LA MAÎTRISE TANTRIQUE

extrait du site de Claudine Pinet

Une des clefs du grand secret :
La maîtrise tantrique

 

 

La sexualité :

La sexualité est le plus souvent l’objet d’une très forte attirance car c’est l’un des moteurs les plus puissant dont nous disposions, et à la fois un sujet un peu « tabou », car celle-ci peut nous ramener à notre source, à notre origine, avec tout le mystère que cela comporte et la crainte que cela peut nous inspirer.

La sexualité nous met face à ce que nous sommes vraiment, sans possibilité réelle de nous cacher comme nous pouvons le faire dans la vie « au quotidien ». Dans l’acte amoureux nous nous dénudons, nous prenons un risque, celui de nous découvrir au-delà des limites de ce que nous croyons connaître de nous-mêmes dans notre univers sage et rationnel.

Le désir sexuel peut entraîner l’être dans les passions les plus absolues et les moins maîtrisables, conduisant parfois jusqu’à la mort par assassinats ou suicides, le désir étant descendu dans le niveau de la dévoration et de la volonté de posséder totalement l’objet de son « amour ».

Ce même désir peut aussi conduire les êtres humains sur les cimes les plus sublimes d’un amour qui les fait devenir meilleurs.

L’acte sexuel a la capacité de mettre en action des forces qui nous dépassent et dont nous devenons le canal. Les forces qui s’unissent alors en nous sont à la fois issues de forces telluriques sous-jacentes à notre corps et à des forces cosmiques.

Si la personne qui est le siège de ces courants d’énergie de forte intensité a la capacité de maîtriser la canalisation de ce feu vital à l’intérieur de son propre corps sans déperdition d’énergie extérieure, une transmutation de son énergie sexuelle peut avoir lieu.

Le sexe est un lieu « double » : par lui nous donnons corps à des enfants et par lui nous générons des processus de subtilisation de notre propre corps.

* L’énergie sexuelle féminine, moteur d’élévation: 

La femme est une grande magicienne : elle possède une force de transformation dont elle n’est pas toujours très consciente, celle d’élever les énergies lourdes pour en faire des énergies subtiles.

C’est la contrepartie d’une autre force qui existe également à l’intérieur d’elle, et ne maîtrise que rarement : une force de destruction. Le sexe de la femme est le point de convergence de ces deux forces.

Au niveau archétypique il existe dans l’univers différents types de forces : La force émanatrice-créatrice du Père La force cohésive-conservatrice du fils La force transformatrice-destructrice de la Mère.

Si l’on regarde notre corps il y a les pieds, le sexe, le coeur, la tête qui correspondent à la force d’enracinement, la force du désir, la force d’amour, la force de l’esprit. Pour pouvoir utiliser notre force vitale, il faut simultanément travailler à purifier et canaliser les autres forces qui résident en nous afin que l’énergie sexuelle puisse s’élever au travers du corps sans rencontrer d’obstacle qui la dévie.

– Au niveau de l’enracinement dans le corps physique un régime végétarien, sans alcool, tabac, drogue, excitants etc… permet au corps d’être plus léger.

– Une transmutation, une purification par l’émergence à la lumière de notre conscience des sentiments les plus « profonds » de notre nature fait partie du chemin.

 

– Nos neurones doivent se réveillent (nous n’en utilisons que 10 %), dégager notre mental des conditionnements inconscient qui nous entravent, permettre au cerveau droit d’être actif au même titre que le cerveau gauche, etc… Le mental doit avoir la possibilité lorsque cela est nécessaire, de devenir un lac tranquille, afin que l’esprit puisse venir s’y refléter lorsque nous méditons.

* La frigidité :

Une femme frigide est une femme qui n’arrive pas à éveiller le feu de sa vitalité, en général parce que les énergies qui sont dans son corps sont trop compactes, trop comprimées, trop condensées, trop éclatées ou trop lointaines par rapport à sa capacité de transmutation. Celle-ci doit en premier lieu travailler sur elle-même pour s’alléger, peut-être pour se démélanger des influences qui l’alourdissent.

* L’orgasme :

Beaucoup de femmes arrivent à atteindre des orgasmes, seules ou avec un partenaire. Lorsque la vitalité de la femme a pu s’éveiller, le plaisir atteint une sorte de sommet culminant au cours duquel se déclenche une série de réactions spontanées des organes du corps (spasmes de jouissance suivis de profond bien-être) et parfois du psychisme conduisant à des sentiments d’amour et de béatitude intense. Néanmoins, cette série de réactions reste généralement à l’intérieur du corps physique et du psychisme .

* Le paroxysme

La femme peut pressentir qu’au-delà de ce plaisir et de cet amour peut encore exister quelque chose d’autre, qui touche à un niveau beaucoup plus essentiel.

Au lieu de n’atteindre que des orgasmes, il est possible de canaliser son feu vital à l’intérieur de soi même de façon à atteindre des « paroxysmes » qui progressivement permettent d’atteindre des niveaux liés à une surconscience…

Ce qu’il y a en nous de plus profond contient une énergie très précieuse, comme une source pure. Cette sorte de radicelle de nous-mêmes est souvent engloutie dans l’obscurité, sous des tonnes de souffrance, de compressions, d’inconscience, de haine, etc.

L’atteinte de paroxysme permet de créer une extraction de cette partie fragile de nous même hors de la gravitation.

Pour atteindre le paroxysme, il faut pénétrer consciemment dans les strates les plus lointaines de sa racine tout en éveillant son énergie vitale, et en intégrer une quintessence. Il faut alors canaliser et élever cette pure énergie au travers de ses chakras sans l’extérioriser. Lorsque les forces en présence sont maîtrisées, un courant d’énergie très intense et subtil peut pénétrer à l’intérieur de son corps par le sommet de sa tête, et descendre jusqu’au sexe. En une sorte d’éclair l’énergie sexuelle instantanément libérée se transmue et s’élève en traversant son corps et sa tête comme une flèche.

L’atteinte de paroxysme est un processus simple et naturel à partir du moment où l’on mène sa vie dans des niveaux vibratoires suffisamment élevés, contrairement à ce que l’on peut parfois lire dans certains livres qui compliquent beaucoup les choses. Je pense que si j’avais lu ces livres avant d’atteindre le paroxysme, je n’y serais jamais arrivée…. en effet parfois il est demandé de se concentrer dans une dizaine d’endroits à la fois, de respirer comme ci et pas comme ça, de tourner les yeux de telle façon, la langue de telle autre, etc….

L’atteinte de paroxysme est lié à notre possibilité d’intériorisation, de verticalisation de nos désirs, nos sentiments, nos pensées, à la maîtrise et la canalisation de nos pulsions animales, a la création constante d’un axe intérieur.

C’est quelque chose que l’on découvre en permanence car nous ne sommes pas aujourd’hui la même qu’hier ni que demain.

C’est un art, on joue sur les fibres les plus délicates du corps et de l’âme et de l’esprit. C’est pourquoi il faut de la concentration et de transparence pour que le corps puisse réponde simultanément aux impulses et aux suscitations de notre instinct et de notre esprit .

Il n’y a pas de recette miracle pour y arriver. Le paroxysme est un processus qui ne dépend pas uniquement de notre volonté mais aussi du rapport que nous sommes capables d’établir avec les mondes invisibles, de la présence que nous pouvons maintenir aussi bien dans des mondes inconscients que dans des mondes surconscients. C’est la continuité entre ces extrêmes qui génère une circulation des énergies dans notre corps.

* Comment s’effectue le passage entre l’orgasme et le paroxysme?

La différence entre orgasme et paroxysme vient principalement de l’axe de canalisation des énergies que l’on a su créer à l’intérieur de soi.

Au lieu de laisser les ondes de plaisir se diffuser et se dilater, il est possible de resserrer ces énergies et de les faire pénétrer dans son corps « intérieur » ou elles s’élèveront à l’intérieur des chakras.

L’éclair qui nous traverse lors de l’atteinte d’un paroxysme nous transforme, comme si le niveau vibratoire des cellules de notre corps s’élève, modifiant notre niveau de conscience.

La canalisation de l’énergie à l’intérieur des chakras s’effectue si nous réussissons à resserrer notre tendance à l’extériorisation : dans un vase large, l’eau ne monte pas haut, dans un vase étroit, pour un même volume d’eau, celle-ci montera très haut. De même pour un jet d’eau, si la pression est forte, le jet jaillira très haut…

Alors, comment procéder à ce resserrement ? Cela peut s’effectuer en partie par la méditation, la visualisation d’ un axe interne, par des exercices de yoga pour dissoudre les noeuds, les blocages et les tensions qui sont dans notre corps, par des exercices de concentration sur certains centres énergétiques, et principalement par une présence constante à l’intérieur de soi-même.

Ces processus initiatiques touchent au fondement de l’être et donc peuvent être dangereux si les personnes ne se préparent pas très progressivement. L’essentiel est de toujours veiller à garder un grand équilibre intérieur.

Pour créer une ligne de transmutation à l’intérieur de soi, il est préférable de se concentrer sur un axe situé sur le devant du corps, lié au futur, plutôt que dans le dos, lié à notre passé parfois trop lourd.

La respiration joue un grand rôle dans la canalisation des énergies. Il faut surtout se laisser guider intérieurement, la respiration est une conséquence d’autre chose, parfois ample et lente, parfois très rapide, comme un feu…

* Paroxysmes énergétiques :

Une femme tantrique d’un niveau avancé peut atteindre des paroxysmes d’une façon purement interne et énergétique, par simple concentration, sans qu’aucune action ne soit menée sur le corps physique.

Elle peut atteindre, par son intensité de conscience, des paroxysmes au niveau de la tête, du coeur, du sexe, ou d’autres parties de son corps.

Progressivement, grâce à ces circulation d’énergie, certaines zones du cerveau généralement inactives se remettent en fonctionnement, les neurones bridés recommencent à s’éveiller. Le plus grand organe sexuel est le cerveau….

* Contrôle de l’éjaculation chez les hommes 
et bienfaits de telles pratiques :

Dans le tantrisme, tradition initiatique liée au bouddhisme qui repose sur la maîtrise de l’énergie sexuelle dans le but d’atteindre l’illumination, depuis des milliers d’années les femmes tantriques atteignent des paroxysmes, et les hommes pratiquent l’injaculation.

Il en est de même chez les taoïstes. Les hommes qui pratiquent l’injaculation, n’extériorisent pas leur plaisir sous la forme du sperme, ils contiennent et réintériorisent leur énergie sexuelle, ils la transmue en la faisant s’élever vers leur coeur et leur tête.

Les femmes tantriques arrivent à contrôler leur règles, car les règles sont la conséquence d’un processus féminin inconscient lié à la gravitation. C’est une fonction biologique qu’il est possible de maîtriser si l’on réaxe toute son énergie dans un sens ascensionnel.

* Initiations traditionnelles, présence de guides spirituels :

De tout temps la force d’élévation de l’énergie sexuelle a été bien connue des initiés. Sous les directives d’un guide spirituel, l’être le plus élevé intérieurement, ceux-ci participaient à des transferts d’énergie sexuelle dans de grands cercles opérationnels composés d’hommes et de femmes ayant atteint un certain niveau de maîtrise et d’évolution, s’étant parfois consacrés à une vie ascétique.

La présence du guide centralisateur permettait d’ouvrir une porte sur d’autres continuums d’énergie-conscience pour l’ensemble des êtres. Ces rituels opérationnels et sacrés raccordaient non seulement les participants à une source divine, mais par résonance oeuvraient pour le raccordement de l’humanité entière à une dimension supérieure en décomprimant des systèmes d’énergie profondément prisonniers sous terre, que les autres humains ne savaient pas libérer.

Ces pratiques ont eu lieu sur tous les continents à diverses époques, par exemple chez les africains, les indiens, les mayas, les égyptiens, etc. Chez nous les druides connaissaient bien tous ces processus, mais à l’heure actuelle, la civilisation moderne occidentale a perdu presque toute notion du sacré et les morales religieuses ont fini par mettre au banc de l’exclusion tous ces processus initiatiques.

N’est il pas dit : « qui veut faire l’ange doit faire la bête », et aussi parmi les douze travaux d’hercule, n’est-il pas dit qu’il faut « nettoyer les écuries d’Augias »…. Il faut apprendre à « chevaucher le tigre » de la vitalité, et grâce au feu de sa vie, éclairer et purifier les parties sombres et inconscientes de soi même. Si l’on veut atteindre des niveaux de conscience plus élevés il faut aussi, au fur et à mesure ou l’on se dirige vers des dimensions plus immatérielles, travailler sur son ombre .

Quelque chose d’inconnu…

Parfois, à la suite d’un réel travail de transformation sur ce qu’il y a de plus profond, de plus enraciné en nous, quelque chose que nous n’attendions pas se manifeste, léger, immatériel, et modifie nos vies. Je ne connais pas les mots pour décrire cela, peut-être, juste, c’est comme si quelque chose descendait en nous, une sorte de grâce…

Cette révélation si imprévue et si simple a des conséquences déterminantes pour le futur de l’être.

Certains, touchés par cette  » grâce  » peuvent décider d’avancer plus en direction de la rencontre avec cet invisible eux-mêmes, et consacrent toute leur vie à garder le contact avec cette présence .

Quelque chose en nous est un oiseau libre qui s’envole vers le futur, et quelque chose reste à terre qui ne peut décoller, attaché à ses peurs, au poids du passé… Parfois au cours du temps les êtres s’arrêtent en chemin, mais d’autres viennent donner vie à leur tour au rêve…

Une sorte de mémoire d’autres temps peut revenir, donnant la force de continuer à avancer, même dans les moments difficiles… 

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