LES CIVILISATIONS PRÉCOLOMBIENNES


Civilisation précolombiennes

Les civilisations dites “précolombiennes” sont celles qui se sont développées en Amérique centrale et en Amérique du Sud avant l’arrivée de Christophe Colomb en 1492  : OlmèquesZapotèquesMixtèques, Mayas, Toltèques, et   Aztèques, Tainos et les Caraibes

chronologie civilisations

On connaît plutôt mal ces civilisations, surtout celle des Mayas, car les prêtres et les moines catholiques qui les considéraient comme étant diaboliques ont tout détruit. Par conséquent on a très peu de documents écrits. L’existence de ces civilisations a été oublilée pendant des siècles jusqu’à ce qu’en 1839, deux explorateurs de la jungle mesoaméricaine ont découvert ce qui semblait être des restes de murs ancients cachés dans la forêt.

Les Olmèques

 

Site olmeque

La civilisation précolombienne, dont sont issues toutes les autres, est celle des Olmèques.

Les Olmèques sont un ancien peuple précolombien de Mésoamérique s’étant épanoui de 1200 av. J.-C. jusqu’à 500 av. J.-C. sur la côte du golfe du Mexique, dans le bassin de Mexico, et le long de la côte Pacifique (États du Guerrero, Oaxaca et Chiapas) jusqu’au sud du Costa Rica.

Issu du terme nahuatl olmeca, qui signifie « les gens du pays du caoutchouc », ce mot est lié à la découverte de la première tête colossale olmèque, en 1862.

Parmi les sites majeurs, on peut citer : San Lorenzo (Veracruz), La Venta (Tabasco), Chalcatzingo (Morelos), Teopantecuanitlan (Guerrero) et Abaj Takalik (ou Takalik Abaj) au Guatemala.

Culture

La culture olmèque apparaît comme un ensemble multi-ethnique et pluri-linguistique

Ils sont célèbres pour avoir sculpté des têtes humaines colossales dans la pierre. Ils travaillent également la pierre en faisant des autels ou stèles tridimensionnels

Ils ont inventé une écriture pictographique.

Les Olmèques cultivent du mais et des légumes sur la côte du Mexique. Ils ont bâti de grandes villes autour de leurs sanctuaires ( San Lorenzo, La Venta, Tres Zapotes ). Le plus grand site est à Tabasco, c’est  la Venta  où on peut voir un temple en pyramide pouvant abriter au moins 18000 personnes.


Organisation socio-politique

Grâce à l’introduction de nouvelles techniques agricoles permettant une meilleure alimentation et conséquemment une croissance démographique, l’intensification des échanges commerciaux, une urbanisation importante accompagnée d’une forte stratification sociale, d’une centralisation des pouvoirs politiques, d’une religion institutionnalisée, et de manière générale d’une spécialisation des activités. Au cours de cette période on enregistre une intensification des travaux d’architecture et de sculpture. Des sculptures monumentales rythment les centres cérémoniels et en accentuent la majesté. Un système de drainage est présent sur les sites olmèques (ex. : La Venta, San Lorenzo…). Parfois, il est accompagné d’un système de réservoirs et de bassins qui permettent de disposer d’eau pure

Groupes sociaux hiérarchisés. On retrouve au sommet des prêtres et des nobles qui dirigent les grands travaux et qui perçoivent des impôts sous forme de produits agricoles ou de journées de travail. Encore ici ce sont les paysans qui sont à la base de la société. Les marchands exportaient de l’argile, du sel, du caoutchouc et des pierres précieuses.

Religion

Ils sont polythéistes et ils ont construit de grands palais rectangulaires, des temples au sommet de pyramides à gradins. Leurs dieux étaient à forme mi-humaine et mi-animale.

Les Mayas

mayan civilisation

C’est une des plus anciennes civilisations d’Amérique : ses origines remontent à la préhistoire. La sédentarisation de populations est attestée, dans l’aire maya, à l’époque archaïque, entre le 7ième et le 3ième millénaire av. J.-C., les villages les plus anciens ayant été retrouvés sur les côtes de la mer des Caraïbes et de l’océan Pacifique. Les premiers indices de stratification sociale remontent à l’époque préclassique ancienne, au 2ième millénaire av. J.-C., et se multiplient à l’époque préclassique moyenne, entre 1000 et 400 av. J.-C. L’origine des Hieroglyphes remonte, croit-on, à plus de cinq millénaires.

Les premiers explorateurs à approcher les vestiges de la civilisation maya au 19ième siècle ont contribué à lui forger une image romantique mais bien différente de la réalité : « qui n’a pas entendu parler, par exemple, d’un ancien Empire maya, véritable âge d’or durant lequel un peuple laborieux et éminemment pacifique se serait adonné, dans le calme de ses cités protégées par la forêt dense, à la seule contemplation des astres ? ». De nos jours l’évolution des connaissances a permis de renverser cette vision simpliste et sans nuance. Car si les anciens Mayas étaient bâtisseurs, artistes et savants, ils n’en étaient pas moins résolument guerriers. Du fait de leur organisation politique en cités rivales, la comparaison des Mayas classiques avec les cités grecques de l’époque classique ou avec les cités italiennes de la Renaissance peut être fondée

Pour des raisons à la fois environnementales et historiques, la connaissance et la compréhension de cette civilisation sont encore très fragmentaires. De larges zones d’ombre subsistent toujours malgré les efforts entrepris depuis sa redécouverte au 19ième siècle. L’étendue géographique de la civilisation maya recouvre dans sa plus grande partie des terres situées en milieu tropical (les Basses-Terres du sud). Cet environnement sauvage et peu hospitalier n’a pas aidé à la conservation des ruines léguées par les anciens Mayas. Bien au contraire, la jungle envahissante a systématiquement repris possession des espaces dégagés. Les racines s’immisçant entre les blocs, la poussée végétale a fait exploser les bâtiments, réduisant souvent temples et palais en amoncellements de pierres.

Territoires: l’influence géographique s’est étendue au sud-est du Mexique (péninsule du Yucatan), à l’ouest du Honduras et du Salvador, au nord du Bélize et au Guatemala.

Le territoire Maya comprend les états actuels du Guatemala, du Belize, la Péninsule Mexicaine, une partie du Salvador et du Honduras. Il couvre une superficie de 400 000 km2 et se subdivise en trois grandes régions

Système social

On trouve énormément de constructions sur les sites mayas. Les Mayas  étaient organisés en centres urbains composés d’un site cérémonial, de palais de dignitaires, de quartiers périphériques d’artisans, de commerçants et de guerriers, et de hameaux dispersés de population rurale.

Noble offrant des fèves de cacao

Noble offrant des fèves de cacao

La société maya est divisée en classes : nobles, religieux, militaires, artisans, commerçants, paysans (la majorité), l’équivalent des serfs et esclaves. Elle est dirigée par des chefs héréditaires, de filiation patrilinéaire, qui délèguent leur autorité sur les communautés villageoises à des chefs locaux. La terre, propriété de chaque village, est distribuée en parcelles aux différentes familles.

Le Roi concentre tous les pouvoirs religieux, militaires et civils. Il choisit au sein des nobles les batabs, qui sont des chefs locaux ou de villages dont la principale responsabilité était de veiller à la bonne perception du tribut et à l’exécution des ordres. Mais il est souvent fait mention d’un conseil autour du roi. Des traits de Royautés chez les mayas : un front plat et un certain strabisme au niveau des yeux. Les hommes nobles mayas avaient un nez souvent construit avec une matière pour lui donner la forme d’un bec d’aigle. Leurs dents étaient également incrustées de jade. Les femmes nobles faisaient effiler leurs dents en pointe.

Le clergé constitu également une classe nombreuse. Les prêtres (ah kin) se succèdent de père en fils et leur savoir ne se transmet qu’à l’intérieur de la famille. Cela est compréhensible puisque le savoir maya était fort étendu : de l’écriture à la chronologie, des almanachs sacrés à la médecine, des cérémonies à la formation des jeunes prêtres. Parmi les prêtres se distingue le chilam, spécialement chargé de recevoir les messages des dieux et d’énoncer les prophéties.

En bas de l’échelle se trouve le peuple. C’est à lui qu’incombe la tâche de fournir les aliments et

les vêtements, la main d’œuvre pour les travaux publics. Ces ouvriers mayas ne disposent que d’outils en pierre ou en bois ; ils ne connaissent ni le métal, ni la traction animale, ni la roue. Le seul moyen de transport connu s’effectue à dos d’homme. Enfin, les esclaves constituent une classe à part. Les délinquants de droit commun sont condamnés à l’esclavage. Les prisonniers deviennent souvent des victimes sacrificielles.

Religion et sacrifices

Si la religion maya reste encore obscure, on sait néanmoins qu’elle considérait le cosmos comme composé de trois entités différentes : le monde inférieur, la terre et le ciel. Les Mayas n’opposèrent guère de résistance à ceux qu’ils considéraient comme surhumains et acceptèrent leur supposé destin. Le principal centre religieux du monde maya était Chichén Itzá. Les Mayas étaient polythéistes. Les Mayas croyaient en la récurrence des cycles de la création et de la destruction. Les rituels et les cérémonies étaient étroitement reliés à ces multiples cycles terrestres et célestes. Le rôle du prêtre maya était d’interpréter ces cycles et de prophétiser les temps passés et à venir. Si des temps sombres étaient prévus, il fallait faire des sacrifices pour apaiser les Dieux. Pour les Mayas, le sacrifice sanglant était nécessaire à la survie tant des dieux que des humains, transportant l’énergie humaine vers le monde surnaturel des esprits et des dieux pour recevoir en retour un pouvoir surnaturel ou une faveur. Tous les sacrifiés ne sont cependant pas contraints. En effet, « les victimes sont promises à une destinée enviable, celle d’accompagner le soleil dans sa course quotidienne, avant de revenir quatre ans plus tard sur terre, sous l’aspect d’un papillon ou d’un colibri. Cette croyance explique que les futurs sacrifiés sont souvent consentants, voire volontaires. La mort n’est pas, en effet, une fin mais, au contraire, le commencement d’une renaissance

sacrifice maya

Calendriers Maya

Les Mayas étaient également de grands astronomes  connaissant la durée de l’année (1 an et ¼) ainsi que le mouvement du soleil, de la lune et de Vénus. Les Mayas ne dispose pas seulement d’un seul calendrier, mais de trois : un calendrier sacré, le plus important de 260 jours, appelé calendrier Tzolk’in; un calendrier de 365 jours fondé sur l’année solaire (les Mayas ont mesuré la durée de l’année solaire, l’estimant à 365,2420 jours, alors que pour les astronomes modernes elle est de 365,2422 jours. Soit une différence de seulement 17 secondes. Or les Mayas étaient incapables de connaître l’heure, la minute ou la seconde37), le calendrier haab; un calendrier lunaire; un calendrier fondé sur Vénus ainsi qu’un système unique en Mésoamérique, appelé le compte long de l’Époque classique.
Et aucun de ces calandriers n’a prédit la fin du monde en 2012!

calendrier maya-Dresden_Codex

Calendrier maya sur le Codex Dresden, l’un des rares à avoir survécu à la conquête espagnole.

Mathématiques

Les Mayas (ou leurs prédécesseurs olmèques) utilisaient un système en base 20 comprenant un sigle zéro (mais dont l’usage et donc le concept étaient différents du nôtre). Les inscriptions montrent qu’ils étaient capables de manier de très grands nombres. Le système mathématique de base 20 (vicésimal), c’est-à-dire à vingt chiffres élémentaires (nous utilisons un système de base 10, décimal), de même que leur méthode de positionnement graphique, leur permettait des calculs à l’infini. Cela leur a permis de mener des recherches astronomiques poussées dont le degré de précision est très impressionnant..

En dehors des systèmes babyloniens, les mayas étaient peut-être la première civilisation à utiliser explicitement le numéro zéro. Plus tard, les mathématiciens indiens ont utilisé le zéro comme une valeur mathématique dans le calcul.Leurs analyses astronomiques étaient extrêmement précises, leurs études du mouvement de la Lune et des planètes étaient remarquables.

Épigraphie
Les Mayas avaient le système d’écriture très élaboré de hiéroglyphes. Ils ne possédaient ni alphabet, ni écriture syllabique, mais la plupart de leurs mots étaient monosyllabiques. Ils employaient une écriture phonétique que l’on peut considérer comme une forme améliorée de rébus. Ils écrivaients sur presque tout ce qu’ils pouvaient trouver. Ces langues furent écrites sur des bâtiments, de la poterie et des codex, grâce à un système d’écriture . Malheureusement, bon nombre de leurs écrits ont été perdus lors de la conquête espagnole. Les prêtres avaient des livres en peau d’écorce qui ont été détruits par les espagnols qui les considéraient comme des livres de Satan. Mais lors d’études laborieuses durant le 20ième et 21ième siècle, beaucoup de leurs écrits ont été récupérés et traduits.

codex mayas

Les rares codex mayas qui ont survécu à la conquête espagnole sont emblématiques de l’art maya.

Medecine

La medecine maya était assez avancée. Ils soulageais les blessures à l’aide de cheveux humain, des dents obturées et fabriquaient même des prothèses.

Maya utilisaient des analgésiques et anestesians tirées de leur environnement

Les Saunas et bains thermiques ont joué un rôle énorme dans la culture maya. Les mayas croyaient que le sauna les aidait à les soulager de leurs impuretés.

medecine maya

L’art
L’art maya de la période classique (200-900) est considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux et des plus fins de l’Amérique précolombienne. Il ne reste que quelques traces des peintures de l’ère classique maya, dont la majorité est constituée de poteries funéraires et autres céramiques mayas. Un bâtiment de Bonampak porte d’anciennes peintures murales qui ont par chance survécu. Le déchiffrement de l’écriture maya nous a appris que les Mayas furent l’une des rares civilisations mésoaméricaines où les artistes signaient leurs œuvres de leur nom.

art maya Bonampak

Economie
Pour assurer leur subsistance, les Mayas pratiquaient la chasse et la pêche, l’élevage et l’agriculture. Ils pratiquaient aussi l’apiculture. Ils ont développé l’agriculture avec le maïs, le haricot (rouge ou noir plus que le haricot vert), la tomate, les courges et surtout le cacao dont la fève servait de monnaie. De plus ces populations étaient assez maîtresses de l’irrigation. Les outils en métal n’existaient pas. Les Mayas utilisaient des meules en pierre appelées metate et leurs armes ont été faites de la pierre obsidienne ou la pierre volcanique.

Champ contemporain chez les Quiché du Guatemala

Champ contemporain chez les Quiché du Guatemala : maïs et haricots

Les différents peuples mayas entretenaient de nombreuses relations commerciales avec des cités lointaines. Les fèves de cacao et les clochettes en cuivre servaient de monnaie d’échange; le cuivre était aussi utilisé à des fins décoratives, comme l’or, l’argent, le jade, les coquillages et les plumes de quetzal.

Jeux

Le jeu de balle que l’on trouve sur différents sites archéologiques était un élément important de la culture maya. Il s’appelait le Pok-ta-Pok. Des terrains de jeux ont été trouvés dans tous les citites majeures. Le terrain représente l’Univers, et la balle, le Soleil.

Les parties se déroulaient en fonction du calendrier astronomique maya, afin d’y implorer et de satisfaire les dieux par des sacrifices humains, car ce jeu a été souvent associé à la décapitation et les sacrifices … possiblement de l’équipe perdante.

Pok-Ta-Pok2

Architecture

Leurs principales oeuvres sont aussi bien évidemment de nature architecturales, avec l’édification d’imposants temples et pyramides. La forme la plus emblématique de l’architecture maya est la pyramide à degrés. Le peuple maya aurait adopté l’architecture verticale pour se rapprocher de ses dieux.

Leurs plus grandes cités étaient Tikal au Guatemala (enfouie dans la jungle épaisse, cette cité est la plus grande du début de l’ère maya) et Calakmul (3e – 9e siècle)

Comments are closed.