Extrait du livre d’Urantia Fascicule11. L’île éternelle du Paradis

  

Nature de l’Ile Éternelle

Même depuis votre emplacement astronomique, depuis votre position spatiale dans les royaumes étoilés, vous commencez à apercevoir fugitivement l’immensité de l’univers matériel. Il devrait donc vous paraître évident qu’un univers matériel aussi prodigieux doit avoir une capitale adéquate et digne de lui, un siège central proportionné à la noblesse et à l’infinitude du Chef universel de cette colossale création de royaumes matériels et d’êtres vivants.

Dans sa forme, le Paradis diffère des corps habités de l’espace : il n’est pas sphérique, il est nettement ellipsoïde, son axe nord-sud étant d’un sixième plus long que son axe est-ouest. L’Ile Centrale est essentiellement plate, et la distance entre la surface supérieure et la surface inférieure est le dixième du diamètre est-ouest.

Ces différences de dimension de l’Ile, jointes à son statut stationnaire et à une plus forte pression de radiation d’énergie-force à l’extrémité nord de l’Ile, rendent possible d’établir des directions absolues dans le maitre univers.

L’Ile centrale est divisée géographiquement en trois domaines d’activité :

  1. Le Haut Paradis.
  2. Le Paradis Périphérique.
  3. Le Bas Paradis.

Nous désignons par côté haut la surface du Paradis qui est occupée par des activités de personnalité, et la surface opposée par côté bas. La périphérie du Paradis sert à des activités qui ne sont ni strictement personnelles ni non personnelles. La Trinité semble dominer le plan personnel ou supérieur, et l’Absolu Non Qualifié le plan inférieur ou impersonnel. Nous ne pouvons guère concevoir l’Absolu Non Qualifié comme une personne, mais nous pensons vraiment à la présence spatiale fonctionnelle de cet Absolu comme étant focalisée sur le Bas Paradis.

L’Ile éternelle est composée d’une seule forme de materialisation — de systèmes stationnaires de réalité. Cette substance physique du Paradis est une organisation homogène de puissance d’espace qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le vaste univers des univers. Elle a reçu beaucoup de noms dans différents univers, et depuis longtemps les Melchizédeks de Nébadon l’ont dénommée absolutum. Cette matière source du Paradis n’est ni morte ni vivante ; elle est l’expression originelle non spirituelle de la Source-Centre Première ; elle est le Paradis, et le Paradis n’a pas de copie.  Il nous semble que la Source-Centre Première a concentré dans le Paradis tout le potential absolu de réalité cosmique comme partie de sa technique pour se libérer des limitations de l’infinité, comme un moyen de rendre possible la création subinfinie et même celle de l’espace-temps. Mais, de ce que l’univers des univers est limité dans l’espace-temps, il ne s’ensuit pas qu’il en soit de même pour le Paradis. Le Paradis existe sans le temps et n’a pas d’emplacement dans l’espace. En gros, il semble que l’espace prenne son origine juste au-dessous du Bas Paradis et le temps juste au-dessus du Haut Paradis. Le temps tel que vous le comprenez n’est pas une caractéristique de l’existence du Paradis, bien que les citoyens de l’Ile centrale soient pleinement conscients de la séquence intemporelle des événements. Le mouvement n’est pas inhérent au Paradis ; il est volitif. Mais le concept de distance, et même de distance absolue, y a une très grande signification, car on peut l’appliquer à des emplacements relatifs sur le Paradis. Le Paradis est non spatial, et en conséquence ses surfaces sont absolues. Elles rendent donc de nombreuses sortes de services qui dépassent les concepts du mental des mortels.

  1. Le Haut Paradis

Sur le Haut Paradis, il y a trois sphères grandioses d’activité, la présence de la Déité, la Sphère Très Sainte et l’Aire Sainte. La vaste région qui entoure immédiatement la présence des Déités est mise à part en tant que Sphère Très Sainte et réservée pour les fonctions d’adoration, de trinitisation et d’aboutissement spirituel supérieur. Dans cette zone, il n’y a ni structures matérielles ni créations purement intellectuelles ; elles ne pourraient pas y exister. Il est inutile que je tente de dépeindre au mental humain la nature divine et la splendide magnificence de la Sphère Très Sainte du Paradis. Ce royaume est entièrement spirituel, et vous êtes presque entièrement matériels. Pour un être purement matériel, une réalité purement spirituelle est apparemment inexistante.

Bien qu’il n’y ait pas de matérialisations physiques dans l’aire du Très Saint, il y a d’abondants souvenirs de vos jours matériels dans les secteurs de l’Aire Sainte, et encore davantage dans les aires de réminiscence historique du Paradis périphérique.

L’Aire Sainte, la région environnante ou résidentielle, est divisée en sept zones concentriques. Le Paradis est parfois dénommé « la Maison du Père » parce que c’est sa résidence éternelle, et les sept zones sont souvent appelées « les demeures paradisiaques du Père » . La première, ou zone intérieure, estoccupée par des Citoyens du Paradis et les natifs de Havona qui se trouvent en séjour au Paradis. La zone suivante, la seconde, est la région de résidence des natifs des sept superunivers du temps et de l’espace. Une partie de cette seconde zone est subdivisée en sept divisions immenses formant le foyer paradisiaque des êtres spirituels et des créatures ascendantes qui proviennent des univers de progression évolutionnaire. Chacun de ces secteurs est exclusivement consacré au bien-être et à l’avancement des personnalités d’un seul superunivers, mais les ressources qu’ils offrent dépassent à peu près infiniment les besoins des sept superunivers actuels.

Chacun des sept secteurs du Paradis est subdivisé en unités résidentielles susceptibles d’abriter le siège d’un milliard de groupes actifs d’individus glorifiés. Mille de ces unités constituent une division. Cent mille divisions égalent une congrégation. Dix millions de congrégations constituent une assemblée. Un milliard également d’assemblées forment une grande unité. Et cette série ascendante continue par la seconde grande unité, la troisième, et ainsi de suite jusqu’à la septième grande unité ; et sept grandes unités forment les unités maitresses, et sept de ces unités maitresses constituent une unité supérieure, et ainsi par multiple de sept, l’expansion des unités ascendantes se poursuit par les unités supérieures, supersupérieures, célestes et supercélestes, jusqu’aux unités suprêmes. Mais même cela n’utilise pas tout l’espace disponible. Ce nombre stupéfiant de désignations résidentielles au Paradis, un nombre qui dépasse vos concepts, occupe considérablement moins de un pour cent de l’aire affectée à la Terre Sainte. Il y a encore beaucoup de place pour ceux qui cheminent vers l’intérieur, même pour ceux qui ne commenceront pas l’ascension du Paradis avant les époques de l’éternel futur.

  1. Le Paradis Périphérique

L’Ile centrale finit abruptement à sa périphérie, mais ses dimensions sont si énormes que son angle terminal est relativement indiscernable à l’intérieur d’une zone circonscrite quelconque. La surface périphérique du Paradis est occupée en partie par les champs d’atterrissage et de départ de divers groupes de personnalités spirituelles. Puisque les zones d’espace non pénétré bordent de tout près la périphérie, tous les transports de personnalités à destination du Paradis atterrissent dans ces régions. Le Haut et le Bas Paradis ne sont abordables ni par les supernaphins transporteurs, ni par les autres types de franchisseurs d’espace.

Les Sept Maitres Esprits ont leur siège personnel de pouvoir et d’autorité sur les sept spheres de l’Esprit qui circulent autour du Paradis dans l’espace situé entre les brillants globes du Fils et le circuit intérieur des mondes de Havona, mais ils maintiennent un siège-foyer de force sur la périphérie du Paradis. Là les présences des Sept Directeurs Suprêmes de Pouvoir circulent lentement et marquent l’emplacement des sept stations d’où certaines énergies du Paradis sortent comme des éclairs vers les sept superunivers.

Ici, sur le Paradis périphérique, se trouvent les énormes aires d’expositions historiques et prophétiques affectées aux Fils Créateurs qui sont consacrés aux univers locaux du temps et de l’espace. Il y a exactement sept billions de ces emplacements historiques installés ou en réserve, mais l’ensemble de ces dispositifs réunis n’occupe guère que quatre pour cent de la portion de l’aire périphérique qui leur est affectée. Nous en inférons que ces vastes réserves appartiennent à des créations qui trouveront ultérieurement leur place au delà des frontières des sept superunivers actuellement connus et habités.

La portion du Paradis qui a été assignée à l’usage des univers existants n’est utilisée que dans la proportion de un à quatre pour cent, alors que l’étendue affectée à ces activités est au moins un million de fois supérieure à celle qui leur serait effectivement nécessaire. Le Paradis est assez grand pour faire face aux activités d’une création à peu près infinie. Mais toute tentative supplémentaire pour vous faire imaginer les gloires du Paradis serait futile. Il vous faut attendre et vous élever pendant votre attente, car en vérité « l’oeil n’a pas vu, l’oreille n’a pas entendu et le mental des mortels n’a pas perçu les choses que le Père Universel a préparées pour ceux qui survivent à la vie de la chair sur les mondes du temps et de l’espace » .

  1. Le Bas Paradis

En ce qui concerne le Bas Paradis, nous ne savons que ce qui est révélé ; les personnalités n’y séjournent pas. Il est totalement étranger aux affaires des intelligences spirituelles, et la Déité Absolue n’y opère pas. Nous sommes informés que tous les circuits d’énergie physique et de force cosmique prennent leur origine sur le Bas Paradis et qu’il est constitué comme suit : Directement aux antipodes de la localisation de la Trinité, dans la portion centrale du Bas Paradis, se trouve la Zone inconnue et non révélée de l’Infinité. Cette zone est directement entourée par une aire non dénommée.

 Occupant la bordure extérieure de la surface inférieure, se trouve une region ayant principalement à faire avec la puissance de l’espace et l’énergie-force. Les activités de ce vaste centre elliptique de force ne sont assimilables à aucune des fonctions connues d’une triunité, mais la charge de force primordiale de l’espace paraît être focalisée dans cette région. Ce centre consiste en trois zones elliptiques concentriques. La zone intérieure est le point focal activités d’énergie-force du Paradis lui même. La zone extérieure est peut-être identifiable avec les fonctions de l’Absolu Non Qualifié, mais nous sommes dans l’incertitude en ce qui concerne les fonctions spatiales de la zone médiane.

La zone intérieure de ce centre de force paraît agir comme un gigantesque coeur dont les pulsations dirigent des courants jusqu’aux limites extrêmes de l’espace physique. Elle dirige et modifie les énergies-force, mais ne les actionne guère. La présence-pression de réalité de cette force primordiale est nettement plus grande à l’extrémité nord du centre du Paradis que dans les régions sud ; cette difference est uniformément enregistrée. La force mère de l’espace paraît affluer par le sud et s’écouler par le nord sous l’action de quelque système circulatoire inconnu chargé de diffuser cette forme fondamentale d’énergie-force. De temps en temps, il y a aussi des différences notables de pression entre l’est et l’ouest. Les forces émanant de cette zone intérieure ne réagissent pas à la gravité physique observable, mais obéissent toujours à la gravité du Paradis.

La zone médiane du centre de force entoure immédiatement l’aire précédente. Cette zone médiane paraît statique, à part sa dilatation et sa contraction au moyen de trois cycles d’activité. La plus faible de ces pulsations s’effectue en direction est-ouest et la suivante dans une direction nord-sud, tandis que la plus forte fluctuation s’effectue dans toutes les directions en une expansion et une contraction généralisées. La fonction de cette aire médiane n’a jamais été réellement identifiée, mais elle doit avoir un rôle dans les ajustements réciproques entre la zone intérieure et la zone extérieure du centre de force. Beaucoup croient que la zone médiane est le mécanisme de contrôle des espaces intermédiaires ou zones tranquilles qui séparent les niveaux d’espace successifs du maitre univers, mais il n’existe aucune preuve ni révélation à l’appui. Cette inférence dérive de la connaissance que cette aire médiane a certains rapports avec le fonctionnement du mécanisme de l’espace non pénétré du maitre univers.

La zone extérieure est la plus vaste et la plus active des trois ceintures elliptiques concentriques de potentiel d’espace non identifié. Cette aire est un lieu d’activités dont on n’a point d’idée, le point central d’un circuit d’émanations qui s’en vont dans toutes les directions de l’espace jusqu’aux limites extrêmes des sept superunivers, et qui continuent au delà pour s’étendre sur les énormes et incompréhensibles domaines de l’espace extérieur. Cette présence spatiale est entièrement impersonnelle, bien que d’une manière inconnue elle paraisse répondre indirectement à la volonté et aux directives des Déités infinies lorsqu’elles agissent en tant que Trinité. On croit qu’il s’agit de la focalisation centrale, le centre paradisiaque, de la présence spatiale de l’Absolu Non Qualifié.

Toutes les formes de force et toutes les phases d’énergie paraissent encircuitées. Elles circulent partout dans les univers et reviennent par des routes précises. Quant aux émanations de la zone activée de l’Absolu Non Qualifié, elles paraissent arriver ou partir — jamais les deux à la fois. Les pulsations de cette zone extérieure s’effectuent selon de très longs cycles de proportions gigantesques. Pendant un peu plus d’un milliard d’années d’Urantia la force d’espace de ce centre est dirigée vers l’extérieur ; ensuite pendant une durée similaire, elle est dirigée vers l’intérieur ; et les manifestations de force d’espace de ce centre sont universelles ; elles s’étendent dans tout l’espace pénétrable.

Toute force physique, toute énergie et toute matière ne font qu’un. Toute énergie-force est issue originellement du Bas Paradis et y retournera finalement après avoir complété son circuit d’espace. Mais toutes les énergies et toutes les organisations matérielles de l’univers des univers ne sont pas toutes venues du Bas Paradis dans leur présent état phénoménal ; l’espace est la matrice de plusieurs formes de matière et de prématière. Bien que la zone extérieure du centre de force du Paradis soit la source d’énergies d’espace, ce n’est pas de là que l’espace tire son origine. L’espace n’est ni force, ni énergie, ni pouvoir. Les pulsations de cette zone n’expliquent pas non plus la respiration de l’espace, mais les phases d’entrée et de sortie de cette zone sont synchronisées avec les cycles d’expansion-contraction de l’espace qui durent deux milliards d’années.

 

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Qatar : une démesure de luxe

Tandis que des peuples vivent dans la misère plus de 300 000 quataris vivent dans l’opulence et la surabondance

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Life in Havona (from the Urantia Book)

  1. Life in Havona (From the Urantia Book)

On Urantia you pass through a short and intense test during your initial life of material existence. On the mansion worlds and up through your system, constellation, and local universe, you traverse the morontia phases of ascension. On the training worlds of the superuniverse you pass through the true spirit stages of progression and are prepared for eventual transit to Havona. On the seven circuits of Havona your attainment is intellectual, spiritual, and experiential. And there is a definite task to be achieved on each of the worlds of each of these circuits.

Life on the divine worlds of the central universe is so rich and full, so complete and replete, that it wholly transcends the human concept of anything a created being could possibly experience. The social and economic activities of this eternal creation are entirely dissimilar to the occupations of material creatures living on evolutionary worlds like Urantia. Even the technique of Havona thought is unlike the process of thinking on Urantia.

The regulations of the central universe are fittingly and inherently natural; the rules of conduct are not arbitrary. In every requirement of Havona there is disclosed the reason of righteousness and the rule of justice. And these two factors, combined, equal what on Urantia would be denominated fairness. When you arrive in Havona, you will naturally enjoy doing things the way they should be done.

When intelligent beings first attain the central universe, they are received and domiciled on the pilot world of the seventh Havona circuit. As the new arrivals progress spiritually, attain identity comprehension of their superuniverse Master Spirit, they are transferred to the sixth circle. (It is from these arrangements in the central universe that the circles of progress in the human mind have been designated.) After ascenders have attained a realization of Supremacy and are thereby prepared for the Deity adventure, they are taken to the fifth circuit; and after attaining the Infinite Spirit, they are transferred to the fourth.

Following the attainment of the Eternal Son, they are removed to the third; and when they have recognized the Universal Father, they go to sojourn on the second circuit of worlds, where they become more familiar with the Paradise hosts. Arrival on the first circuit of Havona signifies the acceptance of the candidates of time into the service of Paradise. Indefinitely, according to the length and nature of the creature ascension,

they will tarry on the inner circuit of progressive spiritual attainment. From this inner circuit the ascending pilgrims pass inward to Paradise residence and admission to the Corps of the Finality. During your sojourn in Havona as a pilgrim of ascent, you will be allowed to visit freely among the worlds of the circuit of your assignment. You will also be permitted to go back to the planets of those circuits you have previously traversed. And all this is possible to those who sojourn on the circles of Havona without the necessity of being ensupernaphimed. The pilgrims of time are able to equip themselves to traverse “achieved” space but must depend on the ordained technique to negotiate “unachieved” space; a pilgrim cannot leave Havona nor go forward beyond his assigned circuit without the aid of a transport supernaphim. There is a refreshing originality about this vast central creation. Aside from the physical organization of matter and the fundamental constitution of the basic orders of intelligent beings and other living things, there is nothing in common between the worlds of Havona. Every one of these planets is an original, unique, and exclusive creation; each planet is a matchless, superb, and perfect production. And this diversity of individuality extends to all features of the physical, intellectual, and spiritual aspects of planetary existence. Each of these billion perfection spheres has been developed and embellished in accordance with the plans of the resident Eternal of Days. And this is just why no two of them are alike. Not until you traverse the last of the Havona circuits and visit the last of the Havona worlds,will the tonic of adventure and the stimulus of curiosity disappear from your career. And then will the urge, the forward impulse of eternity, replace its forerunner, the adventure lure of time. Monotony is indicative of immaturity of the creative imagination and inactivity of intellectual coordination with the spiritual endowment. By the time an ascendant mortal begins the exploration of these heavenly worlds, he has already attained emotional, intellectual, and social, if not spiritual, maturity. Not only will you find undreamed-of changes confronting you as you advance from circuit to circuit in Havona, but your astonishment will be inexpressible as you progress from planet to planet within each circuit. Each of these billion study worlds is a veritable university of surprises. Continuing astonishment, unending wonder, is the experience of those who traverse these circuits and tour these gigantic spheres. Monotony is not a part of the Havona career. Love of adventure, curiosity, and dread of monotony — these traits inherent in evolving human nature — were not put there just to aggravate and annoy you during your short sojourn on earth, but rather to suggest to you that death is only the beginning of an endless career of adventure, an everlasting life of anticipation, an eternal voyage of discovery. Curiosity — the spirit of investigation, the urge of discovery, the drive of exploration — is a part of the inborn and divine endowment of evolutionary space creatures. These natural impulses were not given you merely to be frustrated and repressed. True, these ambitious urges must frequently be restrained during your short life on earth, disappointment must be often experienced, but they are to be fully realized and gloriously gratified during the long ages to come.

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SOUL MATES

SOULMATES The idea of finding that special soulmate and enjoying each other in this life and for eternity has a basis in how this universe works. But is much more profound than finding that “one” person (soul). Soulmates number in the hundreds of thousands, if not a whole lot more, for some souls. Souls don’t have only one soulmate they have a universe of soulmates to engage in and enjoy (if one wanted to). Friendships that are formed and allowed to develop and flourish on Earth planets is a means of expanding a soul family. Such large numbers of intimate relationships are overwhelming and near impossible to grasp in the practical and the physical realms, as on Earth. Where making friends and keeping them can be a tremendous energy-sapping job, which easily cripples the endurance levels of the strongest and most tolerant of people. Souls remain unaware of the numbers of soulmates accumulated while alive and inside of physical bodies. Only becoming aware of the magnitude of soulmates they have after entering the spirit world, from where multitudes of mates are more manageable and in proper perspective. Nonetheless, searching for that one soul mate while in the physical world is sensible. But searching is overstated, and choosing is what happens. People are surrounded by potential soulmates, souls from past lives and new soulmates that form during life experiences. Unfortunately, not all soulmates are fun to be around, or with, due to things that have transpired between souls in past lives or current lives. Whether or not such discrepancies are removed or smoothed over, depends on the two souls involved. Souls can choose to sever loose ends and remove incompatibles from the roster of soulmates. One of the reasons for multiple lives, rebirths, and reincarnations, is to interact with other souls and become soulmates through trial and error. Souls make many friends and enemies during interactions with others. Some things must be mended between souls before they canbe released from the binding physical world and enter the spirit world. Some souls manage to enter the spirit world with unfinished circumstances and find that they cannot advance to higher levels because of lingering regrets keeping them down. They are stuck and in denial about their predicament and roam the world as spectrums, ghosts, haunted and haunting places, where they have resided and created their obstacles, which deny them tranquility.

Lou Baldin 

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THE POWER OF THE FLOWER

THE POWER OF THE FLOWER By Dr. David Eifrig Jr. 529734_455897044482365_1074271251_n Flowers…are a proud assertion that a ray of beauty outvalues all the utilities in the world. –Ralph Waldo Emerson. I love fresh flowers. Flowers (and babies) are nature’s way of saying that life will go on. No shopping list worth its salt (Epsom, of course) would be complete without flowers. It’s true… a simple, strategically placed arrangement of an inexpensive seasonal assortment is one of the easiest ways to lift your spirits and lighten your mood. Point in fact; months ago I attended a dinner party at a friend’s house where the food was excellent and the company superb. But guess what comes to mind when I recall that evening: a beautiful bunch of vibrant yellow tulips, casually placed in a simple, white ceramic pitcher. The hostess had picked up the vase several years ago at a roadside stand (turns out it was cracked even then) and the bright color and clean lines of the tulips fashioned feelings of joy in my heart… the vase could have been an aluminum juice can and been no less beautiful. The simple gesture of those beautiful flowers seemed to make the room warmer. There is something about looking at spring flowers (especially in the dead of winter) that reminds us that “this too shall pass” and gives us that extra little nudge to look forward to the future. This is perhaps the reason flowers have been shown to improve depression in people. 374783_10151062995310788_1214134930_nYouTube Preview Image In fact, the “health” value of flowers is not simply my opinion. Several interesting and many quite obvious studies show the power of the flower. In Eight Weeks to Optimum Health, the author, Dr. Andrew Weil, recommends purchasing flowers regularly to reduce stress and bring beauty into your everyday life. Furthermore, scientific evidence has shown that receiving (perhaps even the act of purchasing) flowers lifts our moods. An article published in Evolutionary Psychology reported the results of three studies showing the positive effects of flowers. In the first study, researchers documented that women smile virtually every time they receive flowers. The second study reported that women and men smiled genuinely and initiated conversation when given a large Gerber daisy versus a pen or nothing. The final study reported that men and women ages 55 or older who received one or more bouquets of flowers over a two-week period showed an improvement in mood as well as an improvement in cognitive function-memory. The conclusions are clear… cultivated flowers bring out positive emotions in humans. And with positive emotions comes health and longevity. Flowers are another simple and inexpensive choice for you to improve yours and your loved ones’ happiness and health. But the power of flowers doesn’t stop with just psychological improvements. Chinese researchers have shown that extracts from the beautiful hibiscus lowers blood pressure and even cholesterol. It turns out that chemicals in the flower are similar to the antioxidants in red wine… the poly-phenols and anthocyanins that are known to improve heart health in wine drinkers. However, things are not always rosy (excuse the pun). For example, other compounds in the hibiscus disrupt ovulation in rats and their cells. These chemicals, benzenes, are already known to be problematic in humans and, of course, more research is needed. But the point is that flowers hold power for our health and future. Drug companies are hot on the scent (that pun stunk) for new chemicals, and flowers are one big area of interest. When it comes to getting smiles on faces and having people relax from the stress of life… it’s hard to beat flowers. Flowers (both the sight of them and the extracts taken) have been shown to:

  • Improve sleep (Lavender)
  • Decrease anxiety (Lavender)
  • Decrease depression (Rose)
  • Increase energy (the sight of almost any flower)
  • Decrease cholesterol (Hibiscus)
  • Lower blood pressure (Hawthorn)
  • Improve resistance to colds (Echinacea)

When it comes to flowers… what do I do

I have been learning to garden the past five years.
I’ve planted more than 4,000 bulbs in my yard in the past two years.
I cut flowers from my yard and bring them to the clinic. Some go to the secretaries, and some go to the front desk staff (these are put on display out front).
I stop and look at flowers in other yards whenever I can. The older I get, the more I admire the work, thought, and energy it takes to produce flowers.
I always, always, always stop and smell roses.
At least monthly (I try to do it more often), I give flowers to my gal.

Here’s to our health, David Eifrig Jr., M.D., M.B.A. P.S. And another quote from Emerson… “Earth laughs in flowers.”

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le web a 25 ans

Le web a 25 ans ! Tim Berners-Lee en appelle à une charte de l’Internet

 

 

Tim Berners-Lee

 

L’inventeur du web nous met en garde sur le fait que la neutralité subit des attaques soutenues des gouvernements et des entreprises.

L’inventeur du World Wide Web croit qu’une « Magna Carta » en ligne à l’échelle mondiale est nécessaire afin de protéger et d’ancrer l’indépendance du moyen de communication qu’il a créé et les droits de ses utilisateurs.

Sir Tim Berners-Lee a déclaré au Guardian que le web a fait l’objet d’attaques croissantes de la part des gouvernements et d’influentes sociétés, et que de nouvelles règles s’imposaient pour protéger « l’ouverture et la neutralité » du système.

Parlant exactement 25 ans après qu’il a écrit la première ébauche de la première proposition de ce qui allait devenir le World Wide Web, l’informaticien a déclaré : « Nous avons besoin d’une constitution mondiale – une déclaration des droits ».

L’idée d’une Grande Charte de Berners-Lee s’inscrit dans le cadre d’une initiative appelée Le web que nous voulons, nous invitant à créer un projet de lois numériques dans chaque pays – principes qu’il espère soutenus par des institutions publiques, des fonctionnaires gouvernementaux et des entreprises.

« Sauf à avoir un Internet libre et neutre sur lequel nous pouvons nous appuyer sans nous soucier de ce qui se passe en coulisses, nous ne pouvons pas avoir un gouvernement ouvert, une bonne démocratie, un bon système de santé, des communautés reliées entre elles et une diversité culturelle. Ce n’est pas naïf de croire que l’on peut avoir cela, mais c’est naïf de penser que l’on peut l’obtenir en restant les bras croisés. »

Berners-Lee a été un critique virulent de la surveillance des citoyens américains et anglais à la suite des révélations faites par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden. Compte tenu de ce qui a vu le jour, dit-il, les gens sont à la recherche d’une profonde révision dans la façon dont les services de sécurité ont été gérés.

Ses opinions font également écho dans l’industrie de la technologie, où il est particulièrement en colère sur les efforts fournis par la NSA et le GCHQ anglais pour saper les outils de sécurité et de cryptage – ce que beaucoup d’experts de sécurité affirment comme étant contre-productif et compromettant vis-à-vis de la sécurité de chacun.

Les principes de la vie privée, liberté d’expression et l’anonymat responsable seront étudiés dans cette Grande Charte. « Ces problèmes nous ont pris par surprise » a déclaré Berners-lee. « Nos droits sont bafoués de plus en plus souvent de tous les côtés et le danger est que nous nous y habituons. Je tiens donc à utiliser ce 25e anniversaire pour nous inviter à mettre la main à la pâte afin de reprendre la main et définir le web que nous voulons pour les 25 prochaines années. »

La proposition pour la constitution du web devrait aussi examiner l’impact des lois sur le copyright et les problèmes socio-culturels en rapport avec les éthiques de la technologie.

Alors que la régulation régionale et les sensibilités culturelles du web peuvent varier, Berners-Lee affirme croire en un document partagé sur les principes que pourrait apporter une norme internationale sur les valeurs d’un web ouvert.

Il demeure optimiste sur le le fait que cette campagne Le web que nous voulons puisse atteindre le grand public, malgré son manque apparent de prise de conscience dans l’affaire Snowden.

« Je ne dirais pas que les gens au Royaume-Uni sont indifférents. Je dirais qu’ils ont plus confiance en leur gouvernement que dans d’autres pays. Ils optent pour l’attitude : Comme nous avons voté pour eux, laissons les agir et faire leurs preuves. »

« Mais nous avons besoin que nos avocats et nos politiciens comprennent la programmation, comprennent ce qui peut être fait avec un ordinateur. Nous avons également besoin de revoir une grande partie de la législation, comme ces lois sur le copyright qui mettent les gens en prison pour protéger les producteurs de films. Il s’agit également de préserver et protéger l’expression des individus et la démocratie quotidienne dont nous avons besoin pour gérer le pays », poursuit-il.

Berners-Lee se prononce fermement en faveur du changement de l’élément à la fois clé et controversé de la gouvernance d’Internet qui supprimerait une petite, mais symbolique, partie du contrôle américain. Les États-Unis s’agrippent au contrat IANA, qui contrôle la base de données principale de tous les noms de domaines, mais ont fait face à une pression de plus en plus importante à la suite de l’affaire Snowden.

Il explique: « Notre demande du retrait du lien explicite menant vers la chambre du commerce des États-Unis est en souffrance depuis longtemps. Les États-Unis ne peuvent pas avoir une place prépondérante dans quelque chose qui n’est pas national. Il y a grand élan vers une séparation et une indépendance même si les États-Unis conservent une approche qui maintient les gouvernements et les entreprises à l’écart. »

Berners-Lee réitère aussi son inquiétude quant au fait que le web pourrait être balkanisé par des pays et des organisations qui morcelleraient l’espace numérique pour travailler selon leurs propres règles, qu’il s’agisse de censure, de régulation ou de commerce.

Nous avons tous un rôle à jouer dans ce futur, dit-il en citant les récents mouvements de résistance aux propositions de régulation du droit du copyright.

Il dit : « Le point-clé c’est d’amener les gens à se battre pour le web, de les amener à voir les dommages qui seraient causés par un web fracturé. Comme tout système humain, le web a besoin d’une régulation et bien-sûr que nous avons besoin de lois nationales, mais nous ne devons pas transformer le réseau en une série de cloisonnements nationaux. »

Berners-Lee fit également une apparition lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012, en écrivant les mots “this is for everyone” (NdT : « Ceci est pour tout le monde ») sur un ordinateur au centre du stade. Il est demeuré fermement attaché au principe d’ouverture, d’inclusion et de démocratie depuis son invention du web en 1989, en choisissant de ne pas commercialiser son modèle. Il rejette l’idée qu’un contrôle gouvernemental ou commercial sur un moyen de communication aussi puissant soit inévitable, « Tant qu’ils ne m’auront pas ôté les mains du clavier, je continuerai à défendre cela. »

Le créateur du web accessible à tous

Ayant grandi dans le sud-ouest de Londres, Tim Berners-Lee était un fervent ferrovipathe, ce qui l’a amené à s’intéresser au modèle des chemins de fer puis à l’électronique.

Cela dit, les ordinateurs étaient déjà un concept familier dans la famille – ses deux parents ayant travaillé à la création du premier ordinateur commercialisé du monde, le Ferranti Mk1.

Berners-Lee sortit major de sa promotion en physique à Oxford et a ensuite travaillé à divers postes d’ingénieur. Mais ce fut au CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire à Genève, qu’il prit part aux projets qui mèneront à la création du world wide web.

Son but était de permettre aux chercheurs du monde entier de partager des documents et ses premières propositions furent jugées « vagues mais intéressantes » par un directeur au CERN.

Il a combiné des technologies existantes telles que l’Internet et l’hypertexte pour produire un immense système interconnecté de stockage de documents. Berners-Lee l’appela le world wide web (NdT : la toile d’araignée mondiale), bien que ses collaborateurs francophones trouvaient cela difficile à prononcer.

Le web a d’abord été ouvert aux nouveaux utilisateurs en 1991. puis, en 1992, le premier navigateur a été créé pour parcourir et sélectionner les millions de documents déjà existants.

Bien que le web ait vu la création et la perte de fortunes innombrables, Berners-Lee et son équipe se sont assurés qu’il était libre d’utilisation pour tous.

Berners-Lee travaille maintenant, par le biais de diverses organisations, à s’assurer que le web soit accessible à tous et que le concept de neutralité du net soit respecté par les gouvernements et les entreprises.

Crédit photo : Wikimédia Commons

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La plastisphère

 Cet écosystème né du plastique

Pollution. Les déchets en plastique abandonnés dans les mers sont colonisés par des communautés de bactéries inquiétantes—Los Angeles Times (extraits) Los Angeles

Elizabeth Lopez manœuvre une gigantesque pince en acier fixée sur le bord d’un voilier de 40 mètres et la fait descendre prudemment entre les algues ondulantes et les bancs de poissons, à 15 kilomètres au large de San Diego [Californie]. La chercheuse espère prélever des fragments d’un écosystème marin mystérieux que les scientifiques appellent la plastisphère.

Ce type de communauté biologique se forme à partir de particules de plastique pas plus grosses que des grains de sel. Les bactéries s’installent sur ces déchets minuscules, et servent ensuite de nourriture à des organismes unicellulaires qui sont à leur tour la proie de prédateurs plus gros. “L’homme a créé un véritable écosystème artificiel fait de débris de plastique”, affirme Elizabeth Lopez, étudiante en master à l’université de San Diego.

La plastisphère se développe depuis soixante ans. Elle est issue des plastiques abandonnés – tongs, barquettes de margarine, jouets, brosses à dents, etc. – qui sont rejetés dans la mer par les égouts et les cours d’eau. Lorsque ces déchets se retrouvent dans l’océan, ils se décomposent en petits morceaux vite colonisés par des organismes microscopiques, dont un grand nombre sont inconnus des scientifiques.

Microbes.

Les biologistes craignent notamment que certaines créatures de la plastisphère ne réussissent à décomposer complètement des fragments de polyéthylène et de polypropylène, au point que des substances chimiques nocives finissent par se répandre dans l’environnement.

“C’est un problème extrêmement préoccupant”, affirme Tracy Mincer, géochimiste des milieux marins pour l’institut océanographique Woods Hole (WHOI), dans le Massachusetts. “Il est possible que les microbes accélèrent énormément l’érosion des débris de plastique et les décomposent en de plus petits morceaux. Si c’est le cas, nous ne savons pas précisément comment le zooplancton et d’autres petites créatures vont réagir, ni si des additifs néfastes, des pigments, des plastifiants, des retardateurs et d’autres composés toxiques ne vont pas se déverser dans l’eau.”

Environ 245 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde, selon les estimations fournies par le  secteur. Soit plus de 30 kilos pour chacun des 7,1 milliards d’habitants de la planète. Les déchets se regroupent dans l’océan en de vastes “plaques de déchets” ovales qui se forment en fonction des courants et des vents convergents. Une fois piégées dans ces zones mortes cycloniques, les particules de plastique peuvent y rester pendant des siècles. Les effets physiologiques des déchets plastiques sur les poissons, les oiseaux, les tortues et les mammifères marins qui les ingèrent sont bien connus : les animaux risquent de souffrir de problèmes intestinaux, de voir leurs mouvements entravés, mais aussi de suffoquer et de mourir de faim. Mais nous commençons à peine à comprendre les conséquences de la plastisphère.

Pouces-pieds.

“Nous sommes en train de modifier les rythmes fondamentaux de la vie dans les océans et nous devons en interpréter les répercussions”, explique Miriam Goldstein, une biologiste de la vie marine qui a obtenu son doctorat à l’institut océanographique Scripps (université De Californie . San Diego) grâce à son étude des déchets plastiques dans la “grande plaque de déchets du Pacifique”, située entre Hawaii et la Californie. En octobre 2013, Miriam Goldstein et l’océanographe Deb Goodwin, qui travaille pour la Sea Education Association (SEA, bas.e . Woods Hole, Etats-Unis), ont annoncé qu’elles avaient trouvé des traces de plastique dans les intestins d’un tiers des pouces-pieds [des crustacés qui vivent fixés sur un support]collectés sur la plaque de déchets. Et comme les crabes se nourrissent de ces pouces-pieds, le plastique qu’ils ingèrent risque de contaminer toute la chaîne alimentaire.

La plastisphère ne se limite pas aux océans. En 2012, une équipe de chercheurs a découvert des microplastiques polluants dans les Grands Lacs, aux Etats-Unis, dont d’importantes quantités de microbilles de polyéthylène et de polypropylène utilisées dans des produits exfoliants pour le visage. A la suite de la publication de ces résultats, une coalition regroupant les maires de cette région a demandé à l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) d’évaluer les risques potentiels pour les écosystèmes des lacs et pour les humains. D’autres scientifiques, dont Tracy Mincer et Erik Zettler, spécialiste de l’écologie mi– crobienne à la SEA, ont passé trois ans à élaborer la première description complète et détaillée des populations microbiennes qui colonisent les débris de plastique en milieu marin. Avec des filets très fins, ils ont filtré les particules de plastique sur plus de 100 sites dans l’Atlantique, du Massachusetts à la mer des Caraïbes. Grâce à des microscopes électroniques à balayage et à des techniques de séquençage génétique, ils ont identifié plus de 1 000 bactéries et algues différentes qui vivaient sur du plastique à la dérive dans la mer, selon leur article publié dans la revue Environmental Science & Technology en juin 2013.

Choléra.

Un échantillon de polypropylène pas plus gros qu’une tête d’épingle les a particulièrement inquiétés. Sa surface était couverte de bactéries du genre Vibrio, dont fait partie l’espèce responsable du choléra et d’autres troubles gastro-intestinaux. Ces potentiels pathogènes pourraient parcourir de longues distances en s’attachant à des morceaux de plastique qui restent dans l’océan bien plus longtemps que les déchets biodégradables qui flottent à la surface, comme les plumes ou le bois.

L’équipe compare maintenant les populations microbiennes qui se trouvent sur des déchets plastiques du Pacifique Nord et de l’Atlantique Nord, pour essayer de comprendre quelles bactéries se nourrissent de ces déchets et quels prédateurs mangent ensuite ces microbes. Pendant ce temps,. San Diego, Elizabeth Lopez et ses collègues examinent sous de puissants microscope les échantillons collectés et prélèvent de minuscules morceaux de plastique afin de les classer et d’en analyser la composition chimique. Leurs conclusions seront partagées avec le Southern California Coastal Water Research Project (SCCWRP), un institut de recherche publique qui surveille la pollution urbaine.

“Ces minuscules univers de plastique qui sont juste sous notre nez représentent le prochain défi pour la recherche”, affirme Drew Talley, océanographe à l’université de San Diego. “Il serait criminel de ne pas enquêter sur les dégâts qu’ils sont susceptibles de provoquer dans les océans et chez les humains.”

—Louis Sahagun Publié le 26 décembre 2013

La plastisphère

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Notre écosystème intestinal

Cet écosystème intérieur que nous devons préserver

Santé. Cent mille milliards de microbes vivent dans notre organisme.Les chercheurs découvrent peu à peu leur importance pour notre santé et comprennent comment notre mode de vie moderne les malmène.—The New York Times (extraits) New York

Je me souviens exactement du jour où j’ai commencé à penser à moi à la première personne du pluriel – je veux dire en tant que superorganisme et non comme un simple être humain. C’était le 7 mars 2013. Ce jour-là, en ouvrant ma boîte aux lettres électronique, j’ai découvert un énorme dossier bourré de tableaux et de données brutes provenant d’un laboratoire du BioFrontiers Institute de l’université du Colorado à Boulder. Dans le cadre d’une nouvelle initiative de science citoyenne baptisée “projet American Gut” [Intestin Américain], le labo avait séquencé mon microbiome – c’est-à-dire non pas “mes” gènes, mais ceux des centaines d’espèces microbiennes avec qui je partage mon corps. Ces quelque 100 000 milliards de bactéries vivent (et meurent) à tout instant à la surface de ma peau, sur ma langue et dans les plis de mes intestins, la partie du corps où elles sont le plus nombreuses..Cette population pèse entre 1 livre et 1 kilo et représente un territoire intérieur inexploré que les scientifiques commencent tout juste à cartographier. Justin Sonnenburg, microbiologiste de Stanford, explique que nous ferions bien de commencer à envisager notre corps comme “un vaisseau complexe optimisé pour la croissance et la multiplication de ses passagers microbiens”.

Santé humaine et santé microbienne s’avèrent intimement liées. Les désordres de notre écosystème intérieur – une perte de diversité, disons, ou une prolifération de la “mauvaise” sorte de microbes – pourraient nous prédisposer à l’obésité ou à une vaste palette de maladies chroniques, ainsi qu’à certaines infections. On a constaté que les “transplantations fécales”, qui consistent à installer le microbiote d’une personne saine dans l’intestin d’un individu malade, traitaient efficacement certains pathogènes intestinaux. (Les chercheurs emploient le terme “microbiote” pour désigner l’ensemble des microbes d’un environnement spécifique et “microbiome” pour désigner l’ensemble de leurs génomes.) Nous savons aussi depuis plusieurs années que des souris obèses auxquelles on implante la flore intestinale de souris minces perdent du poids, et vice versa. [Ces affirmations paraissent extravagantes, et de fait] beaucoup de spécialistes du microbiome sont réservés. Mais, comme l’a souligné récemment un groupe de chercheurs dans un article sur l’écologie microbienne qui fait date, on doit désormais voir la santé humaine “comme la propriété. collective du microbiote humain” – c’est-à-dire comme une fonction de la communauté et non de l’individu. En mars 2013, je me suis rendu à Boulder pour découvrir le séquenceur d’ADN Illumina HiSeq 2000 qui avait examiné mon microbiome, et pour rencontrer les scientifiques et les programmeurs qui exploitaient les données obtenues. Le laboratoire est dirigé par Rob Knight, un biologiste de 36 ans. Au cours de mes deux journées à Boulder, j’ai partagé plusieurs repas avec lui et ses collègues, des titulaires de doctorats et des étudiants diplômés, mais je dois dire que j’ai été interloqué par leurs conversations. Je n’avais jamais autant entendu parler d’excréments en mangeant. A leur décharge, ces gens ont entrepris une réévaluation radicale du contenu du côlon humain. J’ai appris que Knight avait une petite  fille de 16 mois dont il avait analysé et séquencé la plupart des couches souillées. Knight a déclaré en cours de repas que lui-même effectuait chaque  jour ses propres prélèvements ; sa femme, Amanda Birmingham, qui nous a rejoints un soir, s’est dite soulagée de ne plus avoir à le faire qu’une fois par semaine. “Mais je garde en permanence un ou deux kits de prélèvement dans mon sac . main, a-t-elle précisé. On ne sait jamais…”

Taux plus élevé d’allergies.

De cette étude approfondie a résulté une série d’articles sur la dynamique microbienne familiale. Les données ont permis de démontrer que les communautés microbiennes des couples partageant le même toit sont similaires, ce qui semblerait souligner l’importance de l’environnement dans la formation du microbiome d’un individu. Knight a également découvert que la présence d’un chien dans la famille avait tendance à uniformiser les communautés microbiennes de la peau de tous ses membres, probablement en raison des coups de langue et des caresses. Grâce à l’échantillonnage quotidien des couches de sa fille (ainsi que de celles du bébé d’un couple d’amis), Knight a pu également décrire le processus remarquable par lequel l’intestin d’un bébé, qui, in utero, est une sorte d’ardoise vierge et stérile, va être peu à peu colonisé. Ce processus débute peu après la naissance, au moment où une communauté de microbes particulière à la petite enfance se rassemble dans les intestins. Plus tard, avec l’introduction de la nourriture solide puis le sevrage, les types de microbes se modifient peu à peu, jusqu’à ce que, vers l’âge de 3 ans, la flore microbienne intestinale du bébé ressemble à celle d’un adulte et devienne très semblable à celle de ses parents.

La plupart des microbes qui composent la flore intestinale d’un bébé sont acquis durant la naissance – un processus chaotique, très riche sur le plan microbien, qui expose le bébé toute une série de microbes maternels. En revanche, les bébés nés par césarienne, une procédure relativement aseptisée, n’acquièrent pas à la naissance les microbes vaginaux et intestinaux de leur mère. Leur première flore intestinale ressemble beaucoup plus aux colonies microbiennes présentes sur la peau de la mère (et du père), ce qui n’est pas idéal et pourrait expliquer le taux plus élevé d’allergies, d’asthme et de problèmes auto-immuns chez les bébés nés par césarienne : n’ayant pas été investi par l’assortiment optimal de microbes à la naissance, leur système immunitaire pourrait ne pas se développer correctement. Au cours d’un repas, Knight m’a confié que, inquiets de cette éventualité lorsque sa fille était née en urgence par césarienne, sa femme et lui avaient pris les choses en main : à l’aide d’un coton-tige  stérile, ils avaient enduit la peau du nouveau-né des secrétions vaginales de sa mère afin d’assurer une colonisation correcte. Un essai officiel de cette procédure est en cours à Porto Rico.

Pendant mon séjour à Boulder, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Catherine A. Lozupone. Cette microbiologiste, qui venait de quitter le labo de Knight pour créer le sien à l’université du Colorado à Denver, a consacré un certain temps à examiner mon microbiome et à le comparer avec d’autres, dont le sien. Lozupone est la principale auteure d’un important article paru en 2012 dans la revue Nature (“Diversity, Stability and Resilience of the Human Gut Microbiota”) qui aborde la flore intestinale comme le ferait un écologiste, en essayant de déterminer l’état “normal” de l’écosystème puis en examinant les différents facteurs qui le perturbent au fil du temps. En quoi cette flore est-elle affectée par un régime alimentaire ? par des antibiotiques ? par des agents pathogènes ? Quel rôle jouent les traditions culturelles ? Pour l’instant, la meilleure façon d’apporter un début de réponse à ces questions consiste probablement à comparer la flore intestinale de populations vivant dans des régions très éloignées les unes des autres. Des équipes de chercheurs s’emploient donc depuis quelque temps à prélever des échantillons aux quatre coins du monde et à les expédier dans des centres de séquençage. Le projet American Gut, qui vise à séquencer la flore de dizaines de milliers d’Américains, représente à ce jour l’effort le plus ambitieux dans ce domaine ; il aidera les chercheurs à mettre au jour des patterns de corrélation entre les modes de vie, les régimes et l’état de santé de tous ces gens et la composition de leur flore intestinale.

Comme Catherine Lozupone (et tous ceux que j’ai interviewés) a tenu à le souligner, ces recherches n’en sont encore qu’à leurs débuts ; pour l’instant, les scientifiques ne peuvent même pas expliquer avec certitude à quoi devrait ressembler un microbiome “sain”. Mais plusieurs grandes tendances, souvent curieuses, sont en train d’émerger. Une grande diversité, par exemple, semble préférable, car un écosystème plus diversifié est généralement plus résilient – or la diversité de la flore des Occidentaux est notablement plus faible que celle de civilisations moins industrialisées. Le microbiote intestinal des personnes vivant en Occident est très différent de celui de nombreux autres peuples géographiquement dispersés. Ainsi, la flore intestinale des habitants des campagnes de l’Afrique occidentale ressemble plus à celle des Amérindiens du Venezuela qu’à celle d’un Européen ou d’un Américain. Non seulement ces populations rurales hébergent une plus grande diversité de microbes, mais leur distribution n’est pas non plus la même. Les intestins américains et européens contiennent des quantités relativement élevées de bactéroïdes et de firmicutes, mais peu de bactéries du genre Prevotella, prépondérantes dans l’intestin des Africains et Amérindiens ruraux.

Une diversité de bactéries. Pourquoi les microbes sont-ils différents selon les cas ? Cela  pourrait être dû au régime alimentaire, qui, chez les populations rurales, comprend une quantité considérable de céréales (que Prevotella semble apprécier), de fibres végétales, et très peu de viande. De nombreuses firmicutes aiment les amino-acides, c’est pourquoi elles prolifèrent quand le régime contient une grande quantité de protéines. Les bactéroïdes, eux, métabolisent les glucides. Quant à la plus faible diversité observée dans les intestins occidentaux, elle pourrait résulter de notre usage inconsidéré d’antibiotiques (dans les soins médicaux comme dans l’industrie alimentaire de notre régime alimentaire à base de nourriture transformée (c’est-à-dire généralement débarrassée de toutes ses bactéries, bonnes comme mauvaises), des toxines environnementales et d’une “pression microbienne” – autrement dit d’une exposition aux bactéries – généralement moindre dans la vie quotidienne. Tout cela pourrait expliquer pourquoi, alors que ces populations rurales sont généralement plus exposées aux maladies contagieuses et jouissent d’une espérance de vie plus courte que les populations occidentales, elles enregistrent aussi moins de désordres chroniques comme les allergies, l’asthme, le diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires. “Ces populations rurales passent beaucoup plus de temps que nous à l’extérieur et ont beaucoup plus de contacts avec les plantes et le sol”, souligne Catherine Lozupone. “Dans certaines de ces cultures, ajoute un chercheur qui a collecté des échantillons au Malawi, les enfants sont élevés ensemble. Ils passent de main en main, de sorte qu’ils sont constamment exposés à une grande diversité de microbes.” La famille nucléaire n’est peut-être pas le meilleur chemin vers la santé du microbiome. Notre écosystème intérieur est moins bien compris que celui d’une forêt primaire ou d’une prairie, mais les principes fondamentaux de l’écologie apportent des débuts de réponses et soulèvent de multiples hypothèses intéressantes. La flore microbienne de chacun d’entre nous semble se stabiliser vers 3 ans, âge auquel la plupart des niches de l’écosystème intestinal sont occupées. Cela ne veut pas dire que cet écosystème ne changera plus par la suite ; il le pourra, mais pas de manière aussi rapide. Un changement de régime alimentaire ou une prise d’antibiotiques, par exemple, peuvent entraîner des modifications dans les proportions relatives des différentes espèces résidentes, aidant certains types de bactéries à prospérer et contribuant à en faire péricliter d’autres. De nouvelles espèces peuvent-elles être introduites dans le système ? Oui, mais sans doute uniquement quand une niche s’ouvre après une perturbation significative, comme une prise d’antibiotiques. Tout comme n’importe quel autre écosystème parvenu à maturité, notre système intestinal s’emploie à résister aux invasions extérieures. C’est de ses parents que l’on tient la plupart des microbes initiaux de sa flore intestinale, mais d’autres proviennent de l’environnement. Comme l’explique à ses étudiants de Stanford le microbiologiste Stanley Falkow, “le monde est recouvert d’une fine patine d’excréments”. Les nouveaux outils de séquençage ont confirmé son intuition. Saviez-vous que la poussière de votre intérieur pouvait receler des quantités significatives de particules fécales ? ou que, chaque fois que l’on tire la chasse d’eau, une partie du contenu de la cuvette est vaporisé dans l’air ?

Résistance aux invasions.

Certains scientifiques empruntent à l’écologie le terme de “services écosystémiques” pour désigner tout ce que la flore microbienne, dont nous sommes l’habitat ou l’organisme hôte, accomplit à notre profit, et ces services sont remarquablement variés et impressionnants. L’un d’eux est la “résistance aux invasions”. Pour empêcher les agents pathogènes de prendre pied dans notre organisme, nos microbes résidents veillent à occuper des niches potentielles et à rendre l’environnement inhospitalier aux intrus. En fonction de la plus ou moins grande robustesse de leur flore intestinale, certaines personnes sont victimes d’intoxication alimentaire alors que d’autres ayant mangé la même chose n’éprouvent pas le moindre malaise. Nos bactéries intestinales jouent également un rôle dans la fabrication de substances telles que les neurotransmetteurs, les enzymes et les vitamines et d’autres nutriments essentiels, ainsi qu’une série d’autres molécules qui interagissent avec les systèmes immunitaire et métabolique et les influencent. Certains de ces composants pourraient jouer un rôle dans la régulation de nos niveaux de stress et même dans notre tempérament : quand les microbes intestinaux de souris vives et aventureuses sont transplantés dans l’intestin de souris anxieuses et timides, celles-ci deviennent bientôt plus audacieuses. L’expression “réfléchir avec ses tripes” pourrait contenir plus de vérité qu’on ne le pensait. Les microbes intestinaux veillent à leurs propres intérêts, dont les principaux sont de trouver de la nourriture en quantité suffi santé et d’en réguler le passage dans leur environnement. Il semblerait que les bactéries contribuent elles mêmes à l’accomplissement de ces fonctions en produisant des signaux chimiques capables de réguler l’appétit, la satiété et la digestion de chaque individu.

Evolution rapide.

Une bonne partie de ce que nous savons du rôle du microbiome dans le métabolisme humain découle de l’étude de “souris gnotobiotiques” – des souris élevées dans des laboratoires comme celui de Jeffrey I. Gordon à l’université de Washington . Saint Louis, où on les rend stériles sur le plan microbien. Le laboratoire de Gordon a récemment transplanté les microbes intestinaux d’enfants du Malawi atteints de kwashiorkor – une forme sévère de malnutrition – chez ces animaux. Les chercheurs ont constat. que les souris auxquelles on avait inoculé le kwashiorkor et que l’on nourrissait selon le même régime que les enfants étaient incapables de métaboliser les nutriments. Cela semblerait indiquer qu’il n’est peut-être pas suffisant d’augmenter la dose de calories pour traiter la malnutrition. Pourquoi n’avons-nous pas fait évoluer nos propres systèmes pour qu’ils remplissent les fonctions de vie essentielles occupées par les bactéries ? Pourquoi avons-nous délégué tout ce travail à une bande de microbes ? Une théorie est que, du fait que les microbes évoluent bien plus rapidement que nous (donnant naissance dans certains cas . une nouvelle génération toutes les vingt minutes), ils sont en mesure de réagir aux modifications de l’environnement – aux menaces aussi bien qu’aux opportunités – avec une rapidité et une agilité bien plus grandes que “nous”. Extraordinairement réactives et adaptatives, les bactéries peuvent échanger entre elles des gènes et des fragments d’ADN. Cette polyvalence est particulièrement utile lorsqu’une nouvelle toxine ou une nouvelle source de nourriture apparaissent dans l’environnement. Le microbiote peut rapidement produire le gène adéquat pour la combattre efficacement – ou l’ingérer. Une étude récente a montré qu’un microbe intestinal très courant chez les Japonais avait acquis un gène d’une bactérie marine permettant aux Japonais de digérer les algues bien plus facilement que d’autres peuples. Un groupe de microbiologistes a sonné l’alarme : nous détruisons sans le savoir le microbiome humain et cette destruction a des conséquences. Des espèces microbiennes importantes pourraient déjà avoir totalement disparu sans que nous ayons eu le temps de savoir ce qu’elles étaient et ce qu’elles faisaient. Ce que nous considérons comme un espace sauvage intérieur pourrait  bien s’avérer tout autre chose, modifié depuis longtemps par des actions humaines inconsidérées.

Pour se faire une idée plus précise de ce qui a été perdu, Maria Gloria Dominguez-Bello, microbiologiste d’origine vénézuélienne de l’université de New York, s’est rendue dans des régions amazoniennes isolées afin de prélever des échantillons sur des chasseurs-cueilleurs n’ayant eu que très peu de contacts avec les Occidentaux et la médecine occidentale. “Nous voulons savoir . quoi ressemble le microbiote humain avant l’apparition des antibiotiques, de la nourriture transformée, des méthodes modernes d’accouchement, explique-t-elle. Ces échantillons sont très précieux.” Les résultats préliminaires indiquent qu’un microbiome intact – tel qu’on le trouve chez des personnes n’ayant eu aucun ou peu de contacts avec des Occidentaux – présente une biodiversité bien plus grande, dont un certain nombre d’espèces n’ayant jusqu’ici jamais été séquencées. Parmi tous les scientifiques que j’ai interrogés, rares sont ceux qui doutent que le régime occidental altère de façon préoccupante notre microbiome. Certains, comme Blaser, s’inquiètent des antimicrobiens que nous ingérons avec notre nourriture, d’autres de la stérilisation des aliments transformés. La plupart soulignent que le manque de fibres dans le régime occidental a des effets délétères sur le microbiome. Certains attirent l’attention sur les additifs présents dans la nourriture industrielle, dont, dans l’immense majorité des cas, les effets spécifiques sur le microbiome n’ont jamais été étudiés. Lorsque j’ai appris tout cela, ma première réaction a été d’essayer de faire quelque chose pour soigner la santé de mon microbiome. Mais la plupart des scientifiques que j’ai interrogés ont été réticents à prodiguer des recommandations pratiques ; il est trop tôt, me disaient-ils, nous n’en savons pas encore suffisamment. Cette hésitation traduit une prudence parfaitement compréhensible. Ces chercheurs redoutent également, et à juste titre, de favoriser l’apparition de charlatans prospérant grâce à la vente de prébiotiques (nutriments destinés à l’alimentation des microbes) et de probiotiques (variétés de microbes bénéfiques pour l’organisme humain). Jeffrey Gordon, l’un de ces scientifiques qui voient bien au-delà de l’horizon immédiat, attend avec impatience le moment où les désordres du microbiome seront traités avec des “symbiotiques” – une nouvelle génération de microbes probiotiques ciblés, administrés aux patients en même temps que les nutriments prébiotiques dont ils se nourrissent. La transplantation fécale cèdera la place à quelque chose de beaucoup plus ciblé : un assemblage purifié et cultivé d’une douzaine d’espèces microbiennes qui, avec les nouveaux aliments thérapeutiques, seront implantées dans la flore intestinale pour réparer les “lésions” – c’est-à-dire remédier à l’absence d’espèces et de fonctions importantes. Lorsque j’ai interrogé Gordon sur de possibles méthodes de gestion individuelle du microbiome, il m’a répondu qu’il avait hâte de voir le jour où “les gens pourront cultiver ce merveilleux jardin qui joue un si grand rôle dans notre santé et notre bien-être”. Mais ce jour ne viendra que lorsque les scientifiques auront procédé à de nombreuses recherches supplémentaires. Il a donc refusé tout net de me fournir le moindre tuyau diététique. “Nous devons gérer les attentes”, a-t-il conclu.

Règles d’hygiène.

Hélas, je manque de patience. J’ai donc renoncé à demander des recommandations aux scientifiques et les ai interrogés sur les changements qu’ils avaient apportés . leur propre régime alimentaire et à leur mode de vie à partir de ce qu’ils avaient appris sur le microbiome. La plupart d’entre eux avaient en effet modifié leur comportement. Ils étaient plus réticents à prendre des antibiotiques ou à en donner à leurs enfants. Certains m’ont dit avoir assoupli les règles d’hygiène à la maison, encourageant les enfants à aller jouer dehors dans la poussière ou avec des animaux. Faut-il accroître notre exposition aux bactéries ? “Il semble que l’on pourrait sans dommage ‘salir’ un peu notre « régime alimentaire”, me dit Sonnenburg. Pourtant, recommander aux gens de ne pas laver leurs produits frais n’est probablement pas très raisonnable vu la présence de résidus de pesticides. “Je considère que la question relève d’une analyse coût/bénéfice, poursuit Sonnenburg. Une exposition accrue aux microbes de l’environnement peut sans doute réduire la fréquence de nombreuses maladies occidentales, mais elle augmentera l’exposition aux agents pathogènes. Et le coût ne pourra qu’augmenter à mesure que se renforcera la prévalence de bactéries résistantes aux antibiotiques.” Par conséquent, lavez-vous les mains dans les situations où la présence de pathogènes et d’agents chimiques toxiques est probable, mais peut-être pas après avoir caressé votre chien. “En termes d’alimentation, ajoute Sonnenburg, je pense que consommer des aliments fermentés est une meilleure réponse que de ne pas laver ses légumes – à moins qu’ils ne proviennent de votre jardin.”

Contrôle absolu. Un bon jardinier sait qu’il n’est pas nécessaire de maîtriser la science du sol, qui est lui aussi un foyer de fermentation microbienne, pour savoir comment le nourrir et l’amender. Il suffit de savoir ce qu’il aime absorber – en gros, des matières organiques – et comment, d’une manière générale, aligner vos propres intérêts avec ceux des microbes et des plantes. Le jardinier apprend aussi que, lorsque des pathogènes ou des ravageurs apparaissent, les interventions chimiques “marchent”, c’est-à-dire qu’elles règlent le problème dans l’immédiat, mais au prix de la santé à long terme du sol et de tout le jardin. Vouloir avoir un contrôle absolu conduit à des formes imprévues de désordre.

C’est à ce point, me semble-t-il, que nous en sommes aujourd’hui en ce qui concerne notre microbiome – notre grouillante et quasi sauvage région int.rieure. Nous en savons peu à son sujet, mais sans doute suffisamment pour commencer à mieux nous en occuper. Nous avons une idée assez précise de ce que notre microbiome aime manger et du mal que lui font les produits chimiques. Bref, nous savons tout ce que nous avons besoin de savoir pour commencer, avec modestie, à entretenir le foisonnant jardin intérieur que chacun de nous recèle.

—Michael Pollan . Publié le 15 mai 2013

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Végétarisme

CARNIVORES, OMNIVORES OU… HERBIVORES ?

NOUS SOMMES CONFIGURÉS UNIQUEMENT POUR LE VÉGÉTARISME

 

Par Michel Dogna via Serge Nazare

 

La grande majorité des gens a été éduquée pour croire que nous sommes

omnivores. Pourtant, l’anatomie humaine montre que nous n’avons pas été

physiologiquement prévus pour manger de la chair d’animaux, ni même de

poisson.

En particulier, il faut remarquer que :

• L’Homme a exactement les mêmes caractéristiques anatomiques et

physiologiques que les herbivores et non celles des omnivores ou des carnivores.

• Nos canines ont la même taille que les autres dents : c’est le cas des

herbivores.

• De plus, contrairement aux omnivores et carnivores, l’Homme doit cuire la

viande et inventer des recettes pour la rendre plus digeste et anonyme – et la vue

d’un cadavre dégoûte les gens normaux plutôt que de les faire saliver.

• Les enfants en bas âge détestent généralement la viande. Il faut les forcer ou

les formater (pour devenir grand et fort comme papa…..ou le chef comme

maman !).

Voici les résultats d’une étude scientifique comparative sur 16 points, entre

Carnivores / Omnivores / Herbivores et Humains, qui donne à réfléchir (par

mutien.com) :

CAPACITE DE L’ESTOMAC :

Carnivore : 60-70% du volume total de l’appareil digestif.

Omnivore : 60-70% du volume total de l’appareil digestif.

Herbivore : Moins de 30% du volume total de l’appareil digestif.

Humain : 21 à 27% du volume total de l’appareil digestif.

ACIDITE DE L’ESTOMAC :

Carnivore : pH inférieur ou égal à 1.

Omnivore : pH inférieur ou égal à 1.

Herbivore : pH variant entre 4 et 5.

Humain : pH variant entre 4 et 5.

SALIVE :

Carnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.

Omnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.

Herbivore : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées.

Humain : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées

CANINES :

Carnivore : Très longues, fortes, grosses.

Omnivore : Très longues, fortes, grosses.

Herbivore : Taille réduite ou inexistantes.

Humain : Taille réduite.

FOIE :

Carnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.

Omnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.

Herbivore : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la

vitamine A.

Humain : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la

vitamine A.

PEAU :

Carnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.

Omnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.

Herbivore : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.

Humain : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.

INTESTIN GRELE :

Carnivore : 3 à 6 fois la longueur du corps.

Omnivore : 4 à 6 fois la longueur du corps.

Herbivore : 10 à 12 fois la longueur du corps.

Humain : 10 à 11 fois la longueur du corps.

ONGLES :

Carnivore : Griffes (fortes, dures).

Omnivore : Griffes (fortes, dures).

Herbivore : Ongles mous (ou sabot).

Humain : Ongles mous.

3

MÂCHOIRE :

Carnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).

Omnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).

Herbivore : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).

Humain : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).

MUSCLES MACHOIRE :

Carnivore : Muscle temporal.

Omnivore : Muscle temporal.

Herbivore : Muscle masséter.

Humain : Muscle masséter.

URINE :

Carnivore : Acide.

Omnivore : Acide.

Herbivore : Alcaline.

Humain : Alcaline.

VITAMINE C :

Carnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.

Omnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.

Herbivore : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.

Humain : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.

URASE :

Carnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).

Carnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).

Herbivore : Pas d’urase.

Humain : Pas d’urase (décompose mal l’acide urique toxique).

COLON :

Carnivore : Court, simple et lisse .

Omnivore : Court, simple et lisse.

Herbivore : Long, complexe avec villosités.

Humain : Long, complexe avec villosités.

MUSCLES DU VISAGE ET DE LA BOUCHE :

Carnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.

Omnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.

Herbivore : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.

Humain : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.

4

REINS :

Carnivore : Urine très concentrée.

Omnivore : Urine très concentrée.

Herbivore : Urine modérément concentrée

Vous avez bien vu les points communs entre les Herbivores et l’Humain ?

TOUS les scientifiques ayant étudié le sujet sont d’accord : L’Humain n’est pas

un omnivore comme l’école nous l’a appris mais un strict végétarien !

Nous fonctionnons donc tels des moteurs que l’on alimenterait avec un

carburant mal adapté, ce qui entraine inéluctablement, encrassement, perte de

puissance et de longévité.

Voici en aparté une information qui donne à réfléchir : entre les deux guerres

(14/18 et 39/45), les boucheries ont ouvert leurs portes dans les villages. Les

archives rapportent que dès ce moment, la clientèle des médecins a doublé en

fréquentation.

Bon, je disais tout cela pour meubler la conversation, mais je n’en suis pas

encore à changer de trottoir lorsque je croise des « nécrophages ». Je suis

seulement un peu triste pour eux, concernant leur conscience spirituelle dont le

reliquat s’avère de plus en plus anachronique au regard de l’envolée

technologique fulgurante actuelle, après tant de siècles de stagnation et de

barbarisme…

Michel Dogna

Ref : http://www.echo-zen.com/carnivores-omnivores-ou-herbivores/

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