RISQUES NATURELS et TECHNOLOGIQUES

LES RISQUES GÉOGRAPHIQUES et ECONOMIQUES

L’espace caribéen n’est pas homogène en terme d’exposition aux risques naturels. Certains pays se trouvent être particulièrement vulnérables aux risques, tant d’un point de vue géographique, qu’économique.

Menacés par les cyclones et les tempêtes tropicales, ils sont bien souvent la proie de houles violentes, de raz de marée.

Dans ces îles, la majorité des populations se trouvent concentrées en zone littorale, de même que la plupart des installations économiques (zones industrielles et commerciales, équipements touristiques), des moyens de communication (ports et aéroports). Hommes et activités se trouvent donc particulièrement exposés aux risques naturels.

Le tremblement de terre de Port-au-Prince en est un exemple récent, tout comme les effets du cyclone Katrina en 2005. Les populations se concentrent dans les villes, là même ou se trouvent regroupées les principales activités économiques de l’île, et ces dernières situées le plus souvent les long du littoral connaissent des destructions parfois dramatiques et dont les coûts se chiffrent souvent en millions de dollars.

Dans les pays pauvres de la zone, les mesures de préventions sont quasi-inexistantes et quand elles ont le mérite d’exister, elles se heurtent bien souvent à l’analphabétisme des populations. Les plans d’urbanisme n’existent pas, favorisant la construction à tout va d’habitations de fortune, construites en zones inondables ou sur les pentes les plus fortes des grandes agglomérations caribéennes. Elles sont les premières détruites en cas de cyclones ou de tempêtes et fragilisent un peu plus des populations déjà affaiblies. Les coulées de boue qui ravagent chaque année les bidonvilles du Salvador témoignent de l’ampleur des phénomènes et de leur coût en vies humaines

Comment, alors même que les ressources manquent pour assurer la survie des populations, prendre en compte l’aspect environnemental ? La prise en compte des impacts environnementaux est alors secondaire.

Le cas d‘Haïti est une fois de plus révélateur de ce cercle vicieux qui se crée à la suite d’une catastrophe naturelle dans des pays pauvres et déjà fragilisés. Au séisme de janvier 2010, ce sont ajoutés les difficultés d’accès aux populations sinistrées, l’impossibilité de reconstruire faute de moyens financiers, le développement d’épidémies et de maladies suite aux manques de soins et à l’impossibilité de secourir les populations blessées

(rappel  du séisme de magnitude 7 qui a frappé Haïti plongeant la capitale dans le chaos, sous un épais nuage de poussières. Les dégâts sont considérables et le bilan des victimes dépasse 300 000 morts. Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2235_seisme_Haiti.php

Le cyclone Sandy.(octobre 2012) ne fait qu’accentuer une situation déjà dramatique.

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Cas des pays plus développés 

Dans les pays plus développés, le risque est géré différemment. La grande différence qui existe entre les pays développés et les pays les plus pauvres réside dans la prévention du risque.

La population est alertée, par les canaux médiatiques (radio, presse, TV). Elle est également sensibilisée au risque par le biais de campagnes de sensibilisation, et cela dès le plus jeune âge dans les écoles, ou bien encore dans les administrations En 2008, en MARTINIQUE et en GUADELOUPE, dans le cadre de la zone de défense Antilles, toutes les écoles, collèges et lycées de l’Académie ont participé à une journée d’exercice de simulation d’un séisme majeur. Cet exercice , le plus important jamais organisé dans la zone, s’est déroulé dans le cadre de l’exercice Richetr Antilles 2008 des journées REPLIK mises en place pour sensibiliser et former les populations aux risques naturels majeurs.

A ces mesures il faut ajouter l’action du CDST (Centre de découverte des Sciences de la Terre) qui sensibilise les habitants au risque naturel dont les tremblements de terre et le volcanisme. De nombreux états sont dotés de PPR (Plan de prévention des risques) qui permettent une meilleure coordination des actions et des moyens en cas de catastrophe. Les coopérations inter-états qui visent à alerter les populations, en relation par exemple, avec le NHC (National Hurricane Center), complètent efficacement le système de prévention.

Ces mesures de prévention ne sont applicables que grâce à l’existence de systèmes d’alerte efficaces tels que les stations météorologiques, les surveillance radars, les mesures régulières de la houle (houlographes) et les observations vulcanologiques. Sans tous ces moyens, la prévention se révélerait rapidement inefficace. Ces système de surveillance se complètent d’études de danger pour prévenir les risques et plus particulièrement les risques industriels.

De même, les normes de construction font l’objet de réglementations strictes, voire même parfois d’aides financières des pouvoirs publics telle que la prime para-sismique attribuée par le Conseil régional en Martinique.

 

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