Hermès dévoilé de Cyliani

Hermès dévoilé

de
Cyliani

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Ayant passé 37 ans de mon existence à étudier les phénomènes de la nature, je crois devoir publier une partie de mes découvertes ainsi que les peines et les malheurs que j’ai éprouvés, dans les vues de servir d’exemple à la jeunesse, de prévenir la ruine des honnêtes gens et de rendre service à l’humanité souffrante. Né d’une mère chérie et d’un père respectable et très instruit, qui occupait une place très honorable dans la société ; étant seul de garçon mon père fut mon mentor et me donna une éducation soignée. De bonne heure je devins le modèle de la jeunesse de ma ville par ma conduite, mon goût pour les arts et les sciences et mon instruction. A peine avais-je 17 ans que je pouvais vivre indépendant et du fruit de mes talents.
 
Mon père était en correspondance avec des savants dans le nombre desquels il y en avait qui s’occupaient de la re cherche de la pierre philosophale et de la science occulte des choses. Leurs livres m’étaient tombés entre les mains. J’en étais imbu, je me disais : serait-il possible que des rois, des princes, des philosophes, des présidents de cour et des religieux eussent pris plaisir à mentir et à induire en erreur leurs semblables ? Non, c’est impossible, me répondais-je ; ce sont plutôt d’anciennes connaissances cachées sous le langage des hiéroglyphes afin que le vulgaire en soit privé et qu’il n’y ait que les élus qu’il plaît à Dieu d’initier qui puissent posséder ces connaissances surnaturelles. J’étais naturellement bon et croyant; ne connaissant pas les détours du cœur humain, je crus à la sincérité de ces livres. Il me tardait d’être mon maître afin de me livrer à ce genre d’études ; la vie à mes yeux n’avait plus de charmes qu’autant que l’on possédait la santé et que l’on pouvait faire des heureux sans qu’ils puissent parler de nous. La connaissance de la pierre philosophale remplissait ce but : elle devint alors le sujet de mes veilles et de mes moments de loisir ; mon ambition se portait aussi à acquérir la certitude de l’existence et de l’immortalité de l’âme. Telles étaient les connaissances que je désirais acquérir aux dépens même de mon existence.
 

Tao Te King – Livre de la Voie et de la Vertu de Lao Tseu

Tao Te King

Livre de la Voie et de la Vertu

de
Lao Tseu

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-1-
La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel. (L’être) sans nom est l’origine du ciel et de la terre ; avec un nom, il est la mère de toutes choses. C’est pourquoi, lorsqu’on est constamment exempt de passions, on voit son essence spirituelle ; lorsqu’on a constamment des passions, on le voit sous une forme bornée. Ces deux choses ont une même origine et reçoivent des noms différents. On les appelle toutes deux profondes. Elles sont profondes, doublement profondes. C’est la porte de toutes les choses spirituelles.
 
– 2 –
Dans le monde, lorsque tous les hommes ont su apprécier la beauté (morale), alors la laideur (du vice) a paru. Lorsque tous les hommes ont su apprécier le bien, alors la mal a paru.
C’est pourquoi l’être et le non-être naissent l’un de l’autre.
Le difficile et le facile se produisent mutuellement.
Le long et le court se donnent mutuellement leur forme.
Le haut et le bas montrent mutuellement leur inégalité.
Les tons et la voix s’accordent mutuellement.
L’antériorité et la postériorité sont la conséquence l’une de l’autre.
De là vient que le saint homme fait son occupation du non-agir.
Il fait consister ses instructions dans le silence.
Alors tous les êtres se mettent en mouvement, et il ne leur refuse rien.
Il les produit et ne se les approprie pas.
Il les perfectionne et ne compte pas sur eux.

Il ne s’attache pas à ses mérites ; c’est pourquoi ils ne le quittent point.

Œuvre de Tchouang-tseu de Zhuang Zi

Œuvre de Tchouang-tseu de Zhuang Zi

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Chapitre 1.
Vers l’idéal
 
 S’il faut en croire d’anciennes légendes, dans l’océan septentrional vit un poisson immense, qui peut prendre la forme d’un oiseau. Quand cet oiseau s’enlève, ses ailes s’étendent dans le ciel comme des nuages. Rasant les flots, dans la direction du Sud, il prend son élan sur une longueur de trois mille stades, puis s’élève sur le vent à la hauteur de
quatre-vingt-dix-mille stades, dans l’espace de six mois. Ce qu’on voit là-haut, dans l’azur, sont-ce des troupes de chevaux sauvages qui courent ? Est-ce de la matière pulvérulente qui voltige ? Sont-ce les souffles qui donnent naissance aux êtres ? Et l’azur, est-il le Ciel lui-même ? Ou n’est-ce que la couleur du lointain infini, dans lequel le Ciel, l’être personnel des Annales et des Odes, se cache ? Et, de là-haut, voit-on cette terre ? et sous quel aspect ? Mystères !
 
Quoi qu’il en soit, s’élevant du vaste océan, et porté par la grande masse de l’air, seuls supports capables de soutenir son immensité, le grand oiseau plane à une altitude prodigieuse. Une cigale à peine éclose, et un tout jeune pigeon, l’ayant vu, rirent du grand oiseau et dirent :
 
— A quoi bon s’élever si haut ? Pourquoi s’exposer ainsi ? Nous qui nous contentons de voler de branche en branche, sans sortir de la banlieue, quand nous tombons par terre, nous ne nous faisons pas de mal ; chaque jour, sans fatigue, nous trouvons notre nécessaire. Pourquoi aller si loin ?
 
Pourquoi monter si haut ? Les soucis n’augmentent-ils pas, en proportion de la distance et de l’élévation ?
 
Propos de deux petites bêtes, sur un sujet dépassant leur compétence. Un petit esprit ne comprend pas ce qu’un grand esprit embrasse. Une courte expérience ne s’étend pas aux faits éloignés. Le champignon qui ne dure qu’un matin ne sait pas ce que c’est qu’une lunaison. L’insecte qui ne vit qu’un été n’entend rien à la succession des saisons. Ne demandez pas, à des êtres éphémères, des renseignements sur la grande tortue dont la période est de cinq siècles, sur le grand arbre dont le cycle est de huit mille années.
 
 

Les formes pensées de A. Besant et C.-W. Leadbeater

Les formes pensées

de
A. Besant et C.-W. Leadbeater

le formes pensees Besant Leadbeater

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A mesure que la connaissance s’accroît, l’attitude de la science à l’égard du monde invisible subit des modifications considérables. La terre avec tout ce qu’elle porte, les mondes physiques qui l’entourent ne sont plus seuls à attirer l’attention des savants ; ils se voient obligés de chercher plus loin encore, et d’en venir aux hypothèses sur la nature de la matière et de la force qui se trouvent dans les régions où les instruments dont ils disposent ne pénètrent pas. L’éther fait maintenant partie intégrante du domaine scientifique, et n’est plus une simple hypothèse. Le mesmérisme, sous son nouveau nom d’hypnotisme, n’est plus banni de la science officielle. On se défie des expériences de Reichenbach, mais on ne les condamne pas complètement. Les rayons Rœntgen ont transformé quelques-unes des anciennes idées au sujet de la matière, pendant que le radium les révolutionnait et entraînait la science vraie au delà des frontières de l’éther sur les confins du monde astral.
 
Les cloisons entre la matière animée et la matière inanimée sont brisées. On a trouvé que les aimants étaient en possession de pouvoirs presque dangereux, capables de communiquer certaines formes de maladies, d’une manière qui n’est pas encore expliquée d’une façon satisfaisante. La télépathie, la clairvoyance, la transmission du mouvement sans contact, ne font pas encore partie de la science courante, mais ne tarderont pas à y prendre leur place. La science a poussé ses recherches si loin, a fait preuve d’une ingéniosité si rare dans sa pénétration de la nature, a montré une patience si inlassable dans toutes ses recherches, qu’elle obtient enfin la récompense donnée à tous ceux qui cherchent. Les forces et les êtres du plan de la nature le plus voisin du nôtre commencent à se montrer sur l’extrême limite de notre horizon physique : “La nature ne fait pas de bonds”, et à mesure que le savant s’approche des confins de son royaume, il est profondément troublé par les lueurs qui lui arrivent d’un plan nouveau, lié intimement au sien. Il se trouve obligé de
spéculer sur les présences invisibles, pour trouver une explication rationnelle des phénomènes physiques qu’il ne peut nier ; peu à peu il est entraîné bien au delà, et sans le comprendre encore, il est déjà en contact avec le plan astral.
 
L’étude de la pensée est une des parties les plus intéressantes du domaine qui s’étend entre le monde physique et le monde astral. Nos savants, se donnant d’abord à l’étude de l’anatomie et de la physiologie du cerveau, essayent d’en faire la base d’une saine psychologie. Ils passent ensuite dans la région des rêves, des illusions, des hallucinations ; dès qu’ils essayent de créer une science expérimentale en vue d’établir des classifications et des lois, ils pénètrent immédiatement sur le plan astral. Le docteur Baraduc, de Paris, a été sur le point de franchir cette limite en photographiant des images astro-mentales, en obtenant des reproductions de ce qui, au point de vue matérialiste, serait le résultat des vibrations de la substance grise du cerveau. Tous ceux qui ont étudié sérieusement la question savent que les impressions photographiques dont nous parlons sont produites par les rayons ultra-violets provenant d’objets que lesrayons du spectre solaire ne permettent pas de distinguer.
 

Le secret de Nostradamus et ses célèbres prophéties

Le secret de Nostradamus

et de ses célèbres prophéties du XVIe siècle

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Le lyon ieune le vieux surmontera,
En champ bellique par singulier duelle,
Dans cage d’or les yeux lui crevera,
Deux classes une puis mourir mort cruelle.

….

Gand & Bruceles marcheront contre Anvers
Senat de Londres mettront à mort leur Roy,
Le sel & vin luy seront à l’envers,
Pour eux avoir le regne en desarroy.
 

Le sang du juste à Londres fera faute,
Bruslez par foudres de vingt trois les six,
La dame antique cherra de place haute,
De mesme secte plusieurs feront occis.

De nuict viendra par la forest de Reines
Deux pars vaultorte Herne la pierre blanche,
Le moine noir en gris dedans Varennes
Esleu cap. cause tempeste, feu sang tranche.

Un Empereur naistra pres d’Italie,
Qui à l’Empire sera vendu bien cher,
Diront avec quels gens il se ralie,
Qu’on trouvera moins prince que boucher.