EAU : DES CHIFFRES SAISISSANTS

ENVIRONNEMENT : EAU

La quantité d’eau terrestre est à peu près stable : 1 400 000 000 km3. Si la Terre était de la taille d’une orange, l’eau mondiale serait une simple goutte d’eau.

L’eau se recycle en permanence sur la surface de la Terre : 600 000 km3 d’eau s’évaporent et retombent chaque année. En moyenne, l’eau passe une semaine dans la biosphère et l’atmosphère, 10 ans dans un lac, 1000 ans dans les calottes glacières et plusieurs dizaines de milliers d’années dans les nappes souterraines profondes, les aquifères.

L’eau présente sur terre est constituée à 97,5% d’eau salée et à seulement 0,3% d’eau douce utilisable par l’homme. Le reste contenu dans les glaces ou les nappes phréatiques est difficile à utiliser.

La consommation d’eau sur la planète atteint 4 milliards de m3 ce qui supérieur aux capacités de renouvellement des réserves. Au rythme de croissance actuel, cette consommation atteindrait 4,7 milliards de m3 par an d’ici 2020.

70% de l’eau douce prélevée sur la planète vont à l’agriculture et une grande partie est perdue à cause des fuites des systèmes de transport de l’eau et d’irrigation. (www.planetoscope.com)

Les océans représentent près de 361 millions de km2.

Les ressources aquatiques fournissent environ ¼ de l’approvisionnement mondial en protéines animales. 70% de l’oxygène vient du phytoplancton.

1,4 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, soit presque 1/4 de la population mondiale ! 1,1 milliard de personnes dans le Monde doivent se laver, se baigner et boire de l’eau insalubre ! 5000 enfants meurent chaque jour de maladies liées à l’eau insalubre. (http://www.economie-d-eau.com)

Il faut 730 000 litres d’eau chaque année pour alimenter un habitant de la planète. Il faut 2 000 litres par jour pour faire vivre un homme. (www.planetoscope.com)

L’insalubrité des approvisionnements en eau et l’insuffisance des installations d’assainissement et de l’hygiène favorisent la transmission des maladies diarrhéiques, de la schistosomiase, du trachome, des hépatites et du choléra… Près d’un milliard de personnes sont encore privées d’un accès à un approvisionnement en eau amélioré, dont la moitié vit dans les Régions africaine et du Pacifique occidental. Plus de 2 milliards de personnes n’ont pas accès à un assainissement amélioré. (Statistiques 0MS : http://www.who.int/whosis/whostat/FR_WHS09_Table6.pdf)

Moins de 10 pays se partagent 60% des ressources terrestres en eau douce.

L’arrosage d’un terrain de  golf  engloutit chaque  année environ un million de m3 d’eau par hectare, soit autant qu’une ville de 12.000 habitants. (http://harmonieterre.blogspot.com/search/label/Chiffres)

Le manque d’eau pourrait toucher plus de 2 milliards de personnes avant 2025. (documentaire Home)

97,5% de l’eau présente sur terre sont constitués d’eau salée. En effet : près de 1,35 milliards de km3 d’eau salée sont stockés dans les océans à la surface de notre planète ; l’eau douce représente à peine 3% de ce volume; elle est stockée au sein des glaces et des neiges éternelles à raison de 60 % et se trouve, pour les 40 % restants, dans les eaux de surface et les nappes souterraines.

0,3% seulement de l’eau terrestre est de l’eau douce utilisable par l’homme. Les 2/3 de cette eau douce est contenue dans les glaciers. Le reste est contenu dans les glaces ou les nappes phréatiques et difficile à utiliser.

Hormis les glaciers, il y a 100 fois plus d’eau douce sous la terre que dessus.

Sur l’ensemble de la planète, le niveau des réserves phréatiques baissent en moyenne de 1 mètre par an. L’eau des nappes fossiles des déserts a plus de 25000 ans.

Le niveau de la mer morte s’abaisse de plus d’un mètre par an.

1 fleuve sur 10 n’atteint plus la mer pendant plusieurs mois.

Dans l’ouest de l’Inde 1/3 des puits a été abandonné. (documentaire Home)

La désertification progresse dans les zones semi-arides ou arides, partout où la pluviométrie est insuffisante. Le 1/5è de la population de la planète, plus de 100 pays sont concernés, notamment au Maghreb, les contours du Sahel, l’Altiplano dans les Andes, l’Asie centrale, les plateaux de loess en Chine, le Nord Australien balayé par le “dust bowl” (La moitié des terres d’Australie), la péninsule ibérique.

On estime qu’un tiers environ de la superficie des terres émergées du globe, soit environ 4 milliards d’hectares sont menacés de désertification dont 600 millions d’hectares sont en voie de désertification dans le monde. Cela mettrait plus de 250 millions de personnes en difficulté grave.

Autre estimation de l’Unesco : près de 5 milliards d’hectares de terres sont fortement dégradés, ce qui correspond à 70% des zones sèches de la Terre… Certains scientifiques estiment que cela ne concernent que 20% des zones sèches.

24 milliards de tonnes de sols fertiles disparaissent chaque année.

Entre 1991 et 2000, les sécheresses ont entraîné la mort de plus de 280 000 personnes ; elles représentent 11% de l’ensemble des catastrophes naturelles liées à l’eau.

41% des terres de la planète sont constitués de zones arides ou semi-arides. (http://www.encyclo-ecolo.com)

Dans le monde, une ville de 1 million d’habitants consomme quotidiennement environ 320 000 t d’eau, ce qui fait 116,8 milliards de litres par an.

On manque d’eau dans la moitié des plus grandes villes du monde. (http://www.encyclo-ecolo.com) Les plaines côtières abritent plus de 70% de la population mondiale.  11 des grandes villes du monde sont près de l’eau.

Les gouvernements protègent 2% de leurs eaux territoriales.

ONU recense environ 120 conflits qui ont comme origine le manque d’eau. (Nicolas Hulot : Le syndrome du Titanic)

La banquise a perdu 40% de son épaisseur en 40 ans. Le pôle nord a perdu 30% de sa surface en 30 ans. Le Groenland a des glaciers qui contiennent 20% de l’eau douce de la planète, s’ils fondent, le niveau des mers montera de 7 mètres. 80% des glaciers du Kilimanjaro ont disparu. (documentaire Home)

Les glaciers qui ont vraiment fondu depuis un siècle sont surtout les glaciers de montagne. Les 2 grandes calottes (Groenland et Antarctique) n’ont pas encore commencé à fondre de manière importante.

  • Un climatologue de l’agence américaine a mesuré qu’au cours des 2 années 2006 et 2007 les volumes de glace maximum hivernaux en Arctique ont diminué de 6% chaque année.
  • C’est beaucoup plus rapide que depuis 1978 : depuis lors, ce taux baissait à un rythme de 1,5% par décennie. Pendant l’été, les glaciers continuent de fondre de 10% en moyenne tous les 10 ans.
  • Pendant l’été 2007, c’est plus de trois fois la taille de la France (soit 1,7 million de km2) qui a fondu en Arctique.
  • Si tous les glaciers du Groenland et de l’Antarctique fondaient à 100%, le niveau des océans augmenteraient de 70 mètres (à vérifier chiffre). La ville de Paris serait engloutie. (http://www.encyclo-ecolo.com)

Les zones humides marécageuses couvrent 6% de la surface planétaire. Au siècle dernier, on a asséché plus de la moitié des marais du monde. (documentaire Home)

Les zones humides constituent un réservoir de biodiversité ou diversité biologique. Ainsi, en France, 30% des espèces végétales remarquables et menacées vivent dans les zones humides ; environ 50% des espèces d’oiseaux dépendent de ces zones et les 2/3 des poissons consommés s’y reproduisent ou s’y développent.

En 2008, l’assèchement des zones humides et des tourbières aurait été la cause de 1,3 milliards de tonnes de C02 (chiffre de l’Université allemande de Greifswald). Si on prend en compte les feux de tourbières, le total des émissions de CO2 serait de 2 milliards de tonnes. (http://www.encyclo-ecolo.com)

Pour faire 1 hamburger, il faut 6 m2 soit 1/2 tonne de forêt humide non remplaçable. (Bulletin WFA 3/4, 1988) Pour exporter 1 kg de viande de boeuf, il faut perdre 2,5 tonnes d’humus (Bonilla Duran). En 1950, la couverture forestière du Costa-Rica était de 72 %. Actuellement, elle est inférieure à 25 % à cause de la viande d’exportation. 1 MacDonald s’ouvre toutes les 17 heures dans le monde. Ces usines à bouffe produisent 25 millions de hamburgers par jour, ce qui entraîne la désertification de 125 km2 par jour de forêt humide.

70% de l’eau utilisée dans le monde servent à l’irrigation de terres agricoles.

70% de la consommation mondiale d’eau sont consacrés à l’extension et l’intensification des activités agricoles. Or, depuis 2000 la récolte mondiale de céréales a diminué de 5% par habitant.

Quantité d’eau nécessaire aux cultures :

  • 238 litres/kg de maïs ensilage
  • 454 litres/kg de maïs grain
  • 524 litres/kg d’orge
  • 590 litres/kg de pomme de terre
  • 590 litres/kg de blé

La moitié de l’eau d’arrosage agricole s’évapore avant de s’enfoncer dans le sol. 30 à 50% de l’eau transportée disparaît du fait de fuite dans les tuyauteries.

30 à 50% de l’eau transportée disparaît du fait de fuite dans les tuyauteries.

Un robinet qui goutte = 35000 libres d’eau perdue par an. (http://www.encyclo-ecolo.com)

En France, chaque habitant consomme pendant une journée, en moyenne, 140 litres d’eau potable et un Américain jusqu’à 600 litres ! (http://www.economie-d-eau.com)

Dans un foyer, les consommations moyennes sont les suivantes :

  • Cuisson des aliments : de 3 à 10 litres
  • Chasse d’eau : de 10 à 12 litres
  • Douche : de 60 à 80 litres
  • Bain : de 150 à 200 litres
  • Lave-linge : environ 90 litres
  • Lave-vaisselle : de 25 à 60 litres
  • Lavage d’une voiture : de 300 à 400 litres
  • Arrosage des pelouses : de 17 à 20 litres par m2.

Les touristes consomment jusqu’à deux fois plus d’eau que d’habitude : soit 300 litres d’eau par jour et par personne. (http://www.economie-d-eau.com)

800 à 1000 litres d’eau par jour est consommé par habitant à Las Vegas. (documentaire Home)

En France près de la moitié des eaux des fleuves est utilisée par l’industrie :

  • La fabrication d’une tonne d’acier nécessite 20,000 litres d’eau
  • Une tonne de papier 40,000 litres
  • Une tonne de plastique 2 millions de litres
  • Une tonne d’aluminium 125 millions de litres d’eau.
  • Une tonne de l’antibiotique streptomycine, 5 milliards de litres. (Nicolas Hulot : Le Syndrome du Titanic)

6,3 milliards de m3, c’est le volume d’eau potable utilisé en France en 2002 par les particuliers, les communes et les services publiques (IFEN, 2005). Sur les 19 % d’eau prélevés en France, seulement 2,5 % sont utilisés à des fins alimentaires, alors que les traitements pour la rendre potable coûtent chers. (http://www.economie-d-eau.com)

En France, 19,1 milliards de m3 d’eau sont prélevés pour la production d’électricité, 6 milliards de m3 pour l’eau potable,  4,8 milliards de m3 pour l’irrigation et 3,6 milliards de m3 pour l’industrie.

89 milliards de litres d’eau sont mis en bouteille chaque année dans le monde, soit 2 822 litres chaque seconde, soit en moyenne près de 15 litres par an et par personne.  Aux USA, les achats d’eau en bouteilles représentent 15 milliards de dollars par an. Et pourtant, 24% de cette eau ne sont que de l’eau du robinet reconditionnée !

Un Américain moyen consomme 1,7 million de litres chaque année. Chaque Canadien consomme 1,4 millions de litres d’eau par an. Un Français utilise 530 000 litres d’eau par an, mais “uniquement” 73 000 litres par son usage personnel direct, soit 200 litres d’eau par jour environ. Un Tanzanien consomme près de 58 000 litres d’eau sur une année, soit 30 fois moins d’eau qu’un Américain. (www.planetoscope.com)

POLLUTION DE L’EAU

Les toxines dans le processus de tannage :

Dans le passé, la peau de l’animal était salée, séchée et tannée avec des produits de tannage végétaux ou des huiles. Aujourd’hui, pour passer de la peau brute de l’animal au cuir fini, les producteurs de cuir utilisent beaucoup de substances dangereuses telles que des sels minéraux (chrome, aluminium, fer et zirconium), d’autres substances (phénol, crésyl, naphtalène) et une variété d’huiles, de teintures et de conservateurs dont quelques-uns ont des bases de cyanure. La plupart des tanneries rejettent ces substances toxiques dans les rivières, fleuves avoisinants. Des centres de contrôle des maladies ont révélé que le taux de malades de la leucémie est 5 fois plus élevé que la moyenne, à proximité des tanneries et qu’il n’est pas rare que les gens qui y travaillent meurent de cancers causés par des expositions aux nombreux produits toxiques. Selon une étude faite par le New York State Health Department (USA), plus de la moitié des victimes du cancer des testicules travaillent dans des tanneries.

Les rejets d’hydrocarbures :

  • Chaque année, 150 000 tonnes d’hydrocarbures sont déversées dans les océans, soit seulement 2,5% de la pollution marine. Les 97,5% restant proviennent d’un scandale silencieux : ce sont les déballastages illégaux et volontaires des bateaux qui inondent la mer de quelque 1,8 million de tonnes de produits toxiques. Sans parler des 6 millions de tonnes de polluants qui proviennent des fleuves ou bien des métaux lourds, du C02, des nitrates provenant de l’érosion des terres. Au total, la pollution marine provient au 2/3 de la terre. La mer Baltique est considérée cliniquement morte pour un bon tiers, asphyxiée par l’azote et le phosphore.
  • Le danger vient du ciel aussi puisque ce sont 200 000 tonnes d’hydrocarbures dispersés dans les airs qui retombent dans l’océan avec la pluie. A cela s’ajoute la centaine de navires qui, chaque année, font naufrage et sombrent au fond de la mer et dont on ne parle jamais. Leurs cargaisons finissent elles aussi par s’échapper et polluer l’eau marine.
  • Bien moins médiatisée que les marées noires, cette pollution insidieuse est pourtant la plus dangereuse car elle est permanente et massive. Les scientifiques l’affirment, la pire pollution pour la mer est celle causée par les déchets chimiques de l’industrie et des activités humaines, notamment l’agriculture. Plus de 80% des eaux usées dans le monde finissent dans l’océan. Un phénomène, appelé « marées vertes », se produit à l’embouchure des fleuves qui charrient des produits chimiques qui favorisent artificiellement la croissance d’algues, qui étouffent la vie sous-marine.
  • Plus insidieux encore, l’invasion massive du plastique. Des chercheurs de l’université de Plymouth ont découvert que des morceaux de plastiques, invisibles à l’œil, sont contenus dans les sédiments des plages, les bas-fonds des zones côtières et le sable. Cette pollution massive risque de durer car les différentes sortes de polymères des sacs vont mettre entre un siècle et 1000 ans pour se dégrader. Largement le temps de se décomposer en déchets microscopiques qui pourraient passer dans la chaîne alimentaire avec des conséquences encore mal évaluées. Pour l’heure, c’est la faune marine qui souffre, comme par exemple les tortues de mer qui confondent les sacs plastiques avec des méduses et tentent de les ingérer. Résultat, les sacs plastiques provoquent des occlusions intestinales. Rien que dans le golfe de Gascogne, on estime qu’il y a 50 millions de déchets non biodégradables à moyen terme.

Autre menace : les déchets radioactifs :

On a du mal à le croire mais en 1975, la Convention de Londres a autorisé le rejet de déchets nucléaires dans la mer. Arrêté en 1982 grâce à la pression de l’opinion publique internationale, ce mode de rejet a permis à une douzaine de pays, dont l’Angleterre, de déverser, selon les experts, 75 000 tonnes de fûts radioactifs enrobés dans du bitume ou du ciment. On sait que le risque écologique demeure aujourd’hui mais on ne sait pas pour combien de temps encore ces fûts résisteront aux attaques de l’eau de mer.

On peut aussi évoquer le cimetière des sous-marins à propulsion nucléaire russes, restes de la flotte soviétique, de Mourmansk, connu pour ses navires à l’abandon. Une trentaine de navires lanceurs d’engins, de satellites équipés de générateurs nucléaires ou de carcasses d’avions porteurs de missiles, abandonnés à la corrosion, laissent échapper une radioactivité importante : sans doute de millions de milliards de becquerels qui reposent au fond de l’eau, soit plusieurs fois « la dose » de Tchernobyl. Une paille …  (http://www.consoglobe.com/ac-environnement-biodiversite_1733_plastiques-petrole-oceans-agonisent-dechets.html)

Nombre de déchets jetés dans les mers et les océans : Environ 8 millions de détritus sont jetés dans les mers et les océans chaque jour. Environ 5 millions (63%) des objets jetés sont des déchets solides, tombés ou jetés depuis les bateaux. (PNUE)

Tonnes de déchets déversés dans les océans : Chaque année, 20 milliards de tonnes de déchets de toutes sortes sont déversées dans les océans. Depuis, les années 60 la pollution maritime ne cesse de s’aggraver.

Tonnes de déchets marins versés dans les océans : La quantité totale de détritus marins versés dans les océans chaque année s’élève à  6,4 millions de tonnes. Environ 88% de ces déchets viennent du transport maritime.

Kilos de déchets maritimes dus à la pêche : Plus de 22 kg par seconde. Chaque année 640 000 tonnes d’équipements de pêche sont abandonnés dans les océans : filets, nasses, casiers d’élevage, … soit environ 10% du total des déchets maritimes d’origine humaine. Les filets sont particulièrement néfastes car ils peuvent former des barrières sous forme de “murs” verticaux de 600 à 10 000 mètres et continuer à tuer des poissons pendant des années.

Mètres cubes de déchets émis par les usines de dessalement : 47 millions de mètres cubes de déchets seraient émis par les usines de dessalement chaque jour dans le monde.

Nombre de litres d’eau dessalée à Dubaï : 1,26 milliards de litres d’eau de mer dessalés chaque jour à Dubaï pour alimenter sa folle croissance économique dans son environnement aride.(par comparaison, à Ashkekon, à 10 km de la bande de Gaza, en Israël, la société française Veolia a construit une usine de dessalement qui produit 350 000 m3 par jour, soit 110 millions m3 par an).

Litres d’eau de mer dessalée dans le monde : 71% de la surface de la Terre sont couverts d’océans. L’eau de mer contient en général de 33 à 37 grammes de solutés par litre. Pour en faire de l’eau potable, il faut en retirer 99% de l’eau soit par distillation soit par osmose inverse (avec des membranes).47millions de m3 d’eau sont produits par jour à partir de la mer. Ce qui ne représente finalement que 0,45% de l’eau douce consommée chaque jour.

Tonnes d’eau de ballast déversées dans les océans : 20 millions de tonnes d’eau de ballast, polluée, déversées par des bateaux dans la mer ou par les usines de dessalement.

M3 de saumure acide rejetée dans les océans : Mi-2008, les usines de dessalement existantes produisent 19 millions de m3 de rejets acides chaque jour, soit près de 7 milliards de m3 de rejets acides chaque année. Ce volume devrait tripler d’ici 2015; Or, les océans sont déjà 30% plus acides qu’au début de la révolution industrielle il y a environ 200 ans. A la fin du siècle l’augmentation de l’acidité océanique pourrait atteindre 150%.

Tonnes d’hydrocarbures déversées dans les océans : 50 000 tonnes d’hydrocarbures sont déversées dans les océans, ce qui ne représente “que” seulement 2,5% de la pollution marine !

Kilos d’hydrocarbures dispersés dans les airs et qui retombent dans les océans : 200 000 tonnes d’hydrocarbures dispersés dans les airs qui retombent dans l’océan avec la pluie.

Nombre de navires ayant dégazé en pleine mer : les dégazages représentent une pollution insidieuse et constante, quantitativement plus importante que celle des marées noires, mais beaucoup moins spectaculaire : 1 million de tonnes de pétrole sont ainsi déversées annuellement, soit 6 fois plus que les catastrophes pétrolières. Après avoir déchargé sa cargaison, le pétrolier doit nettoyer ses soutes enduites de résidus mazoutés : c’est le déballastage, qui doit être effectué au port, dans des installations appropriées. Pour des raisons évidentes, il est interdit de le faire en mer, or environ 2500 navires se rendent coupables de cette pratique chaque année. A peine 1% des pollueurs sont poursuivis.

Tonnes d’hydrocarbures rejetées dans la Méditerranée : 28 % du transport mondial d’hydrocarbures traversent la Méditerranée. Les experts évaluent à 80.000 tonnes d’hydrocarbures par an les rejets des navires en Méditerranée.

Tonnes de produits toxiques déversés dans les océans par les bateaux : Les navires inondent la mer de quelque 1,8 million de tonnes de produits toxiques. Les 97,5% restant proviennent d’un scandale silencieux : ce sont les déballastages illégaux et volontaires.

Tonnes de dégazages dans les mers et océans de la planète : On estime à 1 million de tonnes par an, l’ensemble des dégazages dans toutes les mers et océans du monde, plus de 30 fois la cargaison de l’Erika !

Tonnes de sédiments et de boues charriés dans les océans par les fleuves : Chaque année, de 25 milliards de tonnes de sédiments (de 15 à 30 selon les estimations) sont arrachées des continents par les fleuves et se déversent dans les océans du monde entier.

Tonnes de déchets toxiques rejetés dans l’eau : Selon l’Unesco, chaque année, de 300 millions à 500 millions de tonnes de métaux lourds, boues toxiques, solvants, et autres déchets dangereux sont déversés dans les mers par les industriels du monde entier.

Dépenses mondiales annuelles pour l’assainissement de l’eau, en dollars : 15 milliards de dollars environ par an pour l’assainissement de l’eau dans le monde.

Nombre de sacs plastiques qui échouent sur les côtes françaises : 120 millions de sacs échouent sur nos côtes par an. Rien que dans le golfe de Gascogne, on estime qu’il y a 50 millions de déchets non biodégradables à moyen terme.

Kilos de produits polluants déversés dans les océans par les fleuves : 6 millions de tonnes de polluants qui proviennent des fleuves ou bien des métaux lourds se déversent dans les océans chaque année.

Kilos de cuivre émis par les usines de distillation du Golfe persique : Le cuivre, issu de la corrosion des matériaux utilises dans les usines de dessalement par distillation, est rejeté en mer. Selon une étude de 2008 de l’Universite d’Oldenburg (Allemagne), 300kg de cuivre seraient émis chaque jour par toutes les usines de distillation du Golfe persique.

16 000 m3 ont été ramassés des plages landaises en 2007. 540 millions de débris gisent sur les fonds marins du bord de l’Europe en 2006, selon l’Ifremer. Il y en aurait 300 millions en Méditerranée, 40 millions dans l’Adriatique, 150 millions en mer du nord. Il s’agit en majorité de débris de plastique, de pneus, de bouteilles de verre, de filets de pêche, de canettes, qui s’entassent surtout dans les “zones d’accumulation” jusqu’à 2000 mètres de profondeur. (http://www.planetoscope.com/)

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One Response to “EAU : DES CHIFFRES SAISISSANTS”

  1. Avatar of patricia patricia says:

    Merci beaucoup de votre témoignage et de votre présence consciente sur ce sujet. Il est vrai que si chacun devient plus responsable de ce bien précieux, il en comprendra la valeur et saura l’économiser. Peut-être faudrait-il intégrer ces notions dans des cours d’écologie à l’école primaire pour que cela devienne des réflexes qui soient conditionnés plus sur une conscience planétaire visant le non gaspillage des ressources vitales de la terre.

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