Le sens du Végétarisme

Le Sens du Végétarisme
Conférence du 26 janvier 1946
de
Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900-1986)

“Aujourd’hui, je ne parle qu’à ceux qui veulent évoluer le plus vite et merveilleusement possible sur le chemin de la vie. Cette question du végétarisme ne concerne pas les autres qui peuvent penser et vivre comme ils veulent et aller où il leur plaira. Mais je prie ceux qui veulent vraiment évoluer dans la vie de m’écouter attentivement.

Il y a deux classes d’êtres: celle des carnivores et celle des herbivores. Plus tard, il y aura davantage de frugivores que d’herbivores. La majorité des gens ne se rendent pas compte que ce qu’on mange et introduit dans l’organisme joue un rôle dans tous les domaines ; cela agit sur tous les centres, les cellules, les organes du corps, des plus grossiers jusqu’aux plus subtils.

On pense qu’il est sans importance de manger n’importe quoi et que cela ne nous empêchera pas de nous classer parmi les plus grands philosophes ou les hommes les plus purs. Vous allez voir si cette croyance est vraie. Je vous demande d’avance de ne pas m’en vouloir si, après la conférence, beaucoup d’entre vous sont dégoûtés de la viande. Qu’ils ne me le reprochent pas. À Lausanne, après m’avoir entendu, presque tous sont devenus végétariens. Certains ont même définitivement fermé leur boucherie.

Si je vous présente donc aujourd’hui des images très claires et compréhensibles de tous les dangers et dégâts occasionnés par la nutrition carnée, vous me le pardonnerez car, après cela, vous ne pourrez plus manger de viande. Je ne vous suggestionne pas. Vous jugerez par vous-mêmes.

Tout d’abord, entrons dans un parc zoologique et regardons les animaux qui mangent de la viande et ceux qui n’en mangent pas. Promenons-nous, observons-les. Que constatons-nous ? Les enfants peuvent vous le dire et vous le savez, mais vous n’y prêtez pas une grande attention. Vous verrez que les carnivores sont inquiets et qu’ils sont sans cesse dans un état d’agitation qui les pousse à marcher de long en large. Ils répandent une odeur que vous ne pouvez supporter. Ils manifestent une humeur hostile envers les hommes. Leurs yeux jettent une lueur mauvaise. Ils mangent avec rapidité et gloutonnerie, se jetant sur la nourriture et regardant à gauche et à droite avec soupçon. Les herbivores, eux, sont tranquilles, leur odeur n’est pas désagréable. Quand ils mangent, c’est tranquillement. Ils sont doux.

Vous dites : “Est-ce tout ?” Oui, mais c’est de ces petits détails que sortiront de grandes choses. Pourquoi les uns sont-ils cruels, se jettent-ils sur leurs victimes avec colère et haine et ne peuvent être apprivoisés, alors que les autres sont tout à fait différents ? C’est la nourriture qui les rend ainsi… La viande qu’absorbent les carnivores les pousse à avoir cette cruauté.

Maintenant, étudions un peu la nourriture. Nous arriverons à éclaircir cette question de tous les points de vue. Que représentent la viande, les fruits ou l’herbe ? Beaucoup parmi vous se posent les questions suivantes : si on tue les animaux pour les manger, ils souffrent, mais quand on arrache les herbes, souffrent-elles aussi ? Et si on ne tue pas les animaux, ne deviendront-ils pas tellement nombreux qu’ils envahiront la Terre et ne laisseront pas de place à l’humanité ? Tout s’éclaircira.

Qu’est en réalité la nourriture qu’on met dans l’organisme si on la considère d’un autre point de vue ? C’est une antenne… Quels qu’ils soient, chaque atome et molécule absorbés nous lient avec certaines longueurs d’onde, avec certaines vibrations et entités. C’est cette question que connaissent tous les Initiés, les Mages et les Maîtres. Lorsque ceux-ci doivent guérir quelqu’un ou le mettre en état de transe ou de clairvoyance, ils donnent au patient quelque chose à manger ou à boire. Ils savent en effet que chaque nourriture est semblable à une antenne qui nous met en relation avec certaines régions de l’univers.

Étudions la viande. Sa consommation laisse beaucoup de déchets, de poisons, de toxines en nous. Elle nécessite une dépense d’énergie considérable pour absorber le peu de force vitale qu’elle contient. Tous ces poisons et déchets compliquent l’organisme à tous points de vue. Les maladies qui surviennent sont dues à ces impuretés qui restent dans les intestins et dans tout l’organisme. Nous avons déjà parlé de cette question dans la conférence intitulée “La Pureté”. La viande ne possède pas de force subtile en elle, contrairement à l’herbe ou aux fruits qui sont exposés aux rayons du soleil. La véritable énergie absorbée, c’est la lumière céleste, condensée dans les fruits et les légumes. Quand nous mangeons de la viande, nous trouvons à peine en elle un peu de cette lumière que les animaux qui mangent l’herbe accumulent.

Les Initiés ne veulent pas passer par un chemin aussi difficile et aux résultats si moindres pour avoir un peu de cette lumière solaire, ils la prennent directement dans les fruits, dans les légumes. La science occulte nous dit que les fruits sont la plus grande et la plus pure condensation de la lumière du soleil.

D’un autre point de vue, combien réfléchissent à ce que ressentent les animaux lorsqu’on les mène à l’abattoir ?
Quelle frayeur, quels sentiments négatifs les agitent et les troublent ! Ils ne peuvent pas parler, mais tout ce qui se passe en eux agit sur leurs glandes. Ils ont la même structure que l’homme ; ils sont sensibles, intelligents, et parfois même plus que l’homme, et il se produit toujours un désordre dans le fonctionnement de leur organisme quand ils sentent qu’on va les tuer. Leurs glandes sécrètent des sucs perturbés qui envahissent le sang qui est ainsi empoisonné à son tour. Ces toxines que la science ne connaît pas encore (26 janvier 1946), ce poison, les Initiés l’ont étudié. Il est néfaste et ne peut disparaître par la cuisson ou le lavage de la viande. Si on mange de la viande, il agit dans l’organisme humain. Les sentiments que l’animal émet au moment de sa mort imprègnent tellement les atomes et les molécules de sa chair que, lorsqu’on mange sa viande, elle influence les corps éthériques, astral (sentiments) et mental (pensées) de l’homme. Ainsi, on devient de plus en plus semblable aux animaux.

Vous pouvez tuer une poule, une brebis, mais vous êtes obligés ensuite de payer pour son évolution. De quelle façon ? L’âme qui avait encore besoin d’évoluer dans ce corps physique que vous tuez viendra s’installer en vous et vous serez obligé de la nourrir, de vous occuper d’elle, de la faire évoluer. Peu de personnes le croiront, car elles ignorent qu’il y a d’autres régions que les régions physiques, qui sont peuplées par les âmes des animaux.

Ceux qui tuent les animaux pour les manger ont ensuite une grande dette à payer. Les âmes des animaux viendront en eux avec le droit de s’y installer et elles diront : « Nous venons en vous, faites-nous évoluer, car vous ne pouvez entraver notre évolution ! » Ainsi, ces hommes seront intérieurement entourés d’âmes animales. Ils les porteront et les nourriront. Ces âmes animales pousseront des soupirs en eux, si bien qu’ils auront un lourd fardeau à porter. Ne vous étonnez donc pas que certains de vos amis et de vos ennemis soient remplis d’âmes animales. Vous le voyez et vous le sentez quand ils se trouvent dans des tempêtes furieuses. À ce moment-là, ils sont des animaux ; ce ne sont pas encore des hommes. L’homme véritable ne connaîtra pas tout cela. Tout ce que vous aimez croire et dénommer « humain » ne l’est pas encore. L’homme n’est pas encore venu sur Terre. C’est encore le royaume des animaux qui se manifeste à travers l’humanité. Quand l’homme se manifestera on verra qu’il est l’image de Dieu. Alors, des événements splendides se produiront.

Actuellement, les hommes sont des animaux qui se mangent entre eux, se volent, se pillent et se tuent. Ce ne sont pas des animaux herbivores, mais des carnivores, des fauves. Dans le royaume des animaux, il n’y a pas beaucoup de joie ni d’esthétique. Plus un être y est plantureux et stupide, plus la foule veut être avec lui. Cette humanité animale n’a pas beaucoup de goût. Si vous étudiez ses mœurs de près, vous vous étonnez que les gens puissent encore s’aimer. C’est le royaume des animaux. Les hommes arrivent à peine maintenant sur Terre. Je parle collectivement car, individuellement, il y a eu des hommes véritables qui vivaient, pensaient et agissaient autrement que la masse. C’étaient des hommes à l’image de Dieu ; ils reflétaient la beauté, la bonté et la douceur. Ce n’étaient pas des fauves. Ils ne disaient pas que la vie est ainsi faite et qu’il est normal d’être cruel. Non. Ils réflétaient l’image de Dieu.

Vous dites qu’il faut manger de la viande pour développer ses muscles et devenir solide. Croyez-vous vraiment qu’on doive dire à la vache de boire du lait pour qu’elle puisse en avoir ? Comment la vache prépare-t-elle une nourriture si puissante en ne mangeant que de l’herbe ? Comment a-t-elle pu la fabriquer ? D’où cela est-il sorti ? En utilisant votre logique, il faut dire qu’elle doit boire du lait pour en donner. Mais, la vache possède une autre logique que la vôtre.

Manger de la viande, est-ce esthétique ? Est-ce beau à voir, ces morceaux informes et dégoutants qui remplissent l’assiette, que l’on absorbe tout en parlant affaires ou politique? Je ne vois là aucune poésie. C’est une poésie qui ressemble aux saucisses. Je vais plus loin. Tous ceux qui mangent du boudin finissent par lui ressembler. Est-ce joli ? Quelle idée de choisir un tel modèle ! Beaucoup de femmes s’imaginent qu’elles acquerront la beauté en mangeant de la viande. Certaines vont même jusqu’a s’appliquer des biftecks saignant sur les joues pendant la nuit, alors que le pauvre mari attend patiemment que sa femme devienne jolie. Comment la beauté peut-elle provenir de la laideur ? Quand je vois une jolie fille manger de la viande, sa beauté diminue à mes yeux car elle se nourrit d’aliments inesthétiques.

Considérez les fruits et les légumes. Quelle beauté est la leur ! Regardez par exemple une belle feuille verte de salade, la véritable poésie s’y trouve. Et que dire aussi des fraises, des oranges, des pamplemousses et de tous les autres fruits !

Comment reconnaître la qualité d’une nourriture ? Il existe plusieurs méthodes pour la déterminer. Le critère que je vous donne là est parmi les meilleurs ; la matière d’une nourriture de bonne qualité résiste longtemps à l’atmosphère ; si elle se gâte facilement, sachez qu’elle n’est pas de bonne qualité. Ainsi, prenez de la viande, gardez-la vingt-quatre heures à l’air (les hommes sont malins, ils ont inventé les réfrigérateurs), vous verrez quel aspect elle aura et quels insectes se mettent à y pulluler. La viande se putréfie en dégageant des gaz, ce qui prouve que sa matière n’est pas parfaite. La même chose se produit dans l’estomac. C’est pourquoi ceux qui mangent de la viande ont une odeur de fauve.

Une question très importante pour ceux qui veulent se marier, c’est précisément celle de l’odeur. L’odeur désagréable est la cause de nombreux divorces. Les gens ne le disent pas, mais c’est ainsi. Les gens mariés qui ont mangé de l’ail ne le supportent que si tous les deux en ont mangé. De même, un herbivore souffre d’avoir épousé un carnivore. Les fruits, les légumes résistent longtemps, ce qui prouve que leur matière est pure. C’est de l’or qui ne s’oxyde pas, de la lumière céleste.

Comment les animaux savent-ils discerner les végétariens des hommes qui mangent de la viande ? Vous avez peut-être lu des récits de voyage aux Indes. On y lit que des Initiés méditent assis dans les forêts, des jours entiers. Autour d’eux, les fauves (tigres, léopards, lions) se promènent et ne leur font aucun mal. Aucuns ne se jettent sur eux. Pourquoi ? Parce que ces yogis, ces saints respectent ces frères-animaux qui, en retour, les aiment ; ils les protègent et ne mangent pas leur chair. Aussi ne dégagent-ils pas cette odeur que les fauves perçoivent à des kilomètres. Les animaux sont donc avertis que cet homme est un grand frère qui ne mange pas les petits frères et ils sont si reconnaissants qu’ils le protègent et ne l’attaquent pas. Mais quand ils sentent que quelqu’un mange les leurs, ils savent en faire autant.

Voilà qui explique beaucoup. Transposez cela dans le plan astral (sentiments). Vous verrez que celui qui mange la chair des animaux est mangé par des animaux dans le plan astral. Chaque jours, il est inquiet, rongé de soucis. D’où viennent les souffrances terribles que traverse l’humanité actuellement ? Savez-vous qu’on devient plus nerveux, plus irritable, quand on mange de la viande ? On ne supporte ni un regard, ni un mot. Une simple parole peut briser une amitié. On le paie ensuite toute la vie. Cette nervosité, cette irascibilité sont nourries par la viande. C’est la viande qui pousse les hommes à être ainsi. Si vous me dites : « Frère Michaël, observez que les gens qui mangent de la viande supportent mieux certaines difficultés dans la vie ; ils sont plus résistants, plus combatifs, plus tenaces, plus actifs. » Oui, c’est vrai. Mais il y a des explications à ce sujet. Si vous faites une comparaison entre carnivores et herbivores, qu’observez-vous ? Vous constatez que les carnivores sont beaucoup plus actifs, plus énergiques, qu’ils savent défendre leurs intérêts avec leurs dents, leurs ongles et leurs griffes. Se quereller, discuter, ne les fatigue pas énormément. En revanche, les herbivores ont besoin de paix, d’harmonie, de douceur et ils étouffent au milieu du désordre et de la discorde. Là où les carnivores sont bien armés, les autres doivent fuir. Tous ceux qui tirent des conclusions erronées disent que les premiers sont mieux armés pour la vie. C’est vrai. Mais quelle vie ? Pour la vie animale.

Un végétarien ne peut dormir sous les ponts comme les clochards. Il est frileux. Nous touchons là à une autre question : ceux qui étudient le sujet constatent que ceux qui mangent de la viande ont une certaine qualité de chaleur qui leur permet de mieux résister au froid. Il y a deux sortes de chaleur et de froid. Dans l’une de ces chaleurs, une grande vitalité et toutes les passions s’éveillent. Quand on s’est bien régalé avec des saucisses, du jambon, la chaleur augmente et il faut étouffer le feu en buvant abondamment. En fait, c’est de l’huile jetée sur le feu, sous forme de vin. Plus on arrose l’incendie, plus on devient chaud. Bientôt, cette chaleur commence à gagner d’autres régions. Voilà comment l’homme qui a mangé de la viande a d’abord besoin de boire, puis ensuite d’autre chose que je n’ose pas dire… Après je ne sais pas pourquoi – pour se calmer, pour étouffer le feu, il doit fumer. Au contraire, ceux qui n’ont pas mangé de viande n’ont rien en eux qui les excite. La viande est liée à des esprits qui appellent leurs amis. L’histoire ne nous dit pas les conséquences désastreuses qui en découlent et la nécessité de consacrer toute une existence pour réparer les dégâts.

Ceux qui mangent des fruits et des légumes sont de plus en plus à l’abri de toutes ces tentations et de cette chaleur néfaste. Ils sont peut-être plus frileux, mais ils possèdent une chaleur d’un autre ordre. Ils sont frileux, mais ils peuvent incendier le monde. Ils sont froids, mais ils réchauffent tous les cœurs, toutes les âmes. Les autres sont chauds, mais partout où ils vont, c’est le froid. Ils font des bêtises et les autres se refroidissent à leur contact. On n’a pas encore étudié la vraie chaleur. Il existe une chaleur maladive. Vous ne savez pas encore différencier les deux chaleurs. Quand je touche la main de quelqu’un, je peux vous dire à quelle catégorie appartient la chaleur de son corps, si c’est la chaleur normale, saine, ou bien s’il s’agit de cette chaleur qui crée les complications de la vie et aboutit aux maladies. La vraie chaleur, dit le Maître Peter Deunov, est douce, agréable, tempérée. Elle crée en vous une lumière. L’autre vous brûle, vous consume et laisse des cendres. C’est une chaleur provenant du feu terrestre. Car il y a un feu terrestre et un feu céleste. Cette question est des plus initiatiques. Les Initiés n’ont étudié que le feu ; le feu, c’est-à-dire le grand purificateur de tout, Dieu Lui-même : le feu sacré.

La viande nous apporte la chaleur terrestre qui permet même de coucher sous les ponts et sur le sol… Les herbivores sont plus frileux que les carnivores, mais ils ont d’autres qualités qui dépassent tout. Je préfère être frileux et avoir des pensées, des sentiments et des désirs d’un autre ordre qui me réchaufferont le cœur. Il faut s’habituer un peu à se chauffer davantage, mais ne pas se laisser envahir par cette chaleur qui vous consume. Vous avez tous en vous cette chaleur. Elle vous tue, elle vous désagrège.

On m’objectera autre chose en disant : « Observez les animaux carnivores, ils ont une énergie formidable et travaillent activement. » Oui, c’est vrai, mais voyez combien de temps cela peut durer. Tous les animaux féroces, les fauves, sont forts et puissants, mais ils ne peuvent poursuivre longtemps leurs efforts. Ils sont très forts dans l’instant, manifestent un grand dynamisme, mais ensuite ils s’affalent lamentablement. Les herbivores ne manifestent pas une force semblable, mais elle est régulière, équilibrée, pondérée, continue ; c’est pourquoi le travail qu’ils fournissent est beaucoup plus réel et effectif que celui des carnivores.

Considérez les fourmis, les abeilles ; elles sont infatigables ; les chevaux, les brebis, l’éléphant, également. Vous dites :
« On a beaucoup de forces quand on mange de la viande. » Vous ajoutez que le lion est le roi des animaux. Mais comment se fait-il que l’éléphant soit le plus fort des animaux bien qu’il ne se nourrisse que de végétaux ? D’où extrait-il cette force ? Nous en arrivons à tirer la conclusion que ce n’est pas la nourriture qui donne des forces ; elle nous donne des qualités spéciales de force, mais la force pure est une question qui n’est pas encore bien étudiée par la science. Pourquoi le blé, le riz, l’herbe, lorsque les éléments qu’ils contiennent sont bien absorbés, mâchés, distribués, apportent-ils une telle force ? Pourquoi l’éléphant tire-t-il sa force des plantes, alors que l’homme ne sait pas l’en tirer ? Pourquoi les Initiés mangent-ils du riz et peuvent ensuite améliorer la vie partout, déplacer des montagnes ?

Il y a plusieurs années, j’ai parlé de la question suivante. Ce n’est pas la quantité de nourriture absorbée qui donne la force, mais la manière de la manger. Dieu a mis des forces incommensurables dans les légumes et dans les fruits, mais on ne sait pas absorber cette nourriture. On mange quatre à cinq fois dans la journée ; on est gavé, surchargé, on s’imagine que plus on mange, plus on sera fort (ce qui est un mensonge). On fatigue l’organisme qui s’habitue à recevoir une quantité excessive de nourriture et ne digère pas normalement. Il est convaincu que son maître le nourrira toujours comme cela ; il rejette presque toute la matière nutritive et en conserve fort peu. L’organisme devient alors paresseux et l’homme commence à se sentir dégouté de tout, car il est surchargé, ses canaux sont bouchés. Les Initiés qui comprennent autrement cette question diminuent la quantité de nourriture, mais leur façon de manger s’améliore. Toute leur attention est fixée là-dessus.

Bien manger, c’est mâcher lentement, se concentrer sur la nourriture, ne pas parler, ni critiquer, ni s’agiter en mangeant. Il n’y en a pas un qui mange de cette façon. C’est à table qu’on commence à parler de tous les ennuis, de toutes les dettes, de toutes les choses à régler. On absorbe cela inconsciemment et tout est troublé : la respiration, la digestion, la concentration et l’on s’imagine qu’il en sortira des choses qui transformeront le monde et les nations, qui rétabliront l’ordre.

Tous le croient, mais moi, je ne le crois pas. Je sais que ce n’est pas ainsi qu’on transformera l’humanité. Il suffit que je voie manger quelqu’un pour savoir ce qu’on peut attendre de lui. Si je vois quelqu’un manger en regardant à droite et à gauche en grommelant, cela me montre que c’est un fauve. On ne peut rien en attendre : il est comme les animaux qui n’ont pas des pensées pures, qui craignent qu’on prenne ce qu’ils ont volé. D’autres mangent tranquillement et c’est merveilleux. À la façon dont mange une personne, je connais des choses détaillées.

J’ai dit un jour, à Lausanne, une chose terrible : « Ceux qui mangent de la viande ignorent qu’ils produisent en eux des sentiments et des pensées animales. » Quand ils vous parlent de Dieu, de la justice, de la pureté sans la comprendre, ne croyez pas ce qu’ils disent, car c’est la viande qui s’exprime par leur bouche.

Les Initiés qui ont étudié durant des milliers d’années (plusieurs vies) comment manger très peu de nourriture dans le silence, avec amour, en méditant, parviennent à puiser tant de forces dans les aliments qu’ils peuvent faire des choses merveilleuses avec des quantités minimes. La science ne l’explique pas, mais les faits sont là.

Que font ces Initiés ? Ils désagrègent la matière. Ils savent que leur cerveau représente une matière qui peut se désagréger à volonté en dégageant des forces, comme le fait maintenant la science avec la bombe atomique, en coupant les liens entre les atomes. Ces Initiés ne désirent pas que la science arrive à réaliser cela, bien qu’ils aient su le faire eux-mêmes depuis des siècles et que, grâce à cela, ils peuvent accomplir des miracles et guérir les gens. Ce n’est ni la quantité de nourriture, ni la viande qui donne cette force. Si vous voulez évoluer, vous dominer, prendre une prépondérance sur votre côté inférieur, ce n’est pas la viande qui vous le permettra. Vous vous imaginez que vous vous dominez, mais pourquoi n’y arrivez-vous pas, en fait ? Vous n’avez pas étudié ce que sont les cellules de la viande. Ces cellules sont individualisées et elles vous enseignent un individualisme forcené. Peu à peu, toutes vos cellules deviennent indépendantes, personnelles et quand vous essayez de vous calmer, d’avoir de la patience, vous cherchez en vain l’équilibre car, en vous nourrissant de viande, vous avez rendu toutes vos cellules rigides, opiniâtres. Voilà pourquoi aucun de ceux qui mangent de la viande ne parviennent à se maîtriser comme il faut.

Si vous cherchez à évoluer, la question est réglée, vous constaterez vous-même ce que la viande apporte à l’intelligence. Je ne vous conseille pas d’en manger. Vous rencontrerez de tels obstacles et tant de difficultés qu’il vous faudra des heures, des jours, pour vous calmer. Même si vous parvenez à trouver un calme apparent, celui-ci ne sera pas stable et sûr.

Ceux qui se nourrissent consciemment de fruits et de légumes et qui sont instruits des effets de la nourriture végétarienne poseront les fondements d’une vie solide ; s’ils ont tendance à s’agiter, leurs cellules se calmeront, car elles aiment la paix et auront les conditions pour la réaliser. Tandis que les carnivores auront beau gagner les montagnes pour s’isoler ou s’enfermer dans un caveau d’airain, ils auront peut-être le calme extérieur, mais en eux régnera toujours la trépidation. Le calme ne vient pas si on ne sait pas se nourrir.

Il me reste encore quelques mots à ajouter. Que tous ceux qui disent : « Mais si nous ne mangeons pas de viande, les animaux se reproduiront tellement qu’ils nous mangeront. » N’ayez pas peur. Il y a dans la nature une loi qui règle tout. Quand une espèce animale est poursuivie, elle se multiplie. La multiplication des animaux vient justement de cette menace qui pèse sur eux. Considérez les animaux non poursuivis, ils sont peu nombreux. Actuellement, ceux qui se répandent exagérément, ce sont les microbes. Ils sont les seuls à avoir accompli comme il faut l’ordre de Dieu : « Croissez et multipliez. » Ils le font avec une rapidité foudroyante. Que voulez-vous que je vous dise encore ?

Je tirerai une conclusion, ni du point de vue esthétique, ni du point de vue hygiénique, ni des points de vue mystique, religieux, philosophique, politique, scientifique, la viande n’est recommandée. Quand on voit combien cette nourriture peut causer de dégâts et entraver l’évolution, on comprend que ce qu’on a mangé coûte très cher. Les calculs de la majorité sont différents. Tous disent : « Mangez de la viande, elle est moins chère, d’ailleurs on trouve difficilement des fruits et des légumes. » Je sais que les fruits manquent en ce moment, où les conditions sont particulières (France, 26 Janvier 1946). Je ne suis pas tombé d’une autre planète sans savoir ce qui se passe sur la Terre. J’ai compris combien il est difficile de s’approvisionner, mais je tiens quand même au végétarisme. Quand un jour il y aura beaucoup de fruits, ce sera mieux.

Il est en définitive plus onéreux de manger de la viande que d’acheter très cher une nourriture végétarienne. Cette nourriture coûte très cher en monnaie-papier, mais la santé représente de la monnaie-or, car lorsqu’on mange de la viande, tôt ou tard, on paie sous forme de maladie. On paie le docteur, les infirmières, les cliniques. Qu’est en réalité la maladie ? C’est ce qui vient d’une nutrition impure. La nourriture pure n’apporte jamais de maladie. En réalité, la viande coûte extrêmement cher. Ceux qui savent comprendre, comprendront. Ceux qui disent qu’il ne faut pas jeter ce qu’ils ont préparé la veille, même si c’est fermenté, ne comprendront pas. Leur méthode revient aussi très cher, car ils économisent quelques centimes mais, par la suite, quand commencent les douleurs, ils paient des sommes fantastiques pour se soigner et ils trouvent cela normal. Voilà comment les hommes bêtes raisonnent sur toutes les questions.

Vous vous demandez si les végétaux, si l’herbe arrachée souffrent comme les animaux. Il faut que vous sachiez que la nourriture prédestinée pour l’homme par Dieu lui-même a été organisée par le Créateur d’une façon magnifique pour ne pas souffrir ; voilà pourquoi Dieu ne lui a pas donné de corps astral. Les plantes n’ont pas de corps astral éveillé, elles sont même satisfaites d’être mangées par l’homme. Dieu, est-il dit, a donné la semence, l’herbe et les fruits à l’homme comme nourriture, jusqu’à ce que l’humanité ait commencé à transgresser ses lois.

Ceux qui mangent de la viande seront actifs, forts, mais uniquement dans le plan physique, sur la Terre. Ils auront des ongles, des dents, une langue puissante ; ils bousculeront tout le monde. Si des hommes veulent piétiner les autres, qu’ils mangent de la viande ! Mais des hôpitaux et des médecins seront ensuite nécessaires pour ces gens « raisonnables » qui veulent dominer la Terre. Il y a une autre petite Terre à dominer, mes chers frères et sœurs, c’est le cerveau. On ne peut la dominer sans être végétarien. Si on est carnivore, on sera plus lourd, on pourra parler toute la journée sans se fatiguer, mais les herbivores sont les premiers dans les travaux spirituels et physiques.

La statistique le révèle. Des carnivores et des herbivores se sont réunis pour une compétition physique. Les carnivores ont d’abord nettement dominé, mais se sont rapidement fatigués ; ils ont dû boire et se reposer, puis ils ont abandonné. Les végétariens, eux, ont continué et ils ont finalement gagné l’épreuve car, en réalité, ce sont les herbivores qui sont les plus résistants et les plus endurants. Comme le bœuf, ils travaillent toute la journée et ne se fatiguent pas. Les Américains, qui aiment beaucoup les observations directes, ont étudié dans une usine le rendement d’une équipe carnivore et d’une équipe végétarienne, attelées au même travail, en même temps. La première semaine, les carnivores ont pu fournir un meilleur résultat, mais ensuite leur rendement s’est considérablement amoindri et, en fin de compte, ce sont les végétariens qui ont fourni la plus grande somme de travail.

On a également fait des expériences sur la soif et ce sont les herbivores qui se sont révélés les plus résistants. Pour la faim, il en est de même. La raison en est que la viande donne de grandes forces dans l’instant, elle communique une excitation, mais elle produit aussi beaucoup de déchets qui se déposent dans les muscles et les paralysent; il faut alors s’arrêter pour permettre au sang d’éliminer ces déchets et pouvoir recommencer. Tandis que chez les herbivores, ces déchets et toxines ne se forment pas, ce qui leur permet de persister dans leur action.

Les deux catégories ont également été mises en compétition sur le terrain des travaux intellectuels et spirituels ; ce sont encore les végétariens qui l’ont emporté. Voilà pourquoi celui qui comprend et qui s’intéresse à son évolution spirituelle doit se nourrir convenablement. Ne croyez pas que la nourriture carnivore vous permettra d’aller très loin. C’est une illusion qui sera suivie de cruelles désillusions, de souffrances et d’humiliations.

Celui qui veille sur son temple (le corps physique que Dieu a donné à l’homme) n’y introduira jamais de cadavres, car il appartient à Dieu. Ne croyez pas que Dieu viendra S’installer dans un corps qui représente un charnier rempli de cadavres et d’ossements.

Ce que je sais, c’est que les esprits les plus purifiés et les plus nobles étaient des végétariens. Vous dites que Jésus mangeait de la viande, c’est faux. Il mangeait seulement parfois du poisson. À cela, il y a des raisons que je vous expliquerai un jour ; mais c’est une autre question.

On peut manger une poule, dit le Maître Peter Deunov, mais en lui demandant la permission. Comment le faire ? Vous irez dans le poulailler, vous prendrez une poule. Elle est assez sensible et intelligente pour connaître le sort qui l’attend, de même que le cochon sait pourquoi vous l’égorgez. Prenez donc la poule. Si elle pousse des cris, ils signifient : « Remettez-moi dans le poulailler, je suis une jeune poule : j’ai encore besoin d’apprendre. Je suis contente de pouvoir encore donner des œufs. » Prenez-en une autre. Si elle crie, vous n’avez aucun droit de la manger. Essayez avec une troisième, puis une quatrième. Si toutes crient, c’est qu’aucune ne veut se sacrifier. Tant mieux. Insistez, peut-être en trouverez-vous une qui acceptera ?

Quand je pense que les gens les plus intelligents écrivent des volumes de philosophie, de droit et d’éthique, et que ces mêmes personnes justifient qu’en guise de remerciement pour sa vie de labeur on tue le bœuf qui a travaillé des années sur le champ où il a donné toutes ses forces, toute sa vie, qu’on lui arrache la peau pour fabriquer différents objets et qu’on le mange ensuite, je suis confondu du manque de reconnaissance de l’homme envers le bœuf. Tout le monde en arrive à penser que cela est normal. Plus tard, de tels faits seront la honte de la civilisation humaine. Je ne pense pas que quelque chose de grand pour l’humanité puisse sortir de ces personnes.

En Bulgarie, un frère avait un bœuf qui avait travaillé tout sa vie. Il l’a laissé en liberté avant sa mort. Le bœuf est allé mourir, heureux, dans le champ où il avait travaillé toute sa vie. Il a su choisir sa place. Ce fait est touchant. Pourquoi ne pas laisser les animaux en liberté à la fin de leur existence ? Les hommes sont tellement cruels, avares, égoïstes, qu’ils vont jusqu’à s’arracher la peau les uns aux autres.

Je vous dirai maintenant une chose très osée : tant que les gens se nourriront de viande, tant qu’ils tueront les animaux, jamais l’humanité ne sera comme elle doit être. Je vous dirai même que si les hommes restent carnivores, ni les écoles, ni les universités, ni les églises, ni les prêtres de tous grades, ni les philosophes, ni les écrivains ne pourront changer la vie. Le Royaume de Dieu ne viendra jamais dans ces conditions.

Vous direz que j’exagère. Mais tant que l’humanité se nourrira de viande, les hommes manifesteront ces désirs animaux de se jeter sur leurs semblables et de violer le droit des autres. Vous vous dites que pourtant, à l’école et à l’église, on apprend qu’il faut être bon. C’est vrai, mais l’action de la viande incite même les gens instruits à ne pas respecter ce qu’ils ont appris en théorie, malgré les universités et les livres. Au contraire, ceux qui se sont débarrassé de cette tendance carnivore n’agissent plus ainsi. Les animaux herbivores vivent tous dans l’amitié, l’entente, la sociabilité. Les autres sont tous méchants. Tant que l’humanité se nourrira de viande, vous pourrez tenter d’instruire l’homme autant que vous voudrez, il ne pourra rien comprendre de ce qui est bon. Le plus grand professeur, curé ou évêque, pourra émettre les théories les plus magnifiques en apparence, mais quand il voudra les appliquer, c’est l’animal qui le poussera en dedans à être égoïste, méchant, cruel. Pour changer toute l’humanité, il faut 1- changer la façon de manger et 2- changer ce qu’on mange.

Vous allez dire : « Frère Michaël, est-il possible que toute l’humanité puisse changer cela ? » Non. Cela ne peut se changer immédiatement. Au début, quelques-uns seulement le feront. On ne peut instruire toute l’humanité à la fois, mais on instruira quelques hommes et il y aura une succession de générations qui répandront cette attitude nouvelle. Ainsi le nombre de végétariens ira sans cesse en croissant.

L’humanité ne changera pas d’un seul coup ; de même les végétariens ne deviendront pas tout de suite des anges. Je ne tombe pas dans l’exagération. Je ne vous conduirai jamais aux extrêmes. Mais je dirai que la famille végétarienne améliore sa destinée, son évolution, sa santé, ce qui ne veut pas dire qu’elle échappe à l’hérédité, aux déficiences et aux tares des grands-parents qui ont vécu dans les erreurs, mais elle purifiera beaucoup cette hérédité et quand elle la transmettra aux autres, le terrain sera déblayé ; il y aura déjà en elle une nuance de pureté supérieure.

Il faut des volontaires. Ne croyez pas que tout sera réglé d’un seul coup ; mais le végétarien enregistrera 50, 60, 70, 79 % d’amélioration. Le pourcentage dépend de l’évolution de la personne.

Voilà pourquoi, si nous devenons des végétariens convaincus, éclairés, qui renoncent définitivement à la viande, nous donnerons un élan à toute l’humanité. Nous serons un groupe de gens qui propageront des ondes de pureté qui influenceront l’humanité dans sa direction vers des voies nouvelles. Tout ce qui assombrit le cerveau et fait voir les choses à travers des voiles, tout ce qui pousse l’homme à se jeter sur les autres diminuera, s’affaiblira de plus en plus. Les êtres deviendront aimables, doux et beaux. Un autre peuple viendra, le peuple de Dieu, qui recommencera à marcher d’après la première loi. Nous ne voulons pas imiter, ni ressembler à ceux qui veulent devenir les premiers sur Terre et passer outre à tout. Nous verrons jusqu’à quand ils pourront agir ainsi et s’ils sont vraiment dans la paix et la joie, s’ils comprennent la vie. Ils constateront un jour qu’ils sont dans l’enfer et nous leur dirons alors : « Vous entretenez en vous les mauvais instincts par cette nourriture qui les éveille tous. Si vous ne voulez pas les cultiver et souffrir, revenez-en à la première loi de Dieu, à la pureté absolue qui commence par la nourriture. »

Il serait très long de vous expliquer qu’il y a beaucoup de sortes de nourritures ; que l’odeur est un aliment pour certains esprits, la couleur, les sons, pour d’autres. Voilà pourquoi, mes chers frères et sœurs, ceux qui étudiaient et savaient cela ont mis l’encens en usage dans les églises, les fumigations, la musique religieuse, car cela constitue une nourriture pour certaines cellules humaines.

Certaines de nos cellules n’ont pu se développer jusqu’à ce jour, car nulle part on ne leur donne de la nourriture. Par exemple, la musique devient tellement inférieure que les cellules supérieures sont privées de nourriture. Il faut des sons, des couleurs, des odeurs qui composent une nourriture nouvelle et spirituelle. Cette nourriture, on la trouvera dans l’Enseignement et la musique du Maître Peter Deunov.

Jésus disait : « Ce n’est pas seulement avec du pain que se nourrit l’homme, mais avec chaque parole divine. » Si nous posons la question : « Vivons-nous en nous nourrissant de cette nourriture ? » Nous ne savons pas y répondre. Les hommes sont malheureux et plongés dans des souffrances atroces ; j’en connais de très bons qui sont plongés dans de très grandes souffrances. Pour en sortir, il faut qu’ils enlèvent aux cellules la possibilité de trouver la nourriture inférieure qui les lie avec tout ce qui est infernal, avec l’enfer. Coupez de tels liens et vous recevrez des communications avec des mondes très évolués.

Savez-vous que celui qui a compris ces choses, vous pouvez lui donner de l’or, le punir, le tuer, il ne voudra pas manger de viande ? On a assassiné les pauvres Albigeois parce qu’ils ne voulaient pas tuer les brebis, ni les poules, parce qu’ils voulaient être purs. Pourtant, ce qu’ils mangeaient ne regardait personne.

Je pourrais demander aux savants et aux moralistes : jusqu’à ce jour, les enseignements de morale ont-ils manqué ? Et les églises, les écoles et les universités ? Il y en a eu partout, de tous temps. Alors, pourquoi cette pauvre humanité, qu’on veut changer de tous cotés, reste-t-elle semblable à ce qu’elle fut, en dépit des églises, des écoles et des professeurs ?

L’humanité reste dans ce pétrin où nous la voyons se débattre parce qu’elle mange de la viande. Je vais plus loin : on peut augmenter autant qu’on voudra le nombre des églises et des universités, cela ne changera rien, les hommes continueront à se massacrer, à être rusés, à se tromper mutuellement, comme dans le passé. Si vous ne me croyez pas, je vous souhaite de vivre encore quelques siècles pour le vérifier.

Je vais encore plus loin. Je trouve dérisoires tous les remèdes employés, que ce soient des livres, des conférences, des églises, des universités. Tant qu’il n’y aura pas l’amour, les hommes seront toujours poussés à transgresser les lois.

Quel amour peut-on trouver chez les carnivores ? Quelles sociétés sont les leurs ? Ce sont des sociétés fondées sur des ruses et des mensonges. Il s’agit de loups, de serpents, de fauves, qui se sont concertés pour former des sociétés. Ce ne sont que des apparences de société: les membres se mangent entre eux. S’ils cessent un jour de nourrir ce coté, il est possible qu’après quelques siècles l’humanité changera. Pourquoi ? Parce que les hommes ne seront plus poussés à se chamailler. Ils répondront à ceux qui viendront les exciter : « Laisse-moi donc méditer. – Mais ils vont te prendre ta place, ton argent. – Laisse-moi ! » Dans ces conditions, il sera difficile d’aller devant la justice ou de se battre.

Quand vous voyez des végétariens se quereller, ils sont vaincus tout de suite. Ils vont se coucher, épuisés. Vous me demandez : « En est-il ainsi avec vous, frère Michaël? -Oui (rires). C’est pourquoi j’évite toutes discussions et je vous raconte des histoires. Je n’ai pas de forces pour me battre, car je ne mange pas cette nourriture qui les donne. » C’est magnifique ! Essayez d’accéder aux premières places dans la société, vous verrez ce qui vous attend si vous n’êtes pas « carnivores ». Si vous poursuivez ce but, soyez carnivores. Bien sûr, je ne vous le conseille pas ; vous seriez vainqueurs en apparence, mais vaincus en réalité. Plus tard, il y aura une autre science pour se battre. Ceux qui savent diriger la foudre et la lumière les projetteront et tous seront aveuglés. Ou bien, ils vous endormiront par leur douceur. Voilà ce que notre Maître dit : « Lorsque les gens magnifiques seront plus nombreux que les fauves, face à toute une armée, ils lutteront d’une autre façon : ils enverront le sommeil et l’armée s’endormira… » Victoire magnifique. Les ennemis s’endormiront et, au réveil, constateront que leurs armes ont disparu. Est-ce possible ? Oui, avec l’amour et cet Enseignement prodigieux qu’apporte le Maître Peter Deunov.

Oui et dans la nouvelle vie, dans cette propriété que je suis allé visiter, ce sera possible. Cette propriété n’a pas 70 hectares, mais 150. On est en train de préparer des maisons pour vous, que les frères et sœurs pauvres ne s’inquiètent pas tellement. C’est tout près d’ici, dans un endroit ravissant. On y voit le lever du soleil, à 30 kilomètres d’ici, près de Chantilly. Là-bas, comme nous allons en parler, il y a des frères qui apporteront leur imprimerie et il y aura bientôt une cité, qui aura pour nom Izgrev.

Dans cette cité, personne ne mangera de la viande et personne ne fumera. Il y aura un peu de vin vieux pour se réjouir. Réfléchissez. Libérez-vous de tout ce qui est inutile, mais ne restez pas dans la rue car ce ne sera pas tout de suite. Là vous chanterez autant que vous voudrez. L’école musicale sera ouverte, avec la paneurythmie. Il y aura aussi l’alchimie, la graphologie, la pédagogie, etc., et vous serez libres d’y venir quand vous voudrez. Il y a tout : une forêt où vous pourrez vous promener, les terrains pour le tennis, la paneurythmie et les légumes et les fruits.

Je vous donne maintenant une méthode pour améliorer vote nutrition. Si vous avez de bonnes conditions et n’êtes pas dérangé, préparez tout ce qui est nécessaire pour ne pas avoir à vous lever de table. Lavez-vous les mains et asseyez-vous dans le calme et la paix. Dites votre prière comme vous avez l’habitude de la dire et commencez à manger, en liant chaque bouchée à une vertu. Dites : « J’absorbe la sagesse, la pureté, le force, la santé. » En mangeant attentivement, pensez à cette vertu. Je ne peux vous expliquer ce qui se passera à ce moment dans votre laboratoire alchimique : il y aura des transformations si grandes qu’on ne peut s’en faire une idée, la matière s’ouvrira et on recevra d’une seule miette ce qu’on n’avait jamais reçu auparavant.

Dans la manière de manger résident les plus grands secrets. Les enfants de Dieu mangeront peu, mais par la nourriture ils absorberont l’Esprit de Dieu. Ce sera la communion quotidienne : ils entreront en communion avec l’Esprit du Christ par la nourriture. Cette communion-là dépasse tout : elle dépend de la lumière qu’on porte en soi. Vous direz en mangeant : « C’est  la paix… ou  la bonté que j’absorbe. » Au bout d’une semaine, il y aura un tel changement en vous que vous en serez stupéfaits et que vos amis ne vous reconnaîtront plus. Ne mangez jamais avec précipitation. Ne mangez que dans la tranquillité et dans la paix et vous serez rempli de forces pour toute la journée. Tandis que si pour gagner quelques minutes, vous mangez vite, vous ne pourrez plus vous calmer. Mangez tranquillement, avec beaucoup d’amour et de sagesse, dans la paix absolue, ensuite vous ferez ce que vous voulez ; si vous avez couru, il vous suffira de deux minutes pour arrêter le mouvement, pour sentir la paix se rétablir en vous presque instantanément: les cellules rétabliront la paix. Mais si vous avez mangé autrement, l’inquiétude durera plusieurs jours.

Les hommes sont venus sur Terre pour bien vivre la vie, et non pour manger et boire. Mais ils n’ont pas réfléchi deux minutes sur le processus si important de la nutrition, afin de le sanctifier. Chacun sait tout, mais ne sait rien. Le geste de manger est sacré. Chaque bouchée doit être reçue avec amour et pureté. Je vous en prie, conservez précieusement cette méthode que je viens de vous donner. Vous en verrez les résultats dans une semaine. Frère Michaël vous donne des pierres précieuses: le moyen de changer votre vie, de sanctifier le Créateur. Si vous l’utilisez, de votre bouche sortiront des paroles du Ciel et vos yeux jetteront des regards lumineux, tels qu’ils sortent des yeux des fils de Dieu.

Je vous révélerai encore un secret concernant la raison pour laquelle on ne doit pas manger de viande actuellement. C’est parce qu’une grande purification et un grand nettoyage sont en voie de réalisation dans les autres mondes. Nous vivons une nouvelle époque très importante, où Dieu crée une nouvelle Terre et un nouveau Ciel. Cela doit s’entendre spirituellement : Dieu crée un nouveau cœur et un nouvel intellect. Il envoie des forces tout à fait différentes de celles d’autrefois pour balayer et nettoyer le terrain, afin que les Anges puissent venir habiter un jour sur la Tterre. Toutes les forces du mal sont donc chassées du monde mental. Notre grand Maître bien-aimé nous a dit qu’elles en sont déjà expulsées mais qu’elles sont dans le plan astral, d’où l’on doit aussi les chasser. Elles viennent se réfugier dans le plan physique. C’est la période la plus terrible car ces esprits arriérés sont en fuite et ils entrent dans les animaux. Il ne faut donc pas manger les animaux afin de rester à l’abri des esprits les plus épouvantables.

Pythagore (le plus grand Initié de l’Antiquité, le plus éclairé, lumière immense, génie qui a laissé une science colossale et qui n’est pas encore bien compris des savants) avait des disciples qui ne mangeaient ni viande, ni œufs. Un jour, Pythagore vit quelqu’un qui battait son chien. Il lui dit : « C’est un de tes amis qui est dans ce chien et tu le bats. » Est-il possible que les âmes humaines se réfugient dans les animaux ? C’est possible. Que ceux qui veulent construire la nouvelle vie évitent donc de manger de la viande. Pour entretenir son corps, il faut utiliser des matériaux solides qui ne peuvent ni rouiller, ni se démolir.

Je vous ai dit que plus la matière est pure, plus elle est résistante. Vous croyez que ce qui est gros et épais est solide. Je ne le crois pas. Si la matière est pure, elle est plus résistante, je peux vous en fournir les preuves. Tous ceux qui s’imaginent qu’ils sont très forts, très résistants dans la vie, possesseurs d’une chair robuste parce qu’ils ont mangé et bu, vérifient au cours de leur vie si cela est vrai ou non. Un toute petite calomnie, un regard, un mot et les voilà troublés, ils descendent en enfer. Une toute petite maladie et un peu de température suffisent pour qu’ils s’en aillent très vite. Ne pensez pas que les êtres très gros, épais, solides en apparence, les gros matérialistes, sont plus résistants et savent faire face à ce qui arrive. Non, ils ne résistent pas. Mais ceux qui sont construits d’une matière plus pure peuvent être coupés en morceaux, cuits, congelés, ils sont toujours vivants, comme les chats. On raconte qu’on ne peut tuer les chats, qu’ils ont neuf âmes.

Ceux qui, par la nutrition, se préparent des pensées nobles, lumineuses, des sentiments pleins d’amour et de douceur, se préparent des matériaux solides, qui sauront résister à toutes éventualités. Il faut maintenant préparer l’apparition d’une race qui mangera, pensera, chantera et agira autrement que l’humanité actuelle.

Il reste encore tant de choses à vous dire sur la nutrition. Tout est à dire. Quand on mange trop, on ne peut être extrêmement pur et propre. De même, ne peuvent être propres ceux qui, dans le plan astral (sentiments) se nourrissent comme des animaux, des souris, des rats, des grenouilles. Mais cette question n’est pas très esthétique.

Il faut arriver à se nourrir comme une abeille. C’est notre idéal. Il n’y a qu’elles qui ne produisent pas de déchets malpropres. Ce qu’elles mangent et qu’elles rejettent, c’est le miel. Vous n’avez encore jamais compris pourquoi l’abeille est le symbole de la sixième race. C’est parce qu’elles ne produisent pas d’impuretés. Elles mangent la nourriture la plus sublime, celle qui se transforme en miel. Où trouverez-vous d’autres êtres qui ressemblent à l’abeille ? Nous devons arriver à ressembler à l’abeille et adopter la nourriture la plus pure. Actuellement, la nourriture la plus pure est la nourriture végétarienne.

Regardez l’arbre, les plantes. Avez-vous vu de l’égoïsme chez les fruits ? Refusent-ils d’être mangés ? Au contraire, les arbres et les plantes ne vivent que pour donner des fruits : ils sont imprégnés de la vertu d’amour. En les mangeant, on devient comme eux, on acquiert le désir de se sacrifier. Tandis qu’en mangeant les animaux ce n’est pas la même chose, on s’imprègne d’égoïsme, du désir de se défendre, de violenter les autres, de ne pas être honnête. Les plantes et les arbres disent : « Aimez ! » A ceux qui désirent arriver à la douceur, je conseille de jeûner. Quand vous jeûnerez trois, quatre, sept, dix jours consécutifs, vous deviendrez tellement doux que vous n’aurez même plus la force de parler. Vous aurez une douceur extraordinaire.

Vous direz : « Mais pourquoi ceux qui se trouvent privés de nourriture sont-ils devenus si cruels ? » Parce qu’ils ne jeûnaient pas volontairement. En jeûnant volontairement, on devient doux, tandis que le jeûne forcé rend méchant. Dans ce cas, c’est la méchanceté, la haine, la vengeance, la peur qui naissent. Tous ceux qui jeûnent volontairement de temps à autre pour nettoyer leur organisme deviennent beaux et doux. La douceur, la beauté et la bonté sont les apanages des végétariens.

Ce que je vous ai dit aujourd’hui est pour renforcer les végétariens qui sont ici et pour qu’ils sachent répondre aux questions qui peuvent leur être posées. Avec cette bonne volonté que je vois en vous, de plus en plus vous créez vraiment la nouvelle vie.

Je vous dirai une chose qui vous réjouira beaucoup. Une de nos sœurs travaille chez un médecin. Récemment, ce médecin est venu à elle avec un patient, spiritualiste développé et il lui a dit : « Voici la personne qui doit vous soigner. C’est une disciple de frère Michaël. » Le patient a répondu : « Il est inutile de me le dire, cela se voit. Tous les disciples de frère Michaël se reconnaissent à leur expression douce, pure et emplie de joie. »

Peu à peu, on vous reconnaîtra parmi les autres. On comprendra que vous suivez un enseignement magnifique. Cela n’est pas désagréable qu’on vous traite comme un honnête homme sur lequel on peut compter. Quelle mauvaise gloire que d’être malhonnête, escroc, criminel ! C’est la pire de toutes les gloires ; partout, les portes vous seront fermées, vous serez traqués, tous seront méfiants à votre égard. Tôt ou tard, l’homme mauvais doit s’attendre à ce résultat, car si on peut tromper une « poire », on ne peut les tromper toutes.

Vous êtes sur le bon chemin, continuez à avancer. L’époque de l’Inquisition est passée ; on ne viendra pas vous brûler.

Soyez infatigables jusqu’à ce que vous ayez des résultats. Si on doit traverser la mer, on aura un peu mal au cœur ; mais quand on arrivera sur l’autre rive, on sera reçu et tous vous diront : « Soyez le bienvenu, vous étiez attendu depuis longtemps. »

Le bateau sur lequel vous êtes est solide, mes chers frères et sœurs, vous traverserez la mer.”




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