste qu’un passager au bord de votre bateau.

 

Ainsi, elle peut rentrer et sortir du bateau selon ses envies car vous êtes en plein respect de ce qu’elle est, totalement. Les liens affectifs sont un poison quand ils sont possessifs. Quand il n’y a plus de possession, la présence de la personne fait du bien et donne une bonne énergie à la relation, mais en aucun cas vous ne pouvez compter sur elle pour être en équilibre, pour être en paix avec vous-même.

 

 

Se libérer des liens affectifs c’est d’abord et avant tout se libérer de l’aspect possessif de la relation. Cela ne veut pas dire qu’il faille couper les ponts. Ça, c’est l’ego qui préfère agiter la séparation quand il n’y a plus rien à sucer. Soyons clair, si vous avez besoin de l’autre (de vos enfants, parents, amis,…) pour vivre et sentir que vous existez c’est qu’il y a un problème quelque part…

 

L’UN nous a fait complet et autonome mais cela ne veut pas dire pour autant être seul et coupé de tous. Non, l’UN a besoin de toutes ses cellules pour conserver son corps. En effet, imaginez un peu que chacune de vos cellules se la joue solo et veut vivre en ermite ? C’est impossible, sinon elle mourrait très vite car plus personne ne participerait à la vie collective.

 

Il ne faut donc pas confondre vivre en syntonie et en harmonie avec tous les autres et son emprisonnement obligatoire. La liberté n’existe vraiment que lorsque plus aucun lien n’est nécessaire pour être ce que vous êtes. Ainsi, tant que vous croyez que vous avez besoin d’untel ou d’unetelle pour vivre ou survivre, vous ne faites qu’affirmer haut et fort que l’UN ne vous a pas donné les moyens d’être autonome.

 

L’autonomie ce n’est pas marcher seul. C’est seulement marcher avec les autres sans créer aucune chaîne d’asservissement. C’est laisser la totale liberté aux autres de répondre à leurs impulsions intérieures avec un total respect de leur unicité. Quand cela est vécu par tous les membres d’une famille, je peux vous affirmer que l’amour qui les relie est au-delà de l’espace et du temps.

 

Ainsi comme vous pouvez le voir, il n’est pas possible de copier l’expérience d’une personne afin d’atteindre le même objectif. Il ne tient qu’à vous-même de suivre vos impulsions et c’est là que vous découvrirez tous les liens qui vous empêchent d’être vous-même. En clair, ce sont ceux qui vous disent “je t’aime” qui sont en fait les chaines les plus costaudes à votre avancement (surtout ceux qui le disent un peu trop souvent !).

 

 

Oui, posez-vous la question du pourquoi une personne se sent obligé de vous dire “je t’aime” et vous verrez que ce n’est qu’un ego qui veut s’assurer qu’il pourra compter sur l’alimentation énergétique que vous lui fournissez. Prenez du recul avant de hurler au loup car c’est la stricte vérité.


 

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En effet, le véritable amour n’a point besoin d’être entendu par les oreilles car il est automatiquement reçu par le cœur. Quand un cœur vibre et que l’autre rentre en résonance, tout est dit et même plus. Par contre, si vous souhaitez l’entendre dire cela indique que votre ego s’inquiète et commence à douter de ses approvisionnements.

 

L’amour humain, l’amour affectif et émotionnel, est une caricature du véritable amour qui construit, qui unifie et rend invulnérable. L’amour humain n’est qu’un dérivé affirmant haut et fort que chaque personne ne peut être en contact avec son Soi supérieur. Qu’il ne peut être autonome et suffisant pour s’épanouir et découvrir la puissance de la véritable lumière du cœur.

 

Oui, ceux qui disent que l’amour humain est la vie n’ont tout simplement  pas encore pris conscience de leur capacité à être ce qu’ils sont sans pour cela emprisonner les autres dans leurs demandes inconscientes basées sur la peur d’être seul(e) et pas aimé(e). Vouloir être aimé(e) et accepté(e) dénote tout simplement le manque réel de connexion avec son cœur, avec sa petite voix et d’être, de fait, coincé dans un cœur “mentalisé”.

 

Point besoin d’ergoter et de tergiverser car nous avons tous vécu ce manque d’amour, et au lieu de nous tourner vers notre intériorité nous avons suivi la meute, le troupeau de moutons, qui croit encore que c’est à l’extérieur que l’on trouvera notre bonheur.

 

Je puis vous assurer que si vous vous aimez vous-même suffisamment, votre cœur sera si rempli du véritable amour qu’automatiquement les autres viendront taper à votre porte pour en avoir un peu. C’est alors que vous prendrez conscience des liens énergétiques que vous créez dans les liens affectifs. Accepterez-vous de vous faire piller au nom de l’amour humain ou préféreriez-vous plutôt donner tout en sachant que vous n’attendez rien en retour ?

 

La conscience même de savoir que vous êtes une cellule d’un corps immense qui s’appelle La Source vous amènera automatiquement à comprendre que c’est dans le don véritable et non le pillage autorisé que vous prendrez possession de votre véritable identité : celle d’être un ange incarné et non un mendiant de l’énergie d’amour…

Laurent Dureau – Blog – http://4d5d.fr – L’Aventure 2012


 

 

Les influences

Extraits de “Règles d’or pour la vie quotidienne” – Omraam Mikhaël Aïvanhov


Notre influence sur les humains et sur toute la création

Les humains sont rarement attentifs aux effets positifs ou négatifs des états dans lesquels ils se trouvent. Même avec les êtres qu’ils aiment, ils se montrent négligents, désinvoltes. C’est quand un homme est chagriné et malheureux qu’il va rendre visite à sa bien-aimée et l’embrasser pour se consoler ; dans ses baisers, il lui donne son chagrin, son découragement, mais ça lui est égal, il n’y fait même pas attention. Et combien de parents font la même chose avec leurs enfants ! Les hommes, les femmes font sans cesse des échanges entre eux, et que sont ces échanges ? Dieu seul le sait, ou plutôt ce sont les diables qui le savent !

Quand vous vous sentez irrité, nerveux ou mal disposé, ne touchez pas les autres, surtout les enfants, et ne leur donnez rien non plus, parce qu’avec votre colère et vos mauvaises dispositions, vous les entraînez dans le côté négatif. Et même, quand vous devez préparer un repas, veillez aussi à ne pas le faire dans n’importe quel état, sachant que vos pensées, vos sentiments imprégneront la nourriture que votre famille ou vos amis vont absorber. Apprenez à être attentif à tout ce que vous faites en développant votre conscience et votre sensibilité.

Il ne faut jamais oublier que vos états intérieurs ne vous concernent pas uniquement vous-même, mais qu’ils influencent aussi les autres. Même si vous ne le sentez pas très clairement, vous êtes en liaison avec tous les membres de votre famille et de la société, et quand vous progressez, toutes les richesses et les lumières que vous recevez se reflètent sur ces personnes auxquelles vous êtes lié. A cause de votre avancement, elles avancent aussi. Peut-être ne s’en aperçoivent-elles pas, mais le Ciel voit qu’elles progressent à cause de vous.  Et c’est la même chose si vous commencez à vous assombrir, à péricliter : votre famille et la société, qui sont liées à vous, subissent à cause de vous des influences néfastes. C’est ainsi qu’on entraîne les êtres vers le Ciel ou vers l’Enfer. Eh oui, on est responsable.


Nous sommes libres d’accepter ou de refuser les influences

Sachez qu’il dépend toujours de vous d’accepter une influence. Même les esprits du mal n’ont aucun pouvoir sur vous si vous vous fermez à eux. Evidemment, si vous n’avez pas de discernement, si vous ne savez pas vous protéger, si vous ne prenez pas de précautions, ils peuvent vous entraîner vers l‘Enfer. Ils savent comment ils doivent vous tenter par toutes sortes d’appâts, et si vous marchez, si vous avalez l’hameçon, vous êtes dans le filet, et après, doucement, ils vous conduisent à votre perte. Dieu leur a donné ce pouvoir, mais seulement si vous êtes faible, si vous n’êtes pas éclairé. Mais si vous refusez de vous laisser attirer dans la direction où ils veulent vous conduire et que vous vous placez sous l’influence des esprits lumineux, vous leur échappez, ils n’ont aucun pouvoir sur vous.

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Se purifier de tout ce qui peut nourrir les indésirables

Si vous laissez traîner chez vous des restes de nourriture, très vite toutes sortes de bestioles, mouches, guêpes, fourmis, souris, etc., arrivent pour s’en nourrir. La saleté les attire. Pour les faire disparaître, il faut nettoyer. Sinon, rien à faire. Essayer de les chasser ou de les tuer ne suffit pas pour vous en débarrasser : tant que vous laissez traîner des déchets, vous avez des bestioles, parce qu’il en arrive toujours d’autres. Pour les chasser définitivement, nettoyez, elles s’en iront chercher leur nourriture ailleurs.

De la même façon, vous devez aussi savoir que si vous acceptez et conservez en vous certains sentiments, désirs ou pensées qui ne sont ni lumineux  ni purs, tout de suite arrivent des entités ténébreuses qui aiment ces impuretés, et vous êtes harcelé, tourmenté. Quoique vous fassiez, tant que vous conservez en vous des éléments qui fermentent, qui pourrissent, vous serez la proie de ces indésirables. Pour vous en débarrasser, il faut surveiller vos pensées et vos sentiments, travailler sur eux afin de les purifier et de les transformer en une nourriture délectable pour les esprits célestes.