Vingt mille lieues sous les mers par Jules Verne

20 000 lieues sous les mers
par Jules Verne

vingmillelieuessouslesmers

Un écueil fuyant
 
L’année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n’a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l’esprit public à l’intérieur des continents les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l’Europe et de l’Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point.
 
En effet, depuis quelque temps, plusieurs navires s’étaient rencontrés sur mer avec « une chose énorme » un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu’une baleine. Les faits relatifs à cette apparition, consignés aux divers livres de bord, s’accordaient assez exactement sur la structure de l’objet ou de l’être en question, la vitesse inouïe de ses mouvements, la puissance surprenante de sa locomotion, la vie particulière dont il semblait doué. Si c’était un cétacé, il surpassait en volume tous ceux que la science avait classés jusqu’alors. Ni Cuvier, ni Lacépède, ni M. Dumeril, ni M. de Quatrefages n’eussent admis l’existence d’un tel monstre — à moins de l’avoir vu, ce qui s’appelle vu de leurs propres yeux de savants.

Le mystère des cathédrales de Fulcanelli

Le mystère des cathédrales

de
Fulcanelli

Le mystère des cathédrales

Et l’interprétation ésotérique des symboles hermétique du grand œuvre

Troisième édition augmentée,

avec trois préface de
EUGENE CANSELIET, F. C. H., Quarante neuf Illustration photographiques nouvelles, La plupart de PIERRE JAHAN. Et frontispice de JULIEN DE CHAMPAGNE A Paris, chez Jean-Jacques Pauvert.

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III
Notre-Dame-de-Paris

L’alchimiste

Quant au geste fameuxdes personnages duMutus Liber et d’Harpocrate, il est sorti tout entier de l’imagination excessive de Cambriel. Saint Marcel est représenté bénissant, dans une attitude pleine de noblesse, le front incliné, l’avant-bras replié, la main au niveau de l’épaule, l’index et le médius levés.»
* * *
 
La question, on vient de le voir, était nettement résolue, qui, dans le présent ouvrage, fait l’objet de tout le paragraphe vil du chapitre paris, et dont le lecteur peut, des maintenant, prendre connaissance in extenso. Toute tromperie était donc déjouée et la vérité parfaitement établie, quand Emile-Jules Grillot de Givry, quelque trois années plus tard, dans son Musée des Sorciers, écrivit, à l’égard du pilier médian au porche sud de Notre-Dame, les lignes que voici : « La statue de Saint Marcel, qui se trouve actuellement sur le portail de Notre-Dame, est une reproduction moderne qui n’a pas de valeur archéologique ; elle fait partie de la restauration des architectes Lassus et Viollet-le-Duc. La véritable statue, du XIVe siècle, se trouve actuellement reléguée dans un coin de la grande salle des Thermes du Musée de Cluny, où nous l’avons fait photographier (fig. 342). On verra que la crosse de l’évêque plonge dans la gueule du dragon, condition essentielle pour la lisibilité de l’hiéroglyphe, et indication qu’un rayon céleste est nécessaire pour allumer le feu de l’athanor.
 
Or, à une époque qui doit être le milieu du XVIe siècle, cette antique statue avait été enlevée du portail et remplacée par une autre dans laquelle [36] la crosse de l’évêque, pour contrarier les alchimistes et ruiner leur tradition, avait été faite délibérément plus courte, et ne touchait plus la gueule du dragon. On peut voir cette différencedans notre figure 344, où est représentée cette ancienne statue, telle qu’elle était avant 1860. Viollet-le-Duc Fa fait enlever et Fa remplacée par une copie assez exacte de celle du Musée de Cluny, restituant ainsi au portail de Notre-Dame sa véritable signification alchimique. »
 
Quel filandreux imbroglio, pour n’en pas dire davantage, selon lequel, en somme, une troisième statue se serait insérée, au XVIe siècle, entre le beau vestige déposé à Cluny et la copie moderne, visible à la cathédrale de la Cité, depuis plus de cent ans !