A la recherche du Jésus-Christ historique…

Celui qui essaye de respecter son sens intérieur le plus sincère et sacré, se trouve dans une situation difficile, de par la pression intense du “prêt-à-penser” politique, social, religieux. Sans aucune agressivité, il est nécessaire d’intégrer des informations qui remettent en cause ce prêt-à-penser contraignant pour la partie la plus fine de son être, afin de créer un canal beaucoup plus simple, pur, permettant à la créature que nous sommes de retrouver un accord et une harmonie directe avec le Créateur de toute chose, et de devenir ainsi un gestionnaire clairement inspiré pour l’amélioration de la Création. C’est l’objet des publications qui suivent sur l’histoire de quelques religions dominantes sur ce monde.

Les origines du christianisme
et la recherche du Jésus-Christ historique
par Acharya S

Introduction

 

Dans le monde au cours des siècles passés, on a beaucoup écrit au sujet de la religion, de sa signification, de sa pertinence et de sa contribution à l’humanité. En Europe occidentale en particulier, de nombreux volumes ont été composés qui spéculent sur la nature et l’historicité du personnage principal des religions occidentales, Jésus-Christ. Beaucoup de gens ont essayé de creuser dans les rares indices restants relatifs à l’identité de Jésus et de proposer un croquis biographique qui soit soutient la foi, ou alors révèle le côté plus humain de cet homme-dieu qui nous est si proche. Évidemment, vu le temps et l’énergie dépensés à leur sujet, le christianisme et son fondateur légendaire sont très importants pour l’esprit et la culture occidentaux.

La Polémique

En dépit de toute cette littérature produite sans interruption et de l’importance du sujet, il y a chez le public un sérieux manque d’éducation formelle et étendue concernant la religion et la mythologie, et la plupart des individus sont terriblement mal informés à ce sujet. En ce qui concerne le christianisme, par exemple, on enseigne à la majorité des personnes, dans la plupart des écoles et églises que Jésus-Christ était une figure historique et réelle, et que la seule polémique le concernant est que certains le perçoivent en tant que fils de Dieu et Messie, alors que d’autres non. Cependant, bien que ce soit le débat le plus évident dans ce domaine aujourd’hui, il n’est pas le plus important. Aussi choquant que cela puisse paraître à l’homme de la rue, la polémique la plus profonde et durable à ce sujet est de savoir si un individu appelé Jésus-Christ a réellement existé.

Bien que cette controverse puisse ne pas être évidente au vu des publications habituellement disponibles dans les librairies populaires 1 , quand on examine cette question de manière plus approfondie, on trouve un énorme volume de littérature qui démontre à maintes reprises, logiquement et intelligemment, que Jésus-Christ est un personnage mythologique au même titre que les hommes-dieux grecs, romains, égyptiens, sumériens, phéniciens ou indiens, qui sont tous actuellement perçus comme des mythes plutôt que comme des personnages historiques2. En fouillant plus avant dans cette grande quantité de documents, on peut découvrir les preuves que le personnage de Jésus est basé sur des mythes et des héros beaucoup plus anciens du monde antique. On s’aperçoit alors que cette histoire n’est pas une représentation historique d’un charpentier rebelle juif qui s’incarna physiquement dans le Levant il y a 2.000 ans. Autrement dit, on a démontré continuellement pendant des siècles que le personnage de Jésus-Christ, a été inventé et ne dépeint pas une vraie personne qui soit aurait été le fils de Dieu, ou qui aurait ensuite été transformée en un surhomme par ses disciples enthousiastes3.

Historique et position de la discussion

Cette polémique a existé dès le début, et les écrits des “Pères de l’église” eux-mêmes indiquent qu’ils ont constamment été forcés par l’intelligentsia “païenne” à défendre ce que les non-chrétiens considéraient comme une fable absurde et fabriquée sans aucune preuve d’existence historique. Comme le signale le rév. Taylor : De façon ininterrompue depuis les temps apostoliques, mais jamais de façon si forte et emphatique que lors des tout débuts, l’existence du Christ en temps que personne fut vigoureseument niée. L’empereur Julien, qui succéda au “bon chrétien” Contantin, un fanatique meurtrier, réautorisa les cultes paiens, et affirma : Si quelqu’un veut savoir la vérité en ce qui vous concerne, Chrétiens, il saura que votre impiété est partiellement constituée de l’audace juive, et aussi de l’indifférence et du sens de la confusion des Gentils, et que vous avez mélangé non pas leurs meilleures, mais leurs pires caractéristiques. Selon ces dissidents, le nouveau testament aurait pu correctement s’appeler les “fictions d’Évangile.”4

Il y a un siècle, le mythologue Albert Churchward a dit : “On peut montrer que les évangiles canoniques sont une collection d’énonciations du Mythos et de l’Eschatologie égyptiens.”5

Dans La contrefaçon dans le christianisme, Joseph Wheless dit : “Les évangiles sont tous des contrefaçons sacerdotales rédigées plus d’un siècle après leurs prétendues dates.” 6 Ceux qui ont inventé certains des évangiles et des épîtres “alternatifs” qui furent écrits approximativement pendant les deux premiers siècles C.E.7 ont même admis qu’ils avaient forgé les documents. La contrefaçon pendant les premiers siècles de l’existence de l’église était manifestement effrénée, si commune en fait qu’une nouvelle expression a été inventée pour la décrire: “fraude pieuse.”8 Une telle tromperie est fréquemment admise dans L’Encyclopédie Catholique9. Certains des “grands” pères de l’église, tel Eusebius, ont été reconnus par leurs propres pairs comme étant d’incroyables menteurs qui ont régulièrement écrit leurs propres fictions sur ce que “le seigneur” avait dit et fait pendant “son” séjour allégué sur la Terre 10.

La Preuve

L’affirmation que Jésus-Christ est un mythe peut être démontrée non seulement par les travaux des dissidents et des “païens” qui ont su la vérité – et qui ont été perfidemment réfutés ou assassinés dans leur combat contre les prêtres chrétiens et les “pères de l’église,” qui dupaient les masses avec leurs fictions – mais également par les énoncés des chrétiens eux-mêmes, qui révèlent sans interruption qu’ils ont su que le Christ était un mythe fondé sur des dieux plus anciens situés dans tout le monde antique connu. De fait, le pape Léon X, qui connaissait la vérité en raison de son rang élevé, fit cette déclaration curieuse, “Quel bénéfice cette fable du Christ ne nous a-t-elle pas apporté !”11 (emphase ajoutée.) Comme le dit Wheless : “les preuves à l’appui de ma thèse sont incroyablement faciles à trouver.”

Les Gnostiques

De leur propre aveu, les premiers chrétiens étaient incessamment critiqués par d’autres érudits de grande réputation qui furent diffamés en tant que “païens” par leurs adversaires chrétiens. Ce groupe a inclu beaucoup de Gnostiques, qui se sont énergiquement opposés à l’affirmation d’une manifestation physique de leur dieu. On peut montrer que les chrétiens ont emprunté plusieurs des caractéristiques de leur homme-dieu aux Gnostiques, ce qui signifie “Ceux qui savent,” une désignation vague s’appliquant à diverses confréries et écoles ésotériques. Les réfutations des chrétiens contre les gnostiques indiquent que l’homme-dieu chrétien était une insulte aux gnostiques, qui soutenaient que leur dieu ne pouvait prendre forme humaine.

Sources Bibliques

Il est frappant de constater que les documents chrétiens les plus anciens, les Epîtres attribués à “Paul,” ne discutent jamais de l’historique de Jésus mais traitent exclusivement d’un être spirituel qui était connu à toutes les sectes gnostiques depuis des centaines et des milliers d’années. On peut montrer que les quelques références “historiques” à une vie réelle de Jésus citées dans l’Epître sont des interpolations et des contrefaçons, comme le sont, si l’on en croit Wheless, les épîtres eux-mêmes, qui n’auraient donc pas été écrits par Paul. Comme Edouard Dujardin le précise habilement, la littérature de Paul “ne se rapporte pas à Pilate, ou aux Romains, ou à Caiphe, ou au Sanhédrin, ou à Hérode, ou à Judas, ou aux femmes saintes, ou à aucune personne dans le récit évangélique de la Passion, et ne leur fait jamais aucune allusion; pour finir, elle ne mentionne absolument aucun des événements de la Passion, directement ou par allusion.”12 Dujardin indique encore que d’autres écrits “chrétiens” les plus anciens tels la Révélation ne mentionnent aucun détail ou drame historiques 13. Mangasarien indique que Paul ne cite jamais les prétendus sermonts, prêches, paraboles et prières de Jésus, et qu’il ne fait pas plus mention de sa naissance surnaturelle et de ses prétendus merveilles et miracles, en fait tout ce qui aurait semblé très important pour ses fidèles si de tels exploits et paroles avaient été connu antérieurement à Paul.

Si l’on s’intéresse maintenant aux Evangiles, qui furent écrits vers le milieu du 2° siècle C.E., leurs prétendus auteurs, les apôtres, donnent des récits de Jésus et de sa généalogie qui se contredisent entre elles à plusieurs endroits. Sa naissance et son enfance sont mentionnées chez Marc, et bien que “Matthieu” et “Luc” affirment qu’il est “né d’une vierge,” on fait remonter sa lignée de Joseph à la maison de David, de façon à ce qu’il “réponde à la prophétie.” Dans les trois Evangiles synoptiques, on indique qu’il a enseigné durant un an avant de mourir, alors que chez “Jean” on parle de trois années. “Matthieu” indique que Jésus a donné le “Sermont de la Montagne” devant “les foules,” alors que “Luc” mentionne une conversation privée avec quelques disciples. Les récits de la Passion et de la Résurrection différent totalement les uns des autres, et aucun n’indique à quel âge il est mort. Pour Wheless, “les soit-disant écrits ‘canoniques’ du Nouveau Testament constituent un texte confus et qui se contredit lui-même, l’estimation présente étant d’au moins 150 000 lectures possibles, ce fait étant connu et admis.” De plus, sur les douzaines d’évangiles, certains qui à l’origine étaient considérés comme authentiques ou canoniques furent plus tard rejetés comme apocryphes ou faux, et vice-versa. Cela fait beaucoup pour “l’infaillible Parole de Dieu” et l’Eglise “infaillible!” La confusion est partout présente car au cours des siècles, des chrétiens plagiaires ont essayé d’amalgamer et de fusionner pratiquement tous les mythes, contes de fées, légendes, doctrines ou fragments de sagesse qu’ils pouvaient trouver à partir d’innombrables philosophies et religions à mystère qui existaient à l’époque. Ils ont ainsi contrefait, interpolé, mutilé, changé et réécri ces textes pendant des siècles.

Sources non-bibliques

En fait, il n’y a pas de référence non-biblique au personnage historique de Jésus par aucun des historiens connus de l’époque contemporaine et suivant la prétendue venue du messie. Walker indique qu’aucun écrivain de son temps ne l’a mentionné dans un écrit connu. L’éminent historien juif hélléniste et philosophe Philon (20 B.C.E.- 50 C.E.), vivant à l’époque supposée de Jésus, ne le mentionne pas. Les quelques quarante historiens qui se sont succédés dans les deux premiers siècles ne l’ont pas mentionné davantage.” Il reste suffisamment d’écrit de [ces] auteurs … pour former une bibliothèque. Et pourtant dans cette masse de littérature juive et paienne, excepté deux passages contrefaits dans les écrits d’un auteur Juif, plus deux passages controversés dans les œuvres d’écrivains romains, on ne trouve aucune mention de Jésus-Christ.” Leur silence constitue un témoignage assourdissant envers les historiens .

Dans toute l’œuvre de l’historien Juif Josèphe, formée de nombreux volumes, il y a seulement deux paragraphes qui prétendent se référer à Jésus. Quoique l’on ait beaucoup dit sur ces “références”, elles ont été dénoncées par tous les érudits et même par les apologistes chrétiens comme étant des faux, comme l’ont été celles se référant à Jean le Baptiste et Jacques, “frère” de Jésus. L’évêque Warburton qualifia l’interpolation de Josèphe concernant Jésus de “faux avéré, de plus très stupide.” Wheless indique que “la première mention de ce passage, avec son texte, se trouve dans l’Histoire de l’Eglise de cet écrivain très malhonnête qu’était Eusèbe, au quatrième siècle… ” CE [Catholic Encyclopedia] admet que le passage mentionné ci-dessus “n’était pas connu d’Origène et des premiers écrivains patristiques.” Wheless, un juriste, et Taylor, un ministre, s’accordent à dire qu’Eusèbe lui-même fabriqua le passage.

Si l’on considère la lettre à Trojan supposémment écrite par Pline le Jeune, qui est l’une des si rares “références” à Jésus ou à la Chrétienté exhibé par les Chrétiens comme preuve de l’existence de Jésus, on ne peut lui appliquer qu’un seul mot–”Chrétien”–et on a montré qu’il s’agissait d’un faux, comme est suspectée de l’être la lettre entière. En ce qui concerne le passage dans les travaux de l’historien Tacite, qui n’a pas vécu à l’époque supposée de Jésus mais qui est né 20 ans après sa prétendue mort, il est aussi considéré par les érudits compétents comme étant une interpolation et un faux. Les défenseurs des Chrétiens mettent aussi en avant le passage de Suétone se référant à une personne du nom de “Chrestus” ou “Chrestos” comme une référence à leur Sauveur ; quoiqu’il en soit, alors que certains ont spéculé qu’il y avait un Romain qui s’appelait ainsi à cette époque, le nom Chrestus” ou “Chrestos”, qui signifie “utile”, était fréquemment porté par des esclaves libérés. D’autres affirment que ce passage est aussi une interpolation.

De ces références, Dujardin dit que “même si elles sont authentiques, et dérivent de sources plus anciennes, elles ne nous ramèneraient pas avant la période lors de laquelle la légende évangélique prit forme, et ainsi ne pourraient attester que la légende de Jésus et non son historicité.” Dans tous les cas de figure, ces “références” rares et brèves à un homme qui a supposamment bouleversé le monde peuvent difficilement être tenus pour des preuves de son existence, et il est absurde de faire reposer la religion Chrétienne dans son entier sur son authenticité supposée. Comme l’on dit, “les affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires”; cependant, aucune preuve d’aucune sorte de l’historicité de Jésus n’a jamais existé ou est sur le point de l’être.

Les Personnages

Il est évident qu’il n’y avait pas un personnage unique sur laquelle la religion chrétienne s’est fondée, et que ce “Jésus-Christ” est une compilation de légendes, héros, dieux et hommes-dieux. La place manque ici pour entrer dans le détail au sujet de chaque dieu qui a contribué à la formation du personnage de Jésus; qu’il suffise de dire qu’il y a d’abondance de documents pour prouver que ce sujet n’est pas une question de “foi” ou de “croyance.” La vérité est que, à l’époque où ce personnage a censément vécu, il y avait une vaste bibliothèque à Alexandrie et un réseau incroyablement souple de confréries qui s’étendait de l’Europe à la Chine ; ce réseau d’information a eu accès à de nombreux manuscrits qui racontaient le même récit que celui du Nouveau Testament, avec des noms de lieu et d’appartenance ethnique différents. Dans la réalité, le récit de la vie de Jésus constitue un parallèle presque identique avec l’histoire de Krishna, par exemple, y compris dans ses détails, comme signalé entre autres par le mythologue et érudit distingué Gérald Massey il y a plus de cent ans, aussi bien que par le révérend Robert Taylor il y a cent-soixante ans, entre autres 14. Le conte de Krishna que l’on trouve dans les Védas hindous a été daté à au moins 1400 B.C.E.15 On peut dire la même chose du mythe d’Horus, qui est presque identique, dans ses détails, à l’histoire de Jésus, mais qui précède la version chrétienne de milliers d’années.

L’histoire de Jésus a incorporé des éléments de récits d’autres dieux enregistrés dans ce vaste territoire, comme par exemple ceux des sauveurs du monde et “fils de Dieu”, dont la plupart précèdent le mythe chrétien, et dont un bon nombre furent crucifiés ou exécutés :
Adad d’Assyrie
Adonis, Apollon, Héraclès (“Hercule”), et Zeus en Grèce
Alcides de Thèbes
Attis de Phrygia
Baal de Phénicie
Bali d’Afghanistan
Beddru du Japon
Buddha en Inde
Crite de Chaldée
Deva Tat du Siam
Hésus des druides celtes
Horus, Osiris, et Sérapis d’Egypte, dont l’aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ
Indra au Tibet
Jao au Népal
Krishna en Inde
Mikado des Sintoos
Mithra en Perse
Odin des Scandinaves
Prométhée au Caucase
Quetzalcoatl au Mexique
Salivahana aux Bermudes
Tammuz de Syrie (qui fut, dans un mouvement typique de la fabrication des mythes, plus tard transformé en disciple Thomas16)
Thor en Gaule
Monarque universel des Sibyles
Wittoba des Bilingonèses
Xamolxis de Thrace
Zarathustra/Zoroastre en Perse
Zoar des Bonzes
Les principaux protagonistes

Bouddha

Bien que la plupart des personnes pensent que Bouddha fut une personne qui vécut vers 500 B.C.E., on peut également démontrer que le personnage généralement dépeint comme Bouddha est une compilation des hommes-dieux, des légendes et paroles de divers hommes saints avant et après la période attribuée au Bouddha historique.17

Le personnage de Bouddha a les points suivants en commun avec le Christ:
Bouddha est né de la Vierge Maya, qui était considérée comme la “Reine du Ciel”.
Il était de naissance royale.
Il exécutait des miracles et des merveilles, guérissait les malades, nourrit 500 hommes à partir d’un “petit panier de gâteaux”, et marcha sur les eaux.
Il a écrasé la tête d’un serpent.
Il a supprimé l’idolâtrie, était un “semeur de mots”, et prêchait “l’établissement d’un royaume de justice”.
Il enseigna la chasteté, la douceur, la tolérance, la compassion, l’amour et l’égalité de tous.
Il fut transfiguré sur une montagne.
Sakya Buddha fut crucifié pour expier ses fautes, souffrit durant trois jours en enfer, puis fut ressuscité.
Il est monté au Nirvana ou au “ciel.”
Il était considéré comme le “bon berger “18 , le “Charpentier”, “l’Infini et Eternel”.
Il fut appelé “le Sauveur du Monde” et “la lumière du Monde”.

Horus d’Egypte

Les histoires de Jésus et d’Horus sont très semblables, Horus ayant de plus contribué à l’attribution du nom de Jésus-Christ. Horus et son père Osiris sont fréquemment interchangeables dans le mythe (“Moi et mon Père sommes un”). Les légendes relatives à Horus datent de milliers d’années, et il a avec Jésus les points communs suivants:
Horus est né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte/crèche, sa naissance étant annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
Il a eu 12 disciples.
Il effectua des miracles et éleva un homme, El-Azar-us, d’entre les morts.
Il marcha sur l’eau.
Horus fut transfiguré sur la Montagne.
Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
Il était aussi “la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot”, etc.
Il était “le Pêcheur” et était associé à l’Agneau, au Lion, au Poisson (“Ichthys”)
L’épithète personnelle de Horus était “Iusa,” “le fils éternel” de “Ptah,” le “Père.”19.
Horus s’appelait “le KRST,” ou “Oint,” longtemps avant que les chrétiens en reprennent l’histoire 20.

En fait, dans les catacombes de Rome, on trouve des images d’Horus représenté comme un bébé tenu par Isis, la vierge mère – la “Madonne et l’enfant” initiaux 21 – et le Vatican lui-même est construit sur la papauté de Mithra, qui a de nombreux points communs avec Jésus et qui a existé longtemps avant que le personnage de Jésus ne soit formalisé. La hiérarchie chrétienne est presque identique à la version de Mithra à laquelle elle s’est substitué 22. Pratiquement tous les éléments du rite catholique, de l’obole à l’ostie et de l’eau bénite à l’autel jusqu’à la doxologie sont directement empruntés à d’anciennes religions à mystères paiennes.

Krishna

Les similitudes entre le personnage Chrétien et le messie Indien sont nombreuses. En effet, Massey trouve plus de 100 similarités entre les deux, et Graves, qui inclut les divers évangiles non-canoniques dans son analyse, en liste plus de 300. Il est intéressant de remarquer qu’une ancienne écriture usuelle de Krishna en anglais était “Christna”, ce qui fait ressortir son rapport avec “Christ”. On peut encore noter que, tout comme le messie Juif, beaucoup de gens pensaient que Krishna avait physiquement existé.
Krishna est né de la Vierge Devaki (“La Divine”).
Son père était charpentier.
Sa naissance était attendue par des anges, des hommes sages et des bergers, et il se présenta avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Il s’appelle Dieu des bergers.
Il fut persécuté par un tyran qui ordonna le meurtre de milliers d’enfants en bas âge.
Il était de naissance royale.
Il fut baptisé dans le Gange.
Il effectua miracles et merveilles.
Il ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles.
Krishna utilisait des paraboles pour enseigner au peuple la charité et l’amour.
“Il vécut pauvre et il aima les pauvres.”
Il fut transfiguré devant ses disciples.
Dans certaines traditions, il mourut sur un arbre ou fut crucifié entre deux voleurs.
Il ressuscita d’entre les morts et monta au ciel.
Krishna est appelé “le Dieu-Berger” et le “Seigneur des Seigneurs”, et était considéré comme “le rédempteur, le premier-né, le Libérateur, le Mot Universel”.
Il est la seconde personne de la trinité et s’est proclamé lui-même “la résurrection” et “la voie vers le Père”.
Il était considéré comme “le Début, le Milieu et la Fin” (“alpha et omega”), comme un être omniscient, omniprésent et omnipotent.
Ses disciples lui donnèrent le titre de “Jezeus”, ce qui signifie “pure essence”.
Krishna doit revenir se battre avec le “Prince du Mal”, qui désolera la Terre.

Mithra, le Dieu-Soleil de Perse

L’histoire de Mithra précède la fable chrétienne d’au moins six cent ans. D’après Wheless, le culte de Mithra était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et répandu des religions ‘paiennes’ de l’époque. Mithra a les caractéristiques suivantes en commun avec le Christ:
Mithra est né d’une vierge le 25 décembre.
Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
Il était appelé “le Bon Berger.”
Il était considéré comme “la Voie, la Vérité et la Lumière.”
Il était encore considéré comme “le Rédempteur,” “le Sauveur,” “le Messie.”
Il était identifié à la fois au Lion et à l’Agneau.
Son jour sacré était le dimanche, le “jour du Seigneur”, des centaines d’années avant l’émergence du Christ.
Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection.
Il avait 12 compagnons ou disciples.
Il effectuait des miracles.
Il a été enterré dans un tombeau.
Après trois jours, il s’est relevé.
Sa résurrection était célébrée chaque année.
Sa religion comportait une eucharistie ou “diner du Seigneur”.

Prométhée de Grèce

On a affirmé que le Dieu Grec Prométhée venait d’Egypte, mais son drame se situa en fait dans les montagnes du Caucase. Prométhée partage avec le Christ de nombreux points communs.
Prométhée descendit du ciel comme un Dieu pour s’incarner en homme afin de sauver l’humanité.
Il fut crucifié, souffrit et fut ressuscité.
Il fut appelé le Verbe ou le Mot.

La tradition affirme que Prométhée fut crucifié sur un rocher, mais cependant certaines sources indiquent qu’il fut crucifié sur un arbre et que les Chrétiens modelèrent l’histoire et/ou mutilèrent le texte, comme ils le firent avec les œuvres de tant d’auteurs anciens. Quoiqu’il en soit, le Soleil caché par l’obscurité constitue un parallèle avec le récit chrétien de l’obscurité qui tomba quand Jésus fut crucifié. Cet événement remarquable, qui n’est pas enregistré dans l’histoire, n’est explicable qu’à l’intérieur d’un mythe et comme partie d’une pièce récurrente.

La création d’un mythe

Les chrétiens ont effectué une telle censure que cela a mené à l’analphabétisme virtuel du monde antique ; de plus, ils se sont assurés que leur secret serait caché des masses, mais les érudits des autres écoles et sectes n’ont jamais renoncé à leurs arguments contre l’historicisation d’un être mythologique très antique. Nous avons perdu les arguments de ces dissidents érudits parce que les chrétiens ont détruit toutes les traces de leurs travaux. Néanmoins, les chrétiens ont préservé les conflits avec leurs détracteurs par les propres réfutations.

Par exemple, un des premiers pères de l’église, Tertullien (160-220 C.E.) “ex-païen” et évêque de Carthage, admet ironiquement les véritables origines du récit du Christ et de tous les autres hommes-dieux en énonçant une réfutation de ses critiques, “Vous dites que nous adorons le soleil; mais vous aussi.”23 Point notable, initialement croyant et défenseur acharné de la foi, Tertullien renonça ensuite au christianisme 24.

Le “fils” (“Son”) de Dieu est le “soleil” (“Sun”) de Dieu

La raison pour laquelle tous ces récits sont si semblables, avec un homme-dieu qui est crucifié et ressuscité, qui fait des miracles et a 12 disciples, est que ces contes sont basés sur les mouvements du soleil dans les cieux, un développement astrothéologique qui peut être retrouvé sur toute la planète parce qu’on peut observer le soleil et les 12 signes de zodiaque tout autour du globe. Autrement dit, Jésus-Christ et tous les autres sur qui son personnage est fondé sont des personnifications du soleil, et l’Évangile est simplement une répétition d’un texte mythologique (le “Mythos”, voir plus haut) concernant les mouvements du soleil dans les cieux 25.

Par exemple, la plupart des hommes-dieux crucifiés ont leur anniversaire traditionnel le 25 décembre. C’est parce que les anciens se sont rendu compte que (d’une perspective géocentrique) le soleil effectue une descente annuelle vers le sud jusqu’au 21ème ou 22ème jour de décembre, le solstice d’hiver, qu’il cesse ensuite de se déplacer vers le sud pendant trois jours et puis recommence à se déplacer vers le nord. A ce moment, les anciens disaient que le “soleil de Dieu” “était mort” pour trois jours avant de “ressusciter” le 25 décembre. Les anciens se rendaient compte de façon très claire qu’ils avaient besoin du Soleil chaque jour et qu’ils auraient de gros ennuis si le soleil continuait à se déplacer vers le sud et ne s’arrêtait pas pour inverser sa direction. Ainsi, ces nombreuses cultures célébraient l’anniversaire du “soleil de Dieu” le 25 décembre26. Suivent les caractéristiques du “soleil de Dieu”:
Le soleil “meurt” pendant trois jours le 22 décembre, lors du solstice d’hiver, quand il arrête son mouvement vers le sud, avant de renaître le 25 décembre, lorsqu’il reprend son mouvement vers le nord.
Dans certaines cultures, le calendrier commençait initialement dans la constellation de la Vierge, et le soleil était donc ” né d’une Vierge.”
Le soleil est la “Lumière du Monde.”
Le soleil “vient sur des nuages, et chaque oeil le verra”.
Le soleil se levant le matin est le “Sauveur de l’humanité”.
Le soleil porte une “couronne d’épines” ou halo.
Le soleil “marche sur les eaux. ”
Les “disciples” du soleil sont les 12 mois et les 12 signes du zodiaque ou constellations, par lesquels le soleil doit passer.
Le Soleil à 12 heures est dans la maison ou le temple du “Plus Haut” ; par conséquent , “il” commence le “travail de son père” à l’ “âge” de 12 ans.
Le Soleil entre dans chaque signe du Zodiaque à 30° ; en conséquence, le “soleil de Dieu” commence son ministère à l’ “âge” de 30 ans.
Le Soleil est tenu sur une croix ou “crucifié”, ce qui représente son passage par les équinoxes, celle de Printemps étant Pâques (Easter), époque à laquelle il est ressuscité.

Contrairement à la croyance populaire, les anciens n’étaient pas ignorants et superstitieux au point de considérer leurs dieux comme de véritables personnes. En fait, cette propagande calomnieuse représente une partie de la conspiration pour faire croire que les anciens étaient effectivement la populace hébétée qui avait grand besoin de la “lumière de Jésus”. La vérité est que les anciens n’étaient pas moins avancés dans leurs pratiques spirituelles et morales, et même plus avancés dans de nombreux cas, que les chrétiens avec leur prétendue spiritualité et idéologie qui, avec cette atteinte à l’historicité, ont en fait dégradé l’ancien Mythos. En effet, à la différence des chrétiens “supérieurs”, l’élite intellectuelle des anciens se rendait bien compte que leurs dieux étaient de nature astronomique et atmosphérique. Platon, Socrate et Aristote savaient sûrement que Zeus, le père et dieu du ciel qui est arrivé en Grèce originaire d’Inde et/ou d’Egypte, n’était pas une véritable personne, malgré le fait que les Grecs avaient indiqué en Crète à la fois une caverne de naissance et une caverne de la mort de Zeus. De plus, on peut trouver à plusieurs endroits du monde des sites où ce prétendu Dieu est né, mort, a marché, souffert, etc, un procédé commun qui n’est pas monopolisé et n’a pas commencé avec la Chrétienté.

L’étymologie indique l’histoire

Zeus, connu aussi comme “Zeus Pateras,” que nous prenons maintenant automatiquement pour un mythe et non pas une figure historique, prend son nom de sa version indienne, “Dyaus Pitar.” A son tour Dyaus Pitar est relié au “Ptah” égyptien, et de Pitar et de Ptah vient le mot “pater,” ou “père.” “Zeus” provient de “Dyaus,” qui est devenu “Deos,” “Deus” “Dios” et “Dieu.” “Zeus Pateras,” comme Dyaus Pitar, signifie, “Dieu le père”, un concept très ancien qui en aucun cas n’a commencé avec “Jésus” et la chrétienté. Il n’est pas question de considérer Zeus comme un personnage historique. Dyaus Pitar est devenu “Jupiter” dans la mythologie romaine, et de la même façon n’est pas représentatif d’un personnage réel et historique. Dans la mythologie égyptienne, Ptah, le père, est le “dieu-force” invisible, et le soleil était considéré comme le mandataire visible de Ptah qui apporte la vie éternelle sur terre; par conséquent, le “fils de Dieu” est vraiment le “soleil de Dieu.” En effet, selon Hotema, le nom même du ” Christ ” vient du mot “Kris” (comme dans Krishna), qui est un nom pour le soleil27.

En outre, puisque Horus s’est appelé “Iusa/Iao/Iesu” le “KRST” et que Krishna/Christna était appelé “Jezeus” plusieurs siècles avant un quelconque personnage juif portant le même nom, il serait plus sûr de considérer que Jésus-Christ n’est qu’une répétition de Horus et Krishna, entre autres. Selon le révérend Taylor, le titre “Christ” dans son forme hébraïque, signifiant “Oint” (“Masiah”) a été porté par tous les rois d’Israel, et il était “tellement emprunté par tous les imposteurs, prestidigitateurs, et personnes prétendant à des communications surnaturelles, que la seule référence à ce mot est considérée comme une indication d’imposture dans l’évangile elle-même.”28 Hotema établit que le nom de “Jésus-Christ” n’a été officiellement adopté sous cette forme que lors du premier Conseil de Nicée, en 325 C.E.29

En réalité, même les noms de lieu et les appellations de beaucoup d’autres personnages du nouveau testament peuvent être considérés comme des traductions hébraïques des textes Egyptiens.

Par exemple, dans le fable de “Lazare,” la momie élevée des morts par Jésus, les copistes chrétiens n’ont pas beaucoup changé son nom, puisque “El-Azar-us” étant la momie égyptienne élevée des morts par Horus probablement au moins 1.000 ans avant la version Juive30. Ce récit est une allégorie pour le passage du soleil par la “constellation de la momie,” lui apportant la lumière et la vie31. Ce n’est pas une histoire vraie.

L’ennemi principal de Horus – initialement l’autre visage d’Horus ou son aspect “sombre” – était “Set” ou “Sata,” d’où vient “Satan.” 32 Horus lutte avec Set de la façon exacte dont Jésus lutta avec Satan, 40 jours dans le désert, entre autres similitudes33. C’est parce que ce mythe représente le triomphe de la lumière sur l’obscurité, ou le retour du soleil pour soulager la terreur de la nuit.

“Jérusalem” signifie simplement la “ville de la paix,” et il y a des raisons de suspecter que la ville réelle en Israel ait été nommée d’après la ville sainte de la paix des textes sacrés égyptiens qui existaient déjà avant que la ville ait été fondée. De même, “Béthany,” célèbre site de la multiplication des pains, et qui signifie la “Maison de Dieu,” est une allégorie pour la “multiplication du nombre à partir de l’Unité.”34 N’importe quelle ville portant ce nom était probablement nommée à partir de l’endroit allégorique des textes qui existait avant la formation de la ville. Le prédécesseur et sa contrepartie égyptienne est “Bethanu.”35

Le Livre de la Révélation est égyptien et zoroastrien

On peut trouver certains noms de lieu allégoriques tels “Jérusalem” et “Israel” dans le Livre de la Révélation. Massey a établi que cette Révélation, loin d’avoir été écrite par un apôtre du nom de Jean pendant le 1er siècle C.E., était à cette date un texte très antique qui date des débuts de cette ère de l’histoire, c.-à-d. possiblement écrit depuis une période aussi considérable que 4.000 ans36. Massey affirme que la révélation est liée à la légende mithraïque de Zoroastre/Zarathustra. De ce livre mystérieux, qui a stupéfié l’humanité pendant des siècles, Hotema dit : “Il est exprimé en termes de phénomène créatif ; son héros n’est pas Jésus mais le Soleil de l’Univers, son héroine est la Lune ; et tous ses autres protagonistes sont les planètes, les étoiles et les constellations ; le décor de la pièce comprend le Ciel, la Terre, les Rivières et la Mer. ” La forme commune de ce texte a été attribuée par Churchward au scribe d’Horus, Aan, dont le nom n.”37 (Horus a été également baptisé par “Anup le Baptiseur,” qui est devenu “Jean le Baptiste.”38)

Le mot Israel lui-même, loin d’être une appellation juive, vient probablement de la combinaison de trois dieux régnants différents: Isis, la Déesse Mère de la Terre révérée dans tout le monde antique; Ra, le dieu-soleil égyptien; et El, le dieu Sémite que nous connaissons sous le nom de Saturne.39 “El/Saturn” était un des noms les plus anciens pour le dieu des anciens Hébreux (d’où Emmanu-El, Micha-El, Gabri-El, Samu-El, etc.), et son culte se reflète dans le fait que les juifs considèrent toujours samedi (“Saturday”) comme le “jour de Dieu.”40

En effet, le fait que les chrétiens adorent le dimanche (“Sunday”) trahit les origines véritables de leur dieu et homme-dieu. Leur “sauveur” est en fait le soleil, qui est la “Lumière du monde que chaque oeil peut voir.” Le soleil a été constamment considéré à travers l’histoire comme le sauveur de l’humanité pour d’évidentes raisons. Sans soleil, la planète ne durerait qu’un jour tout au plus. Le Soleil était tellement important pour les anciens qu’ils ont composé un “Livre du Soleil”, ou “Helio Biblia”, qui est devenu la “Sainte Bible” (“Holy Bible”).

Les “patriarches” et “Saints” sont les Dieux d’autres cultures

Quand on étudie la fabrication des mythes, on peut aisément discerner et tracer un schéma qui s’est répété à travers l’histoire. Toutes les fois qu’une culture d’invasion prend le pas sur ses prédécesseurs, elle diffame les dieux précédents ou les transforme en dieux secondaires, “patriarches”, ou, dans le cas de la chrétienté, “saints .” Ceci s’est produit à plusieurs reprises dans l’histoire. Un exemple de ce procédé est l’adoption du nom du dieu Hindou Brahma comme celui du patriarche Hébreu Abraham41. Une autre école de pensée propose que le nom du patriarche Joshua ait été basé sur Horus en tant que “Iusa,” puisque le culte de Horus avait migré à cette période vers le Levant. Dans cette théorie, le culte de Joshua, situé exactement dans la zone où le drame du Christ a prétendument eu lieu, fut passé dans l’histoire chrétie.42 Comme le dit Robertson, “le livre de Josuah nous conduit à penser qu’il avait plusieurs attributs du dieu-Soleil et que, comme Samson et Moise, il était une ancienne déité réduite à un statut de simple mortel.”

En effet, la légende de Moïse, loin d’être celle d’un personnage Hébreu historique, peut être retrouvée dans l’Extrême et le Moyen-Orient antique, le personnage ayant différents noms et appartenances ethniques, selon l’endroit: “Manou” est le législateur Indien ; “Nemo le législateur,” qui a descendu les tablettes de la Montagne de Dieu, vient de Babylone; on trouve “Mises” en Syrie et en Egypte, où “Manes le législateur occupe aussi la scène ; Minos est le réformateur Crétois et les Dix Commandements (“Décalogue”) sont une simple répétition du code Babylonien d’Hammurabi et des Védas Hindous, entre autres. 43 Comme Moïse, Krishna a été placé par sa mère dans un bateau de roseau, et abandonné au fleuve avant d’être découvert par une autre femme 44 Il y a un siècle, Massey a souligné, et Graham a récemment réitéré, que l’exode lui-même n’est pas un événement historique. Que la réalité de l’exode soit remise en question est renforcé par le manque d‘un quelconque enregistrement archéologique, comme le signale La revue biblique d’archéologie (“BAR”), de Septembre/Octobre 1994.45

Comme la majorité des personnages bibliques principaux, Noé est également un mythe 46, il y a bien longtemps emprunté aux Egyptiens, aux Sumériens et à d’autres, comme n’importe quel érudit expérimenté pourrait le démontrer, et cependant nous trouvons toutes sortes de livres – dont certains transmettant même la “vérité finale” fournie par un être mystique, omniprésent, omniscient et éternel, comme Jésus lui-même – jasant sur un véritable Noé historique, ses aventures extraordinaires, et la “Grande Inondation !” 47

De plus, l’ “Esther” du Livre d’Esther dans le Vieux Testament est une réminescence de la déesse Ishtar, Astarte, Astoreth ou Isis, dont vient “Pâques” (“Easter”) 48 et au sujet de laquelle peu est dit dans le “Mot infaillible de Dieu” 49 Le motif de la Vierge Mère/Déesse/Reine des Cieux se retrouve sur tout le globe, bien avant l’ère Chrétienne, Isis étant par exemple aussi appelée “Mata-Meri” (“Mère Marie”). Comme le dit Walker, “Mari” était le “nom de base pour la Déesse connue des Chaldéens comme Marratu, des Juifs comme Marah, des Perses comme Mariham, des Chrétiens comme Marie. Les sémites adoraient une combinaison androgyne de la Déesse et du Dieu, appelé Mari-El (Marie-Dieu), qui correspondait à l’Egyptien Meri-Ra, qui combinait le principe féminin de l’eau au principe masculin du Soleil. ”

Même le nom hébraïque de Dieu, “Yahweh,” a été pris du mot égyptien, “IAO.”50

Dans l’une des tromperies Chrétiennes les plus connues, et afin de convertir les fidèles du “Seigneur Bouddha”, l’Eglise le canonisa comme St Josaphat”, ce qui représentait l’interprétation chrétienne du titre bouddhique “Bodhisat”.

Les “Disciples” sont les maisons du zodiaque

De plus, ce n’est pas une coincidence s’il y a 12 patriarches et 12 disciples, 12 étant le nombre de maisons astrologiques, ou mois. En effet, comme les 12 tâches herculéennes et les 12 “aides” d’Horus, les 12 disciples de Jésus sont symboliques des maisons du zodiaque et ne correspondent à aucune personne qui a joué un rôle vers 30 C.E. On peut montrer que les disciples sont d’anciennes déités/héros folkorique/constellations. Pierre est facilement identifié à un personnage mythologique 51, et on a dit que Judas représente le Scorpion, “le médisant,” la période de l’année où les rayons du soleil s’affaiblissent et où le soleil semble mourant.52 Jacques, le “frère de Jésus” et “frère du Seigneur”, est équivalent à Amset, le frère d’Osiris et frère du Seigneur. Massey dit que “Taht-Matiu était le scribe des dieux, et dans l’art Chrétien Matthieu est dépeint comme le scribe des dieux, avec un ange assis à côté de lui, pour lui dicter l’Evangile.” Certains conjecturent que l’apôtre Paul est lui-aussi inventé.53

Jésus était-il un maître d’Essène?

Pour ce qui est de Jésus assimilé à un Essénien selon les Rouleaux “secrets” de la Mer Morte, on avait spéculé sur ce fait depuis des siècles, donc avant la découverte des rouleaux, mais Massey a habilement argué du fait que plusieurs des enseignements présumés de Jésus étaient en contradiction avec ou étaient inexistants dans la philosophie des Esséniens. Les Esséniens ne croyaient pas à la résurrection corporelle, ni à un messie fait chair. Ils n’acceptaient pas l’historicité de Jésus. Ils n’étaient pas des sectateurs de la Bible des Hébreux, ou de ses prophètes, ou du concept de la chute originelle qui doit produire un sauveur. Massey remarque plus loin que les Esséniens étaient des antialcooliques et mangeaient pour vivre plutôt que l’inverse. Comparé à eux, Jésus, l’Essénien assumé, semble être un glouton et un alcoolique. En outre, tandis que selon Josèphe les Esséniens détestaient prêter des serments, Jésus adorait faire prêter serment à ses disciples. Comme beaucoup de doctrines Esséniennes sont inclues dans le Nouveau Testament, la liste des disparités entre les Esséniens des Rouleaux de la Mer Morte et leur prétendu grand maître Jésus se poursuit.54

Qumran n’est pas une Communauté d’Esséniens

À cet égard, il convient de noter qu’il y a une autre discussion pour savoir si Qumran, le site traditionnellement associé aux Rouleaux de la Mer Morte, était une communauté d’Esséniens. Dans BAR, précédemment citée, on signale que les trouvailles archéologiques indiquent que Qumran n’était pas une communauté d’Esséniens mais était probablement une halte pour des voyageurs et des négociants traversant la Mer Morte. Dans BAR, on a également présumé que le ton fervent et le style guerrier de certains des rouleaux déterrés près de Qumran dénient une origine Essénienne et indiquent plutôt une attribution possible aux fanatiques Zélotes Juifs. Dans Qui a écrit les Rouleaux de la Mer Morte, Norman Golb plaide avec succès que ces documents n’ont pas été écrits par des scribes d’Essène, mais étaient une collection de livres d’une variété de bibliothèques qui ont été cachés dans des cavernes à l’est d’Israel par des Juifs qui voulaient échapper aux armées de Rome pendant la première révolte 70 A.D. Golb a aussi présumé que Qumran était une forteresse et non un monastère. De toute façon, il est impossible d’identifier l’ “enseignant de justice” trouvé dans les rouleaux à Jésus-Christ.

Le nouveau testament fut-il composé par les Thérapeutes?

En 1829, le Rév. Taylor a habilement plaidé que l’histoire entière de l’Évangile existait déjà longtemps avant le début de l’ère chrétienne et fut probablement composé par les moines égyptiens d’Alexandrie appelés les “Thérapeutes”55Cette théorie découle en partie de l’affirmation de l’un des premiers pères de l’église, Eusèbe qui, dans ce qui semble un de ses rares moments d’honnêteté, “admit…que les épîtres et évangiles Chrétiennes canoniques étaient les anciens écrits des Esséniens et des Thérapeutes reproduits au nom de Jésus.” Taylor affirme lui-aussi que “les Thérapeutes Egyptiens, voyageurs, ramenèrent toute l’histoire d’Inde jusqu’à leurs monastères en Egypte où, quelques temps après les débuts de la monarchie Romaine, il fut transformé en Christianisme.” En outre, Wheless démontre qu’on peut trouver une grande partie du récit de “Jésus-Christ” dans le livre d’Enoch, qui prédate l’arrivée supposée du maître juif de centaines d’années 56 D’après Massey, ce sont les Gnostiques ‘paiens’ – ce qui incluait des membres des Esséniens/Thérapeutes et des confréries Nazaréennes, entre autres – qui amenèrent en fait à Rome les textes ésotériques (gnostiques) contenant le Mythos, sur lesquels les nombreux évangiles, incluant les quatre canoniques, se basèrent. Wheless dit que “les Evangiles et autres brochures du Nouveau Testament, écrites en Grec et citant 300 fois les Septuagint Grecs et plusieurs auteurs paiens Grecs, comme Arathus et Cléanthe, furent écrits non pas par des paysans Juifs illettrés mais par des Pères et des prêtres ex-paiens de langue Grecque loin de la Terre Sainte des Juifs.” Mead affirma : ” Nous pouvons en conclure que les originaux de nos quatre Evangiles furent probablement écrits en Egypte, sous le règne d’Hadrien.”

Conclusion

Comme le dit Walker, “Les efforts des érudits pour éliminer le paganisme des Evangiles, afin de retrouver le personnage historique de Jésus, se sont avérés aussi désespérés que de rechercher le noyau d’un oignon.” L’histoire “Évangélique” de Jésus n’est pas une représentation effective d’un “maître” historique qui a marché sur la terre il y a 2.000 ans. C’est un mythe établi à partir d’autres mythes et hommes-dieux, qui étaient à leur tour des personnifications du mythe omniprésent du dieu-soleil.

Le Christ des Evangiles n’est en aucun cas un personnage historique ou un modèle suprême de l’humanité, qui souffrit, essaya et échoua à sauver le monde par sa mort. Il est impossible d’établir l’existence d’un personnage historique même en tant qu’imposteur. Car dans ce cas les deux témoins que sont la mythologie astronomique et le gnosticisme s’avèrent être un alibi. Le Christ est une figure populaire qui n’a jamais existé, une figure d’origine paienne ; une figure qui fut le Bélier et ensuite le Poisson ; une figure qui était sous forme humaine le portrait et l’image d’une douzaine de dieux différents.

Gerald Massey
© 2006 Acharya S

Source : http://www.truthbeknown.com/francais.htm

 

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Historique complémentaire du Christianisme… II

 

 

 

 

 Il y a près de 2000 ans, naissait en Galilée un fondateur de secte, qui finira crucifié environ 30 ans plus tard. Ses avant-derniers mots sur la croix furent “Donnez-moi à boire”. Et pourtant! La secte qu’il avait fondé deviendra ensuite la plus grande de tous les temps. Elle prendra le pouvoir politique dans l’empire romain, abolira la liberté de religion, puis amoncellera des montagnes de cadavres: ses membres massacreront des millions d'”infidèles”, “hérétiques”, “sorcières” et autres, puis se massacreront entre eux en donnant à l’Europe les guerres les plus féroces qu’elle ait connu. Une telle histoire pourrait inciter à la modestie, mais les chrétiens revendiquent, au contraire, un monopole de l’éthique. Ils proclament qu’ils adorent le seul Dieu, dieu qui est “amour”, et se considèrent meilleurs que le reste de l’humanité, qu’ils condamnent comme étant un ramassis d’adorateurs de faux dieux.

 Seule idéologie à pouvoir partager avec le communisme et le nazisme le podium dédié aux idéologies les plus meurtrières de l’histoire humaine, le christianisme reste une idéologie dominante dans nombre de pays occidentaux, dont le gendarme du monde, les USA. Il est temps d’ouvrir le Livre Noir du Christianisme: 2000 ans de terreur, persécutions, répression. Commençons, modestement, par cette Page Noire du Christianisme, qui résume quelques-unes des pires atrocités commises au nom de cette idéologie qui prétend promouvoir l’amour du prochain.

An un

 “Les dieux n’étaient plus, et Dieu n’était pas encore”.

 L’Empire Romain garantit la liberté de culte. L’athéisme et la raison dominent dans les villes. Les dieux sont des figures mythiques, des représentations allégoriques de forces de la nature. C’est à cette époque que naît un type qui, disent certains juifs, perd la raison car il lit la Thora trop jeune. Il fonde une secte qui vise à interdire le culte de dieux autres que le sien. Le type est finalement mis à mort, mais sa secte se répand avec le succès que l’on sait.

 Le culte de la personnalité pour le fondateur de la secte atteint, chez les chrétiens, un niveau que même le stalinisme n’égalera pas: le fondateur est proclamé “vraiment homme et vraiment Dieu” (“Homme-Dieu”, dirait-on en langage normal). Ceux qui en doutent sont proclamé sans ambages hérétiques, et subiront plus tard les foudres de l’inquisition. Dès le 4è siècle de notre ère commencera la mise à mort par des chrétiens de non-croyants.

 50 -150

 La secte chrétienne se développe. Des textes grecs, écrits par les membres de la secte hors de Palestine (“Les évangiles”) relatent de la vie du fondateur de la secte: né d’une vierge, qui serait restée vierge malgré plusieurs autres enfants, il aurait guéri des malades, mais aussi maudit un figuier qui se serait desséché instantanément. Il aurait aussi fait précipiter des centaines de cochons qui ne lui appartenaient pas dans un lac. Ce personnage, qui défend les pauvres, mais affirme aussi “ceux qui ont tout seront comblés, et à ceux qui n’ont rien, il sera enlevé le peu qu’ils ont”, un peu pathétique lorsqu’il maudit un figuier ou se laisse crucifier, est déclaré une incarnation du “Dieu unique”. Le fait que, d’après les évangiles “canoniques”, ses avant-dernières paroles sur la croix furent “Donnez-moi à boire” ne semble point troubler les adeptes de la secte, qui se répand bientôt dans l’ensemble de l’empire.

 Aux environs de l’an 50 aurait lieu le premier bûcher de livres: d’après Les Actes des Apôtres, un livre de la Bible, Paul, un des premiers chefs chrétiens, brûle avec ses adeptes pour “pour cinquante mille pièces d’argent” de livres

 L’intolérance religieuse des chrétiens, qui visent ouvertement, dès le début, à imposer une interdiction des cultes de dieux autre que leur propre dieu, qui, insistent-ils, est le “seul Dieu”, leur attirent bientôt les foudres de la justice romaine, qui défend la liberté de culte, qui est l’un des piliers de cette société complexe est multiculturelle qu’est l’empire romain des premiers siècles de notre ère. La propagande chrétienne retourne habilement la situation. Ceux qui sont condamnés par la justice romaine sont proclamés “martyrs”, leurs restes sont vénérés dans les églises, on invente la légende comme quoi ils ont étés exécutés pour avoir “refusé de renier leur foi”, ce qui bien sûr est mieux que la vérité nue, qui est qu’ils ont étés condamnés pour avoir été des fauteurs de troubles voulant imposer l’intolérance religieuse dans une société multiculturelle.

 Les chrétiens développeront au moyen-âge toute une série de légendes de Martyrs antiques qui choisirent la mort plutôt que renier leur foi. Des morceaux d’ossements sont conservés dans des églises et vénérés par des fidèles, fresques et tableaux racontent des histoires aussi abominables qu’invraisemblables de vierges éffarrouchées préférant des morts horribles plutôt que le péché de la chair, et de courageux protochrétiens répondant non je ne renie pas ma foi au lion qui menace de les dévorer au milieux des cris de la foule des païens en délire. Beaucoup de chrétiens croient vraiment à ces mythes, même lorsqu’ils sont en contradiction complète avec l’histoire connue. Par exemple, en Suisse, il y a un Monastère Saint Maurice, dans la ville du même nom. Lorsqu’on visite ce monastère, l’on vous raconte, en vous montrant des petits fragments d’os dans des beaux reliquaires en appui du récit, que le monastère a été construit sur les lieux du martyr de la Légion Thébaine: d’après ce mythe chrétien, inventé par le premier évêque de Martigny à la fin du IVè siècle, en ces lieux, en 285, une légion, la Légion Thébaine, constituée de soldats chrétiens originaires d’Égypte et commandée par Maurice, un égyptien noir, refusa de participer à un culte païen, et l’empereur Maximien ordonna l’extermination des légionnaires. Évidemment, non seulement aucun chroniqueur de l’époque n’a noté cet évènement, mais en plus il n’y avait pas de légion appelée Légion Thébaine à l’époque. Pourtant, le massacre par décapitation de 5% de l’armée romaine aurait pu difficilement passer inaperçu. Cela n’a pas empêché à ce saint qui n’a jamais existé de faire une belle carrière posthume, en devenant l’un des deux saint patrons des soldats, avec Saint Georges, blanc, à cheval. Saint Maurice est noir et va généralement à pied. Il va sans dire que les autres mythes de la martyrologie chrétienne antique ne sont pas plus vérifiables.

 300 (ou 303, ou 309, date incertaine)

 Le premier concile et la codification de l’antisémitisme chrétien: 19 évêques et 24 prêtres se réunissent à Elvira, dans le Sud de l’Espagne, et fixent les premiers canons de l’église qui soient parvenus jusqu’à nous. Ces canons prévoient des peines sévères pour une série de “péchés”. Pour certains, comme le divorce, et l’adoration de dieux autres que le dieu chrétien (l’idolâtrie) l’expulsion définitive de l’église est prévue. Pour les péchés moins graves, la punition est l’exclusion de la communion pour des périodes allant jusqu’à 10 ans. Parmi les délits punissables d’excommunications de plusieurs années, l’on trouve, entres autres: laisser bénir sa récolte par un juif ou partager un repas avec un juif. Le concile jette ainsi les bases dans le droit canon de l’antisémitisme chrétien, dont les effets dévastateurs se déploieront en force dès le IVè siècle et dureront jusqu’au XXè siècle.

 C’est également à ce concile que les prélats chrétiens décident officiellement que tout chrétien mis à mort pour participation à des destructions de temples ou de statues de déités non chrétiennes a droit au titre – évidemment posthume – de martyr.

 Hors des conciles également, les leaders chrétiens prendront très vite des positions très dures à l’égard des Juifs. Origène, le fondateur du mouvement monastique égyptien, écrira que “Le sang de Jésus retombe non seulement sur les Juifs de l’époque mais sur toutes les générations de Juifs jusqu’à la fin du monde”. Son contemporain Saint Jean Chrysostome écrira lui pour sa part “La synagogue est un bordel, une tanière de bêtes impures (…) jamais un juif n’a prié Dieu. (…) Ils sont possédés des démons”.

 C’est dans cette période que l’étrange obsession des chrétiens pour le sexe commence à déployer ses effets dévastateurs. Le même Origène, incapable de contrôler ses obsessions, prend à la lettre le bon mot de Jésus “car il y en a qui se font eunuques pour le royaume des cieux” et commet un geste irréparable sur sa personne.

 L’eunuque Origène fonde sur son obsession du sexe un grand mouvement de masse: le mouvement monastique, qui perdure encore aujourd’hui: des centaines, puis des milliers de fanatiques, dont certains, au début, imiteront le geste tragique d’Origène sur leur personne, quittent les villes d’Égypte pour s’installer dans des grottes, puis des monastères dans le désert. Dés le début, ils accorderont refuge à leurs corréligionnaires recherchés par la justice criminelle, et sortirons périodiquement de leurs tanières pour porter la terreur en ville lorsque les autorités religieuses le leur demandent. Ce sont ainsi des moines qui assassineront Hypathia. On peut imaginer la terreur des populations urbaines lorsqu’elles voyaient arriver, surgissant du désert, ces hordes de moines hirsutes, sales, vêtus de lambeaux de peux de bêtes, et prêts à tout et à toute violence pour accomplir la volonté de leur dieu.

 La tradition d’utiliser les moines pour des actions de terrorisme se maintiendra dans l’église catholique: au moyen-âge, elle fera appel aux Franciscains et Dominicains pour l’inquisition. Pendant la 2è guerre mondiale, les Franciscains croates sortiront de leurs tanières pour travailler comme gardiens, bourreaux et même chefs de camps de concentration. Cette tradition du moine revenant dans la civilisation pour y semer la terreur du Christ prend ainsi ses racines au tout début de l’histoire chrétienne et perdure aujourd’hui.

 312

 Prise de pouvoir par les chrétiens: Au terme d’une guerre civile, Constantin prend le pouvoir. Peu après, il se converti officiellement au christianisme, et “autorise” dans un premier temps le culte du dieu unique chrétien par l’Édit de Milan: c’est le début de la persécution religieuse en Europe. Peu à peu, les cultes de dieux autres que le dieu chrétien seront interdit. Les sanctuaires classiques seront détruits, ou converti en églises chrétiennes. A la fin du 4è siècle, il n’y aura plus aucun temple païen dans tout le bassin méditerranéen.

 315

 Première loi antisémite dans l’empire christianisé: le prosélytisme juif est interdit, sous peine de mise à mort sur le bûcher. Les mises à mort sur le bûcher sont une passion que les chrétiens cultiveront pendant plus de 1’500 ans de leur histoire.

 325

 L’empereur chrétien Constantin ordonne au premier Concile de Nicée de changer la date de Pâques: “Il n’est pas seyant que, dans la plus sainte de nos fêtes, nous suivions les coutumes des Juifs; dorénavant, nous ne devons plus rien à avoir de commun avec cet odieux peuple”. Les persécutions violentes des juifs par les chrétiens, qui commenceront à la fin du IVè siècle, sont la conséquence logique de la haine antisémite de l’église chrétienne des débuts.

 L’antisémitisme chrétien restera ancré dans les rites catholiques jusqu’aux années 1960′ et le concile de Vatican II. Jusqu’à cette date, l’on répétait à chaque messe, dans chaque église catholique, la prière “Oremus et pro perfidis judaeis: ut Deus et Dominus noster auferat velamen de cordibus eorum; ut et ispi agnostant Jesum Christum Dominum nostrum” (“Nous prions pour les perfides juifs notre Seigneur et notre Dieu de retirer le voile de leur coeur, qu’ils puissent eux aussi connaître notre seigneur Jésus-Christ”)

 326

 La christianisation du droit romain: dans les années qui suivent sa prise de pouvoir, Constantin entreprend de modifier le droit romain pour le mettre en conformité avec les fondements de l’idéologie chrétienne. Ainsi, la liste des délits pour lesquels la peine de mort est prévue est fortement allongée. Par exemple, l’enlèvement (avec consentement de l’enlevée) d’une jeune femme à sa famille par son amant, qui était une affaire relevant du droit civil, devient passible de la peine de mort pour l’enleveur, l’enlevée, et aussi tous les complices, y compris les esclaves des familles de l’enleveur de l’enlevée. Les relations sexuelles entre un esclave et sa maîtresse sont désormais interdites et passibles de mort. Il faut noter que par contre le premier empereur chrétien fait que la loi continue à considérer comme licites les relations sexuelles entre un maître et une femme esclave. Mettant en pratique les enseignements de la Bible, Constantin durcit significativement la condition des esclaves: par exemple, tuer un esclave en le frappant n’est plus considéré un meurtre que si l’on prouve qu’il y avait intention de tuer. Puis la loi devient encore plus clémente pour les maîtres cruels lorsque Constantin, en 326, interdit toute enquête à l’encontre d’un maître dont l’esclave serait mort des suites d’une punition physique. Les esclaves fuyards auront désormais le pied coupé ou seront mis à mort. Enfin, dureté suprême, Constantin non seulement interdit aux esclaves le recours à la justice, mais dispose que tout esclave ou serviteur qui déposerait plainte contre son maître (sauf dans le cas des délits suivants: adultère, haute trahison, fraude fiscale) sera exécuté de suite, sans témoins et sans enquête. La liste des délits pour lesquels la dénonciation du maître par un esclave est révélatrice de l’échelle des valeurs chrétiennes: le meurtre n’y figure pas, pas plus que vol ou le viol: ces crimes sont, pour l’empereur chrétien, moins importants que l’adultère: on décèle là à nouveau cette obsession étrange, si caractéristique du christianisme, pour le non-respect des interdits sexuels.

C’est aussi en cette année 326 que le terme de “concubinage” fait son entrée dans le droit romain: les concubins sont soumis à des tracasseries administratives sans précédents dans l’histoire romaine: il leur est interdit d’acquérir des propriétés immobilières et leur citoyenneté romaine leur est retirée.

D’autre part, mettant en pratique ce que les chrétiens appellent volontiers la charité envers les pauvres, Constantin fait voter une loi qui permet aux familles nécessiteuses de vendre leurs enfants comme esclaves, ce qui était évidemment interdit.

 363 – Un meurtre pour réaliser une prophétie

 En 361 L’empereur Julien rétablit la liberté de religion dans l’empire. Il aurait pu passer à l’histoire comme Julien le Philosophe, ou Julien le Soldat en raison de ses succès militaires en Gaule et contre la Perse, mais sa décision de tolérer dans l’Empire les différentes sectes chrétiennes ainsi que les autres religions lui attire la foudre des chrétiens: après sa mort, il entrera dans l’histoire comme Julien l’Apostat.

Peu après son arrivée au pouvoir, il publie plusieurs livres à la gloire des vieux dieux ainsi que d’autres, polémiques, contre diverses sectes philosophiques et, naturellement, contre le christianisme.

Notons à ce sujet que son traité “Contre les Galiléens” (= les Chrétiens) est à peu près totalement perdu. Il n’en reste que des bribes difficilement exploitables. Même les réfutations qu’en ont faites les Chrétiens contemporains ont disparu, ou ont étés expurgées des citation de l’oeuvre de Julien. Un des rares extraits qui nous est parvenu dit: “Il me semble bon d’exposer à tous les hommes les raisons qui m’ont persuadé que la machination des Galiléens n’est qu’une fiction humaine, forgée par le vice. Bien que cette fourberie n’ait rien de divin, elle a dupé la partie de notre âme qui aime les fables, qui est puérile et insensée, et elle lui a fait ajouter foi à ces monstruosités” [Julien, Contre les Galiléens, traduction de Christopher Gérard, éditions Ousia, 1995].

Bien sûr, les chrétiens se mobilisent rapidement contre cette liberté religieuse qui leur est intolérable. Ils se lancent donc dans des actions de provocation, espérant déclencher ces “persécutions” dont ils sont si friands pour pouvoir avoir des martyrs. Entres autres, les chrétiens

* profanent, puis incendient, puis incendient le temple de Daphné, près d’Antioche, où
l’Empereur résidait

* sabotent des travaux de reconstruction du Temple de Jérusalem

* détruisent le temple de la Fortune à Césarée de Cappadoce

* détruisent, à Pessinonte, sous les yeux de l’Empereur, de l’autel de Cybèle, mère des dieux, une divinité à la gloire de laquelle Julien avait composé un traité

Cependant, Julien ne se vengea de ces crimes que par un pamphlet, intitulé “L’Ennemi de la Barbe”, une satire mordante, autant dirigée contre sa propre personne que contre les frivoles habitants d’Antioche.

 Julien payera de sa vie ses excès de mansuétude envers les chrétiens, en particulier contre Athanase, évêque d’Alexandrie. Athanase était un individu au passé criminel, qui avait été chassé de son siège épiscopal suite à des disputes entre les sectes chrétiennes. L’édit de 361 lui permet de retourner à Alexandrie, Il y excite une foule de fanatiques qui massacrent l’évêque arien de la ville Georges de Cappadoce et jette les lambeaux de son corps dans le Nil. L’évêque Georges était lui aussi un individu pour le moins discutable, qui avait pillé maints temples de l’Égypte antique, mais ce meurtre attire l’attention de l’Empereur sur le passé d’Athanase, et il ordonne son bannissement hors d’Égypte. Sans attendre l’intervention de la force publique, Athanase se retire dans le désert, se cache chez de moines, et prophétise la mort de l’Empereur:”Le Charpentier (=Jésus) prépare un cercueil (pour Julien)” annonce-t-il aux foules de fanatiques qui viennent l’écouter prêcher dans le désert. Mais Athanase est un homme intelligent, qui sait qu’il faut parfois des actions concrètes pour aider à réaliser des prophéties. Il promet la gloire éternelle, la rémission de tous ses péchés et toutes les joies du Paradis à un soldat chrétien qui allait accompagner l’empereur dans sa grande expédition en Mésopotamie. Le 26 juin 363, lors de la bataille décisive contre les Perses, il assassine Julien avec une lance dans le dos. On dit que Julien, mourant, aurait lancé au ciel quelques gouttes de son sang en s’écriant : “Tu as vaincu, Galiléen !”. Sans doute ces propos sont-ils légendaires, mais Julien a peut-être réellement eu une telle pensée au moment où il s’effondrait et mourrait frappé dans le dos par un traître, pour cause de tolérance religieuse.

380

 L’empereur Théodose proclame officiellement le christianisme seule “Religion d’état”. Il faudra attendre 12 ans avant que tous les autres cultes ne soient définitivement interdits.

381

 Théodose, empereur chrétien, lance la chasse aux hérétiques: les hérétiques sont des chrétiens qui ne reconnaissent pas dans certains points de détail de la doctrine chrétienne. A ces chrétiens non catholiques l’on interdit de: se réunir, d’enseigner, de discuter en public, d’ordonner des prêtres. Leurs églises sont confisquées au profit des évêques catholiques. Les hérétiques sont aussi exclus de la fonction publique. Pour certaines “hérésies”, les mesures sont plus dures: peine de mort pour les manichéens, et l’on arrache les yeux aux évêques marcionites (une secte gnostique chrétienne). Les livres sacrés des ariens – une secte chrétienne qui considérait que Jésus avait été crée par Dieu le Père – sont livrés aux flammes en de joyeux holocaustes. En 15 ans de règne, Théodose promulguera pas moins de 15 Édits de Persécution contre l’un ou l’autre des groupes hérétiques chrétiens.

 382

 Théodose, empereur chrétien, lance la chasse aux apostats: une série de lois promulguées en 381, 383 et 391, prévoient bannissement social des apostats. Celui qui abandonne le christianisme au profit de toute autre religion, y compris le judaïsme: l’apostat sera exproprié, il lui sera interdit d’hériter, de participer à la vie sociale et de déménager: la loi spécifie clairement que l’apostat doit continuer à vire au lieu où il vit, tout en étant exilé de la société, car cela est plus dur qu’un exil dans des terres lointaines.

 385

 Théophile (aujourd’hui Saint Théophile) est nommée patriarche d’Alexandrie. Il commence aussitôt une violente campagne de destruction de tous les temples et sanctuaires non chrétiens. Il a l’appui du pieux empereur Théodose. On doit à Théophile la destruction, à Alexandrie, des temples de Mythriade et Dyonisius. Cette folie destructrice culminera en 391, avec la destruction du temple de Sérapis et de sa bibliothèque. Les pierres des sanctuaires détruits seront utilisées pour édifier des églises pour la nouvelle religion unique, le christianisme.

 Ensuite, sans doute pour montrer qu’il est capable de persécuter aussi des chrétiens (dans la mesure où ils ne sont pas 100% orthodoxes), Théophile commande personnellement les troupes qui attaquent et détruisent les monastères qui adhéraient aux idées d’Origène, un théologien chrétien qui fut déclaré hérétique car il soutenait que dieu était purement immatériel.

 C’est aussi en 385 que, pour la première fois, un hérétique est condamné à être brûlé vif, après avoir subi la torture. Cette pratique se généralisera à partir de 447.

 389

 Pour la première fois, un évêque dicte à un empereur la politique à suivre: Saint Ambroise de Milan, en pleine cathédrale, se lève et, avec ce sens de la charité si particulier que les chrétiens ont, impose à l’empereur d’annuler l’ordre que ce dernier avait donné à l’évêque de Callinicum sur l’Euphrate de reconstruire une synagogue que l’évêque et et sa congrégation avaient détruite. L’église prend ainsi parti, dès ses débuts, pour les brûleurs de synagogues, parti qu’elle continuera à soutenir jusqu’aux années 1940′.

390

L’empereur Théodose, pieux catholique, introduit la peine de mort pour toute personne qui fêterait Pâque à une date autre que celle qu’avait imposée le concile de Nicée, et publie un édit qui interdit définitivement le culte de dieux autres que le dieu chrétien dans tout l’empire romain.

Début des années 390′

Suite à l’édit de 390 du pieux empereur chrétien Théodose, peu à peu, les temples non chrétiens sont fermés au culte, les processions “païennes” sont interdites. Cette suppression de la liberté de religion au profit exclusif du christianisme cause parfois des émeutes, comme celles de 408 à Calama en Numidie. Dans cadre de cette campagne pour l’éradication de l’empire de tout ce qui n’est pas chrétien, l’empereur fait aussi, en 393, interdire les jeux olympiques.

Cette campagne d’interdiction est l’occasion de violents pogroms anti-païens. C’est dans ce cadre que les chrétiens abattent le temple de Sérapis à Alexandrie. En Gaule, le bon Saint Martin, celui qui avait donné la moitié de son manteau à un pauvre en plein hiver, parcourait les campagnes, accompagné d’une horde de moines fanatiques, détruisant tous les symboles de l’ancienne religion et convertissant les païens récalcitrants à coups de gourdin.

À Rome, Théodose imposa, à l’instigation du pape Sirice, un serment solennel aux sénateurs romains. Ils devaient solennellement renoncer au culte de Jupiter et jurer fidélité au Christ. La statue de la Victoire est enlevée du Sénat et remplacée par un crucifix.

C’est à la même époque qu’ont lieu en Germanie les premières exécutions de non-chrétiens, une belle tradition que l’église développera avec l’inquisition et perpétuera ensuite jusqu’en 1826.

391

Une foule de chrétiens comprenant grand nombre de moines fanatiques venus du désert, guidés par Saint Athanase et Saint Théophile, abat le temple et la grande statue de Sérapis à Alexandrie, deux chefs d’oeuvre de l’Antiquité. La collection de littérature du temple est également détruite. Plusieurs païens soient tués dans l’assaut du temple, les statues d’or du temple sont fondues, et le précieux métal est incorporé dans le trésor de l’épiscopat.

401

Saint Augustin, évêque de Carthage, Docteur de l’Église, est considéré comme le plus grand penseur de l’église antique, et sa Théorie de la guerre juste servira plus tard à justifier les croisades. Mais l’église a soin aujourd’hui d’être très discrète sur l’oeuvre de destruction de temples et statues à laquelle le saint consacra de son vivant tant d’énergie. Dès 399, l’on commence à Carthage à détruire temples et statues païennes. Saint Augustin applaudit. Constatant que l’enthousiasme destructeur de la populace catholique risque de faiblir, en juin 401, Saint Augustin emploie l’humour (chose rare dans l’histoire chrétienne), au cours d’une messe dominicale, pour relancer la folie destructrice: “Il est écrit Herculi Deo au pied d’une statue d’Hercule. Mais pourquoi ne parle-t-il pas ? Il est aussi muet que son épitaphe”. La foule des croyants rigole. Saint Augustin lance alors “A Rome, les temples sont fermés, les idoles détruites ! Comme à Rome, ainsi à Carthage”. Des bandes de catholiques enragés se lancent alors à l’assaut des statues et temples encore debout en ville et les détruisent.

408

Les émeutes de Calama: enivré par son succès à Carthage, Saint Augustin exige la destruction de temples et statues aussi dans les villes de province. Peu à peu la parole du saint homme se répand dans l’Afrique du Nord, et des hordes de chrétiens se lancent à l’assaut des temples et des statues. A Calama ( aujourd’hui Guelma en Algérie ), une émeute éclate lorsque les chrétiens s’attaquent au temple d’Hercule: 60 personnes, chrétiens et païens, meurent dans la bagarre.

412

Cyrille (aujourd’hui Saint Cyrille, Docteur de l’Église), est nommé évêque d’Alexandrie et succède ainsi à son oncle Théophile. Il excite les sentiments antisémites diffus parmi les chrétiens de la ville, et, à la tète d’une foule de chrétiens, incendie les synagogues de la ville et fait fuir les juifs. Il encourage ensuite les chrétiens à se saisir des biens que les juifs ont dû laisser derrière eux.

415

Hypathia, la dernière grande mathématicienne de l’école d’Alexandrie, par ailleurs fille de Théon d’Alexandrie, directeur de la bibliothèque, est tuée par une foule de moines chrétiens inspirés par Cyrille, patriarche d’Alexandrie, que l’église canonisera. Après le lynchage par la foule, le corps de la mathématicienne est traîné dans la cathédrale par un groupe de moines aux ordres de Cyrille, et est mis en pièces à coups de fragments de tuiles. La motivation des chrétiens est que Hypatia, brillante enseignante de mathématiques, représentait une menace pour la diffusion du christianisme, en raison de son enseignement des sciences et du Néoplatonicisme. Le fait qu’elle était une femme, de plus, dit-on, belle et charismatique, rendait son existence encore plus intolérable aux yeux des chrétiens. Son assassinat marqua d’ailleurs un tournant: après sa mort, de nombreux chercheurs et philosophes quittent Alexandrie pour l’Inde et la Perse, et Alexandrie cesse d’être le grand centre de l’enseignement et de la science du monde antique. Désormais, la science régressera en Occident, et ne retrouvera un niveau comparable à celui de l’Alexandrie antique qu’à l’aube de la révolution industrielle. Les travaux de l’école d’Alexandrie concernant les mathématiques, la physique et l’astronomie seront préservés, en partie, par les Arabes, les Perses, les Indiens et aussi en Chine. L’Occident, pour sa part, plonge dans l’obscurantisme et ne commencera à en sortir que plus d’un millénaire plus tard.

En reconnaissance de ses mérites en matière de persécution de la communauté scientifique et des Juifs d’Alexandrie, Cyrille sera d’abord canonisé, puis promu à “Docteur de l’Église” en 1882.

532

L’empereur Justinien fait fermer l’école de philosophie d’Athènes, considérée comme le dernier bastion du paganisme. Désormais, l’obscurantisme et l’ignorance règnent en maîtres dans tout le bassin méditerranéen. Les maîtres de l’école doivent quand à eux s’exiler en Perse.

590

Grégoire I, dit Le Grand, aujourd’hui Saint Grégoire, devient Pape. Il est considéré comme l’inventeur de la croisade. En effet, il envoie à Gennadius, gouverneur d’Afrique pour l’Empire Romain d’Orient, une longue lettre l’incitant à “engager de nombreuses guerres” ayant pour but de convertir de force au christianisme les populations des terre conquises. Saint Grégoire s’occupe aussi activement de la conversion des juifs au christianisme, en leur offrant des avantages financiers, tout en approuvant la politique de conversion forcée pratiquée à l’époque par le roi Wisigoth en Espagne. Ce saint homme est aussi un farouche adversaire des sciences et de la connaissance rationnelle. L’on connaît de lui une lettre à l’évêque de Vienne (France) où il écrit: “Nous avons eu voix d’une information dont je ne peux référer sans honte: il semble que dans ta congrégation l’on enseigne la grammaire”. Outre la grammaire, il décourage ou interdit l’enseignement de la culture gréco-romaine en général, y compris les langues, la science, la philosophie et la mythologie.

En raison de son action contre la culture et son encouragement de la guerre sainte, Saint Grégoire Le Grand est considéré comme le fondateur de la doctrine sociale chrétienne qui sera réalisée pendant le moyen-âge en Europe.

VII-XV siècle

Le “Moyen âge Chrétien” . Profitant de la disparition des grandes bibliothèques romaines et de l’absence quasi-totale d’activité d’édition en Europe, l’église obtient de fait un monopole sur l’ensemble de l’écrit et de l’information. Le peuple est laissé volontairement dans l’ignorance, on le décourage de lire la bible au cas où il aurait accès à un exemplaire. Dès le XIIIè siècle, l’inquisition interdira même formellement la possession de livres de l’Ancien Testament. Peu à peu, l’église impose sa grippe sur la société. L’inquisition, le célibat des prêtres, le caractère obligatoire du mariage avant toute relation sexuelle, sont toutes des institutions qui datent de cette époque.

C’est aussi à cette époque que se développe ce qui deviendra une des plus riches traditions chrétiennes: brûler vifs des gens. Environ 1 million de “sorcières” seront brûlées au cours du moyen-âge. Les villes rivalisent pour battre le record du nombre de sorcières brûlées en un an. Un record durable est établi par la ville de Bamberg, siège épiscopal, qui brûle 600 sorcières en un an.

Nombre de membres de la hiérarchie ecclésiastique regrettent encore aujourd’hui cette époque où l’église dominait la vie de la société: les clercs chrétiens regrettent la “spiritualité” de l’époque, son art, qui laissait une large place à la mort – sujet qui a toujours passionné les chrétiens – et à de la musique envoûtante.

804

L’empereur chrétien Charlemagne convertit nombre de Saxons, en leur proposant le choix suivant: se convertir au catholicisme, ou avoir la tête coupée. Plusieurs dizaines de milliers de têtes tombent, avec la bénédiction de l’église: les prêtres présents participent au jeu de l’empereur.

897 – Un pape juge son prédécesseur

Étienne VI fait déterrer le cadavre de son prédécesseur, le pape Formose, plusieurs mois après l’enterrement. Il fait traîner le cadavre par les pieds devant un synode qu’il avait convoqué. Là, ayant solennellement condamné le défunt, il ordonne de lui couper 3 doigts de la main droite, puis fait jeter le cadavre dans le Tibre. Son corps sera récupéré et re-enterré en cachette. Las, en 905, le nouveau pape, Sergius III, le fait re-déterrer. Il le fait revêtir des vêtements pontificaux et asseoir sur un trône et le fait re-juger. Ensuite, l’on décapita le cadavre, on lui coupa encore 3 doigts, puis le re-jeta dans le Tibre. Cette fois-ci, personne ne prend la peine de récupérer et enterrer le cadavre.

XI siècle

Schisme d’orient. Le patriarche de Constantinople prétend qu’il faut utiliser du pain avec levain pour l’Eucharistie, le rite théophage au centre de la messe chrétienne. Le Pape, évêque de Rome, affirme qu’il faut du pain sans levain. Sur cette question d’importance capitale, la chrétienté se scinde, et les deux patriarches, de Rome et Constantinople, s’excommunient mutuellement. Le schisme provoquera des morts jusqu’aux années 1990′ (guerres civiles en Yougoslavie, catholiques contre orthodoxes).

XI -XII siècle

Face à la croissance de la population en Europe, l’Église propose une méthode de contrôle de la population “naturelle”: les croisades. L’appel à la croisade est lancé en 1095. En 1099 Jérusalem est “libérée”: lorsque les troupes croisées entrent dans la ville, le gouverneur musulman se rend contre la promesse que la population civile sera épargnée. Bien sûr, l’ensemble de la population (qui comprend essentiellement des juifs et des musulmans) est passée par les armes dans les heures qui suivent, mais les croisés ont soin de violer femmes et enfants avant de les égorger ou de leur ouvrir le ventre. On estime à 70’000 le nombre de civils massacrés. La dernière phase du massacre se joue dans les synagogues et mosquées de la ville, où les habitants terrifiés se sont réfugiés: ils espèrent que le caractère religieux des lieux pourrait inspirer les pieux croisés à la clémence. Il n’en est bien sûr rien: les croisés entrent, et transforment les lieux de cultes en de vastes charniers. Le massacre des milliers de civils agglutinés dans la grande mosquée de l’esplanade du temple durera plusieurs heures. “Tout ce qui respire” dans la ville a été tué, reportent avec fierté les commandants des croisés.

1090 – 1153 Saint Bernard de Clairvaux, Docteur de l’Église, Doctor Mellifluus

Saint Bernard de Clairvaux est canonisé dès 1174, puis promu à Docteur de l’Église en 1830 avant d’être proclamé Doctor Mellifluus en 1953 par le pape Pie XII. Il est donc un exemple intéressant de ce que l’église catholique considère, au 20è siècle, comme un comportement exemplaire au moyen-âge. En effet, les mérites de Saint Bernard sont grands: ses prêches pour le 2è croisades convainquent maints jeunes européens d’aller exterminer les hérétiques en Orient. Après avoir, en 1146, prêché pour la 2è croisade ensemble avec le roi de France en personne, il va en Allemagne prêcher la bonne parole avec une formule simple: la participation à la croisade est une bonne affaire, car elle donne automatiquement l’indulgence plénière pour tous les péchés. Mais les allemands sont moins faciles à convaincre que les Français, d’autant plus qu’à leurs frontières vivent des slaves non christianisés, que l’on pourrait exterminer tout en s’épargnant le périlleux voyage jusqu’à la Palestine. Saint Bernard, pragmatique, obtient du Pape l’autorisation d’étendre la croisade, confirmée par la bulle papale Divini Dispensatione.

“La mort ou le baptême” – Saint Bernard

Mais le saint homme a une crainte: que les soldats allemands ne soient trop doux avec les slaves. Ses prêches deviennent donc plus précises. Le but de l’entreprise est l’extermination (Vernichtung) des “Païens de l’autre côté de l’Elbe”. Il insiste: le but n’est pas la reconquête de terrains, comme en Palestine, mais bien une oeuvre d’extermination. Les armées des croisés doivent offrir à tous les païens rencontrés le choix suivant: “Extermination ou Conversion” (Vernichtung oder Bekehrung). Ensuite, la formule deviendra, pour des raisons de marketing & communication “La mort ou le baptême” (Tod oder Taufe). Le message est très bien compris par les slaves de l’Est de l’Elbe, qui accrochent tous à la porte de leurs maison des croix et déclarent accepter la nouvelle religion avec enthousiasme. Saint Bernard sera déçu du peu de sang versé pendant cette croisade, alors que le Pape et la hiérarchie romaine se réjouiront de l’extension des évêchés d’Allemagne du Nord. Un autre motif de satisfaction sera que cette croisade portera à l’établissement durable d’ordres de moines-guerriers qui continueront pendant plusieurs siècle à porter la Bonne Nouvelle du christianisme par l’épée dans les peuples slaves d’Europe du Nord-Ouest, si bien que la Pologne et une partie significative de la population des pays baltes sont aujourd’hui catholiques.

Non content d’avoir réussi à exciter nombre de catholiques à tuer des mécréants, Saint Bernard entre aussi en conflit avec plusieurs théologiens de son temps, dont Gilbert de la Porrée, qui est finalement condamné et exécuté grâce à Saint Bernard, et Arnoldo da Brescia, dont les cendres sont, après l’exécution à Rome, dispersées dans le Tibre. De nombreux sermons de Saint Bernard nous sont parvenus, dont le plus important est semble-t-il celui intitulé “L’amour de Dieu”.

1182

Les “Pogroms latins” de Constantinople. Dans la ville du pieux patriarche qui mange du pain avec levain, s’établit, dans le début du XII siècle, une colonie de marchands “latins”, essentiellement originaires de Venise, Gène, Pise et Amalfi. Mais ces gens ont tout pour déplaire aux prélats orthodoxes: non seulement ils utilisent du pain sans levain pour le rite de la l’eucharistie, mais ils font le signe de la croix dans le mauvais sens (de gauche à droite, et non de droite à gauche comme les orthodoxes) ! Les popes orthodoxes excitent la populace, et, enfin, en un jours radieux de mai 1182, la foule guidée par les popes se jette sur les “latins”: plusieurs milliers de “latins”, hommes, femmes, enfants sont tués.

1204

La IV croisade fait un détour par Constantinople, à l’époque la plus grande ville de la Chrétienté. Mais les chrétiens savent se faire entre eux ce qu’ils font à d’autres: pendant 3 jours, Constantinople est mise à sac dans une orgie de violences innommables.

1208-1244

Croisade des Albigeois

Pendant la 2è moitié du XII siècle, l’immoralité des clercs chrétiens scandalise de plus en plus les populations européennes. Un des résultats de ce scandale est le développement d’églises chrétiennes alternatives à l’église catholique, bien sûr immédiatement décrétées hérétiques par cette dernière. Les plus importantes de ces hérésies sont l’hérésie vaudoise et l’hérésie cathare (ou des Albigeois). Les vaudois sont des protestants avant la lettre qui décident que l’on peut se passer des prêtres pour adorer dieu. Ils sont immédiatement pris en chasse par les autorités civiles et ecclésiastiques et doivent se réfugier dans des vallées alpines reculées. L’hérésie des Albigeois prend une importance bien plus grande: une bonne partie de la population du Sud de la France adhère à cette doctrine qui prêche une observance stricte des principes du Nouveau Testament chrétien, et impose en outre à ses “parfaits” des règles de vie très strictes. Le pape Innocent III lance l’appel à la croisade contre ces hérétiques en 1208, et peu après les opérations militaires sont lancées.

Le 21 juillet 1209, l’armée croisée, guidée par Arnaud Amaury, Prieur général de l’Ordre de Cîteau, chef légat du pape, atteint la ville catholique de Béziers. Amaudry remet alors à l’évêque de la ville une liste de 222 noms d’hérétiques cathares ou vaudois, lui intimant de les livrer au croisés, ou bien de quitter la ville en y abandonnant les 222 malheureux. En cas de refus, menace le père général des cisterciens, les catholiques subiront le même sort que les hérétiques. Seuls l’évêque et quelques catholiques quittent la ville. Le père général cistercien tien sa promesse: le lendemain, les croisés pénètrent dans la ville. Arnaud Amaury lance l’ordre qui assura sa postérité: “Tuez-les tous, dieu reconnaîtra les siens”, et un carnage immense commence. Environ 1000 personnes se réfugient dans l’église de Sainte Madeleine, espérant que les croisés n’oseront pas tuer en ce lieu. Vain espoir, tous, y compris des prêtres catholiques, sont massacrés. La ville est livrée aux flammes. Arnaud Amaury célèbre un Te Deum pour remercier dieu d’une victoire si facile. Il a en effet motif de se réjouir, puisque l’on estime que 25’000 personnes ont été tuées pendant la journée, dont les 222 hérétiques recherchés. Les rares survivants errèrent plusieurs jours en agonisant autour de la ville, privés d’eau et de soins.

A part le cas célèbre de Bézier, cette guerre est le théâtre d’innombrables massacres de civils par les croisés. On citera l’exemple de Marmande: la ville se rend, en juin 1219, à une armée composée de 20 évêques, 600 chevaliers et 10’000 archers: la population de 5000 personne est entièrement massacrée, y compris les femmes et les petits enfants. Le plus grand bûcher de la croisade est semble-t-il celui érigé après la chute, le 3 mai 1211, du château de Lavaur (près de Castres): 400 cathares sont brûles sur un seul bûcher! La châtelaine est livrée aux soldats, qui, une fois qu’ils ont fini de s’amuser, la jettent vivante dans un puits et ensuite la couvre de pierres. La Provence et la région de Toulouse sont largement dépeuplées par cette guerre, qui est menée contre les populations civiles avec une férocité sans précédent en Europe depuis les invasions barbares. La population de nombreuses villes, dont Carcassonne, est entièrement exterminée. des régions entières de Provence sont totalement vidées de la population autochtone, puis des paysans catholiques sont importés d’autres régions de France.

Cette guerre, qui se double d’un génocide, ne s’arrêtera qu’avec la chute de Monségur, dernière place-forte cathare, en février 1244. Le premier mars 1244, l’église catholique triomphante fait brûler vifs 205 hérétiques sur un seul grand bûcher. La civilisation d’Oc est détruite, la langue d’Oc ne survivra que par des écrits et quelques troubadours.

C’est pendant le génocide des cathares que l’église catholique crée l’institution de l’inquisition, qui continuera à brûler des suspects de sympathies cathares bien après la fin de la guerre. Par exemple, Guillaume Bélibaste, un parfait cathare vécu caché en Catalogne pendant des décennies. Rattrapé par l’inquisition, il sera brûlé vif en 1321 à Villerouge-Terménès (Aude), dont le château appartenait à l’archevêque de Narbonne.

1224 – La légalisation de l’exécution des hérétiques

L’empereur Frédéric II décrète que l’hérésie doit être punie par la mort ou par la perte de la langue le choix étant laissé à la discrétion du juge. Cette idée de légaliser une pratique en vigueur depuis longtemps plaît aux seigneurs chrétiens, et une vague d’actes législatifs allant dans ce sens traverse l’Europe. En 1231, la constitution Sicilienne rend absolu le décret de brûler les hérétique, pour s’aligner à la pratique alors en vigueur en Allemagne. A Venise, le serment ducal est modifié: tout nouveau Doge doit, dès 1240, juger de brûler tous les hérétiques. En 1255, Alphonse X le Sage, roi de Castille et de Léon, ordonne de brûler sur le bûcher tous les chrétiens qui se convertiraient à l’Islam ou au judaïsme. En 1270, une loi française rend obligatoire de punir les hérétiques par le bûcher, bien que ce châtiment était déjà habituel dans ce pays depuis des siècles. L’Angleterre, qui avait déjà à l’époque une fâcheuse tendance à n’adopter que tardivement les lois et coutumes européennes, n’adoptera une loi semblable que en 1401.

La pratique de la chasse aux hérétiques reste disparate et et plus ou moins sévère dans les différents pays. Ainsi, alors qu’à Oxford, à partir de 1166 les hérétiques sont seulement marqués au fer rouge sur le visage, ils sont déjà mis à mort en grand nombre sur le continent. Par exemple, à Strasbourg, en 1199, l’on brûle pas moins de 90 hérétiques en un jour. Ce sont ces disparités maintes fois constatées des pratiques qui poussera l’église à créer l’inquisition.

1228 – Première loi antisémite espagnole

Le roi Jacques 1er d’Aragon décide, après une réunion avec plusieurs évêques (les évêques de Vich, de Barcellone et de Gérone participèrent), d’interdire aux juifs d’avoir des domestiques chrétiens.

1234 – L’invention de l’étoile jaune

Le concile d’Arles décide d’introduire l'”obligation pour les juif de porter sur eux des signes distinctifs”. Avec une avance de plus de 500 ans sur les administrations douanières suisses et suédoises (qui demanderont en 1938 aux allemands d’apposer un “J” sur le passeport des juifs allemands), et sur l’administration nazie (qui fera sienne l’invention de l’étoile jaune obligatoire), l’église catholique invente ainsi le concept d’apposer une marque sur les personnes à persécuter. Il faut dire que cette invention chrétienne sera peu appliquée. Mais elle permet de relancer l’antisémitisme en Europe, dont les conséquences seront dès 1391 tragiques.

1226-1270

Louis IX Roi de France. Enfin un catholique réputé pieu et intègre accède à la couronne de France. L’église le canonise dès 1290, en reconnaissant ses mérites, qui, nul ne doute, sont exceptionnels. En effet, pendant son règne, Saint Louis lance deux croisades, qui se terminent toutes deux de manière catastrophique: peu importe, c’est intention (de tuer et de piller) qui compte au yeux de la miséricordieuse église catholique! Sur le plan intérieur, Saint Louis fait en sorte que la justice punisse de manière systématique les blasphémateurs: ils seront mis au piloris, et auront la langue percée au fer rouge.

1225-1274 – St Tomas, Docteur de l’Église, théoricien de l’extermination des hérétiques et Docteur angélique

Saint Thomas est encore considéré aujourd’hui comme le grand philosophe catholique. En particuliers, sa Summa Teologica est l’oeuvre de référence de la scolastique catholique et est amplement et souvent cité par le pape Jean-Paul II dans ses encycliques. St Thomas justifie entres autres, dans la Summa Teologica, la nécessité de tuer les hérétiques:

En ce qui concerne les hérétiques, il y a deux choses à considérer, une de leur côté, une autre du côté de l’Église. De leur côté il y a péché. Celui par lequel ils ont mérité non seulement d’être séparés de l’Église par l’excommunication, mais aussi d’être retranchés du monde par la mort. En effet, il est beaucoup plus grave de corrompre la foi qui assure la vie de l’âme que de falsifier la monnaie qui sert à la vie temporelle. Par conséquent, si les faux monnayeurs ou autres malfaiteurs sont immédiatement mis à mort en bonne justice par les princes séculiers, bien davantage les hérétiques, aussitôt qu’ils sont convaincus d’hérésie, peuvent-ils être non seulement excommuniés mais très justement mis à mort.

[Summa Teologica, Secunda Secundae Pars, Question 11, l’Hérésie, article 3]

Saint Thomas traite en détail la question dans quand faut-il tuer un hérétique: si il se renie l’hérésie, il ne faut pas le tuer, mais si il récidive, il faut impérativement le tuer:

Mais, quand ceux qu’on a accueillis retombent de nouveau, il semble que ce soit le signe de leur inconstance en matière de foi. C’est pourquoi, s’ils reviennent ultérieurement, ils sont bien admis à la pénitence, non pas cependant au point d’éviter la sentence de mort.

 [Summa Teologica, Secunda Secundae Pars, Question 11, l’Hérésie, article 4]

Cette pratique sera institutionnalisée par l’inquisition. Au moment de monter sur le bûcher, l’hérétique aura la possibilité de se repentir, et de “mourir en bon chrétien”. L’inquisition portera sa grande charité au point que celui qui se repent sur le bûcher sera tué par étranglement et non par les flammes.

St Thomas jette aussi les bases doctrinales de la persécution dont les juifs convertis seront victimes :Les Juifs, s’ils n’ont nullement reçu la foi, ne doivent nullement y être forcés. Mais, s’ils ont reçu la foi, il faut qu’on les mette de force dans la nécessité de la garder [Summa Teologica, Secunda Secundae Pars, Question 10, l’Infidélité en général, article 8]

Le Docteur angélique explique qu’il faut tolérer les rites des juifs, et c’est tout à son honneur, avant d’écrire:

Quant aux rites des autres infidèles, comme ils n’apportent aucun élément de vérité ni d’utilité, il n’y a pas de raison que ces rites soient tolérés.

[Summa Teologica, Secunda Secundae Pars, Question 10, l’Infidélité en général, article 11]

Saint Thomas est considéré aujourd’hui comme le philosophe catholique par l’église. Le Thomisme est la philosophie officielle de l’église catholique. Pour s’en convaincre, il suffit de lire l’encyclique de Jean-Paul II “Foi et raison” (qui date de 1998, disponible sur le site du Vatican), consacrée au rapport entre philosophie et religion: le pape y cite à maintes reprises le Docteur angélique et aucun autre philosophe catholique.

1231

Fondation de l’inquisition. Jusqu’en 1231, la tâche de découvrir, démasquer et punir les hérétiques était du ressort des évêques. Mais avec le temps, cette tâche devient trop lourde pour ces bergers du bon peuple chrétien, qui ont tant d’autres lourdes tâches à assumer. Le pape décide donc de créer une institution séparée, qui aura le temps et les moyens de se consacrer uniquement à l’éradication de l’hérésie et de la sorcellerie: l’inquisition. L’inquisition, au cours de son histoire, brûle plus de 1 million de personnes, essentiellement des hérétiques, des juifs et des musulmans convertis au christianisme et des “sorcières”. La dernière sorcière sera brûlée en 1788. Le dernier “hérétique” devra attendre son tour jusqu’en 1826. L’inquisition et ses imitateurs protestants brûlent aussi des médecins et des scientifiques, lorsque l’occasion se présente.

L’église ne reniera jamais l’inquisition, et garantira la continuité historique de l’institution jusqu’à nos jours, en se limitant à en modifier le nom: il faudra attendre Pie X, en 1906, pour que le “Saint office de l’inquisition” soit renommé “Saint Office”, et 1965 pour que le dit office soit rebaptisé  “Congrégation pour la doctrine de la foi”. Enfin, en 1997, le pape ouvre les archives du Saint Office, et des historiens triés sur le volet sont autorisés à y mener des recherches. Les estimations du nombre total de victimes de l’inquisition sont fortement revues à la hausse, le consensus tourne aujourd’hui autour du million de personnes exécutées, auxquelles il faut ajouter d’innombrables personnes torturées et dont les biens ont étés saisis.

Souvent, les chrétiens d’aujourd’hui tendent à argumenter que l’inquisition ne serait qu’une erreur n’ayant rien à voir avec le christianisme véritable. Ils oublient que l’institution existe toujours, bien que sous un autre nom. Ils oublient aussi que les pratiques de l’inquisition (torture et exécution d’hérétiques) avaient commencé déjà peu après l’arrivée des chrétiens au pouvoir dans la Rome antique. L’inquisition en tant que pratique et institution traverse ainsi toute l’histoire du christianisme. Ils oublient aussi que le fondement de l’inquisition est à rechercher dans les Saintes Écritures, en particuliers dans le Lévitique et ces deux versets du chapitre 22 de l’Exode:

Verset 18: Tu ne laisseras point vivre la magicienne (ou “la sorcière” dans d’autres traductions”)

     Verset 20: Celui qui offre des sacrifices à d’autres dieux qu’à l’Éternel seul sera voué à l’extermination.

Quand au mode d’exécution, le bûcher, il est aussi le résultat d’une lecture attentive de la Parole de Dieu: dans le 2è livre des Rois, il est expliqué le sort que réserve le Roi Josias (dont il est dit, dans le même livre (ch. 23 verset 25) “Avant Josias, il n’y eut point de roi qui, comme lui, revînt à l’Éternel de tout son coeur, de toute son âme et de toute sa force, selon toute la loi de Moïse; et après lui, il n’en a point paru de semblable.” ) aux hérétiques de son temps, qui sont des prêtres qui ont voulu adorer dieu sur des monts autres que le mont du temple de Jérusalem (Ch. 23 verset 20):

    “Il immola sur les autels tous les prêtres des hauts lieux, qui étaient là, et il y brûla des ossements d’hommes. Puis il retourna à Jérusalem”.

Le même bon roi Josias s’était d’ailleurs lui aussi, comme l’inquisition, occupé aussi des “sorcières” de son temps: (Ch. 23 verset 24):

    “De plus, Josias fit disparaître ceux qui évoquaient les esprits et ceux qui prédisaient l’avenir, et les théraphim, et les idoles, et toutes les abominations qui se voyaient dans le pays de Juda et à Jérusalem, afin de mettre en pratique les paroles de la loi, écrites dans le livre que le sacrificateur Hilkija avait trouvé dans la maison de l’Éternel”.

Aujourd’hui, certains catholiques modérés et des protestants voudraient se distancer des agissements de l’inquisition et des chasseurs de sorcières protestants, et affirment que l’exécution par le feu d’hérétiques et de sorcières n’a rien de chrétien. Hélas, force est de constater que les inquisiteurs et leur imitateurs protestants agissaient conformément aux enseignements des textes fondateurs de leur religion, et beaucoup, sans doute la vaste majorité mais en tout cas les plus célèbres comme Bernard Gui, Torquemada, et plus tard le Cardinal Bellarmino, étaient des hommes d’une grande intégrité et certainement de bonne foi, sincèrement convaincus d’agir pour le bien, même si ce bien était la volonté cruelle de leur dieu cruel.

Les chrétiens qui essayent aujourd’hui de dissocier christianisme et inquisition oublient aussi que le personnel de l’inquisition fut fourni essentiellement par deux ordres religieux qui existent encore de nos jours, et qui sont généralement très populaires dans les milieux chrétiens de l’Occident de l’aube du 21è siècle: les Franciscains et le Dominicains. Ces deux ordres pauvres, fondés au début du XIIIè siècle, avaient déjà plusieurs milliers de membres en 1231. D’après ces deux ordres étaient aussi irréprochables l’un que l’autre, menant une vie pure, pleine de zèle religieux, à l’abri de toute corruption. Leurs principes fondamentaux sont: la pauvreté, le travail, l’humilité et la charité. Il est donc naturel que le Pape se tourne vers ces chrétiens intègres pour combattre l’hérésie et la sorcellerie. Dès 1244, les deux ordres dépendent uniquement de Rome. Les évêques étaient obligés de donner l’absolution à tout Dominicain ou Franciscain qui la demandait, sauf en cas de telles énormités que le pape seul pouvait être juge. Les prieurs des deux ordres mendiants sont eux autorisés à absoudre leurs frères de toutes les censures qui auraient pu leur être infligées et même de relever les ordres d’excommunication. En 1296, cette autonomie des ordres mendiants fut renforcée par une bulle papale qui libérait formellement les Dominicains et Franciscains de toute juridiction épiscopale et les statuts des ordres furent déclarés être les seules lois par lesquelles ils pouvaient êtres jugés. L’église avait ainsi à son service une véritable armée d’hommes entièrement dévoués à sa cause. Les premiers inquisiteurs furent tous Dominicains, mais dans les décennies qui suivirent, les postes d’inquisiteurs furent, dans de plus en plus de pays, répartis entre les deux ordres.

Dès qu’elle obtient l’autorisation de pratiquer la torture, l’inquisition est en droit de juger et de torturer les hommes dès 14 ans, et les femmes dès 12. Plus tard, l’Inquisition Espagnole supprimera cette discrimination, et, dans un soucis d’égalité des sexes qui est tout à son honneur, s’autorisa à juger et à soumettre à la torture les enfants des deux sexes dès 10 ans. Pour torturer et juger des enfants plus jeunes, l’inquisition élabora des stratagèmes légaux, le plus courant était celui de nommer un “curateur” qui avait la tutelle de l’enfant, et qui ensuite “assistait” l’enfant au cours de son procès. Il y a eu des cas d’enfants de 7 ans accusés, torturés et condamnés comme hérétiques. Les enfants d’hérétiques étaient généralement considérés comme hérétiques eux-mêmes. Si leur âge ne leur permettait pas d’êtres torturés et jugés, ils étaient “endormis”: on les plaçait dans un bassin d’eau tiède, on les ligotait, et on leur coupait les artères aux poignets. Cette méthode était considérée comme particulièrement “miséricordieuse” par les inquisiteurs.

1237 – On déterre et brûle des cadavres

A Toulouse, alors que la guerre contre l’hérésie cathare est encore en cours, l’inquisition veut montrer que même la mort ne mets pas l’hérétique à l’abri de l’inquisition. L’on fait exhumer les corps de plusieurs personnes, dont des nobles, et, après avoir déclaré qu’ils sont morts en état d’hérésie, les fait traîner sur la place du Marché, où ils sont brûlés.

L’idée de déterrer des cadavres pour les brûler aura un franc succès, et continuera à être pratiquée tant par l’inquisition médiévale que, plus tard, par l’inquisition Espagnole.

1251

Le pape Innocent IV autorise enfin l’inquisition à pratiquer la torture. L’obtention d’aveux de culpabilité en est grandement facilitée. L’inquisition peut prononcer, sur la base d’aveux arrachés par la torture, des peines allant d’une simple prière ou un jeûne jusqu’à la confiscation des biens et même la prison à vie. Par contre, elle ne peut prononcer de condamnation à mort. Avec une subtilité tellement caractéristique de l’église catholique, l’inquisition peut par contre “passer” un hérétique au bras séculier de la justice pour une condamnation à mort sur la base des aveux obtenus sous la torture par l’inquisition. Cette subtilité de procédure permettra à l’église d’affirmer par la suite qu’elle n’a tué personne.

Il faut bien noter que la mise à mort d’hérétiques date de bien avant l’inquisition: elle commença dès l’antiquité. La nouveauté de 1231, est la fondation d’une institution spécialisée, chargée spécifiquement de la persécution des hérétiques. Il faut aussi prendre garde à la confusion qu’entretient volontiers l’église catholique entre “les 3 inquisitions”: la médiévale, l’espagnole, et la “moderne” ou “romaine”, cette dernière existant encore aujourd’hui: il s’agit en effet fondamentalement du même principe: l’on identifie les hérétiques, on les fait avouer par la torture, puis on les “abandonne” au bras séculier pour l’emprisonnement à vie ou la mort. Les différences entre les 3 inquisitions sont essentiellement des détails de procédure et de hiérarchie: l’inquisition “médiévale” répond aux évêques et au pape, celle “espagnole” principalement aux rois Très Catholiques, l’inquisition “romaine”, qui date de la contre-réforme, uniquement et directement au Pape. Il faut noter que l’inquisition espagnole et celle “médiévale” coexisteront avec l’inquisition “romaine” pendant plusieurs siècles après la contre-réforme.

1310 – Le Grand Autodafé de Toulouse

L’inquisiteur Bernard Gui préside un spectacles des plus impressionnants: pendant 4 terribles journées, 18 personnes sont brûlées sur un bûcher devant leurs concitoyens. 65 sont emprisonnées à vie, dont 3 avec des chaînes, tandis que 20 sont condamnées à de terribles pèlerinages vers des terres lointaines d’où ils n’ont que peu de chances de revenir vivants.

Deux ans plus tard, le même Bernard Guy offre à Toulouse un nouveau grand spectacle, avec une innovation notable: les os de 36 morts sont exhumés et brûlés. Pour compléter le spectacle, 50 personnes sont condamnées à porter des croix et à des pèlerinages périlleux, 86 sont emprisonnées à vie. L’innovation consiste bien sûr à brûler, dans un même spectacle, les os d’hérétiques morts et des hérétiques vivants. En effet, le fait de déterrer des ossements pour les brûler était une pratique toulousaine depuis 1237.

Quelques chiffres sur les condamnations de l’inquisition

Les chrétiens du 20è et du 21è siècle ont fait de grands efforts pour relativiser les crimes de l’inquisition. Ils insistent sur le fait que les condamnations à mort ne représentaient qu’une minorité des condamnations. Cela est vrai, mais il faut avoir à l’esprit quelles étaient les autres condamnations:

    * Le port des croix consistait à devoir porter à vie, ou pour plusieurs années, le Sanbenito: un vêtement sur lequel des croix étaient cousues. Le condamné ne pouvait enlever cette marque d’infamie que dans l’intimité de son logement, et tous ses biens lui étaient confisqués. Le port des croix était donc une condamnation à la honte et à l’exclusion sociale.

    * L’emprisonnement était en général un emprisonnement à vie. Une vie très courte, étant donné les conditions des prisons de l’époque, de l’ordre de quelques semaines pour la vaste majorité des cas. Souvent, des accusés mourraient en prison pendant la procédure. Ce fut le cas par exemple de 10 prisonniers qui, dans le grand autodafé de Toulouse de 1310, moururent en prison entre le moment où ils avaient confessé leur hérésie sous la torture et avant même d’avoir étés condamnés.

    * Les pèlerinages, en ces époques où les voyages étaient très périlleux, équivalaient en pratique à des condamnations à mort: les retours d’un pèlerin condamné par l’inquisition était des évènements rares.

Il faut ajouter à ces considérations un commentaire sur le sort de ceux qui n’étaient pas condamnés. Un pourcentage qui n’est pas connu avec précision, mais de l’ordre de 10% des accusés échappaient à la condamnation. Cela impliquait de résister à la torture sans confesser. Ces survivants étaient donc des estropiés graves, qui survivaient mais étaient incapables de travailler ou d’avoir une vie plus ou moins normale.

Le Registre des Sentences de Bernard Gui, inquisiteur à Toulouse, couvrant une période de 1308 à 1322, révèle les chiffres suivants concernant les condamnations:

Remis au bras séculier et brûlés:          40

Emprisonnés   300

Condamnés à porter des croix          138

Condamnés à des pèlerinages     16

Bannis en terre Sainte          1

Maisons détruites          16

Condamnation du Talmud          1

Fugitifs          36

Os exhumés et brûlés          67

Os Exhumés de ceux qui auraient dû êtres emprisonnés   21

On voit donc que sur un total d’accusés vivants de 548, pas moins de 356 (soit 65%) sont condamnés à mort ou à une peine équivalente à la peine de mort. Le chiffre de 40 condamnés à mort (7%) est donc fortement trompeur.

1314 – Le premier Autodafé en Espagne

Contrairement à ce que l’on croit parfois, l’inquisition ne fut pas une invention espagnole. Mais ce pays, parti en retard, mets les bouchées doubles pour rattraper, puis dépasser les autres pays européen. En Aragon le 12 mai 1314, 6 hérétiques vivants et plusieurs cadavres exhumés sont brûlés devant la foule en délire. L’autodafé espagnol est un spectacle complexe: D’abord, une cérémonie religieuse a lieu dans une église, au cours de laquelle on “réconciliait” les hérétiques (ceux vivants, pas les morts!) avec l’Église. Puis, les hérétiques étaient “abandonnés au bras séculier” qui s’occupait de leur exécution. Pour parfaire l’hypocrisie, les fonctionnaires séculiers ne participaient pas à la cérémonie religieuse. 40 jours d’indulgence étaient promis à tout fidèle qui assistait à l’autodafé. Très rapidement, l’Espagne devient le pays des grands autodafés: ainsi, en 1360, à Valence, l’on brûle pas moins de 80 hérétiques en un seul autodafé. Le record espagnol, imbattu à ce jours, est de 107 hérétiques exécutées en un autodafé, en 1499 à Cordoue.

Autodafé – 400 ans avant les nazis, des chrétiens brûlent des livres qui ont l’heur de leur déplaire.

En Espagne, l’inquisition brûle des centaines de milliers de livres au cours de son histoire, essentiellement des Anciens Testaments et des livres de prières juives pris à des conversos.

Brûler des livres est une tradition pluri-millénaire des chrétiens. Saint Paul déjà brûlait des livres avec ses disciples. Les protochrétiens, déjà, avaient la fort mauvaise habitude d’incendier des bibliothèques, surtout lorsqu’elles étaient rattachées à des temples. Saint Grégoire le Grand inaugura son pontificat en mettant le feu à une grande bibliothèque sur le Palatin. Actuellement, les catholiques ont certes renoncé à cet usage, mais pas les protestants Nord-Américains. A l’aube du 3è millénaire, les Southern Baptists, une des plus grandes églises protestantes américaines, s’adonnent à de fréquents bûchers de livres. Les Harry Potter sont parmi leurs favoris pour ces exercices.

1347-54

Dans toute l’Europe sévit la Mort Noire, première grande épidémie de peste du continent. Les prélats catholiques ont tôt fait de désigner les coupables: des juifs auraient empoisonnés les puits. Le bruit se répand dans toute l’Europe, et d’innombrables Pogroms se succèdent. En Allemagne, on comptabilise 350 communautés juives totalement anéanties par des Pogroms dans cette période. Dans de nombreuse villes, l’on interdit ensuite l’entrée de la ville aux juifs, et cette interdiction restera en vigueur dans bien des villes importantes (comme Nürenberg par exemple) jusqu’au 18è siècle. En Italie, à Milan, les autorités civiles et religieuses ayant procédé à l’exécution sur le bûcher des “untori” (c’est ainsi que l’on appelle en italien les malheureux suspectés d’empoisonner les puits) juifs, elles élèvent une colonne commémorative pour célébrer leur exploit. La colonne passera à l’histoire sous le nom de “Colonna infame” lorsque, au 19è siècle, le romancier Manzoni aura, le premier, des siècles après les faits, le courage de dénoncer ce monument ignoble à la perversion religieuse.

1391 – Les débuts de la violence contre les Juifs en Espagne

Pendant la domination des Maures en Espagne, les 3 monothéismes méditerranéens (Islam, Judaïsme, christianisme) avaient coexisté pacifiquement pendant plusieurs siècles. Mais cette coexistence de plusieurs religion sur un sol désormais contrôlé par des rois chrétiens déplaît aux prélats catholiques, qui n’ont de cesse de répandre l’antisémitisme dans la populace et aussi dans les plus hautes sphères du pouvoir. En 1391, la populace excitée par les prélats détruit les ghettos juifs de Séville, Barcellone, Valence, Tolède et d’autres centres importants. La furie destructrice de cette année culmine en juin à Séville, où la foule, excitée par l’archidiacre Martinez tue plus de 4’000 juifs.

1415

Dans les années 1390′, un prêtre de Prague commence à prêcher en tchèque plutôt que en latin: pour cette idée saugrenue de parler une langue que les fidèles comprennent, Jan Hus est accusé d’hérésie. Il fuit Prague. Lorsque le concile de Constance est convoquée, le roi d’Allemagne propose à Hus un sauf-conduit pour lui permettre d’aller exposer son point de vue au concile. mais c’est évidemment un piège: peu après son arrivée, il est emprisonné et mis au secret en novembre 1414. Suit un classique procès d’inquisition, qui conclut à la culpabilité de Jan Hus, hérétique obstiné et impénitent: il est mis à mort sur le bûcher le 6 juillet 1415.

1478 – Fondation de l’Inquisition Espagnole

L’Espagne, désormais unifiée par le mariage d’Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, est un pays qui se définit, à cette époque, essentiellement dans son opposition aux musulmans, qui dominent encore à cette date le Sud de la péninsule. Afin de combattre plus efficacement l’hérésie dans leur pays, Isabelle et Ferdinand obtiennent du pape Sixte IV, le pouvoir de nommer les Grands inquisiteurs en Castille et en Aragon. La décision a surtout des implications financières, puisque l’inquisition confisque les biens des condamnés. Mais le pape accepte, entres autres car il croit à la promesse des souverains espagnols, qui se sont engagés à utiliser les fonds pour financer la guerre contre les arabes, et depuis Saint Grégoire Le Grand les papes sont friands de guerres contre les infidèles.

1483

Tomás de Torquemada est nommé Grand Inquisiteur de Castille. Ce moine dominicain fait un ample usage de la torture et de la confiscation des biens de ses victimes. Les estimations du nombre de personnes brûlées pendant son mandat varie, selon les historiens de environ 2’000 à 8’800 brûlées vifs auxquels il convient d’ajouter 9’654 torturés ou emprisonnés à vie.

Torquemada deviendra le symbole vivant de l’inquisition. Le pape Eugène IV le nommera “défenseur de la foi”. L’historien catholique espagnol Sebastian de Olmeda l’appellera “Lumière de l’Espagne, sauveur de son pays, honneur de son ordre”. Certains catholiques, désireux de débarrasser l’histoire de leur église de cet encombrant personnage, ont inventé et décrit un Torquemada désireux de s’enrichir et violant des femmes. Or, la réalité est autre. L’homme est incontestablement d’une grande intégrité. Il refusera systématiquement des promotions hiérarchiques dans l’église et dans son ordre. Il ne cherchera jamais à obtenir un avantage financier pour son ordre. il aurait pu devenir évêque et même cardinal avec facilité. Ses biens personnels ne s’accrurent pas d’un centime au cours de ses longues années comme inquisiteur. Il n’utilisait que des vêtements simples de toile de chanvres et de coton, refusant ceux en lin. Patriote et chrétien, il participe à la politique de christianisation de l’Espagne en mettant en oeuvre deux préceptes qui figurent dans le chapitre 22 de l’Exode, un des textes fondamentaux de la bible:

    Verset 18: Tu ne laisseras point vivre la magicienne (ou “la sorcière” dans d’autres traductions”)

    Verset 20: Celui qui offre des sacrifices à d’autres dieux qu’à l’Éternel seul sera voué à l’extermination.

Torquemada considérait sa mission comme sacrée. Son bagage culturel était imposant, son esprit large et son intelligence ouverte. Il n’était pas un fou ou un criminel au sens classique du terme, mais un chrétien sincère, instruit, et en même temps un Espagnol patriote, convaincu que les conversos et les hérétiques étaient un danger pour l’Espagne et la foi, et donc qu’il devait les combattre.

Dans les dernières années de sa vie, Torquemada investira toute son intelligence dans la rédaction d’un code inquisitorial, qu’il continuera à affiner jusqu’à une dernière édition en 1498, quelques mois avant sa mort. Ce code contient nombre de sages dispositions, comme le fait qu’il faut qu’au moins un, mais de préférence deux inquisiteurs doivent toujours être présent pendant les tortures des accusés.

La torture sous Torquemada:

Sous Torquemada, la torture est standardisée, laissant peu de place aux fantaisies perverses de bourreaux et inquisiteurs. Une procédure précise sera désormais suivie: dans un premier temps, les bourreaux, habillés de longues tuniques noires, des capuchons baissés sur la tête avec deux trous pour les yeux, un pour le nez et un pour la bouche, saisissent l’hérétique et le déshabillaient jusqu’à la ceinture. Alors les inquisiteurs se placent devant l’hérétique et, à plusieurs reprises, le supplie de confesser ses fautes. Si l’hérétique s’obstine à nier, alors les inquisiteurs ordonnent qu’il soit torturé, en avertissant tout d’abord l’hérétique qui va être torturé que, en cas de lésion, de fracture des membres ou de mort, la responsabilité doit être rejetée uniquement sur l’hérétique lui-même, car les tortures ne sont que la suite de sont entêtement récalcitrant.

La première phase du supplice était celle de la corde: les mains liées derrière le dos avec une corde qui glissait dans une poulie attachée au plafond, l’hérétique était soulevé et maintenu en suspension pendant un certain temps. Puis à l’improviste le bourreau lâchait la corde et le corps retombait alors brusquement jusqu’à environ 20 cm du sol: les jointures se déboîtaient sous le choc, tandis que la corde, souvent, coupait la chair des poignets jusqu’aux nerfs. Cette torture durait une heure et même plus.

La torture à l’eau constituait la 2è phase: on liait étroitement la personne après l’avoir étendue sur une sorte de chevalet en bois n’ayant comme support qu’une barre transversale, sur laquelle le corps, retombant en arrière, se courbait, amenant le patient en position renversée, les pieds vers le haut et la tête en bas. A cause de cette position, la respiration devenait extrêmement difficile et les mouvements que l’hérétique faisait automatiquement pour trouver un peu d’air provoquaient la torsion des mains et des pieds liés, et les cordes blessaient les tissus. On introduisait alors dans la bouche, en le faisant arriver jusqu’au fond de la gorge, un lige fin imbibé d’eau qui était disposé de façon à recouvrir entièrement les narines. C’est alors que l’on versait de l’eau dans bouche, goutte à goutte, si lentement que l’hérétique torturé en buvait environ un litre par heure. Le malheureux n’avait à aucun moment la possibilité de respirer librement. dans ses efforts pour aspirer de l’air, il il engloutissait de l’eau, et il en résultait une rupture des vaisseaux sanguins de la gorge: le chiffon était généralement retiré imbibé de sang.

Le troisième degré de la torture, le feu, était pratiqué en liant les mains et les pieds de façon à rendre impossible au prisonnier tout changement de position. Puis on frottait ses pieds avec de l’huile, du lard ou une autre matière graisseuse et on les exposait devant un feu jusqu’à ce que la peau se gerce et que les os et le nerfs se découvrent complètement.

Il faut préciser que les inquisiteurs savaient qu’ils torturaient parfois des catholiques irréprochables. L’on sait que la chose a du être discutée à l’intérieur de l’église, car le Cardinal Jiménes de Cisneros a écrit que les catholiques, si ils étaient injustement torturés, selon les lois de l’inquisition, s’envolaient directement au paradis.

La torture pouvait être, dans l’inquisition espagnole, appliquée aux enfants à partir de 10 ans et au vieux jusqu’à seulement 60 ans.

1485 – Le Martyr de Saint Pedro Arbuès

La nuit du 15 septembre 1485, l’inquisiteur d’Aragon, collègue de Torquemada, Pedro Arbuès, est agenouillé en prière devant le grand autel de la cathédrale de Saragosse quand 8 tueurs surgissent: l’homme sait qu’il n’a pas que des amis et porte un casque et une cotte de maille, mais rien n’y fait: un poignard traverse entièrement son cou, il s’effondre et meurt peu après entouré des chanoines de la cathédrale accourus à son secours.

Aussitôt l’inquisition se déchaîne: on accuse les conversos d’être derrière le crime, Dès décembre 1485, et jusqu’en 1492, l’on exécutera des “coupables” de la grande conjuration contre Saint Pedro. Les peines pour les tueurs présumés furent sévères: l’un d’eux eux les deux mains tranchées et clouées au portail du palais des députés, puis fut décapité. Son corps fut ensuite écartelé, et les morceaux de son corps pendus le long des rues de la ville pour servir d’exemple.

Le pauvre Pedro Arbuès sera béatifié par Alexandre VII en 1664, puis canonisé par le pape Pie IX le 29 juin 1867.

1486 (ou 1487) – Publication d’un manuel de la chasse aux sorcières

Deux dominicains allemands, Jakob Sprenger, Doyen de l’université de Cologne, et Heinrich Institoris (Kraemer de son vraix nom), professeur de théologie à l’université de Salzburg, publient le Malleus Maleficarum: il s’agit d’un épais volume de plus de 400 pages qui est un “guide” (bien sûr approuvé par la hiérarchie ecclésiastique) de la chasse aux sorcières: on y apprend comment les identifier (p. ex., une femme qui a caressé un chat noir alors qu’une personne s’est sentie mal à une distance de quelques centaines de mètres), les torturer pour les faire avouer, et comment les inquisiteurs peuvent s’absoudre mutuellement après la séance de torture. L’ouvrage affirme aussi que nier l’existence de la sorcellerie est en soi une hérésie très grave (passible de la mort sur le bûcher). Pendant plus de 2 1/2 siècles en Allemagne, après la publication du Malleus Malleficarum nier l’existence de la sorcellerie sera passible de la peine de mort. Le manuel devient un Best Seller. Le Malleus fera l’objet de pas moins de 26 éditions entre 1486 et 1600. il deviendra l’ouvrage de référence pour les chasseurs de sorcières catholiques, et aussi protestants. L’action des deux doctes universitaires dominicains est approuvée par le Pape Innocent VIII, qui les charges déjà en 1484, par la bulle Summis desiderantes affectibus, d’extirper la sorcellerie de l’Allemagne. Le texte de la bulle de Sa Sainteté le souverain pontife est inclus dans la préface des éditions catholique du livre. 

1492 – Expulsion des juifs d’Espagne

Le pieu Ferdinand d’Aragon et sa très pieuse épouse Isabelle de Castille, rois d’Espagne, expulsent les juifs de leur royaume. Les juifs ont le choix entre se convertir, pour subir les foudres de l’inquisition (qui brûlera nombre d’entre eux en les accusant d’être des “faux convertis”), ou partir. Plus de 160’000 juifs quittent l’Espagne. La hiérarchie catholique ne reste pas indifférente à cette mesure d’une cruauté effarante: elle approuve la mesure, le pape encourage les autres souverains européens à s’inspirer de l’exemple espagnol. Dans toute l’Europe, les évêques se mobilisent pour pousser les gouvernements à empêcher l’entrée sur leur territoire aux juifs expulsés. En 1494, le pape accorde le titre de Rois Catholiques à Isabelle et Ferdinand pour les remercier.

Les juifs qui choisissent de se convertir seront persécutés par l’inquisition avec une détermination impressionnante: jusqu’au 18è siècles, l’on fera le “Test du Lard” aux convertis juifs et à leur descendants: une salade aux lardons est proposé au “converti”: si l’on constate qu’il a écarté les lardons en mangeant, on le brûle comme “faux converti”. La méthode sera aussi appliquée aux musulmans convertis et à leurs descendants.

Si l’expulsion des juifs d’Espagne est la plus grande expulsion du genre que l’histoire ait enregistré, elle ne fut pas la première. En France, les prélats catholiques avaient déjà obtenu une expulsion des juifs en 1306, qui fut ensuite révoquée, avant d’être confirmée en 1394. L’Angleterre avait déjà procédé à l’expulsion en 1290. En 1496, le Portugal imite son puissant voisin en expulsant à son tour les juifs de son territoire.

1493 – Le premier indien d’Amérique au paradis

Lorsque Christophe Colomb, qui a pris soin d’emmener un moine dans ses bagages, arrive en Amérique, il rencontre des indiens, qui, écrira-t-il, sont des gens amicaux et serviables. Sans doute pour leur montrer comment l’Europe chrétienne traite les étrangers amicaux et serviables, il enlève 12 d’entre eux qu’il amène en Espagne. A l’arrivée, l’un d’entre eux tombe malade: avant sa mort, il est baptisé en vitesse, ce qui permet à la cour des Rois Très Catholiques d’exulter, car un indigène du Nouveau Monde a pu entrer au paradis chrétien. Cette triste histoire marquera le début de la tragique christianisation des indiens d’Amérique, dont l’épisode des réductions du Paraguay et les persécutions des indiens Pueblo ne seront que deux épisodes parmi les plus tragiques.

1499

C’est en cette année qu’a lieu le plus grand autodafé (“acte de foi”) que l’histoire espagnole ait enregistré: en un seul autodafé, l’inquisiteur Diego Rodrigues Lucero brûle vifs pas moins de 107 juifs convertis au christianisme à Cordoue.

XVI siècle

Le drame des castrats. L’église ayant décidé que les femmes ne peuvent entrer dans le choeur des églises, un problème tragique se pose: comment ne pas torturer les oreilles des pieux prélats du Christ en les privant des voix hautes, si importantes dans les choeurs pour louer l’amour de dieu? Une solution barbare est trouvée: l’on privera d’organes sexuels de jeunes garçons dont la voix aura été reconnue comme belle. Les choeurs de la Sainte Église Catholique ne manqueront ainsi jamais de soprani et de contralti.

Cette pratique barbare ne cessera qu’en 1878, sur ordre du Pape Léon XIII. La pratique est encore très répandue pendant le 19è siècle, au point que Rossini, lorsqu’il compose sa “Petite Messe Solennelle” écrit, tout naturellement, qu’il suffira, pour exécuter celle-ci, “d’un piano et d’une douzaine de chanteurs des 3 sexes, hommes, femmes et castrats”.

1506 Le Pogrom de Lisbonne

Un nombre important de juifs expulsés d’Espagne en 1492 avaient trouvé refuge au Portugal. Les historiens citent des chiffres allant de 90’000 à 150’000. Ce fut une chance inouïe pour ce pays, car ces réfugiés étaient en bonne partie des personnes instruites, médecins, banquiers, commerçants, et certains arrivèrent au Portugal avec une partie de leur fortune. Les sentiments à leur égard de la population étaient donc au départ plutôt positifs. Mais cette population nouvelle déplaît à une partie du clergé, et suscite les convoitises de l’inquisition espagnole. Cette dernière soudoie donc des prélats portugais pour répandre l’antisémitisme. En quelques années, un succès important est obtenu: à Lisbonne, au cours d’une journée de folie meurtrière qui passera à l’histoire sous le nom de Pogrom de Lisbonne, 3’000 juifs sont tués par de pieux catholiques excités par les prélats. Mais le clergé portugais ne s’arrête pas en si bon chemin. Il demande la création d’une inquisition portugaise, sur le modèle de celle qu’ont la chance d’avoir leurs voisins espagnols. 1536 marque la date officielle de la création de l’inquisition portugaise. Dans ce pays où il fait bon vivre, l’inquisition entre lentement en action, et le premier Autodafé n’est célébré que en 1540. De 1540 à 1580 (date de l’invasion du Portugal par l’Espagne), l’inquisition portugaise célébrera environ 40 Autodafés, avec un total de 2500 condamnations dont 170 au bûcher. L’arrivée de Philippe II, roi d’Espagne, au pouvoir en 1580 accélère enfin les choses: les autodafés se multiplient, et en 20 ans il y aura 3200 condamnations dont 160 au bûcher, soit une augmentation du rythme annuel de près de 100%.

XVI siècle

Jules II Della Rovere pape. Habile chef militaire, il porte l’armure pendant une messe, lorsqu’un moine insolent lui fait remarquer que l’habit n’est pas approprié. “Quand il s’agit de conquérir des terres, Dieu ne regarde pas l’habit, mais la foi de son serviteur”, lui répond-il, et passe ainsi à l’histoire. Dieu lui permet effectivement de conquérir Bologna, qui est, comme il se doit, mise à sac.

1521

Inspiré par l’Esprit Saint, qui n’avait apparemment rien d’autre à faire, un moine allemand, Martin Luther traduit le “Nouveau Testament” en quelques semaines. Le diable vient le tenter pendant qu’il travaille: Luther ne trouve rien de mieux à faire que de lui lancer un encrier qui tache le mur! La tache est depuis religieusement préservée pour les touristes (château de Wartburg), dans le Land de Thüringen.

L’événement pourrait sembler insignifiant. Il n’en est rien, car il inaugure le plus grand schisme de la chrétienté: dans les siècles qui suivront les chrétiens se massacreront entre eux avec encore plus d’enthousiasme qu’ils n’ont massacré et brûlé les non-chrétiens, les hérétiques, les sorcières, les juifs et musulmans convertis, etc.

Luther écrira et dira à plusieurs reprises qu’il faudrait brûler les synagogues et chasser les juifs des villes: il se situe ainsi dans la tradition initiée par les pères de l’église catholique, et qui sera perpétrée jusqu’au 19è siècle par l’inquisition, et même jusqu’au 20è par ses imitateurs en chemise brune.

En 1543, ce bon moine publie un pamphlet antisémite intitulé “Les juifs et leurs mensonges”. Les brèves citations ci-dessous donnent une impression générale du niveau d’amour pour le prochain pratiqué par Luther:

“Leur [des juifs, note de traduction] haleine pue de l’or et de l’argent des païens; car il n’y a jamais eu sous le soleil, et il n’y a pas et il n’y aura jamais plus avare qu’eux, comme cela peut être constaté dans leur usure malhonnête. Donc sachez, mes chers chrétiens, que, après le diable, vous n’avez point plus venimeux, plus véhément et plus ennemi qu’un véritable juif qui désire sincèrement être un juif … Est-ce que leur Talmud et leurs rabbins n’enseignent-ils pas que ce n’est pas un péché que de tuer si un juif tue un païen, mais que c’est par contre un péché si il tue un frère en Israël ? Ce n’est pas un péché pour lui de ne pas tenir une promesse envers un païen. Donc, voler – comme ils le font en prêtant de l’argent – d’un païen est un service divin …maintenant, qu’allons-nous faire avec ces juifs, rejetés et condamnés ?”

Luther donne son conseil sincère sur quoi faire avec les juifs:

Brûler leurs synagogues, écoles, enterrer et couvrir avec de la saleté tout ce qui ne brûle pas (…) Je recommande de raser et détruire leurs maisons (…) Je recommande qu’on leur prenne leurs livres de prière, qui contiennent de telles idolâtries, mensonges, insultes et blasphèmes (…) Que l’on interdise à leurs rabbins d’enseigner sous peine de mort (…) Que l’on leur prenne leurs trésors d’or et d’argent (…) Mais si les autorités civiles sont réticentes à user de la force pour restreindre leur vice diabolique, alors les juifs devraient êtres expulsés de leur pays et renvoyés à Jérusalem ou ils pourront mentir, injurier, diffamer, assassiner, voler, pratiquer l’usure et la moquerie, et se laisser aller à toutes ces infâmes abominations qu’ils pratiquent parmi nous.

[Traduit de l’anglais par le soussigné: je n’ai pas réussi à me procurer une version allemande ou française du livre]

Il faut préciser que les églises protestantes allemandes continuent à ce jours à considérer Luther comme un grand homme, à utiliser sa traduction de la bible, et à se référer à ses écrits.

1524 – Une année ordinaire de chasse aux sorcières  

         Sans doute pour battre le record détenu par Bamberg de 600 sorcières brûlées en un an, l’on met à mort dans la province de Côme pas moins de 1000 sorcières en un an. Ensuite, pendant plusieurs années, l’on continue à en brûler un peu plus d’une centaine par année dans cette charmante petite ville. Ces chiffres peuvent impressionner, mais il faut se souvenir que à l’époque Cologne brûlait régulièrement environ 300 sorcières par an, et plusieurs villes européennes arrivent à maintenir un rythme tout à fait honorable de 200 exécutions de sorcières par an.

1527

Sac de Rome: des soldats protestants massacrent la totalité de la population de Rome, soit environ 40’000 personnes, et pillent la ville. Le Pape est sauvé par les gardes suisses. Il s’enferme avec eux à Castel Sant’Angelo pendant que la population est massacrée. Lui-même s’en tire avec une grosse frayeur. Les Suisses catholiques y gagnent un débouché professionnel à l’étranger, qui se perpétue aujourd’hui.

1547 – La Limpieza – Des lois racistes d’inspiration religieuse

On a vu que l’Espagne fut, sous la domination Maure, un société multi-culturelle où les trois monothéismes méditerranéens coexistaient. Lorsque les chrétiens reprirent le pouvoir dans la péninsule ibérique, ils eurent hâte de mettre fin à cette coexistence pacifique par une série de mesures poussant Maures et Juifs à se convertir. Mais cela ne suffisait pas au prélats catholiques, car ils suspectaient toujours que sous tout converti, et même sous tout descendant de converti, se cache en fait un faux chrétien qui continuait a pratiquer sa religion d’origine en cachette. Les ecclésiastiques catholiques inventent donc la notion de Limpieza, ou pureté raciale. Peu à peu des voix montent du clergé pour que les charges ecclésiastiques et étatiques soient réservées à ceux qui sont descendants de chrétiens et non de Maures ou de conversos. D’abord, l’Athénée (la future université) de Salamanque commence à exiger un certificat de limpieza de ses étudiants. Ces certificats sont délivrés par l’inquisition. Puis, en 1547, l’Archevèque de Tolède, Juan Martinez Siliceo, fait accepter un Statut de Limpieza pour tous les ecclésiastiques de la cathédrale. Le mouvement s’étend rapidement. A partir de 1560, après avoir pendant longtemps fourni les certificats de Limpieza demandés par d’autres instances, l’Inquisition décide de l’exiger aussi de ses propres employés. La Limpieza sera aussi exigée pour toutes les charges d’état, et même pour certaines professions qui avaient étés traditionnellement exercées par les juifs.

Il faudra attendre 1835 pour l’abolition des Statuts de Limpieza, mais le certificat de limpieza continuera à être exigé aux aspirants officiers de l’armée et aux candidats à certaines hautes charges de l’état jusqu’en 1865. Moins d’un siècle sépare la fin de la pratique de la Limpieza espagnole des lois nazies de Nuremberg.

1553

Calvin, qui condamne les excès de l’Église Catholique, fait décapiter le libre penseur et médecin Michel Servet, qui avait découvert la circulation du sang. Il n’est jamais que l’un des plus de 15 hérétiques que le réformateur fait exécuter pendant sa dictature sur Genève.

Calvin joue un rôle très actif dans l’arrestation, puis la condamnation à mort de Michel Servet. Il échangea d’abord une correspondance avec lui, puis, lorsque, fuyant l’inquisition, Servet arriva à Genève, Calvin le fit arrêter. Calvin avait dit à son ami le réformateur Farel que si Michel Servet devait venir à Genève, il le le laisserait pas repartir vivant. Il tient donc sa promesse en intervenant personnellement au procès en plaidant pour l’exécution. La seule clémence qu’il veut bien concéder à Servet est l’exécution par décapitation plutôt que par le bûcher. Après l’exécution, le corps de Michel Servet est brûlé, avec un exemplaire de l’un de ses livres.

1559

L’invention de l’imprimerie permettant à un nombre croissant de personnes de s’informer, l’église réagit en publiant l’Index (Index Additus Librorum Prohibitorum). Pour que cette publication soit tenue à jours avec soin, la Congrégation Spéciale de l’Index est fondée par le pape Saint Pie V en 1571. Cette institution édite régulièrement une liste de livres interdits. Dès l’institution de l’Index, des centaines d’imprimeurs italiens s’enfuient en Suisse et en Allemagne. La dernière édition de l’Index est publiée en 1961. Parmi les milliers de livres qui prirent place dans cette liste infâme, on citera le cas de l’Encyclopédie, publiée entre 1751 et 1765: l’Encyclopédie est non seulement mise à l’index, mais toute personne qui la lira sera passible d’excommunication automatique.

1566 -1572

Pie V pape. Ce Saint de l’Église catholique se vante publiquement plusieurs fois d’avoir, pendant sa carrière d’inquisiteur, allumé de ses propres mains plus de 100 bûchers d’hérétiques qu’il avait lui-même accusés, confondus et condamnés.

En 1569, il ordonne l’expulsion des juifs de l’Ètat de l’église. Toutefois, avec un pragmatisme tout catholique, il permettra à certains commerçants juifs de rester à Rome et à Ancône, dans des conditions humiliantes.

Les juifs romains sont désormais enfermés dans un ghetto, et en plus, une coutume, qui restera en vigueur jusqu’à la chute de l’Etat de l’Église est instaurée: pour humilier publiquement les juifs, chaque nouveau pape passe devant le ghetto, où le Grand Rabbin de Rome lui tend une copie du Pentateuque (une partie de l’Ancien Testament). Après quoi le pape lui restitue le texte accompagné de plusieurs pièces d’or, en déclarant que, si il respecte la loi de Moïse, il désapprouve le coeur dur des juifs. Cette cérémonie voulait marquer la conviction chrétienne que les juifs devraient reconnaître leur erreur et se convertir au christianisme.

Pie V publie aussi une nouvelle édition du catéchisme officiel de l’église, dans lequel l’amour du prochain et la miséricorde ont bien sûr une place importante.

A la fin de sa vie, ce pieux dominicain dira regretter surtout d’avoir été trop indulgent.

1568 – Le premier ordre de génocide des Temps Modernes

Le 16 février 1568, le Saint pape Pie V signe le premier ordre de génocide des Temps Modernes. Depuis quelques années, les habitants des Pays-Bas ont adhéré en majorité aux doctrines de Luther. Plus grave encore pour Saint Pie V, il semble que des actes d’iconoclastie se soient produits. Le Saint pape donne donc l’ordre à Philippe II, Roi d’Espagne et des Pays-Bas, de procéder à l’extermination de l’ensemble de la population, soit environ 3 millions d’habitants, sauf quelques personnes qu’ils nomme expressément dans son ordre. Le pieux Philippe II demande 10 jours plus tard au Duc D’Albe d’exécuter la sentence. Cet habile général est, depuis l’été 1567, au Pays-Bas, avec une petite armée de 10’000 fantassins, 1’200 cavaliers et pas moins de 2’000 courtisanes. Il se met vite à la tâche, malgré ses moyens limités. Dans une lettre à Philippe II il affirme avoir déjà éliminé “800 têtes” au cours de la seule Semaine Sainte de l’an 1568. Rapidement, la population se révolte en arme contre la petite armée chargée de l’exterminer. Combien de personnes mourront suite à la sentence papale ? Il est difficile de l’estimer. Selon le Duc D’Albe lui-même, il parviendra à exterminer 18’600 personnes en 6 ans de génocide. Après avoir échoué dans sa tentative de génocide aux Pays-Bas, le Duc sera rappelé en Espagne, et, après une brève période de disgrâce, il se verra confier de nouvelles missions lors de l’invasion du Portugal. Il mourra finalement dans son lit, sans jamais regretter aucun de ses gestes aux Pays-Bas.

1547-1593

Guerres de religion en France

Les sous-sectes chrétiennes se livrent en France à une guerre civile sans merci, interrompue par plusieurs paix et trêves temporaires. Pendant une de celles-ci a lieu le massacre de 20’000 protestants, hommes, femmes et enfants, en une nuit (Nuit de la Saint-Barthélemy, 1572). En apprenant la bonne nouvelle du massacre, le pape Grégoire XIII est pris d’enthousiasme. Des festivités sont organisés à Rome, et il charge son peintre favori, Vasari, de préparer une grande fresque intitulée “L’élimination des huguenots”.

1591 – Une 2è série d’Autodafés en Espagne

Ayant pris le pouvoir au Portugal en 1580, Philippe II, pieux souverain catholique espagnol, a assuré aux juifs et conversos de ce pays qu’ils pourraient désormais librement se déplacer en Espagne et Portugal. Hélas, de nombreux juifs et conversos, voyant le nouvel activisme de l’inquisition depuis l’arrivée de Philippe II au Portugal, pensent qu’ils seront plus tranquilles en Espagne. Mal leur en prend! Les inquisiteurs espagnols, qui n’ont eu, depuis des décennies, pratiquement que des sorcières et quelques blasphémateurs à se mettre sous la dent, voient cette arrivée de juifs et conversos comme une manne tombée du ciel. Immédiatement les dénonciations s’accumulent chez les inquisiteurs, qui saisissent l’opportunité de relancer leurs activités. En 1591, le premier autodafé de conversos, “nouvelle série”, a lieu à Tolède: un seul malheureux monte sur le bûcher, alors qu’une trentaines de condamnés voient leurs biens saisis et doivent, pour certains, finir leur existence en prison, et pour d’autres entreprendre de périlleux pèlerinages en portant le Sanbenito. De nombreux Autodafés se succèdent, mais ici encore on remarque que le nombre de bûchers est faible par rapport à celui des condamnations à la prisons à vie. Cette retenue de l’inquisition disparaîtra à la mort de Philippe II en 1598, et les choses ne se calmeront pour les conversos en Espagne que à partir de l’expulsion des Maures en 1609.

Fin du XVIè – début du XVIIIè siècle

La conversion forcée des Indiens Pueblo.

Remontant depuis la côte du Golfe du Mexique, les explorateurs Espagnols, toujours accompagnés de moines et de prêtres, entrent en 1598 en contact avec les Indiens “Pueblo” dans le territoire qui est aujourd’hui l’état US du Nouveau Mexique: différents des indiens nomades des plaines du Nord, et aussi des indiens plus combatifs que les Espagnols ont rencontré au Mexique et en Amérique du Sud, les Indiens Pueblo vivent dans des villages (les “Pueblos”) de maisons de brique à 2-3 étages, sont pacifiques et pratiquent l’agriculture. Ils pratiquent une religion dans laquelle ils vénèrent le “Père Ciel” et la “Terre Mère”, craignent des démons (les Skinnwalkers) qui marchent au soleil couchant sur la crête des montagnes, vénèrent les corbeaux comme étant des réincarnations de leurs ancêtres. Ils ont aussi un riche panthéon de dieux assez semblables aux dieux grecs, leur dieu principal étant la femme-araignée. Les cérémonies sont célébrées dans des petites églises familiales, les Kivas. Ces agriculteurs pacifiques deviennent immédiatement l’objet de l’attention des prêtres Espagnols, impatients de remplacer le culte de Père Ciel et Terre Mère par celui du dieu dont on boit le sang au cours des cérémonies: les chamanes indiens sont accusés de “sorcellerie” et exécutés. Les Kivas sont détruites par les militaires espagnols. Les cérémonies religieuses traditionnelles sont interdites, sous peine de mutilations. Les indiens surpris en train de célébrer une cérémonie traditionnelle auront un bras ou un pied coupé. Malgré tout, des indiens continuerons à pratiquer leurs cérémonies, en cachette, la nuit. Les prêtres catholiques utiliseront ce fait dans des sermons, que les indiens Pueblo citent encore aujourd’hui avec amertume: les prêtres déclareront que la religion indienne est celle des ténèbres, puisque les cérémonies se font de nuit, alors que le christianisme est la religion de la lumière, puisque l’on mange la chair et l’on boit le sang du dieu chrétien en plein jour. Plusieurs révoltes sanglantes jalonnent l’histoire de la christianisation des Pueblos. La persécution religieuse des indiens Pueblos ne cessera qu’après l’annexion du territoire par les USA en 1847.

1600

Giordano Bruno est brûlé vif à Rome, condamné pour hérésie. Il avait osé définir l’univers comme étant “infini”, et émis l’hypothèse de l’existence de formes de vie hors de la terre. C’en était trop pour l’église. Au bout de 8 ans de procès, au cours duquel des aveux lui sont arrachés par la torture, il est condamné à mort comme “hérétique obstiné et impénitent”. Il se défend en essayant de montrer que ses idées ne sont pas en contradiction avec les doctrines chrétiennes, en vain. Il est brûlé en public à Rome, au Campo dei Fiori. On aura soin de le bâillonner avant de l’amener au lieu d’exécution, pour éviter tout risque que ses paroles ne troublent la foule venue assister au spectacle. Son principal accusateur, le Cardinal Bellarmin, un pieux et docte Jésuite, qui donnera tous ses biens aux pauvres, sera plus tard canonisé, et, en 1930, proclamé “Docteur de l’église”.

Il est intéressant de noter que, si, dans le cas de Galilée, l’église catholique exprimera quelques regrets à la fin du XXè siècle, et le réhabilitera même partiellement en 1992, elle ne se repentira jamais de l’exécution de Bruno. Bien au contraire, elle s’opposera avec véhémence à l’installation d’une statue de Giordano Bruno à Rome en 1889. En 1929, le pape demandera à Mussolini de détruire cette statue, avant de canoniser, puis de nommer “Docteur de l’Église” le Cardinal Roberto Bellarmino, accusateur de Giordano Bruno. Plus récemment, en février 2000, lorsque se tient à la faculté théologique de Naples une conférence sur Giordano Bruno, le Saint Siège fait envoyer au président de la conférence un “message”, signé par le Cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’état au Vatican, ou il est écrit que “Le cheminement de sa pensée [de Giordano Bruno, note de l’éditeur] (…) l’a porté porté à des choix intellectuels qui se révélèrent progressivement, sur certains points décisifs, incompatibles avec la doctrine chrétienne.”. Le message attribue ensuite “l’issue violente” au “pouvoir civil” : autrement dit la faute n’est pas du commanditaire, l’inquisition, mais du pouvoir civil, qui exécuta la sentence demandée par l’inquisition (on rappelle que c’était le “bras séculier” qui exécutait les sentences de l’inquisition). Pour apprécier à sa juste valeur ce subtil dinstiguo des prélats de l’an 2000 défendant leurs collègues de 1600, il faut se souvenir que Rome était en 1600 une monarchie absolue ayant à sa tête le Pape, soit le chef de l’église catholique. Le document du Vatican continue sur le même ton en affirmant que “Ce qui émerge historiquement laisse penser que les juges du penseur étaient animés par le désir de servir la vérité et de promouvoir le bien commun, tout en faisant ce qui était possible pour lui sauver la vie”. Il faut bien prendre conscience de ce fait que ce texte est une communication officielle et publique du Vatican datée du 17 février 2000, disponible sur Internet au site Vatican.va, et pas un obscur texte moyen-âgeux.

1609

Expulsion des Maures d’Espagne

Après l’expulsion des juifs d’Espagne, l’inquisition s’ennuyait un peu dans ce beau pays. Elle lance donc la chasse aux Morescos, les arabes convertis au christianisme. Sont suspectés d’être des faux convertis et exécutés tous ceux qui refusent de boire du vin ou de manger du porc, ou qui sont trop propres: en effet, l’Islam, contrairement au christianisme, prescrit des lavages périodiques. La propreté n’a jamais été aussi dangereuse qu’au XVI siècle en Espagne! Enfin, en 1609, craignant sans doute d’avoir raté des “Faux convertis”, l’inquisition obtient du roi l’expulsion des Morescos vers l’Afrique du Nord. Le nombre d’expulsés est mal connu: les estimations varient entre 300’000 et 3 millions. Des régions rurales furent dépeuplées. Les expulsés arrivent en terre islamique, et l’Islam prévoit la peine de mort pour toute personne qui renie l’Islam.

L’inquisiteur général Diego de Spinoza proclama après l’expulsion que “L’Espagne respire enfin avec soulagement”, et salua l’opération comme le triomphe “de la propreté sur la pourriture”.

1619

Le philosophe italien Lucilio Vanini est brûlé vif par l’inquisition. Ses fautes: il a donné des explications “naturelles” à des miracles, et émis l’hypothèse que l’homme pourrait descendre des grands singes, et, encore plus grave, il aurait nié l’immortalité de l’âme. Il doit fuir l’Italie, mais l’inquisition le rattrape à Toulouse. Il comparaît devant le Tribunal Ecclésiastique où il est reconnu coupable d’athéisme, et condamné à avoir la langue coupée avant d’être brûlé vif.

1615

Les protestants à la chasse des sorcières

L’on croit souvent que la chasse aux sorcière serait une spécialité catholique. Hélas, les protestants partagent, dès la Réforme, cette passion de leurs frères catholiques. Il est difficile d’évaluer le nombre total de personnes brûlées vives pour sorcellerie par les protestants car il n’y a pas, pour les multiples églises protestantes, de fichier central bien ordonné comparable à celui du Saint Office de l’Inquisition (aujourd’hui Congrégation pour la doctrine de la foi) des catholiques. Or, les protestants intensifient la chasse aux sorcières que les catholiques avaient commencé avant eux. Sont en particuliers accusés de sorcellerie les personnes qui, en pays catholique, sont considérés comme douées de dons divins particuliers, comme les exorcistes et d’autres guérisseurs. Par exemple, à Genève, la folie meurtrière des clercs protestants porte à l’exécution de 21 sorcières au cours du seul mois de mai 1571.

Pour donner une idée de l’étendue, sur la durée, de la chasse aux sorcières pratiquée par les protestants, en absence de chiffre globaux, nous prendrons l’exemple du Pays de Vaud, colonie Bernoise en Suisse Romande, dont le territoire correspond approximativement à l’actuel canton de Vaud en Suisse. Dans cette province rurale, la chasse aux sorcières tue, dans les 200 ans qui suivent la Réforme, 2000 personnes, soit presque une personne par mois. Le 90% des accusés sont condamnés à la peine capitale – exécutée sur le bûcher. En 1615, la folie de la chasse aux sorcières s’abat sur le petit village de Golion (Vaud): de ses 200 habitants, 25 seront brûlés vifs pour “sorcellerie” sur une période de 16 ans, à compter de 1615. Un à un, chaque accusé avoue avoir rencontré un diable, avoir signé avec lui un pacte, puis avoir accompli sur son ordre divers méfaits tels que l’empoisonnement de bétail ou le jet de mauvais sorts. Des marques diaboliques, qui peuvent être un simple mélanome ou une cicatrice, sont découverts sur le corps de chaque accusé. Chaque accusé avoue aussi le nom d’autres sorciers et sorcières. Il y a parmi les victimes des hommes et des femmes de tous âges et toutes conditions, à l’exception des nobles et des clercs de l’église réformée, car les nobles sont souvent les exécutants de cette chasse initiée par les pasteurs protestants.

Supplice de la corde, détail du tableau “Le Procès” de Alessandro Magnasco, environ 1710-1720

         Comme cela est usuel en pays protestant, les aveux sont obtenus par la corde: l’accusé a les bras liés derrières le dos, après quoi le bourreau le soulève par la corde qui lui tient les bras, et diverses fractures en résultent. Si l’accusé est récalcitrant et hésite à passer aux aveux, l’on utilise la corde avec les poids: des poids sont attachés au pieds de l’accusé, puis l’on procède à de nouveaux levages, jusqu’aux aveux. Comme les aveux ne sont considérés complets que si l’accusé a dénoncé d’autres sorcières, l’alimentation du système répressif protestant en matériel humain à torturer puis à brûler est assurée, et les fréquentes exécutions permettent de maintenir dans la population une saine crainte des diables. Il faudra attendre le siècle des lumières pour que la chasse aux sorcières cesse enfin en Suisse.

1633

Procès à Galilée. Pour avoir douté de la théorie géocentrique de Ptolémée (qui, soit dit en passant, n’était pas chrétien!) , Galileo Galilei est forcé à se rétracter: on lui montre les instruments de torture, qui seraient employés si il insiste.

Ses oeuvres avaient déjà été mises à l’index en 1616. Il passera le reste de sa vie confiné dans sa villa (arrêts domiciliaires). Sa réputation internationale de scientifique lui permet d’éviter des conséquences plus graves, et seule sa rétractation lui évite la torture.

l’Église catholique sera très lente à admettre le fait que la Terre tourne bien autour du soleil. Jusqu’en 1757, la Congrégation de l’Index interdira la parution d’ouvrages “traitant du mouvement de la terre”. Les oeuvres de Galilée et de Copernic resteront inscrites à l’Index jusqu’en 1835.

Il faudra attendre le pape Jean-Paul II pour que l’église catholique reparle de Galilée. En 1979, il promet la formation d’une commission de l’Académie pontificale des sciences, chargée d’aprofondir “l’examen du cas Galilée (…) dans une reconnaissance loyale des torts de quelque côté qu’ils viennent”. La commission est effectivement mise en place en 1981. En 1992, elle rendra ses conclusions au pape, qui émet de nombreuses réserves: tout en admettant les erreurs de juges de l’époque, le pape indique que ni Galilée, ni ses juges, ne surent faire la distinction qui s’impose entre “l’approche scientifique de phénomènes naturels” et “la réflexion sur la nature de l’ordre philosophique”. Galilée aurait, d’après le pape, fait une grave erreur en refusant la suggestion qui lui était faite de “présenter comme hypothèse le système de Copernic, tant qu’il n’était pas confirmé par des preuves irréfutables”. La commission et le pape s’accordent pour laisser une large part de responsabilité à Galilée, car celui-ci a commis aussi une autre erreur: il avait cru que les marées étaient la preuve irréfutable du mouvement de la terre. L’église absout donc finalement Galilée, tout en insistant sur le fait qu’il est au moins aussi responsable qu’elle-même de sa condamnation.

1618 à 1648

Guerre des 30 ans. Les très catholiques souverains Habsbourg forcent à la conversion leurs sujets protestants de Bohème, déclenchant la plus grande guerre que le continent européen ait connu jusqu’alors. La population de l’Allemagne est réduite de moitié. De nombreuses villes sont dévastées. Des épidémies de peste dévastent toute l’Europe centrale, de la Lombardie à la Prusse.

Il s’agit bien d’une guerre de religion, même si les églises ont par la suite essayé de faire croire qu’il s’agissait d’un conflit politique: la guerre est déclenchée par un conflit religieux, par la suite des rois étrangers, comme Gustave II de Suède, interviennent sur la base de leurs convictions religieuses. Le cas de Gustave II de Suède est particulièrement significatif. il oblige ses soldats à chanter des cantiques chrétiens chaque soir, mais ceux-ci sont d’autre part de redoutables pilleurs: l’armée suédoise se verra conférer le titre de “Schrecken des Krieges” par la population allemande, qui craint les pillages (c’est à dire les cas où une armée entre dans une ville, égorge les hommes adultes, viole femmes et enfants avant d’égorger aussi tout ou partie de ces derniers et de mettre le feu à la ville) suédois encore plus que ceux de l’armée Habsbourg.

Lorsque les négociations de paix s’ouvrent enfin en Westphalie en 1644, le légat du Pape, Fabio Chigi, ancien Grand Inquisiteur de Malte et futur Pape Alexandre VII, a pour instruction de faire en sorte que le conflit entre puissances catholiques (France contre Espagne et Empire) cesse, et que par contre la guerre continue contre les protestants. Chigi échoue: épuisés par la guerre, l’Empire conclut la paix avec les protestants. Le pape Innocent X condamne alors la paix, la déclarant nulle et non avenue dans la bulle Zelo Domus Dei (1648). Heureusement pour ce qui reste de la population allemande, la bulle est ignorée par tous les signataires, et la guerre des 30 ans sera la dernière grande guerre de religion en Allemagne.

1650

L’archevêque d’Irlande James Ussher utilise la Bible pour calculer l’âge de la terre: celle-ci a été crée le dimanche 23 octobre de l’an 4004 avant Jésus-Christ. Cela peut faire sourire aujourd’hui. Mais il faut tout de même rappeler que un an avant (1649), Blaise Pascal construisait la première machine à calculer: on est en pleins temps modernes du point de vue scientifique et technique, mais l’église catholique persiste à rechercher la vérité sur les questions scientifiques dans la bible. Le calcul de Ussher est d’ailleurs toujours utilisé aujourd’hui par les créationistes américains, qui s’obstinent à nier tout ce qui a plus de 6000 ans d’âge: dérives des continents, fossiles anciens, etc sont, encore aujourd’hui, pour ces individus, des “oeuvres du démon” destinées à nous tromper.

1652 – La dernière sorcière exécutée à Genève

Il faut le reconnaître, l’Esprit de Genève, cet esprit tant vanté des nombreux maîtres du monde qui ont négocié des paix et des accords de désarmement à Genève, puise ses racines loin dans l’histoire. Genève cesse en effet les exécutions de sorcières des décennies avant les autres grandes villes européennes. La dernière malheureuse à mourir à Genève pour cause de pacte avec le diable est une dénommée Michée Chauderon, lavandière de son état, originaire de Boège en Faucigny. L’accusation provient d’une femme hystérique, qui se prétend possédée par le diable. Traditionnellement à Genève, le tribunal demandait un rapport médical, qui fournissait des preuves sous la forme de marques diaboliques sur le corps: une cicatrice, un grain de beauté, un mélanome, étaient vite reconnus comme tels, et l’on peut dire qu’à cette époque le cancer de la peau pouvait tuer très vite, indirectement. Mais en 1652 le corps médical se rebiffe: les deux experts médicaux déposent, avec un courage qui force l’admiration, un rapport disculpant la malheureuse. Poussé par des théologiens, le tribunal demanda un second rapport médical. Comme l’on ne trouvait pas à Genève de médecins disposés à contredire leurs confrères, on alla chercher à Nyon des médecins plus malléables: des médecins de cette petite ville des bords du la Léman consentirent, eux, à trouver sur le corps de la lavandière des marques diaboliques, et le 6 avril 1652, Michée Chauderon est brûlée sur la place publique pour le plus grand plaisir des théologiens calvinistes.

1664

Première exécution de sorcières dans le nouveau monde. Les européens exportent cette tradition si importante pour les chrétiens. En Amérique, cette tradition culminera en 1692, par l’affaire des sorcières de Salem, qui se termine par l’exécution de 19 personnes (18 femmes, un homme), accusées d’être en liaison avec le diable.

XVIIIè siècle – L’Espagne et le Siècle des Lumières

Alors que l’Europe sort lentement de l’obscurantisme, en Espagne, l’inquisition termine son travail d’éradication des conversos. Il est difficile d’estimer le nombre de victimes au cours de tout le siècle, mais l’on sait que, au cours du seul règne de Philippe V (1700-1746), l’on célébrera environ 60 Autodafés, avec un total d’environ 1000 condamnés, parmi lesquels 100 furent exécutés et plusieurs centaines finirent leur vie en prison. Les condamnés ne sont pas seulement des conversos, mais aussi des blasphémateurs, des possédés et des sorciers et sorcières.

1750-1767

“Affaire des réductions” au Paraguay. Le cas est particulièrement intéressant, car ici les catholiques se massacrent et s’excommunient entre eux. Les Jésuites, arrivés au Paraguay en 1604, avaient établi au XVIIè un petit empire privé, fait de “réductions”, c’est à dire des petits villages fortifiés dans la forêt, ou vivent des indiens convertis au catholicisme. A partir de 1640, ces indiens sont munis d’armes fournies par les Jésuites, qui sont, dans ces village, tout à la fois curés, maires et administrateurs. Hélas, une correction de la frontière porte plusieurs de ces réductions dans le territoire portugais: or le Portugal, pays chrétien et catholique, perpétue à l’époque la tradition de l’esclavage: les portugais pensent prendre aux Jésuites leurs indiens pour les vendre comme esclaves.

Le pape intervient, excommunie les Jésuites des “réductions”. Puis une armée, dont les canons et épées sont bénis par les prêtres de service, attaque les réductions. La guerre se prolongera: en 1756, les indiens obtiennent même une victoire décisive contre les portugais. La guerre se terminera en 1767: une armée commune des portugais en des espagnols massacre les Jésuites et prend les indiens comme esclaves. Un Te Deum est célébré pour la victoire, comme il se doit, et les Jésuites sont expulsés des territoires espagnols.

Peu après, en 1773, le pape Clément XIV interdira l’ordre des Jésuites, coupable d’être trop intelligent et rationnel, et surtout de n’avoir pas assez loyalement servis la famille de Bourbon, rois de France et d’Espagne, monarques absolus et grands amis de l’église catholique. Il fait emprisonner le Père Général des Jésuites, qui mourra prisonnier au Château Saint-Ange à Rome.

1766

En plein siècle des lumières, un jeune homme de 19 ans, le Chevalier de la Barre passe “à vingt pas d’une procession sans ôter son chapeau”. Il est arrêté, soumis à la torture. Enfin, il est décapité, après qu’on lui ait coupé la langue. Son corps est alors placé sur un bûcher et brûlé ensemble avec un exemplaire du “Dictionnaire Philosophique” de Voltaire devant une foule enthousiaste.

1788

Dans le canton de Glaris, en Suisse, la dernière sorcière est brûlée.

Cette exécution n’est pas la dernière de l’inquisition, qui continuera à brûler des hérétiques jusqu’en 1826.

1793

Kant, professeur de philosophie à Königsberg et “star” internationale de la philosophie moderne depuis la publication de “Kritik der reinen Vernunft” publie “Die Religion innerhalb der Grenzen der bloßen Vernuft” (“La religion dans les limites de la seule raison”), où il met les doctrines chrétiennes à l’épreuve de la raison et du “kategorische Imperativ”. C’en est trop pour le pieux roi de Prusse. Poussé par des prélats protestants, il intervient et Kant est forcé de se rétracter publiquement sous peine de licenciement immédiat de son poste de professeur de l’université de Königsberg. Un à un, les autres professeurs de l’université doivent signer, sous peine de licenciement immédiat, un document où ils s’engagent à ne pas citer dans leur enseignement des écrits de Kant ayant trait à la religion. Comme dans le cas de Galilée, la renommée internationale de Kant le sauve de conséquences plus sévères. Kant songera à s’exiler, mais il est en cette fin de siècle peu de cieux cléments pour les penseurs qui osent critiquer des aspects de l’idéologie chrétienne: il finira donc la vie à Königsberg.

1826

Le dernier hérétique est brûlé vif par l’inquisition en Espagne. Une riche tradition chrétienne prend fin. Désormais, l’église recourrera à des moyens plus subtiles pour tuer, comme par exemple en interdisant l’assistance aux femmes qui doivent avorter, en sabotant la planification familiale dans les pays pauvres, en interdisant le préservatif comme moyen d’endiguer l’épidémie du SIDA, etc.

1832 – la liberté de conscience condamnée

En 1830, l’Europe entière est secouée par des mouvements révolutionnaires: les peuples supportent mal la chape absolutiste imposée par la restauration de 1815. En France, le roi est chassé et remplacé par Louis-Philippe, qui se proclame Roi-Citoyen. Ces progrès de la liberté horrifient l’église catholique, au point que le pape Grégoire XVI publie une encyclique, Mirari Vos, où ils condamne formellement la liberté de conscience:

De cette source empoisonnée de l’indifférentisme, découle cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire : qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses, à laquelle aplanit la voie cette liberté absolue et sans frein des opinions qui, pour la ruine de l’Église et de l’État, va se répandant de toutes parts, et que certains hommes, par un excès d’impudence, ne craignent pas de représenter comme avantageuse à la religion. Eh ! ” quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l’erreur ! ” disait saint Augustin (S. Aug. Ep. CLXVI).

Le pontife condamne également nommément la liberté de la presse, la liberté d’association, la liberté d’enseignement, la souveraineté du peuple et le suffrage universel. Dans la lutte entre progrès et réaction, entre liberté et obscurantisme, l’église catholique choisit ainsi clairement son camp.

1847

Guerre du Sonderbund: la Suisse est déchirée par une guerre de religion. Les cantons catholiques, dont les gouvernements sont fortement influencés par des conseillers jésuites, fondent une alliance militaire spéciale (Sonderbund), qui réclame l’annexion aux cantons catholiques des régions catholiques des cantons majoritairement protestants. Ils appellent les monarques catholiques d’Autriche à leur aide, puis engagent les hostilités. Seule la victoire rapide des troupes fédérales/protestantes permet d’éviter une intervention autrichienne, qui aurait provoqué une extension du conflit à l’échelle européenne.

Les protestants se livrent pour leur part à des féroces “Chasses aux catholiques” dans les campagnes genevoises.

Les Jésuites, considérés comme responsables de la guerre, sont expulsés de Suisse, et leur expulsion restera en vigueur jusqu’aux années 1970′.

1848

La population de Rome se révolte contre la dictature papale. Le pape Pie IX est chassé. Une république est proclamée et les murs du ghetto de Rome sont abattus. Le Pape sera est remis au pouvoir en 1849 par les troupes françaises dépêchées sur place par Louis – Napoléon Bonaparte, président de la république française. Les opposants sont fusillés. L’Etat de l’Église redevient une monarchie absolue dont le souverain est le pape. Le ghetto est refermé: les juifs de Rome devront attendre la chute du régime papal en 1871 pour pouvoir enfin circuler librement dans la ville éternelle. En 1849, à l’occasion d’un débat au parlement français, Victor Hugo décrira de manière poignante la réalité de l’Etat de l’Église catholique: “Pour toute législation, un chaos de lois féodales et monacales, qui produit la barbarie des juges criminels et vénalité des juges civils. Quatorze tribunaux d’exception qui fonctionnent en permanence; devant ces tribunaux, aucune garantie. Les débats sont secrets. La défense orale est interdite. Des juges ecclésiastiques jugent les causes et les personnes laïques. Les juifs sont parqués et enfermés tous les soirs comme au XVè siècle; le clergé est mêlé à tout, même à la police. Les gens de finance ne rendent compte qu’à Dieu, Deux censurent pèsent sur la pensée: la censure politique et la censure cléricale. L’une garrotte l’opinion, l’autre bâillonne la conscience. On vient en outre de rétablir l’inquisition”.

Le pape Pie IX sera béatifié en septembre 2000.

1858

La police pontificale enlève un enfant juif sur ordre du Pape: Une bonne (catholique) a fait secrètement baptiser un un enfant juif dont elle avait la garde. Sa motivation était que l’enfant était malade, et il fallait le sauver avant qu’il n’aille aux enfers en mourant. Hélas, cela se passe dans les états de l’Église: dès qu’elle est informée du baptême, la police pontificale enlève de force l’enfant à la famille. L’enfant, Edgardo Mortara, est adopté par le bienheureux Pape Pie IX (béatifié par Jean-Paul II en septembre 2’000), qui l’élève pour qu’il devienne un prêtre.

1863

Le bienheureux Pape Pie IX publie le Syllabus. Ce document est un recensement des “erreurs” de la pensée moderne, que le pape condamne sans appel. Sont entre autres condamnées:

Le marriage civil, la tolérance en pays catholique de rites d’autres religions, la liberté de religion, le panthéisme, le libéralisme, le socialisme, la rébellion contre un souverain “légitime”, la critique au pouvoir temporel du pape, la possibilité de progresser par la raison, la non-intervention du religieux dans les sciences et la philosophie. En 1870, il fera voter par le concile Vatican I l’infallibilité du pape avec effet rétroactif, pour s’assurer que ses condamnations ne soient plus remises en question.

1871

Le pape, qui est officiellement infaillible avec effet rétroactif depuis 1870, excommunie toute personne qui participerait à une quelconque élection de l’état italien, qui est défini comme étant “diabolique”, car il avait privé les papes de leur état séculier. Cette sentence d’excommunication automatique n’empêchera pas le pape de bénir quelques années après un nouvellement fondé “Partito popolare”, d’inspiration catholique, fondé et dirigé par un prêtre.

1881

Les Pogroms russes commencent. Excités par des prélats orthodoxes, qui répandent une fausse rumeur comme quoi le Tzar Alexandre II aurait été assassiné par un juif, des foules se rassemblent dans plus de 200 villes russes, et détruisent les biens des juifs. Les Pogroms deviendront communs dans la pieuse Russie tzariste, surtout entre 1900 et 1907. Le plus violent d’entre eux à lieu à Kishinev en 1903: les autorités civiles et religieuses de la ville excitent la foule, qui s’en prend violemment au juifs: pendant deux jours, la foule tue 45 juifs, en blesse environ 600, et pille 1’500 maisons. Bien sûr, les responsables (Popes et politiciens) ne seront jamais inquiétés par la justice.

1881-1882

Civiltà Cattolica, journal romain contrôlé par des Jésuites, qui continuera à publier des articles sur la culpabilité de Dreyfuss des années après la réhabilitation de ce dernier, publie une série d’articles accusant les juifs de crucifier des enfants chrétiens. Le père Giuseppe Oreglia de San Stefano, Jésuite, remet sur la place publique une viellie accusation: les juifs pratiqueraient des meurtres rituels d’enfants chrétiens. Cela est trop fréquent, écrit le bon père jésuite. En Europe de l’Est, dit savoir le bon père, l’emploi de sang chrétien est une loi générale pesant sur la conscience de tous les hébreux. Chaque année, poursuit-il, les juifs crucifient un enfant chrétien en le faisant mourrir dans les tourments. Le ton et le contenu de ces articles sont malheureusement assez typiques pour la presse catholique de l’époque. La Croix, en France, publie des articles de nature semblable à la même époque.

Pour évaluer à sa juste mesure le poid de ces mots, il faut rappeller que ces articles paraissent alors que les personnes qui seront au pouvoir dans les années 30-40 du 20è siècle (dont le pape Pie XII) sont alors des enfants: ils grandiront baignés dans la haine des juifs, et pourront mettre en pratique au cours de la 2è guerre mondiale ce qu’ils auront appris comme enfants.

1889

Dans une Rome libérée du joug papal, le 9 juin, est inaugurée une statue de Giordano Bruno au Campo dei Fiori, le lieu même où le penseur fut exécuté. Le Pape Léon XIII, très peiné, passera la journée entière en jeune aux pieds de la statue de Saint Pierre. La presse catholique se déchaîne: elle parlera d'”orgie satanique” en décrivant la manifestation d’inauguration, de “triomphe de la synagogue, des archimbandrites (‘) de la maçonnerie, des chefs du libéralisme démagogique”, de “tintamarre de l’ignorance et de la malignité anticléricale”. Au XXè siècle, l’église déploiera toute son influence pour faire abattre la statue.

1918-1945

Le parti pris pour les dictatures. L’église soutient activement la montée des totalitarismes en Europe, puis défend leurs crimes dans plusieurs cas, et renonce à les dénoncer dans d’autres.

En Autriche, le soutient de l’église catholique pour l’Austrofascisme est total.

En Italie, le Vatican signe avec le régime fasciste un concordat, qui fait du catholicisme la religion d’état: les italiens peuvent à nouveau voter sans être excommuniés, dommage que cela serve peu en période de dictature. L’église sacrifie en grande partie ses propres associations: toutes, sauf l’Action Catholique, doivent intégrer des organisations fascistes. Le Vatican promet à Mussolini de faire en sorte que l’Action Catholique ne se laisse pas tenter par des actions antifascistes.

En 1929, Mussolini ayant signé le concordat dit “Patti Lateranensi”, il est qualifié par le pape d’homme de la providence (“Uomo della provvidenza”). En ’32, l’Action Catholique ayant été remise au pas par la hiérarchie ecclésiastique, conformément aux voeux du dictateur, Mussolini reçoit des mains du Pape l’Ordre de l’éperon d’or, qui est la plus haute distinction que l’Etat du Vatican accorde.

Cette belle harmonie résistera même à un moment de tension causée par la statue de Giordano Bruno . Le pape profite du concordat pour demander à son ami dictateur de détruire la statue de cette célèbre victime de l’inquisition, érigée en 1889 par le gouvernement libéral. Le dictateur, dont un des fils se prénomme Bruno, en honneur du penseur victime de l’inquisition, prend la défense, une fois n’est pas coutume, du libre penseur, et déclarera à la chambre des députés “La statue de Giordano Bruno, mélancolique comme le destin de ce moine, restera où elle est. J’ai l’impression que ce serait s’acharner contre ce philosophe qui, s’il s’est trompé et a persisté dans l’erreur, a cependant payé”. Pour montrer qu’elle ne regrette rien, l’église canonisera alors Roberto Bellarmino, accusateur de Giordano Bruno, et le nommera même “Docteur de l’Église”. Jamais l’église ne reconnaîtra une quelconque erreur de sa part concernant Bruno, ou n’exprimera une quelconque intention de le réhabiliter.

En Allemagne, en janvier 1933, le Zentrum, parti catholique, dont le leader est un prélat catholique (Prälat Kaas), vote les pleins pouvoirs à Hitler: ce dernier peut ainsi atteindre la majorité des 2/3 au Reichstag pour suspendre les droits garantis par la constitution. Avec une charité toute chrétienne, le bon prélat et ses ouailles du Zentrum accepte aussi de fermer un oeil sur les détails procéduriers discutables des nazis, comme l’arrestation des députés communistes avant le vote. Puis l’église commence à négocier un nouveau concordat avec l’Allemagne: dans ce cadre, elle “sacrifie” le Zentrum, alors seul parti significatif que les nazis n’ont pas interdit: en effet, il les a aidés à arriver au pouvoir. Le 5 juillet 1933, le Zentrum s’autodissous sur demande de la hiérarchie catholique, laissant le champ libre au NSDAP de Hitler, désormais parti unique. Le prélat Kaas laisse les compatriotes se débrouiller avec la dictature qu’il a aidé à installer, et s’installe au Vatican, ou il entame une nouvelle carrière: alors que le monde s’embrase, Monseigneur Kaas, désormais évèque, dirigera des fouilles sous la Basilique de Saint Pierre qui aboutiront à la découverte du 2è crâne de Saint Pierre.

Hitler se proclame catholique dans “Mein Kampf”, l’ouvrage où il annonce son programme politique. Il y affirme aussi qu’il est convaincu qu’il est un “instrument de Dieu”. L’Eglise catholique ne mettra jamais “Mein Kampf” à l’Index, même avant l’accession de Hitler au pouvoir. Il faut croire que le programme antisémite du futur chancelier ne déplaisait pas à l’église. Hitler montrera sa reconnaissance en rendant obligatoire la prière à Jésus dans l’école publique allemande, et en réintroduisant la phrase “Gott mit uns” sur les uniformes de l’armée allemande.

En 1938, les SS et SA organisent la “Nuit de Cristal”: déguisés en civils, les miliciens nazis attaquent synagogues et magasins appartenant à des juifs. La population allemande est à la fois horrifiée et terrifiée. L’évêque de Freiburg, Monseigneur Gröber, déclare alors, en réponse à des questions sur les lois raciales et les pogroms de la nuit de cristal: « On ne peut refuser à quiconque le droit de sauvegarder la pureté de sa race et d’élaborer les mesures nécessaires à cette fin.»

En Espagne, la république est établie en avril 1931, suite à la faillite de la dictature conservatrice de Miguel Primo de Riviera. Tout de suite, l’église catholique déclare la guerre à la démocratie: le 7 mai 1931, l’archevêque de Toledo, le Cardinal Pedro Segura publie une pastorale invitant les fidèles à prendre les armes contre la république. En réaction à cet appel public à la guerre civile, le 11 mai, des foules furieuses incendient plusieurs églises, et l’Église catholique accède ainsi au rang de “martyr” de la république, ce qui lui permettra de justifier son rôle dans la guerre civile. En effet, en 1935, un quarteron de généraux conservateurs tentent un coup d’état militaire, qui échoue et dégénère en guerre civile. L’église soutient la rébellion, prêtres et évêques bénissent les canons des insurgés dirigés par Franco, célèbrent en grande pompe des Te Deum pour ses victoires contre les forces du gouvernement républicain légitime. La guerre fait plus d’un million de morts, et Franco fait fusiller les prisonniers. On estime que au moins 200’000 personnes sont fusillées pendant la guerre, et 200’000 après. L’église soutient non seulement la guerre, mais aussi les exécutions de prisonniers. A quelques mois du début du conflit l’aviation allemande et nationaliste détruit Guernica. face à ce massacre, certains catholiques commencent à douter de la sainteté de la cause nationaliste. L’église vient donc au secours de Franco: non seulement elle justifie encore une fois la guerre, mais la hiérarchie catholique prend position officiellement pour les exécutions de prisonniers: une lettre, signée par deux cardinaux, six archevêques, 35 évêques et 5 vicaires généraux (la quasi-totalité de l’épiscopat espagnol), est adressée “à tous les évêques du monde”. Elle définit la guerre civile comme étant une croisade et un plébiscite armé. Les signataires se réjouissent des exécutions de prisonniers car au moment de l’exécution, l’exécuté se réconcilie avec Dieu. Le 28 septembre 36, le Primat d’Espagne, l’archevêque de Toledo Isidro Gomà, lance un message de soutient aux nationalistes qui combattent à Toledo. Il les encouragent, dit-il, car ils se battent contre “ces maudits fils de Moscou, les juifs et les francs-maçons, les sociétés occultes contrôlées par l’internationale sémitique”.

Dans le monde entier, l’église catholique se mobilise pour soutenir Franco contre la république. Les évêques allemands publient le 19 août 1936 une pastorale collective qui approuve l’aide apportée par Hitler à Franco. Aux USA, les catholiques réussissent à bloquer toute aide à la république. Roosevelt renonce à soutenir la république pour ne pas perdre les votes des catholiques. Le Pape proclame officiellement “martyr” toute personne tuée par les républicains, et reconnaît Franco dès 1937 (la guerre est alors en cours, et se prolongera jusqu’en 1939), en envoyant un délégué apostolique auprès de Franco, puis le 18 mai 1938 en nommant l’archevêque Gaetano Cicognani Nonce Apostolique, alors que Franco envoie un ambassadeur au Vatican. L’archevêque de Westmister écrit à Franco en 1938 “Vous êtes à mes yeux le plus grand défenseur de la vraie Espagne, le pays du catholicisme”. Le Pape Pie XII salue la victoire finale de Franco en publiant un message intitulé “Avec immense joie”.

Franco se montrera reconnaissant envers ses pieux alliés, en confiant l’éducation nationale à l’église catholique. Chaque citoyen est muni d’un “livret”, où sont annotés ses options politiques et religieuses: il se crée un système avec deux classes de citoyens, et l’église a le mot de la fin quand à la classe de chacun. Puis, Franco nomme plusieurs membres de l’Opus Dei au gouvernement. L’influence de l’Opus Dei croîtra, au cours de la dictature Franquiste, au point où, dans le dernier gouvernement Franquiste, plus de la moitié des ministres seront membres de cette vénérable institution catholique.

Beaucoup plus tard, en mars 2001, le pape Jean-Paul II béatifiera 233 religieux martyrs des la guerre civile espagnole, en les présenants comme des victimes du terrorisme, faisant un parallèle explicite entre le gouvernement Espagnol de 1936-1939 et l’ETA de l’an 2001.

En France, l’église déclare dès 1940 que “Pétain, c’est la France”: elle préfère en effet le Travail-Famille-Patrie de l’Etat Français aux Liberté-Egalité-Fraternité de la République, qui l’ont toujours horrifiée.

Au cours de la 2è guerre mondiale, le Vatican est au courant des exterminations de juifs par les nazis. On saura après la guerre que le pape a hésité à lancer un appel public, à plusieurs reprises, mais s’est finalement abstenu de le faire, essentiellement car il est communistophobe, et pense qu’une victoire russe serait “pire”. En 1942, il pleure par contre parmi les ruines de Rome bombardée et condamne les bombardements alliés. Hélas, il oublie de mentionner que son allié politique Mussolini avait sollicité auprès d’Hitler “l’honneur de participer aux bombardements sur Londres” – il est vrai que le pape n’habite pas à Londres …

En avril 1941, les allemands envahissent la Yugoslavie. Un fanatique catholique, Ante Pavelic, proclame l’indépendance de la Croatie, avec le but avoué d’en faire un état catholique modèle, selon l’enseignement de l’Église. Il reçoit immédiatement la bénédiction de l’Archvèque de Zagreb, Monseigneur Stepinac, . Pendant toue la guerre, Ante Pavelic, que Hitler et Mussolini méprisaient car ils le trouvaient trop violent à leur goût, enverra des rapports régulier au Pape Pie XII sur la progression de la catholicisation de la Croatie. Le chiffres sur les conversions (plus de 300’000 au cours de la guerre!) obtenues de gré ou de force que l’on trouve dans ces rapports au Saint Siège sont fournis par l’Archvèque Stepinac, qui sera béatifié par Jean-Paul II à la fin des guerres de Yougoslavie des années 1990. Dans les semaines qui suivent son arrivée au pouvoir, Pavelic fait ouvrir des camps de concentration pour les othodoxes. Beaucoup des gardiens et des bourreaux des camps de concentrations seront des frêres fanciscains. L’un d’eux, Frêre Mirosav Filipovic, sera même le commandant du camp de Jasenovac où plus de 40’000 hommes, femmes et enfants trouvent la mort. Dans toute la Croatie, des conversions forcées de masse ont lieu. Quelques fois, les prélats et les Oustachis célèbrent ces “conversions” avec le sang au lieu de l’eau, pour reprendre un bon mot Oustachi. Le clegé participe activement aussi à ces tueries. Par exemple, le père Ivan Raguz lance un appel public demandant de tuer tous les Serbes (Orthodoxes), y compris les enfants, “afin que même la semence de ces bêtes ne reste”.. Le génocides d’orthodoxes pare le régime théocratique des Oustachis tue environ 400’000 personnes.

En été 1941, lorsque les armées de l’Axe progessent dans les steppes russes, le Vatican demande officiellement au commandement de la Wehrmacht de pouvoir envoyer des missionnaires dans le sillage des troupes allemandes pour convertir au catholicismes les paysans russes orthodoxes. Hitler refusera, non pour des motifs idéologiques, mais pour des motifs purement logistiques et pratiques: avec l’humour parfois caustique propre aux dictateurs, il dira à ses conseillers qui le pressent d’accepter “Si on laisse les catholiques y aller, il faudra le permettre aussi aux autres églises, et bientôt nous auront dans nos arrières des missionnaires des différentes sectes chrétiennes qui se battent à coup de crucifix”.

Il faut préciser que le pape persiste dans son parti-pris pour les nazis très longtemps pendant la guerre. En septembre 1943, suite à la capitulation de l’Italie face aux alliés, les allemands occupent Rome, et les rafles de juifs romains commencent. Le gouvernement allemand est inquiet des réactions possibles du Pape, et envoie à Rome le secrétaire d’état von Weitzsäcker pour examiner la situation.. Le 28 octobre 1943, il communique au ministère des affaires étrangères: “Malgré les pressions exercées sur lui de plusieurs côtés, le Pape ne s’est laissé pousser à faire aucune déclaration de protestation contre la déportation des juifs de Rome”. Ensuite, le Pape prend ouvertement parti pour l’occupant contre les résistants: le 12 mars 1944, pendant la fête de son ascension sur le trône, il lance un appel contre l’insurrection populaire contre l’occupant. Le 23 mars 1944, alors que l’on entend, la nuit, dans le lointain, les artilleries alliées qui pillonent les lignes allemandes, des résistants tuent 32 soldats allemands. Le lendemain, 335 italiens sont exécutés: des prisonniers politiques, de droit commun et aussi des civils. L’exécution a lieu dans le plus grand secret, dans une grotte dont on dynamite ensuite l’entrée. Lorsque, le lendemain, le massacre est connu et les cadavres sont découverts, les allemands répandent le bruit qu’ils avaient offert aux résistants de se livrer pour éviter le massacre. Cela est faux, bien sûr (l’exécution des 335 civils a eu lieu le lendemain de l’attentat, entourée du plus grand secret), mais cela n’empêche pas le journal officiel du Saint Siège, l’Osservatore Romano, de publier un éditorial (non signé), intitulé Carità civile (“charité civile”), qui attribue textuellement la responsabilité des 335 personnes assassinées par les SS allemands aux résistants. L’article en appelle ensuite aux “irresponsables” dirigeants de la résistance, leur demandant de ne plus sacrifier de vies humaines, et lance un vague appel de modération aux “responsables de l’ordre public” (les autorités fascistes et national-socialistes).

Les églises protestantes européenes ne se comportent guère mieux que l’église catholique face à la persécution des juifs par les nazis. Seules des rares voix s’élèvent, pas pour défendre les juifs, mais seulement les juifs convertis au christiansime. En 1942, l’église protestante néerlandaise menace les nazis de protester plus bruyamment si les juifs convertis au protestantisme continuent à être inquiétés. Les nazis proposent alors aux prélats néerlandais un pacte véritablement diabolique: en échange de son silence, l’église protestante néerlandaise obtient des nazis qu’ils renoncent à déporter les juifs qui se sont convertis au protestantisme avant 1941. Il va sans dire que ceux qui se sont convertis après 1941, ou qui ont commis l’erreur de se convertir au catholicisme, ne sont pas épargnés.

1948

Le pape déclare que toute personne qui voterait communiste, ou qui aiderait ce parti de quelque manière que ce soit, sera automatiquement excommuniée. La mesure divise des familles, provoque des exclusions socialement intolérables pour beaucoup, contraint à clandestinité nombre de communistes de zones rurales.

Les curés italiens s’empressent de traduire cette décision dans les faits, et appellent leurs ouailles à voter pour le grand parti anticommuniste (DC – Democrazia Cristiana). Le régime DC s’effondrera ensuite dans la corruption généralisée au milieu des années 1990′.

1961

Dernière édition de l’index (Index Additus Librorum Prohibitorum), qui cite comme auteurs dont l’ensemble de l’oeuvre est interdite de lecture pour les catholiques, entre autres: Jean-Paul Sartre, Alberto Moravia, André Gide. Ce n’est que en 1966 que l’index sera officiellement abrogé par l’église catholique.

Années 1980′

Après une période d’apparente libéralisation, le pape Jean-Paul II arrive à la tête de la plus grande secte du monde et renoue avec les traditions les plus terribles de l’église.

Sa condamnation du préservatif comme moyen d’endiguer la lutte contre le Sida provoque un nombre de morts difficile à estimer. Il pratique une politique active de sabotage des mesures de contrôle des naissances dans le tiers monde: les conséquences de cette action sont difficiles à chiffrer, mais se mesurent en terme de famine, misère, manque de soins médicaux aux niveau des continents les plus pauvres (Amérique du Sud, Afrique).

Dans la chasse aux hérétiques, il suspend “A Divinis” deux théologiens allemands qui avaient osé douter, l’un de l’infallibilité papale, l’autre de l’immaculée conception de Marie.

1985: La Théologie de la Libération face au Saint Office

Au début des années 1980, des théologiens catholiques brésiliens développent le concept de théologie de la libération: il affirment que le christianisme est censé être un défenseur des pauvres et et des opprimés, et que l’église devrait défendre les droits de l’homme. Cette interprétation des évangiles ne plaît pas, bien sûr, aux instances dirigeantes de l’église catholique, mais elle est plus ou moins tolérée jusqu’au jour ou l’un de ces théologiens, le père franciscain Leonardo Boff, se permets d’écrire que l’Église devrait elle aussi respecter les droits de l’homme.

La réaction ne se fait point attendre. La Congrégation pour la doctrine de la foi (le nouveau nom, depuis Vatican II, du Saint Office), convoque Leonardo Boff a Rome. La congrégation tient ses procès dans la même pièce qu’elle utilisait lorsqu’elle s’appelait Saint Office pour l’inquisition. Leonardo Boff a ainsi le privilège de s’asseoir sur le même siège où furent assis Galileo et Giordano Bruno. Leonardo Boff racontera plus tard qu’il a fait une révérence à cette chaise en entrant, avant de remercier le chef du Saint Office pour l’honneur qui lui était fait en lui permettant de s’asseoir dessus. Le résultat est que Boff est interdit de publication. Il peut rester prêtre, mais n’a plus le droit de rien publier. Comme il reste actif au sein de l’église brésilienne, participant à colloques et conférences diverses, il reçoit l’ordre de Rome de quitter le Brésil, pour au choix, un monastère aux Philippines ou un en Corée, et de se retirer complètement de tout contact avec l’extérieur. Il doit choisir entre quitter la prêtrise et l’exil cloîtré: il choisit finalement de quitter la prêtrise.

L’histoire est intéressante, car elle montre que l’église, et son Saint Office, continuent à opérer avec la même dureté que par le passé. Si Boff n’a pas été menacé de torture comme Galilée, cela est dû uniquement au fait que l’église n’en avait point la possibilité. Elle avait par contre la possibilité de le faire taire ou de le forcer à quitter sa profession, et elle a fait plein usage de cette possibilité. Elle montre aussi que le concept que le christianisme serait compatible avec les droits de l’hommes, tels que nous les comprenons depuis la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, est faux et officiellement, activement, combattu par l’église catholique.

       Ce souriant personnage au chapeau bizarre est le Cardinal Ratzinger, président de la Congrégation pour la doctrine de la foi (ex Inquisition) depuis 1987, responsable de bien des excommunications et suspensions.

1987 – Le combat contre la procréation médicalement assistée

Les années 1980 voient des progrès importants en matière de procréation médicalement assistée. Les couples sans enfants peuvent désormais recourir a l’insémination par sperme de donneur et à la fécondation In-Vitro (FIV). Las, ces méthodes sont de nature à diminuer la souffrance – dans ce cas, des couples stériles – et ne peuvent donc plaire à l’église, qui sait malheur et désespoir sont des terreaux fertiles pour le christianisme, religion escathologique qui promet le bonnheur après la mort à ceux qui souffrent dans la vie. La Congrégation pour la doctrine de la foi (ex Inquisition) publie donc une Instruction, approuvée par le pape, intitulée Donum Vitae, qui condamne, pèle mêle, toute les nouvelles méthodes de procréation médicalement assistées. Avec des arguments obscurs résultant d’interprétations des paroles de prophètes-bédouins que l’on trouve dans la Bible, écrites à une époque où même l’insémination artificielle des chameaux était inconcevable, l’église jette l’opprobre sur la FIV et l’insémination artificielle par sperme de donneur. L’on pourrait rire de cet anathème lancé en l’an 1987 par une secte qui se base sur des textes de bédouins d’il y a 3000 ans, mais hélas, non seulement des catholiques suivent les instructions de leur secte et assument les souffrances qui en résultent, mais surtout l’église catholique dispose en 1987 dans de nombreux pays européens de partis démocrate-chrétiens. Dans les pays où ces partis sont les plus forts, Suisse et Allemagne, l’église n’arrive pas à interdire complètement la procréation assistée mais obtient tout de même que des législations très restrictives soient adoptée: le diagnostic pré-implantatoire (qui permet aux couples porteurs de gènes de maladies héréditaires graves comme la mucoviscidose) d’avoir des enfants sains) est interdit. L’insémination par sperme de donneur est entourée de tant d’interdits qu’elle est peu utilisée. Pour la FIV, l’église obtient l’interdiction de la congélation d’embryons, ce qui diminue les chances de succès de la procédure.

La combat contre la procréation assistée devient un des grands combats de l’église à la fin du 20è siècle. Elle se bat, généralement avec succès, pour que l’insémination avec sperme de donneurs soit interdites aux couples de femmes homosexuelles. En Suisse, elle obtient que la FIV ne soit pas remboursée par les assurances-maladie et des associations catholiques soutiennent en 2000 une initiative populaire visant à interdire la FIV. Le combat continue à l’heure ou j’écris ces lignes: au Sud des Alpes, l’église catholique s’agite pour obtenir en Italie aussi une loi restrictive sur la FIV, sur le “modèle” allemand.

Années 1990′: Guerres de religion en Yougoslavie

La Yougoslavie était dans les années ’80 de notre siècle une des terres favorites de vacances balnéaires pour les européens. Les publicités yougoslaves de l’époque vendent le caractère multireligieux du pays comme argument touristique, car il est vrai que l’on peut voir à Mostar et beaucoup d’autres charmants villages la mosquée et l’église d’un même coup d’oeil. Hélas, le pays s’effondre dans une série de guerres civiles que l’on se plaît à décrire comme “ethniques” alors qu’il s’agit en fait de guerres de religion. Le cas de la guerre de Croatie est le plus flagrant. Serbes et Croates partagent la même origine ethnique, et aussi la même langue, le Serbo-Croate, que l’on appelle Croato-Serbe quand il est écrit en caractères latins. Le plus ironique est que le “Serbo-Croate écrit en caractères latin”, c’est à dire le Croato-Serbe, est aujourd’hui encore la langue officielle de l’armée Yougoslave, qui se bat contre l’OTAN au Kosovo, après s’être battue contre les Croates au début des années ’90.

Hélas, la religion sépare Croates et Serbes: les “Croates” ont étés christianisés par Rome, et sont catholiques. Les Serbes, qui écrivent le Serbo-Croate en caractères cyrilliques, ont étés christianisés par les Byzantins et sont donc orthodoxes. Lorsque Milosevitch, le dictateur serbe, commence à agiter le spectre de la “Grande Serbie”, la Croatie déclare son indépendance. Aussitôt, le Vatican et la RFA (dont le chancelier de l’époque se proclame “überzeugter Katholik” – catholique convaincu) reconnaissent la Croatie catholique comme état indépendant. Le Vatican dépêchera ses nonces dans tout l’Occident pour obtenir la reconnaissance du nouvel état catholique. Le pape multiplie appels, prières et messes pour l’indépendance de la Croatie. Pendant ce temps, le dictateur de la Croatie, ancien officier supérieur sous le régime communiste et catholique très observant, fait licencier tous les fonctionnaires orthodoxes, soit “Serbes”. Il choisit comme drapeau national l’ancienne bannière des Oustachis qui, entre ’40 et ’44, avaient fait un génocide d’environ 600’000 serbes. La guerre civile est déclenchée.

A guerre finie, le Pape béatifiera le Cardinal Stepinac, qui avait qualifié Ante Palevitc, le dictateur Oustachi de ’40-’44, de “Don de dieu” pour la Croatie et l’avait soutenu activement.

La guerre de Yougoslavie continue ensuite en Bosnie, où les membres des 3 groupes religieux (catholiques, orthodoxes, musulmans) s’affrontent dans une série de combats triangulaires dont les populations civiles sont les principales victimes. A l’heure ou j’écris ces lignes, la guerre est encore en cours au Kosovo, province agricole sans intérêt stratégique, avec velléités d’autonomie, que Belgrade ne veut pas lâcher car il s’y trouve nombre de monastères orthodoxes. Il va de soi que l’église orthodoxe s’active pour soutenir par prières et sermons la lutte des serbes contre les Kosovars musulmans.

Les guerres de Yougoslavie sont un cas emblématique de la catastrophe de l’intolérance qui est inhérente aux religions “révélées”: des communautés religieuses s’affrontent, au 20è siècle, au nom de religions qu’elles ont reçu aux hasards de l’expansions de divers empires (Romain, Byzantin, Ottoman) au moyen-âge.

1994 – Sexe, mensonges et répression

 L’église catholique oblige depuis le moyen-âge ses prêtres à renoncer à toute vie sexuelle au moment de leur ordination. Et, de tout temps, elle entretien des monastères de femmes, où vivent des nonnes qui ont elles aussi renoncé à toute vie sexuelle et se déclarent épouses du Christ. Les contacts entre prêtres et religieuses sont invévitables, entres autres car les prêtres confessent régulièrement les religieuses. De cette situation explosive naissent inévitablement des problèmes. La gravité du problème potentiel et ses causes sont connus depuis des lustres, mais l’église catholique s’acharne longtemps à le nier et aucune étude n’est faite sur la fréquence et l’extension du problème. Cette situation de je ne vois pas – je ne n’entend pas – je ne sais pas commence à s’effriter en 1994: une religieuse, qui est aussi médecin, soeur Maura O’Donohue, chargée de la coordination de la campagne contre le SIDA d’une organisation basée en Angleterre, remet un rapport qui recense des cas d’abus sexuels et de viols répétés de la part de prêtres sur des religieuses dans pas moins de 23 pays. La plupart des cas concernent l’Afrique, mais sont aussi cités des cas de viols et abus sexuels au Brésil, en Colombie, aux Philippines aux USA, en Irlande et en Italie. Le rapport est accablant. Parmi les cas les plus choquant qu’il cite, il y a celui d’une mère supérieure, relevée de ses fonction parce que elle avait signalé à son évêque la grossesse simultanée de 29 de ses soeurs, et le cas d’un prêtre qui a célébré la messe de requiem d’une religieuse qu’il avait contrainte à avorter après qu’elle fut devenue enceinte de lui, et qui est morte au cours de l’opération. La méthode que l’église catholique utilise pour “résoudre” ce genre des cas est exposée: généralement, la soeur enceinte est chassée du couvent, alors que le prêtre reste bien sûr en fonction.

D’après l’auteur du rapport, 2 raisons expliquent l’ampleur du phénomène en Afrique: d’une part, les prêtres considèrent les religieuses des partenaires “sûres”, alors qu’ils craignent de contracter le SIDA auprès des prostituées. D’autre part, relève Maura O’Donohue, en Afrique, “il est impossible à une femme de dire non à un homme, spécialement à un ancien et à un prêtre”.

Bien sûr, l’église garde le rapport dans le plus grand secret, et une partie de son contenu ne sera révélé au public que en mars 2001 par un journal catholique américain, le National Catholic Reporter.

Le rapport de Maura O’Donohue n’est pas le seul que la Vatican reçoit dénonçant le phénomène, son ampleur, et la couverture par la hiérarchie catholique des coupables. En 1998, une autre religieuse et médecin, Marie McDonald, supérieure des Missions de Notre Dame d’Afrique, allait dans le même sens et dénonçait “l’absence d’inspection et la conspiration du silence”. Au cours du synode des évêques d’Océanie, qui s’était tenu à Rome en 1998, l’évêque de Sidney, Goeffroy Robinson, affirme que “les abus sexuels de la part de prêtres sont devenus le principal obstacle à la prédication de l’évangile en Océanie”.

Le Vatican niera en bloc tout problème jusqu’à la publication du National Catholic Reporter. Ne pouvant plus nier, il s’emploie à minimiser, et son porte-parole déclare suite à cette publication qu’il ne faut pas oublier “la foi souvent héroïque manifestée par la grande majorité des hommes et des femmes des ordres religieux et du clergé”. Il ne précise pas si l’héroïsme manifesté par les religieuses violées acceptant de garder le silence une fois chassées de leur communauté fait partie de cet héroïsme à admirer.

On retrouve ainsi, en 2001, les méthodes que l’église emploie depuis toujours. L’abus des faibles par les forts – dans ces cas les prêtres – est toléré, les victimes sont punies – dans ce cas par expulsion du monastère ou par des pressions pour avorter – et ceux qui osent dénoncer l’affaire, même à l’intérieur de la hiérarchie de l’église, sont également punis durement, comme la Mère supérieure qui fut relevée de ses fonction pour avoir signalé à son évêque la grossesse simultanée de 29 de ses soeurs.

1994 – Assistance aux génocidiares du Rwanda

A tout seigneur tout honneur, il faut reconnaître à l’église catholique le mérite de savoir pardonner à ceux qui ont fait du mal à autrui (surtout si ce sont des membres de son clergé qui ont fait le mal), et de savoir tendre la main au prochain dans le besoin, de préférence si le prochain est à la fois un criminel et un religieux. En 1994, l’Église catholique met un place un vaste réseau d’aide aux religieux accusés de participation au génocide du Rwanda.

On estime à 800’000 le nombre de Tutsi et Hutus modérés massacrés par les partisans du parti Hutu Power dès avril 1994. Les religieux catholiques, semble-t-ils, ne se comportent pas différemment que le reste de la population: certains religieux participent aux massacres, d’autres au contraire essayent de cacher ou défendre des victimes. En juillet, le troupes du FRP Front Populaire pour le Rwanda (Tutsi) entre à Kigali et met fin au massacre. Les génocidaires fuient en masse vers le pays voisins. Les conditions de vie de ces réfugiés sont très dures.

 C’est donc avec une charité bien comprise commençant par soi-même que l’église catholique met un place un vaste réseau pour permettre à ses membres qui ont participé au génocide de retrouver des cieux plus clément et d’échapper à la justice internationale. L’affaire ne deviendra publique que en avril 2001, lorsque l’Europe stupéfiée découvre sur ses écrans de télévision deux religieuses Rwandaises accusées de participation à un génocide devant un tribunal belge. Soeur Gertrude et soeur Kisito étaient en avril 1994 respectivement Mère supérieure et Intendante de leur couvent lorsque des centaines de réfugiés cachés dans un hangar près de leur couvent et dans leur couvent sont massacrée et en partie brûlés vifs. Les deux soeurs auraient livré les réfugiés cachés dans leur couvent aux génocidaires, et apporté elles-mêmes des bidons d’essence pour enflammer le hangar plein de réfugiés. Soeur Kisito aurait même alimenté les flammes avec de l’herbe sèche. La cours reconnaîtra d’ailleurs la culpabilité des deux bonnes soeurs et les condamnera à de lourdes peines de prison. Dès août 1994, l’église catholique donne refuge aux deux soeurs dans un couvent au Sud de la Belgique. Le public européen découvre avec stupéfaction que le cas des deux soeurs n’est pas isolé. En Belgique, mais aussi dans d’autres pays européens, l’on trouve maints prêtres et religieux accusés de participation au génocide qui coulent des jours paisibles loin des tribunaux Rwandais et internationaux, grâce à l’aide de l’église catholique. Par exemple, le public découvre début 2001 que l’abbé Emmanuel Rukondo, prêtre officiant dans la paisible paroisse de Granges-Canal à Genève, figure sur une liste du gouvernement Rwandais de personnes mise en cause dans le génocide. Ce brave prêtre avait pu quitter le Rwanda après le génocide grâce à une bourse offerte par la Vatican. Après des études à l’Université Pontificale, nous le retrouvons aumônier à l’hôpital cantonal de Genève, où son expérience de la mort a dû sans doute lui être utile. Bien sûr, l’église catholique défend son prêtre: nul ne doute que si il est coupable de ce dont on l’accuse, son dieu l’a pardonné et donc l’église, en manque chronique de prêtre, le défend: dans le calendrier de la semaine sainte de Pâques 2001 de la paroisse de l’accusé de génocide, l’on trouve ainsi un étonnant communiqué intitulé “Rumeur infamante”, et ce communiqué a été lu aux messes des 24 et 25 mars qui condamne fermement ceux qui ont osé dire que le prêtre est officiellement recherché par le Tribunal International pour le Rwanda. . Dans la meilleure tradition, l’église catholique se considère au-dessus des lois – y compris des lois internationales dans ce cas. Quand enfin la police arrête le prêtre en juillet 2001, son supérieur hiérarchique, l’évêque de Lausanne-Genève-Fribourg Monseigneur Genoud ose affirmer à la télévision Suisse Romande qui l’interroge qu’il ne savait rien et que pour lui “c’est la consternation”.

Comme d’habitude, l’Église nie l’évidence jusqu’au bout. Le cas des deux soeurs avait déjà été dénoncé par l’organisation des Droits de l’homme Africa Watch en 1995.

1996 – Autodafés de préservatifs

Le 31 août 1996, le cardinal de Nairobi, Monseigneur le Cardinal Maurice Otunga, remet au goût du jours une vénérable tradition chrétienne: l’Autodafé. Mais le Cardinal est un homme de son temps. L’Afrique étant ravagée par l’épidémie du SIDA, le saint homme ne livre pas aux flammes des hérétiques, mais des boîtes de préservatifs et des petits livres sur le SIDA et comment s’en protéger. Une petite foule de 250 fidèles assiste à cette cérémonie.

Mais le Cardinal n’en est pas à son coup d’essai. Un an avant, il avait déjà fait preuve d’un esprit oecuménique peu banal en procédant à un premier Autodafé de préservatifs en compagnie de l’Imam de la mosquée de Jamia en août 1995.

Le Cardinal Maurice Otunga n’est pas un personnage insignifiant dans l’église catholique: il était considéré comme un papable à l’époque de l’élection du pape Jean-Paul II, et ses Autodafés ne lui attirent aucun reproche du Vatican.

Les oeuvres que le Cardinal jette aux flammes ne sont pas de banals manuels sur l’usage du préservatifs, mais des livrets développés par des ONG locales au cours d’un long travail sur deux ans financé par le Programme for Appropriate Technology in Health du Kenya. Ces livrets proposaient L’ABC de la protection contre le SIDA: “A for abstinence, B for being faithful and C for condom use”. Le C ayant eu l’heur de déplaire aux prélats catholiques, les livres finirent dans les flammes. D’autres évèques Africains participent aussi à la lutte contre le préservatif. Par exemple Monseigneur Jean-Marie Untaoni Compaoré, archevêque de Ougadougou au Burkina-Faso lance en 1996 le slogan: “Pour combattre le sida, luttons d’abord contre le préservatif car celui-ci empêche d’avoir une conception globale de la relation sexuelle”.

 Pour saisir toute la gravité du geste du Cardinal kenyan, il faut rappeler que au moment de l’Autodafé de 1996, l’on estimait que 1 million de Kenyans (sur un total de 26 millions) étaient porteurs du virus HIV. L’église catholique étant très respectée au Kenya, les ONG qui avaient imprimé les livres brûlés n’osèrent pas attaquer de front la secte des incendiaires.

1999 – Contre les victimes de viols collectifs

En 1999, la situation depuis longtemps tendue au Kosovo, province de la Serbie orthodoxe dont la population est à majorité musulmane, dégénère en guerre civile. A l’intervention militaire de l’OTAN, les milices serbes répliquent en chassant de leurs habitations les musulmans. Nombre de femmes qui parviennent à atteindre les frontières du Kosovo affirment avoir été victimes d’odieux viols collectifs de la part de miliciens. Les agences d’aides des Nations Unies et des Croix-Rouges des pays de l’OTAN distribuent alors à celles de ces femmes qui le demandent des pilules du lendemain.

La réaction de l’église, qui voit là une opportunité unique de s’en prendre à des personnes en détresse, est immédiate: le 13 avril 1999, le théologien moraliste du Vatican, Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l’Académie pontificale pour la vie, condamne publiquement la distribution de pilules du lendemain aux femmes et aux jeunes filles violées au Kosovo. Le prélat souligne que cette pilule a une action abortive et donc elle est inacceptable pour la morale catholique.

2001 – Prêtres pervers et petits enfants

Depuis un millénaire, l’église catholique impose le célibat à ses prêtres. Cette obligation attire bien sûr les personnes à sexualité “déviante”, dont les pédophiles. Il suivent souvent inconsciemment – et seulement spirituellement – le mot de Jésus, qui avait dit qu’il y en a qui se font eunuques pour le royaume.

Hélas, l’église catholique fait de grands efforts pour endoctriner les enfants, et les prêtres sont impliqués dans ces actions de propapagande pour mineurs que l’on nomme le cathéchisme. Une situation explosive est donc crée: l’on attire, par la possibilité de “se faire eunuque”, des pédophiles, puis on les soumet quotidiennement ou presque à la tentation.

Le problème est ancien, connu. Déjà au Siècle des Lumières, l’Abbé Bernier, baron d’Holbach, écrivait dans son Dictionnaire abrégé de la religion chrétienne, en parlant de la “compagnie de Jésus” :”(…) communément elle n’ en veut point aux femmes, les petits garçons ne s’ en tirent pas à si bon marché.”. Mais ce n’est qu’à la fin du 20è siècle que toute la gravité et l’extension du problème deviennent visibles et médiatisés par de nombreuses affaires sordides au cours de la 2è moitié des années 1990. Ce qui frappe le public, dans toute ces affaires, ce n’est pas tant le délit en soi que la réaction de l’église catholique: systématiquement, celle ci s’active pour protéger ses clercs des foudres du bras séculier de la justice. Une première affaire retentissante de ces années est celle de l’ancien cardinal-archevêque de Vienne, un ami personnel de Jean-Paul II: l’église catholique lui permet d’aller passer sa retraite dans un monastère de nonnes en Allemagne, échappant ainsi à la justice autrichienne. Le 9 avril 1998, alors que plusieurs affaires de prêtres pédophiles secouent l’opinion publique belge, la justice traite enfin, pour la première fois de mémoire d’homme, l’église catholique comme une personne morale soumise aux même lois que le reste de la société: la 34è chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles non seulement condamne un prêtre pédophile, l’abbé André Vanderlyn, ancien curé de la paroisse bruxelloise de Jésus Travailleur à Saint- Gilles, coupable de plusieurs abus sexuels commis sur plusieurs enfants au catéchisme, à une peine de prison ferme, mais reconnaît aussi la responsabilité civile du Cardinal Danneels et son évêque auxiliaire, Mgr Paul Lanneau. Les deux hauts prélats étaient en effet au courant des agissements du prêtre pédophile, mais non seulement ils avaient gardé le silence, mais en outre ils n’avaient pris aucune mesure pour éviter le contact entre le pervers et ses victimes potentielles. A l’époque, les belges pensent que ce jugement fera jurisprudence, et que cela portera l’église à refréner les pulsions de ses prêtres pervers. Tous les regards se tournent vers Gand, où une autre affaire sordide est jugée: un prêtre a reconnu une relation homosexuelle avec un jeune paroissien, mais affirme qu’elle n’a commencé que lorsque la victime était majeure. Faux, accusent les parents de la victime, qui portent plainte: la 14è chambre correctionnelle du tribunal de Gand juge le 10 juin 1998 que la relation a bien commencé alors que la victime était mineure, avec la circonstance aggravante que le prêtre pédophile a abusé de sa position d’autorité. Le prêtre est condamné, mais par contre le tribunal refuse de reconnaître la responsabilité civile de l’évêque, son supérieur direct, au prétexte que l’autonomie du prêtre dans son travail est supérieure à celle d’un employé de son supérieur dans une autre société.

Les cas de prêtres pédophiles dénoncés se multipliant, l’épiscopat français, le dos au mur, proclame début 2001 qu’il ne couvrira plus les agissements des prêtres pédophiles. Hélas, en mars 2001, une nouvelle affaire de pédophilie d’un prêtre secoue la francophonie, cette fois en Suisse: à Vevey, l’on apprend que le curé est sous accusation pénale pour détournement de mineurs: il a eu des rapports sexuels avec un jeune de 15 ans à l’époque des faits. Le conseil de paroisse apprend les faits, et, immédiatement, lui pardonne et décide de cacher l’affaire aux paroissiens qui confient leurs enfants à cet individu lors du catéchisme. Mais les catholiques sont ainsi, ils sont toujours très prompts à se pardonner le mal fait à autrui. L’évêque ordonne de garder le secret sur l’affaire car … les faits sont sans doute prescrits: ils datent des années 1980. Hélas pour l’église, la paroisse où le curé est accusé et n’échappera à la prison que grâce à la prescription a un 2è prêtre. Celui-ci s’indigne que l’on n’informe pas les paroissiens, et il semblerait qu’il ait passé à des tiers un “communiqué” que le conseil de paroisse avait préparé puis, après le pardon accordé au pédophile et l’ordre de silence de l’évêque, prudemment rangé dans un tiroir. Cette-fois-ci, la réaction de l’église est immédiate: le prêtre dénonciateur est licencié: comme il avait un statut de fonctionnaire, il n’a pas de droit à l’assurance chômage, et, en raison de son expérience professionnelle et de son âge, sa réinsertion professionnelle s’annonce difficile. L’église justifie sa punition par le fait que non seulement le prêtre a informé des tiers du passé criminel de son collègue, mais en plus il vit avec une femme! Le prêtre pédophile est réconforté et protégé. La hiérarchie lui confie une nouvelle affectation pour ne pas lui imposer de devoir soutenir des regards hostiles, et lui renouvelle sa confiance, justifiée par le fait que les faits reprochés sont sans doute prescrits. Nous retrouvons donc le schéma classique: le pédophile est protégé par la hiérarchie et reste prêtre, il continuera à s’occuper de l’éducation religieuse des enfants, il est “pardonné pour le moment d’égarement” (par l’église, pas par la victime), le dénonciateur est, lui, sévèrement puni.

Pour compléter le tableau, le Présidium de la Conférence des évêques suisses se fend d’un communiqué le 5 avril 2001: ils y dénonce … les médias qui ont ébruité l’affaire! Sans citer nommément Vevey, le communiqué s’insurge contre le fait que les médias auraient dit que des prêtres “succomberaient à des pulsions pédophiles, abusant ainsi de leur autorité face aux enfants”. Et le silence ? Il n’y a pas de silence, dit le communiqué, qui ose: “Peut-être dans certains cas la communication aura-t-elle mal passé, peut-être le désir de protéger un présumé innocent ou une probable victime aura-t-il poussé à ne pas informer suffisamment”. Enfin, les évêques réaffirment leur plein soutien aux prêtres qui seraient accusés, et concluent ” dans les cas d’erreurs [ un abus sexuel d’une enfant est donc une erreur et non un crime, d’après les évêques, ndr ] commises par des hommes d’Eglise et prouvées, le devoir des évêques est d’implorer le pardon des victimes, laissant à la justice la responsabilité de punir les contrevenants de façon équitable” : autrement dit: les prêtres pédophiles peuvent compter sur les évêques pour qu’ils essaient de pousser les victimes à ne pas porter plainte.

 Une fois que la tempète médiatique est enfin retombée, l’évèque responsable du diocèse où ont eu lieu les faits, Monseigneur Genoud, évèque de Lausanne-Genève-Fribourg, donne le 19 juin une conférence de presse pour condamner … la masturbation ! Du haut de son autorité morale de protecteur de pédophiles, il explique la gravité extrème du geste. L’on ne peut que en conclure que pour l’évèque, il est plus grave qu’un adoléscent se masturbe que ne soit abusé sexuellement par un prêtre.

 2001-2002 – La conspiration du silence

10 millions de Dollars! Telle est la somme que l’archidiocèse de Boston a investi discrètement entre 1997 et 2001 pour faire taire les victimes d’un prêtre pédophile actif, qui a agi dans le cadre de ses fonctions pendant plusieurs décennies, jusqu’en 1998. L’affaire serait restée secrète si elle n’avait été révélée par le journal Boston Globe. L’indignation est immense. En effet, en 1992, l’Église catholique américaine avait déjà été secouée par un fait semblable: plus de 100 victimes d’un prêtre pédophile obsédé, James Porter, du diocèse de Fall River, dans le Sud-Est du Massachussets, avaient apporté des preuves que le pervers avait été transféré de paroisse en paroisse pour le mettre à l’abri de la colère des parents d’enfants abusés, alors que son obsession et ses abus sur les enfants était connue de ses supérieurs. L’Eglise Catholique avait alors juré ses grands dieux que l’on ne l’y reprendrait plus. Elle avait en effet à ce moment là pris conscience que l’ère de l’impunité de ses clercs était passé. Déjà en 1985, un rapport confidentiel interne de l’église mettait en garde l’épiscopat sur le fait que “la confiance que nous pouvions avoir dans le passé sur les juges et procureurs catholiques pour qu’ils protègent les clercs du diocèse a disparu”. En 1993, l’archevêque de Boston annonçait la mise en place de directives très sévères sur la pédophilie, qui prévoyaient entres autre que tout prêtre suspecté de pédophile devrait être temporairement éloigné de l’activité paroissiale. En janvier 2002, c’est le même Archevêque qui doit expliquer au public indigné pourquoi lui-même a ignoré les directives qu’il avait annoncé en 1993. Afin de lui permettre d’échapper à la justice américaine et à la vindicte populaire, l’église donne à l’archevèque un poste au Vatican en 2003.

Cette nouvelle affaire a un goût de déjà vu. Le prêtre a molesté plus de 130 enfants en près de 30 ans. Il gardera ses fonctions, et changera plusieurs fois de poste, jusqu’en 1998, alors que dès 1984 l’archevêque de Boston, Monseigneur Law, est averti par une lettre de l’obsession du père Geoghan. En 1985, il est en possession d’un rapport sur le traitement de la pédophilie, qui met en garde contre les risques très élevés de récidives. Mais le Monseigneur attend 1989 pour enfin demander au prêtre pervers de se soumettre à un traitement de 3 mois, après quoi il le renvoie en paroisse, où il est à nouveau en contact avec des enfants et fera de nouvelles victimes. Le prêtre s’attaque de préférence aux enfants de familles pauvres: il gagne la confiance des parents, achète des glaces aux enfants, après quoi il les abuse sexuellement. Lorsque des familles portent plainte, l’archevèché achète leur silence.

Le 24 juillet 2004, le State Attorney General (ministre de la justice de l’état) du Massachussets publie un rapport d’enquète sur les abus sexuels d’enfants par les prêtres dans l’archevèché de Boston: on y apprend que plus de 1’000 enfants auraient étés abusés sexuellement. Que l’abus d’enfants était accepté et couvert par la hiérarchie pendant au moins 6 décennies, et que les abus ont étés “tellement massifs qu’ils sont presque incroyables”. Le rapport indique aussi que l’archevèché n’a pas pris et ne prévoit pas de prendre des mesures adéquates pour (1) déterminer les “causes systémiques” des abus sexuels par les prêtres (2) éliminer de l’organisation les prêtres ayantz commis des actes pédophiles (3) prendre des mesures suite à son échec à prévenir les abus sexuels d’enfants (4) donner les informations à la justaice civile et (5) prendre des mesures pour prévenir de futurs cas d’abus sexuels.

Il faut dire que la politique du maintient du secret à tout prix que l’Archidiocèse de Boston a suivi dans le cas du père Geoghan est conforme aux règles de l’Église Catholique. En effet, dans une lettre datant de 2001, approuvée par le Pape Jean-Paul II, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a instruit la hiérarchie sur la méthode appropriée de traitement des cas de pédophile: ces cas sont soumis au secret.pontifical et traités exclusivement par des prêtres, dans des tribunaux ecclésiastiques dont procureurs, juges et défenseurs sont des prêtres et dont la procédure est évidemment secrète.

 A l’aube du troisième millénaire, l’Église Catholique est ainsi encore un nid de pédophiles: les clercs coupables d’abus sexuels contre des enfants continuent apparemment à êtres protégés: protégés de la justice, puisque toute affaire doit être tenue secrète et traitée uniquement en interne. Et protégés de la vindicte populaire, puisque l’église reste prête à investir des millions de Dollars pour imposer le silence aux victimes de chaque clerc pédophile.

A lire également: notes sur l’idéologie chrétienne  Page préparée par Enrico, Ing. EPFL en mécanique, libre-penseur

 

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Etude sur les origines de l’Islam.

Dans cette époque où les tensions sont nombreuses. Il est urgent de se construire une référence personnelle précise afin de garder un cap clair, une vision cohérente de l’espace de développement intérieur, et pour un futur mieux affranchi des obscurantismes . Devant la multiplicité des informations “imposées”, des influences de toutes natures, visibles et invisibles, d’autres informations sont essentielles à connaître. J’ai fait cette traduction en français du texte de >Acharya S/D.M. Murdock en ce sens.

 

Traduction française de «  The Origins of Islam »

 

texte original ici : http://www.truthbeknown.com/islam.htm      (in English)

by D.M. Murdock/Acharya S

Le monde Islamique n’est plus davantage situé précisement quelque part… Par exemple, Chicago, avec ses 50 mosquées et près d’un demi-million de Musulmans, fait partie du monde Islamique.

 

Le Projet Pluralist Harvard.

En avril 2001, une enquête menée par le CAIR a montré que 69% des Musulmans aux USA estiment qu’il est « absolument foudamental » ou « très important » d’avoir un enseignement Salafiste (similaire à l’idéologie radicale Islamique Wahhabi) dans leurs mosquées. (67% des répondants sont expressement d’accord avec l’idée que l’Amérique est une société immorale et corrompue). Dr. Moorthy Muthuswamy

 

Le Coran nous dit: «de ne pas se lier d’amitié avec les juifs et les chrétiens” (5:51), « de tuer les infidèles partout où nous les trouvons» (2:191), “de les assassiner et de les traiter durement» (9:123 ), «de combattre et de tuer les Paganistes, de les saisir, de les assiéger, et de les faire tomber dans toute embuscade» (9:5). Les exigences du Coran demandent que nous combattions les incroyants, et promet «S’il y en a vingt parmi vous, vous en vaincrez deux cents: s’il s’en trouve cent, vous en vaincrez mille d’entre eux” (8:65).

Institut pour la Sécularisation de la société Islamique.

 

Puisque l’Islam est une des religions mondiales ayant la croissance la plus rapide, principalement par reproduction plutôt que par conversion, il y a un besoin urgent d’aborder ce sujet, lequel, en raison de fous fanatiques islamiques, instillent la peur dans le cœur de nombreux non-musulmans. En compétition avec le Christianisme, et avec environ 270 millions de morts en son nom, l’Islam représente une des idéologies parmi les plus sanglantes et répressives que l’humanité ait rencontré.

Ce sujet est hautement important, non tant en raison de l’expansion de l’Islam et du fait que les dirigeants Islamiques se réunissent à travers le monde, par exemple au moment de la célébration annuelle de l’Achoura où les Chiites en Inde se mutilent mutuellement avec leurs enfants, mais aussi parce que certains dirigeants Musulmans, soucieux de corriger la mauvaise réputation de l’Islam, font des déclarations telles que : «Il y a 1,8 milliard de musulmans dans le monde, et 99,9% sont épris de paix” (Haitham Bundakji). Si cette affirmation est vraie, elle serait à la fois effrayante dans son énormité et rassurante dans sa docilité.

 

Cependant, la doctrine islamique est tout sauf «éprise de paix», comme les appels constants pour le meurtre d ‘«idolâtres» et d’«infidèles» (par exemple, Q2:191, 9:5, 9:73), entre autres commentaires sévères inscrits dans le Coran ainsi que dans d’autres textes tels que les hadiths.

 

Bien que ce chiffre de 1,8 milliards semble élevé pour le moment, selon les prévisions de divers objectifs énoncés, le but des islamistes est que l’Islam balaie le monde. Mais, contrairement aux vœux de certains de ses adeptes, cette invasion ne sera pas pacifique. Il serait juste de dire que peu de non-musulmans aimeraient voir ce monde pris en charge par l’Islam, qui, avec le christianisme, représente le pire du despotisme oriental. Beaucoup de futuristes et de visionnaires aimeraient voir cette planète se soulever afin de se libérer des religions, en particulier celles encastrées dans l’âge des ténèbres. En effet, pour ceux qui aiment l’ultime liberté d’expression, ces prédictions comme le sentiment de prédation sont effrayants, parce que l’Islam est une théocratie fervente laissant peu de place à l’individualité, sans oublier de mentionner qu’il dénigre totalement l’aspect féminin de la création.

 

Oppression de la Femme et bigoterie culturelle.

 

Cette répression de la femme est tristement ironique quand on considère les racines de l’islam, mais elle n’est pas surprenante dans un monde qui, depuis plusieurs milliers d’années, a fait tout ce qui est en son pouvoir pour asservir les femmes, simplement en raison de différences physiques, une sorte de domination du mâle partagée avec les singes et autres animaux moins évolués. Bien que certains peuvent considérer que cet asservissement et cet esclavage relèvent plus d’une tradition culturelle que religieuse, peu importe car elle est liée « main dans la main » avec des religions qui enseignent qu’il y a un Dieu au-delà de l’espace qui est exclusivement masculin. Dans l’Islam, ce dieu est interprété

dans l’esprit des musulmans comme étant un homme Arabe ou Perse, par opposition à l’homme Juif de l’idéologie judéo-chrétienne. Cette interprétation raciste, ethnocentrique, culturellement sectaire et sexiste d’un quelconque Dieu « infini » est un non-sens absolu. Cependant, dans ce qui semble être une suprême arrogance et une mégalomanie, de nombreuses personnes aimeraient que le monde entier croient cela.

 

Quelles sont les origines de l’Islam ? Et bien, la religion musulmane est de manière évidente bâtie sur la tradition Judéo-chrétienne, mais également en réaction à celle-ci, qui a exclu et vilipendé les différentes cultures Arabes. Comme leurs frères et sœurs juifs, les Arabes Sémites tracent leur lignée jusqu’au patriarche biblique Abraham, le quel est dépeint dans la Bible comme s’étant accouplé avec Agar l’Égyptienne, procréant l’ancêtre de la race arabe : Ismaël. Alors que le contingent Juif interprète cette histoire pour justifier sa propre idéologie ethnocentrique, les Musulmans l’interprète à leur convenance, affirmant que « Dieu » ferait du peuple d’Ismaël une «) grande nation ». (Gen 21: 18 ). En règle générale, au lieu de chercher la vérité sur cette histoire, ses partisans l’ont transformé en une compétition politique pour une domination mondiale.

 

 

Un Patriarche fictif.

 

A l’instar de nombreux personnages bibliques, Abraham est évidemment une construction mythologique, et non pas une « vraie personne ». En tant qu’exceptionnelle chercheuse indépendante, Barbara G.Walker, dans son ouvrage « The Women Encyclopedia of Myths and Secrets », définit en ce qui concerne Abraham ceci :

« Ce nom, signifiant ‘Père Brahm’ semble avoir été une version sémitique du Dieu patriarche Indien Brahma. Il était aussi le Abrama islamique, fondateur de la Mecque. Mais les légendes islamiques disent qu’Abraham fût introduit tardivement dans le sanctuaire de la Kaâba. – Il l’acheta à partir des prêtresses de ses Déesses originelles– ?. .. Sarah, ‘la Reine’ était l’un des titres de la Déesse, lequel devint ensuite un nom pour ‘femme’ dans l’Abraham biblique. Les écrivains de l’Ancien Testament prétendaient que les alliances de Sarah avec les princes Égyptiens n’étaient que des amours organisés par Abraham pour son propre profit, ce qui, infortunément l’ont fait passer pour un proxénète (Génèse 22:16), ainsi qu’un soi-disant assassin de son propre fils. (Génèse 22:10).

 

Dans l’histoire du presque tué Isaac, Abraham endosse le rôle du prêtre sacrificateur dans le style druidique : laver les arbres sacrés de Jéhovah par le Sang du Fils, une ancienne coutume, dont les sacrifice de Jésus représente seulement une tardive variation. Jéhovah est apparu à Abraham au chêne sacré de Sichem, où Abraham a construit son autel. Plus tard, Abraham bâtira un autel au dieu chêne de Mambré, à Hébron. Même au 4eme siècle après J.C., Constantine a déclaré la maison d’Abraham au Chêne de Mambré comme étant encore un sanctuaire. « Il y est rapporté que les idoles les plus pernicieuses sont mis en place à ses côtés, que l’autel y est tout près, et que les sacrifices impurs y sont proposés en permanence ».

 

 

Allah, un remake de la déesse de la Lune.

 

Cette description des origines d’Abraham signifie que le judaïsme est construit sur ​​des mythes éculés, de manière qu’aucune des religions qui en émanent, tels le christianisme et l’islam, ne peuvent honnêtement prétendre être d’origine divine ou “inspirée”.

En ce qui concerne le dieu de l’Islam, Allah, Walker (22) a ceci à dire:

     « La masculinisation islamique tardive de la déesse arabe, Al-Lat et Al-ILAT, – le Allatu que les Babyloniens adoraient anciennement à la Kaaba, à La Mecque. Il a été démontré que ‘le Dieu de l’Islam’ était une transformation masculine de la divinité lunaire primitive de l’Arabie. Son ancien symbole du croissant de lune apparaît toujours sur les drapeaux islamiques, même si les musulmans modernes n’admettent plus davantage qu’un quelconque symbolisme féminin quel qu’il soit soit connecté avec la totalité patriarcale d’Allah ».

En effet le Coran vérifie le statut lunaire ou nocturne d’Allah : « Rappelez-vous le nom de notre Seigneur matin et soir, et adorez-le durant la nuit! Louez-le toute la nuit.” (Q 76:23) Et à Q 2:189: “S’ils vous interrogent sur les phases de la lune, réponds :” Elles sont les saisons fixées pour l’humanité et pour le pèlerinage”. »

 

“Tous les Sémites ont admis une fois le culte de la lune comme pouvoir suprême. Quand Mohammed a renversé l’ancienne religion d’Arabie, il n’a pas osé se débarrasser du culte de la lune d’une manière radicale. Ce n’est que bien plus tard qu’il a été assez puissant pour interdire toute prosternation devant la lune (Coran 4:37). Avant l’époque islamique la divinité lunaire était l’objet le plus important des cultes dans l’ancienne Arabie. Les femmes arabes insistent toujours pour affirmer que la lune est la mère de l’humanité.

 

« Sir G. Rawlinson fait remonter l’origine du nom ‘Chaldéens’ à la désignation de l’ancienne capitale Ur (Chur) devant être traduit en ‘adorateurs de la lune’ ». Le Déesse-Lune Sémitique était ‘la divinité spéciale et protectrice des femmes’. Les Babyloniens adoraient la déesse Ishtar, qui est identique à la grande déesse arabe et à l’épithète Notre-Dame … Elle a également le titre de la Reine du Ciel, ce qui signifie vraiment la Reine des Étoiles. Elle était cornue et a été, comme toutes les déesses lunaires, représentée par une vache céleste.

« Les tribus hébraïques, ou plutôt leurs ancêtres, représentaient la dernière vague de migrants venus d’Arabie. Le culte de leur dieu était associé avec le Mont Sinaï – la montagne de la lune – . Les experts supposent que le nom Sinaï dérive de Sin, le nom du dieu-lune Babylonien. Dans l’Exode (3:1) Sinaï est appelé la ‘montagne des Elohim . Cela donne à penser qu’il a longtemps été sacré’.

 

«Dans l’Ancien Testament, lequel est un recueil de textes beaucoup plus anciens, souvent réécrit et réédite, la lune apparaît comme une puissance du bien (Deut. 33:4) ou du mal (Ps. 12:16). Les traces se référant à l’ancien culte de la lune ont été énergiquement retirés du texte plus tard par les éditeurs. Cependant quelques-unes sont restées, et peuvent être reconnues dans les interdictions du Deutéronome 4:19: Les Israélites sont prévenus: ‘De peur aussi qu’élevant tes yeux vers les cieux, et voyant le soleil, la lune et les étoiles, toute l’armée des cieux, tu ne sois poussé à te prosterner devant eux, et que tu ne serves ces choses que l’Éternel ton Dieu a donné en partage à tous les peuples sous tous les cieux. », et dans le 17 :03 le châtiment de lapidation est prévu pour la personne qui « … aille et serve d’autres dieux, et qui se prosterne devant eux, devant le soleil, ou devant la lune, ou devant toute l’armée des cieux, ce que je n’ai pas commandé; … » Le Seigneur prédit (Jér. 8:2) que les os des rois et des princes de Juda ne seront pas enterrés, dispersés devant le soleil et la lune, et tous les hôtes des cieux, qu’ils ont aimés, et qu’ils ont servi, et qu’ils ont adoré…. ”

 

Dans « The Origin of All Religious Worship (25-26) », à propos de l’astrothéologie Arabe, laquelle était une continuation de cette ancienne tradition lunaire Sémite, Charles Dupuis définit:

« La Lune était une grande divinité des Arabes. Les Sarrasins lui ont donné le surnom de Cabar ou la Grande, son Croissant orne encore aujourd’hui les monuments religieux des Turcs. Son élévation sous le signe du Taureau constituait une des fêtes principale des Saracéens et des Arabes Sabéens. Chaque tribu Arabe était sous l’invocation d’une constellation. Chacune d’elles adorait un des corps céleste comme génie tutélaire.

« La Caabah des Arabes était en fait, avant l’époque de Mahomet, un temple dédié à la Lune. La pierre noire que les musulmans embrassent avec tant de dévotion à ce jour, est comme on le prétend, une ancienne statue de Saturne. Les murs de la grande mosquée de Koufa, construit sur les fondations d’un ancien Pyrée, ou temple du feu, sont remplis de figures de planètes artistiquement gravées. L’ancien culte des Arabes était le Sabismus, une religion universellement répandue dans tout l’Orient. Le ciel et les étoiles furent les premiers objets de celles-ci. »

 

« Cette religion était celle des anciens Chaldéens, et les Orientaux prétendent que leur Ibrahim ou Abraham a été élevé dans cette doctrine. Cela peut être encore vu à Hella, sur les ruines de l’antique Babylone, dans une mosquée appelée Mesched Eschams, ou ‘la mosquée du Soleil’. C’est dans cette ville que l’ancien temple de Bel, ou ‘le Soleil’, la grande divinité des Babyloniens, a existé. C’est le même Dieu, à qui les Perses ont érigé des temples et des images consacrées sous le nom de Mithra. »

 

 


Astrothéologie à la Mecque.

 

Un des sites de ce culte arabe des «armées du ciel» était la Mecque. En ce qui concerne la Kaaba de La Mecque, le plus saint des saints musulmans, Walker (487) écrit:

« Le sanctuaire de la pierre sacrée de La Mecque, anciennement dédié à la triple déesse pré-islamique Manat, Al-Lat (Allah), et Al-Uzza, ou encore appellée la « vieille femme » est adorée par les tribus de Mahomet, les Koreshites. La pierre a été également appelé Kubaba , Kuba ou Kube, et a été associée avec le nom de Cybèle (Kybela), la Grande Mère des dieux. La pierre portait l’emblème du yoni, comme la pierre noire vénérée par les adorateurs d’Artémis. Elle est considéré maintenant comme le centre sacré de l’islam patriarcal, et son symbolisme féminin a été perdu, mais les prêtres de la Kaaba sont encore connus comme ‘Fils de la vieille femme’. »

 

De même, NJ Dawood (1), un traducteur du Coran, transcrit:

« Bien avant l’appel de Mohammed, le paganisme arabe montrait des signes de détérioration. A la Ka’bah les Mecquois ont non seulement adoré Allah, le Dieu suprême sémitique, mais aussi un certain nombre de divinités féminines qu’ils considéraient comme les filles d’Allah. Parmi ceux-ci étaient Al -Lat, Al-Uzza et Manat, qui représentait le Soleil, Vénus et la Fortune, respectivement. »

 

 

Matriarcat arabe

En ce qui concerne la nation de l’Arabie, Walker affirme que, préalablement à l’empiétement de l’Islam, l’Arabie était une culture matriarcale depuis plus de 1000 ans:

«Les Annales Assourbanipal disent que l’Arabie était régie par les reines pour aussi longtemps que quiconque puisse s’en souvenir ….

“Les légendes de Mahomet lui ont donné clairement un arrière-plan familial matriarcal. Le mariage de ses parents était matrilocal. Sa mère est restée avec sa propre famille et a reçu son mari comme un visiteur occasionnel ….

“L’Arabie pré-islamique a été dominée et centralisée par les clans des femmes. Les mariages étaient matrilocaux, avec héritage matrilinéaire. La polyandrie – plusieurs maris associés à une femme – était commune. Les hommes vivaient dans les maisons de leurs épouses. Le divorce était initié par la femme. Si elle se tournait sa tente afin de faire face à l’est pour trois nuits successives, le mari était alors licencié et avait l’interdiction d’entrer à nouveau dans la tente.

 


« Les doctrines attribuées à Mahomet ont simplement retourné l’ancien système en faveur des hommes. Un mari musulman peut renvoyer sa femme en disant trois fois « je divorce ». Comme en Europe, le passage du matriarcat au patriarcat ne s’est fait que progressivement et avec beaucoup de conflits.

 

 

 

 

« … Cependant, l’histoire des débuts du Moyen-Âge arabe est en quasi-totalité basé sur des légendes. Comme Bouddha, Confucius, Jésus et d’autres fondateurs de religions patriarcales, Mohammed manque de vérification réelle. Il n’y a pas d’informations fiables sur sa vie ou ses enseignements. La plupart des histoires à son sujet sont apocryphes, comme l’histoire racontant que son cercueil reste « bloqué au milieu des airs, à mi-hauteur entre le ciel et la terre», à la manière des corps des anciens rois sacrés. »

 

   “Mais avec ou sans Mahomet, l’Islam a réussi à devenir complètement dominé par les hommes, ne laissant aucune place pour les femmes, sauf en situation d’esclavage ou alors dans l’intimité du harem. Les mosquées islamiques portent encore des signes où l’ont peut lire :« Les femmes et les chiens et autres animaux impurs ne sont pas autorisés à entrer… »

« Néanmoins, les traces de la déesse se sont montrées indéracinables. Comme la Vierge Marie, la Reine du Ciel Arabe a reçu une forme mortelle et une position de subalterne comme Fatima, la fille de Mohammed. Mais elle n’était pas une vraie fille. Elle était connue comme la ‘Mère de son Père’, et la Source du Soleil … »

 

 

Qui a écrit le Coran ?

 

En ce qui concerne le Coran, le livre saint des musulmans, Walker (513) énonce:

« Les Écritures Mahométan, sont souvent considérées à tort comme ayant été écrites par Mohammed. Les musulmans ne croient pas cela. Mais beaucoup ne savent pas que le Coran était une version agrandie et révisée de la Parole antique de la déesse Coré, vénérée par la tribu de Mahomet, les Koreshites (Enfants de Kore), qui avait préservé son sanctuaire de la Mecque. »

 

«Le travail d’écriture originel a été fait bien avant l’époque de Mahomet par des saints imams, imam venant d’un mot concernant le sémitique ima,« mère ». A la manière des mahatmas, (ou «grands mères») originelles de l’Inde, les imams étaient probablement à l’origine des prêtresses du matriarcat de l’Arabie ancienne. Il a été dit que ces imams ont pris les écrits à partir d’un prototype qui existait dans le ciel dès le début de l’éternité, la «Mère du Livre» – c’est à dire, la Déesse elle-même, portant le livre du destin sur sa poitrine comme Mère Tiamat portait les tablettes de la Destinée. Parfois, le céleste Coran a été appelé la « Tablette préservée ». Il y a une certaine ressemblance entre ceci et d’autres livres légendaires d’origine divine, comme le texte d’Ur-, le Livre de Thoth, et la Table d’Emeraude d’Hermès. »

 

“Comme dans le cas de la Bible judéo-chrétienne, le Coran a beaucoup été remanié afin de soutenir les nouvelles lois patriarcales et effacer les figures de la déesse et de ses prêtresses.”

 

Dans « The Great Religious Leaders », Charles Frances Potter dit de Mohammed : “Il est très douteux qu’il ait lu toute la Bible: En effet, il n’a pas été prouvé qu’il ait jamais lu quelque chose, et même écrit. Il s’est appelé lui-même« le prophète illettré. “Naturellement, une grande partie du Coran est basé sur la Bible, l’Ancien et le Nouveau Testament, et combiné avec les traditions pré-islamiques arabes et autres.

 

En ce qui concerne la non- originalité du Coran, l’expert de l’Islam M. Daniel Pipes écrit : (The Jerusalem Post, 12/05/00):

«Le Coran n’est pas « un produit de Mahomet ou même de l’Arabie », mais une collection d’anciens matériaux liturgiques judéo-chrétiens cousus ensemble afin de répondre aux besoins d’un âge plus avancé.”

 

Les déclarations du Bibliste Dr Robert M. Price concourent également à la nature pré-islamique des différents textes coraniques:

«Le Coran a été assemblé à partir d’une variété de textes Hagarene antérieurs (d’où, à nouveau les contradictions la mort de Jésus) afin de fournir à Mohamet, tel Moïse sa propre Torah …. »

L’expert Islamique M. Gerd-R. Puin conclut:

“Mon idée est que le Coran est une sorte de cocktail de textes qui n’ont pas été compris de tous, même à l’époque de Mahomet. Beaucoup d’entre eux peuvent même dater d’une centaine d’années antérieures à l’Islam lui-même. Même dans les traditions islamiques il y a un énorme corpus d’informations contradictoires, basé sur un substrat chrétien important …. ”

Ainsi, le Coran n’a pas été écrit par Mohammed.

 

 

Le Coran Yéménite

Un ajout significatif à cette étude importante a été la découverte en 1972 à Sanaa, au Yémen, de milliers de fragments sur parchemin du Coran, consistant peut-être le plus ancien manuscrit coranique existant jamais trouvé, datant des 7e-8e siècles. En ce qui concerne ces fragments, le professeur qui les a photographiés, le Dr Puin, remarque:

     «Tant de musulmans ont cette croyance que tout ce qu’il y a entre les deux couvertures du Coran est juste la Parole inchangée de Dieu. Ils aiment citer le travail textuel qui montre que la Bible a une histoire et ne tombe pas tout droit du ciel, mais jusqu’à présent, le Coran a été hors de cette discussion. La seule façon de briser ce mur est de prouver que le Coran a aussi une histoire. Les fragments de Sanaa nous aideront à le faire. »

 

En ce qui concerne les textes et les conclusions de Puin, The Atlantic Monthly’s Toby Lester établit:

« … certains de ces fragments ont révélé de petites aberrations mais cependant intrigantes par rapport au texte coranique standard. De telles aberrations, qui ne sont pas surprenantes pour les historiens textuels, sont troublantes car en contradiction avec la croyance musulmane orthodoxe que le Coran tel qu’il nous est parvenu aujourd’hui est tout simplement le Verbe parfait, intemporel et immuable de Dieu … Ce que le Coran Yéménite semble suggérer, Puin a commencé à le sentir, est que c’est un texte évolutif plutôt que simplement la Parole de Dieu telle que révélée dans son intégralité au prophète Mahomet au septième siècle de notre ère …»

 

D’autres éléments de poids sur ​​la valeur de la découverte du Yémen viennent du Dr Andrew Rippin, Professeur d’études islamiques:
« L’impact des manuscrits yéménites n’est pas encore total. Leurs variations sur la lecture du texte et l’ordre des versets sont tous très importants. Tout le monde est d’accord là-dessus. Ces manuscrits démontrent que l’histoire des débuts des textes coraniques est beaucoup plus une question ouverte que beaucoup l’ont soupçonné: le texte est moins stable, et avait alors donc moins d’autorité, que ce qui a toujours été revendiqué… »

 

Dans ce même cadre, le professeur d’histoire Islamique Dr. R. Stephen Humphreys résume l’importance de l’étude sur la manière dont le Coran a été créé et ce que représente le trésor yéménite dans cette quête:


« Historiciser le Coran aurait pour effet de délégitimer toute l’expérience historique de la communauté musulmane. Le Coran est la charte de la communauté, le document qui l’a appelé à l’existence. Et idéalement, quoi qu’évidemment pas toujours dans la réalité, l’histoire islamique a été l’effort de poursuivre et d’appliquer les commandements du Coran dans la vie humaine. Si le Coran est un document historique, alors toute la lutte islamique de quatorze siècles est effectivement vide de sens. »

Les preuves révèle que le Coran a été écrit tout au long d’une période de plusieurs décennies, sinon sur des siècles, par un certain nombre de mains, plutôt qu’issu d’un seul représentant, telle une divine «révélation» du Tout-Puissant à Mahomet.

 

 

Qui était Mohamet ?

 

Comme celle de Bouddha, Jésus, Moïse, et autres, l’historicité de Mahomet est discutable. Il semble être encore une autre figure de proue religieuse inventée pour créer un «état» religion. Son «histoire» est pleine de légendes fantastiques, mais même si nous devions y trouver dedans un “personnage historique”, il ne serait pas un personnage très élevé ou affable. Comme dit Potter:

 

“Parmi les femmes, son goût va plutôt aux veuves ayant un certain tempérament… Pour les loisirs, il se plaisait à bricoler des chaussures. Peut-être sa plus grande joie, c’est quand il voyait les têtes coupées de ses ennemis.

“Les choses qu’il n’aime pas sont tout aussi variées. Il détestait les vêtements recouverts de soie, les intérêts, les chiens, les mensonges des autres, les juifs et les chrétiens. Il détestait les poètes, dont il dit:« Chaque peintre finira en enfer. »

 

«Il était démesurément vaniteux. Une poète femme intelligente en avait fait une satire. Elle a été tuée pendant son sommeil avec son enfant sur ​​son sein, et Muhammad le vengeur a salué son meurtrier. Une fois, il a torturé un Juif pour trouver l’emplacement d’un trésor caché et l’a fait tuer, puis a ajouté la veuve à son harem. Le caractère du prophète était étrange en effet. Comment une telle personne ait pu inspirer une telle vénération et dévotion? C’est une des énigmes de l’histoire.

«Ce n’était pas qu’il ait développé une grande théologie, non plus. Et le peu de théologie digne de ce nom que l’Islam possède, a été construit après que Mohamet soit mort depuis longtemps. »

 

D’après les hadiths ou Hadees – comptes-rendus des paroles et des actes présumés de Mahomet et de ses compagnons, le Prophète était en effet un personnage qui devrait repousser tout être humain décent. L’un après l’autre des hadiths discutent de l’appétit sexuel insatiable de Mahomet, qui comprenait des rapports sexuels avec sa “femme” Aisha, qui avait 9 ans et n’avait même pas encore atteint la puberté. Diverses autorités islamiques ont également affirmé que Mohamet a commencé à attoucher Aisha quand il l’a épousée à l’âge de six ans.

 

Quant à savoir comment un tel personnage a pu inspirer une telle vénération et dévotion, nous vous dirions que c’est parce que Mahomet et l’Islam ont été créés par une autre faction de “la fraternité” à des fins de concurrence avec le judaïsme, le christianisme, le zoroastrisme et les autres religions en cours. Comme n.d. Morozov dit:

 

“… jusqu’aux Croisades, l’Islam ne se distinguait pas du judaïsme et … alors seulement a-t-il reçu son caractère indépendant, Mahomet et les premiers Califes sont devenus alors des figures mythiques.”

Derrière la création de telles idéologies il y a généralement ceux à qui cela bénéficie le plus, en particulier les “parties tierces” telles les fabricants d’armes, puisque ces croyances qui divisent mettent pour toujours une culture contre une autre.

Laisse mon Peuple aller…
Malgré les tentatives peu convaincantes de personnes bien intentionnées pour faire valoir le pacifisme de l’Islam, le fait est que c’est une religion de guerriers du désert qui n’a pas été propagé par des moyens pacifiques. Comme Gerald Berry dit, dans « Religions of the World »(62):

 

     «En partie parce qu’il avait besoin de fonds et en partie parce que ses adeptes n’étaient pas qualifiés dans l’agriculture tout comme les habitants de Yathrib, [Mohammed] a organisé des bandes pour combattre et faire des raids contre des caravanes. N’ayant pas de liens avec les religions plus anciennes, il lançaient ses bandes armées même pendant les mois de paix. Ainsi a commencé la guerre sainte Arabe. L’ensemble du mouvement de Mahomet a pris un caractère de militarisme religieux. Il a fabriqué les combattants musulmans fanatiques en leur apprenant que l’admission au paradis était assurée pour tous ceux qui meurent en combattant pour la cause d’Allah. ”

 

En fin de compte, l’Islam, qui signifie «soumission», est bâti sur des mythes et traditions plus anciens, et a été conçu afin d’usurper le pouvoir des chrétiens, des juifs et des femmes. Même si nous n’avons aucune querelle avec toute la culture arabe, nous avons un gros problème avec les idéologies qui sont pleines de demi-vérités et de mensonges. En raison de l’arrogance et du fanatisme, les anciennes cultures, ainsi que leur variété, leur sens de la justice et de la beauté, sont maintenant pratiquement entièrement détruits. En effet, les religions occidentales monolithiques ont procédé à une dégradation massive de la culture.

 

Si habitants de cette planète devenaient simplement éduqués quant à l’origine de leurs traditions dans leur intégralité, nous pourrions vivre dans un monde de savoir et d’une grande beauté, par opposition aux idéologies sectaires, laides, superstitieuses et répressives basées sur l’exclusion. L’islam est né de la répression du christianisme et du judaïsme, ainsi que d’une culture axée sur un déséquilibre du rapport homme-femme. Comme toutes ces traditions, l’islam est tout à fait hors de l’équilibre, et nous pouvons tous souffrir pour lui, surtout si les prévisions se réalisent affirmant que l’Islam sera la religion majoritairement dominante dans le monde pour les prochaines décennies.

 

Comme indiqué précédemment, il y a peu de femmes ou d’hommes non musulmans qui souhaitent vivre dans un tel monde. En raison de cette aversion, on pourrait s’attendre à voir dans le futur d’innombrables batailles et guerres horribles, menées au nom d’un dieu ou d’un autre, comme cela s’est produit trop souvent dans le passé, principalement par ces religions abrahamiques monothéistes du judaïsme, du christianisme et de l’islam . Tout compte fait, ces trois sont responsables de la mort de centaines de millions de personnes, alors pourquoi sont-elles considérées comme «grandes religions? » La « plus grande » des choses à leur sujet est le taux de mortalité qu’elles induisent.

 

Si ce monde doit survivre aux temps à venir, nous aurons besoin de toutes les personnes qu’il est possible et capables de laisser tomber toutes ces doctrines qui divisent. Ceux dont nous avons besoin sur cette planète, en ce moment, sont ceux qui sont honnêtes, bienveillants et l’ensemble des êtres humains motivés non pas par des faveurs et avantages potentiels de divinités sadiques et ethnocentriques dans le ciel, mais motivées par une décence innée et intègre. C’est seulement de cette façon que nous pourrons tous vivre en paix plutôt que subir la peur, qui est l’arme brandie par la religion pour convertir les «fidèles».

 

Sources & lectures supplémentaires :

Berry, Gerald. Religions of the Word. Barnes & Noble, 1955.
Dawood, N.J. The Koran. London: Penguin Books, 1995.
Dupuis, Charles. The Origins of All Religious Worship.
Glazov, Jamie. “The Yemeni Koran.” FrontpageMag.com
Potter, Charles Francis. The Great Religious Leaders. New York: Simon & Schuster, 1958.
Reik, Theodor. Pagan Rites in Judaism. New York: Farrar, Strauss, 1964.
Walker, Barbara G. The Woman’s Encyclopedia of Myths and Secrets. HarperSanFrancisco, 1983.

Citations à partir du Coran :
A Call to the Muslims of the World
The Massacres of the Khilafah
‘Islam is a Religion of Peace’
Allah the Moon God

 

traduit de l’américain par Loic le 23/08/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un Père qui ne rompt pas les liens avec ses enfants… (in English) … A Father who does not sever the relationship with his children …

…Extract, (in French)…
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Où l’on découvre que les éruptions Solaires influent sur le taux de désintégration des éléments radioactifs sur Terre. Bien que l’on n’établisse pas clairement l’origine de cette relation, des analyses montrent que certains éléments radioactifs sur Terre subissent un ralentissement du nombre de leurs désintégrations, et cela même quelques jours avant l’émergence à la surface des protubérances solaires. De même, alors que l’on tenait pour constant ce taux de décroissance radioactive des éléments, il semble également soumis à un cycle de 33 jours, correspondant à la période de rotation du noyau de notre étoile.
Quand on sait que, par transmutations progressives, la plupart des éléments radioactifs naturels sur notre planète sont originellement issus de notre Étoile centrale au temps de la formation du système solaire, je trouve que la révélation de cette liaison naturelle montre comment le Soleil surveille sa descendance, par un lien magico-symbolique dont on trouvera le support physique probablement prochainement…
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from    http://news.stanford.edu/news/2010/august/sun-082310.html
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Stanford Report, August 23, 2010

The strange case of solar flares and radioactive elements

When researchers found an unusual linkage between solar flares and the inner life of radioactive elements on Earth, it touched off a scientific detective investigation that could end up protecting the lives of space-walking astronauts and maybe rewriting some of the assumptions of physics.

BY DAN STOBER

It’s a mystery that presented itself unexpectedly: The radioactive decay of some elements sitting quietly in laboratories on Earth seemed to be influenced by activities inside the sun, 93 million miles away.

Is this possible?

Researchers from Stanford and Purdue University believe it is. But their explanation of how it happens opens the door to yet another mystery.

There is even an outside chance that this unexpected effect is brought about by a previously unknown particle emitted by the sun. “That would be truly remarkable,” said Peter Sturrock, Stanford professor emeritus of applied physics and an expert on the inner workings of the sun.

The story begins, in a sense, in classrooms around the world, where students are taught that the rate of decay of a specific radioactive material is a constant. This concept is relied upon, for example, when anthropologists use carbon-14 to date ancient artifacts and when doctors determine the proper dose of radioactivity to treat a cancer patient.

Random numbers

But that assumption was challenged in an unexpected way by a group of researchers from Purdue University who at the time were more interested in random numbers than nuclear decay. (Scientists use long strings of random numbers for a variety of calculations, but they are difficult to produce, since the process used to produce the numbers has an influence on the outcome.)

Ephraim Fischbach, a physics professor at Purdue, was looking into the rate of radioactive decay of several isotopes as a possible source of random numbers generated without any human input. (A lump of radioactive cesium-137, for example, may decay at a steady rate overall, but individual atoms within the lump will decay in an unpredictable, random pattern. Thus the timing of the random ticks of a Geiger counter placed near the cesium might be used to generate random numbers.)

As the researchers pored through published data on specific isotopes, they found disagreement in the measured decay rates – odd for supposed physical constants.

Checking data collected at Brookhaven National Laboratory on Long Island and the Federal Physical and Technical Institute in Germany, they came across something even more surprising: long-term observation of the decay rate of silicon-32 and radium-226 seemed to show a small seasonal variation. The decay rate was ever so slightly faster in winter than in summer.

Was this fluctuation real, or was it merely a glitch in the equipment used to measure the decay, induced by the change of seasons, with the accompanying changes in temperature and humidity?

“Everyone thought it must be due to experimental mistakes, because we’re all brought up to believe that decay rates are constant,” Sturrock said.

The sun speaks

On Dec 13, 2006, the sun itself provided a crucial clue, when a solar flare sent a stream of particles and radiation toward Earth. Purdue nuclear engineer Jere Jenkins, while measuring the decay rate of manganese-54, a short-lived isotope used in medical diagnostics, noticed that the rate dropped slightly during the flare, a decrease that started about a day and a half before the flare.

If this apparent relationship between flares and decay rates proves true, it could lead to a method of predicting solar flares prior to their occurrence, which could help prevent damage to satellites and electric grids, as well as save the lives of astronauts in space.

The decay-rate aberrations that Jenkins noticed occurred during the middle of the night in Indiana – meaning that something produced by the sun had traveled all the way through the Earth to reach Jenkins’ detectors. What could the flare send forth that could have such an effect?

Jenkins and Fischbach guessed that the culprits in this bit of decay-rate mischief were probably solar neutrinos, the almost weightless particles famous for flying at almost the speed of light through the physical world – humans, rocks, oceans or planets – with virtually no interaction with anything.

Then, in a series of papers published in Astroparticle Physics, Nuclear Instruments and Methods in Physics Research and Space Science Reviews, Jenkins, Fischbach and their colleagues showed that the observed variations in decay rates were highly unlikely to have come from environmental influences on the detection systems.

Reason for suspicion

Their findings strengthened the argument that the strange swings in decay rates were caused by neutrinos from the sun. The swings seemed to be in synch with the Earth’s elliptical orbit, with the decay rates oscillating as the Earth came closer to the sun (where it would be exposed to more neutrinos) and then moving away.

So there was good reason to suspect the sun, but could it be proved?

Enter Peter Sturrock, Stanford professor emeritus of applied physics and an expert on the inner workings of the sun. While on a visit to the National Solar Observatory in Arizona, Sturrock was handed copies of the scientific journal articles written by the Purdue researchers.

Sturrock knew from long experience that the intensity of the barrage of neutrinos the sun continuously sends racing toward Earth varies on a regular basis as the sun itself revolves and shows a different face, like a slower version of the revolving light on a police car. His advice to Purdue: Look for evidence that the changes in radioactive decay on Earth vary with the rotation of the sun. “That’s what I suggested. And that’s what we have done.”

A surprise 

Going back to take another look at the decay data from the Brookhaven lab, the researchers found a recurring pattern of 33 days. It was a bit of a surprise, given that most solar observations show a pattern of about 28 days – the rotation rate of the surface of the sun.

The explanation? The core of the sun – where nuclear reactions produce neutrinos – apparently spins more slowly than the surface we see. “It may seem counter-intuitive, but it looks as if the core rotates more slowly than the rest of the sun,” Sturrock said.

All of the evidence points toward a conclusion that the sun is “communicating” with radioactive isotopes on Earth, said Fischbach.

But there’s one rather large question left unanswered. No one knows how neutrinos could interact with radioactive materials to change their rate of decay.

“It doesn’t make sense according to conventional ideas,” Fischbach said. Jenkins whimsically added, “What we’re suggesting is that something that doesn’t really interact with anything is changing something that can’t be changed.”

“It’s an effect that no one yet understands,” agreed Sturrock. “Theorists are starting to say, ‘What’s going on?’ But that’s what the evidence points to. It’s a challenge for the physicists and a challenge for the solar people too.”

If the mystery particle is not a neutrino, “It would have to be something we don’t know about, an unknown particle that is also emitted by the sun and has this effect, and that would be even more remarkable,” Sturrock said.

 

Chantal Jolagh, a science-writing intern at the Stanford News Service, contributed to this story.

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La fin du monde est encore loin, et, pour ne pas en rajouter davantage…. ;-)

Bien sur, l’humanité vît une transition importante, dans laquelle chaque être humain doit, pour sa propre survie, comprendre qu’il a une responsabilité cosmique, qu’il est également responsable des autres membres de l’équipage Terre, et que cette responsabilité demande aussi une certaine sagesse et une capacité de relativiser toutes les informations qui lui arrivent. Dans ce sens, j’ai trouvé intéressant l’article suivant que je reproduis ci-dessous, en en remerciant les auteurs.

(merci à Argyro pour l’image ;-))

La fin du monde est encore loin :

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65996.htm

Alors que l’année 2012 approche à grands pas, et, avec elle, des prophéties de fin du monde, l’astrophysicien tchèque Martin Petrasek [1] explique que celle-ci n’est pas pour demain. C’est également l’avis des frères Böhm, qui, procédant à de nouveaux calculs, ont déterminé que le calendrier maya ne s’arrêtait pas en 2012 comme on a l’habitude de le croire, mais en 2116.

Martin Petrasek, de l’Université silésienne d’Opava [2], assure que détruire la planète Terre ou toute forme de vie sur celle-ci n’est pas si simple qu’on l’imagine. Il précise que des tests ont montré que des formes de vie pouvaient subsister dans des conditions que l’esprit humain ne parvient même pas à envisager. Pour lui, anéantir la vie sur Terre revient presque à détruire la planète entière en tant que corps, et toutes les technologies militaires et scientifiques de tous les pays du monde combinées n’y parviendraient pas. Une guerre nucléaire mondiale pourrait conduire à l’extinction de l’espèce humaine, bien que cela semble très difficile, mais en aucun cas de la vie en elle-même.

Certes, la perspective d’une rencontre de la Terre avec un astéroïde constitue une réelle menace pour la survie de l’humanité. Il suffirait d’une météorite de 150 mètres de diamètre pour causer de graves dommages. Cependant, la destruction de la plupart des créatures vivantes terrestres nécessiterait une collision avec un corps d’une taille au moins égale à un kilomètre. Même dans cette hypothèse, l’extermination de toute forme de vie semble irréaliste. Par exemple, il y a 65 millions d’années, un astéroïde d’une dizaine de dix kilomètres de diamètre a heurté la Terre et a causé la disparition de la plupart des espèces (telles que les dinosaures), mais n’a pas fait disparaître la vie. A l’échelle de l’univers, la Terre est une minuscule cible qui a peu de chances d’entrer en collision avec un corps, même si, tôt ou tard, cela risque d’arriver. Par ailleurs, la gravité n’est pas non plus susceptible de provoquer une collision entre des planètes de masse importante.

La menace représentée par le soleil, elle non plus, n’est pas très sérieuse. Si les processus qui ont lieu à la surface du soleil peuvent endommager ce que l’homme a créé, notamment son réseau électrique et ses infrastructures de communication, ils ne sont pas à même de compromettre la survie de l’espèce humaine. Le soleil est un partenaire très fiable et stable sur lequel il est possible de compter dans le milliard d’années à venir. Quant à une hypothétique fonte de la totalité des glaciers terrestres, que Martin Petrasek juge improbable, elle ne provoquerait pas la submersion totale des terres immergées. Le niveau des océans augmenterait de 60 à 70 mètres, ce qui causerait des difficultés importantes, mais cela ne mettrait pas en danger l’humanité dans son ensemble.

Martin Petrasek n’est pas le seul à considérer que la fin du monde est encore loin ; dans un tout autre registre, alliant histoire et mathématiques, les frères Böhm ont découvert que la fin du monde n’était pas prévue par le calendrier maya pour 2012, mais pour 2116. Leur étude, publiée dans la revue allemande Astronomische Nachrichten, [3] vient remettre en cause les idées reçues sur le sujet.

Bohumil [4] et Vladimir Böhm [5], respectivement mathématicien et professeur d’histoire et d’espagnol, s’intéressent tous deux de très près à la culture maya. Les Mayas étaient obnubilés par les chiffres et les dates. Le problème réside dans le fait qu’ils utilisaient plusieurs calendriers. Leur calendrier religieux comportait 260 jours ; un autre de leurs calendrier en avait 365, et était employé principalement à des fins agricoles ; enfin, ils se servaient également d’un calendrier de neuf jours, qui correspond à peu près à notre semaine. Ils avaient, en outre, défini un cycle long de 1 872.000 jours.

Connaître la relation liant leur calendrier au nôtre permet de savoir quand était prévue, selon eux, la fin du monde, correspondant à la fin de ce cycle. Cependant, cette relation se révèle très complexe à établir ; il faut s’appuyer sur des événements relatés et datés et par des sources chrétiennes, et par des sources mayas, tout en sachant quel calendrier maya a été utilisé pour la datation.

Les recherches de Vladimir et Bohumil Böhm les ont amenés à conclure que depuis cinquante ans, les rapports calculés entre notre calendrier et le calendrier maya étaient faussés. En effet, John Eric Sidney Thompson, archéologue et spécialiste de la culture maya de la première moitié du XXème siècle, avait déterminé cette relation sans tenir compte d’une interruption dans l’usage du calendrier maya due à l’occupation de deux cités-temples par des tribus mexicaines. C’est en rectifiant cette erreur que les frères Böhm, se basant sur un code maya conservé à la Bibliothèque universitaire saxonne de Dresde [6], ont découvert que les Mayas n’avaient pas prévu la fin du monde pour 2012, mais pour 2116.

Pour en savoir plus, contacts :

– [1] Mgr. Martin Petrasek, Filozoficko-prirodovedecka fakulta, Slezska univerzita v Opave, Bezrucovo namesti 1150/13, 746 01 Opava – tél. : (00 420) 553 684 286 / (00 420) 555 557 102 / (00 420) 608 063 628 – email : martin.petrasek@fpf.slu.c / martin@petrasek.info – Site internet : http://www.petrasek.info
– [2] Université silésienne, Opava – http://english.slu.cz/
– [3] Revue Astronomische Nachrichten, http://www.aip.de/AN
– [4] Bohumil Böhm – email : paib@volny.cz – Site internet : http://www.volny.cz/paib
– [5] Vladimir Böhm, Academia Rerum Civilium, Vysoka skola politickych a spolecenskych v?d, Katedra cizich jazyku, Ovcarecka 312, 280 02 Kolin V – tél. : 321 734 711 – fax : 321 734 720 – email : bohm@vspsv.cz / paib2@upcmail.cz – Site internet : http://www.volny.cz/paib
– [6] Bibliothèque universitaire saxonne de Dresde, http://www.slub-dresden.de/en/home

Code brève
ADIT : 65996

Source :
– Hospodarske noviny, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Frl0b
– Hospodarske noviny, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tlDd8

Rédacteur :
Viviane Locuratolo, viviane.locuratolo@mail.muni.cz

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The Origins of Christianity and the Quest for the Historical Jesus Christ

In the personal quest for Truth, I think it’s very important to be aware of research conducted by Acharya S/D.M. Murdock.
Understanding the conceptual “assembly” of the past is an urgent need to re-interpret correctly what has shaped the Western civilization on a so confused way .
Providing the tools for a more right knowledge allows you to find the path of inspiration related to the accuracy of the original principles that govern the universe.
This is my main intention in inserting the following text. I hope that this information will be useful!

The Origins of Christianity
and the Quest for
the Historical Jesus Christ

Excerpted from

By Acharya S/D.M. Murdock

Please feel free to print out and distribute this ebook in any way,
both online and offline!

http://www.truthbeknown.com
www.StellarHousePublishing.com

Table of Contents

The Origins of Christianity and the Quest for the Historical Jesus Christ 3
Introduction 3
The Controversy 3
History and Positions of the Debate 3
“Pious Fraud” 4
The Proof 4
The Gnostics 5
Biblical Sources 5
Non-Biblical Sources 6
The Characters 7
The Major Players 9
Buddha 9
Horus of Egypt 12
Mithra, Sun God of Persia 13
Krishna of India 14
Prometheus of Greece 19
The Creation of a Myth 19
The “Son” of God is the “Sun” of God 20
Etymology Tells the Story 21
The Book of Revelation is Egyptian and Zoroastrian 22
The “Patriarchs” and “Saints” are the Gods of Other Cultures 22
The “Disciples” are the Signs of the Zodiac 23
Was Jesus an Essene Master? 24
Qumran is Not an Essene Community 24
Was the New Testament Composed by Therapeuts? 25
Conclusion 25
Bibliography 26

The Origins of Christianity and
the Quest for the Historical Jesus Christ

Excerpted from

The Christ Myth Anthology
by Acharya S/D.M. Murdock

Introduction

Around the world over the centuries, much has been written about religion, its meaning, its
relevance and contribution to humanity. In the West particularly, sizable tomes have been
composed speculating upon the nature and historical background of one of the main
characters of Western religions, Jesus Christ. Many have tried to dig into the precious few
clues as to Jesus’s identity and come up with a biographical sketch that either bolsters faith or
reveals a more human side of this godman to which we can all relate. Obviously, considering
the time and energy spent on them, the subjects of Christianity and its legendary founder are
very important to the Western mind and culture, and increasingly to the rest of the world as
well.

The Controversy

Despite all of this literature continuously being cranked out and the significance of the issue,
in the public at large there remains a serious lack of formal and broad education regarding
religion and mythology, and most individuals are highly uninformed in this area. Concerning
the issue of Christianity, for example, the majority of people are taught in most schools and
churches that Jesus Christ was an actual historical figure and that the only controversy
regarding him is that some people accept him as the Son of God and the Messiah, while others
do not. However, whereas this is the raging debate most evident in this field today, it is not the
most important. Shocking as it may seem to the general populace, the most enduring and
profound controversy in this subject is whether or not a person named Jesus Christ ever
really existed.

Although this debate may not be evident from publications readily found in popular
bookstores, when one examines this issue closely, one will find a tremendous volume of
literature that demonstrates, logically and intelligently, time and again that Jesus Christ is a
mythological character along the same lines as the Greek, Roman, Egyptian, Sumerian,
Phoenician, Indian or other godmen, who are all presently accepted as myths rather than
historical figures. Delving deeply into this large body of work, one uncovers evidence that the
Jesus character is based upon much older myths and heroes from around the globe. One
discovers that this story is not, therefore, a historical representation of a Jewish rebel
carpenter who had physical incarnation in the Levant 2,000 years ago. In other words, it has
been demonstrated continually for centuries that this character, Jesus Christ, was invented
and did not depict a real person who was either the “son of God” or was “evemeristically” made
into a superhuman by enthusiastic followers.

History and Positions of the Debate

This controversy has existed from the very beginning, and the writings of the Church fathers
themselves reveal that they were constantly forced by the Pagan intelligentsia to defend what
the non-Christians and other Christians (“heretics”) alike saw as a preposterous and fabricated
yarn with absolutely no evidence of it ever having taken place in history.

As Rev. Dr. Robert Taylor says, “And from the apostolic age downwards, in a never interrupted
succession, but never so strongly and emphatically as in the most primitive times, was the
existence of Christ as a man most strenuously denied.”1 According to these learned dissenters,
the New Testament could rightly be called, “Gospel Fictions.”2

1 Taylor, 253.

2 With acknowledgement to Randel Helms, author of Gospel Fictions.

3 CE, I, 606.

4 Wheless, xxxvi.

5 Gibbon, 766. Gibbon includes the original Greek and cites the edition as “Page 356, edit. Graec. Rob.
Stephani, Paris, 1544.” The Southern Review (IV, 4) comments, “The passage in Eusebius is in p. 356,
Edit. Graec. Rob. Steph. Paris, 1544, and lib. xii. ch. 31, p. 607 of vol. i. edit. Franc. Vigeri. Paris, 1628.”
Naturally, this quote has been disputed and picked apart to absolve Eusebius of deceit.

6 Wheless, 105.

7 Keeler, 48.

“Pious Fraud”

Those individuals (or their spiritual heirs) who concocted some of the hundreds of “alternative”
gospels and epistles being kicked about during the first several centuries AD/CE even confirmed
that they (or their compadres) had forged the documents. Forgery during the first centuries of
the Church’s existence was admittedly rampant, so common in fact that a new phrase was
coined to describe it: “pious fraud.”3 Such prevarication is admitted repeatedly in the Catholic
Encyclopedia, as shown by Joseph Wheless’s extensive analysis in Forgery in Christianity.4

Some of the “great” Church fathers, such as historian Eusebius (c. 263-339), were determined
by their own peers to be unbelievable liars who regularly wrote their own fictions of what “the
Lord” said and did during his alleged sojourn upon the earth. According to renowned historian
Edward Gibbon, in one of his works, Evangelical Preparation (bk. 12), Eusebius provides a
handy chapter entitled, “How it may be lawful and fitting to use falsehood as a medicine, and
for the benefit of those who want to be deceived.”5 Wheless calls Church fathers Justin Martyr
(c. 100-c. 165), Eusebius and Tertullian (c. 160–c. 220) “three luminous liars,”6 while Bronson
Keeler concludes, “The early Christian fathers were extremely ignorant and superstitious; and
they were singularly incompetent to deal with the supernatural.”7

In addition, of the dozens of gospels, those once considered canonical or genuine were later
rejected as “apocryphal” or spurious, and vice versa. So much for the “inerrant Word of God”
and “infallible” Church! The confusion exists because the Christian plagiarists over the
centuries were attempting to amalgamate and fuse practically every myth, fairytale, legend,
doctrine or bit of wisdom they could “borrow” from the innumerable different mystery religions
and philosophies that existed at the time. In doing so, they forged, interpolated, mutilated,
changed, and rewrote these texts for centuries.

The Proof

The assertion that Jesus is a myth can be demonstrated not only through the works of
dissenters and “Pagans” who knew the truth—and who were viciously refuted or murdered for
their battle against the Christian priests and Church fathers fooling the masses with their
fictions—but also through the statements of various Christians themselves who disclosed that
they knew Jesus Christ was a myth founded upon more ancient deities located throughout the
known ancient world. Illustrating this contention, in his play from 1564, Bishop of Ossory
John Bale (1495-1563) appears to be suggesting that Pope Leo X (1475-1521) was privy to the
truth based on his high rank, when the bishop recounts an alleged exchange between Cardinal

Bembo (1470-1547) and Pope Leo X, with the latter supposedly exclaiming, “What profit has
not that fable of Christ brought us!”8

8 Encyclopedia Britannica, XXIII, 87. (Emph. added.) See also Walker, 471; Taylor, 35. Bale’s original
Latin is as follows: “Quantum nobis nostrisque ea de Christo fabula profuerit, satis est omnibus saeculis
notum.” (Roscoe, III, 339.)

9 Wheless, xxi.

10 St. Chrysostom’s Picture of the Religion of His Age, 107.

11 St. Chrysostom’s Picture, 108, citing Chrysostom’s “In Matt. Homil. viii. § 1.”

12 See Earl Doherty’s Jesus Puzzle and Jesus: Neither God Nor Man for an extensive analysis of the value
of the Pauline material.

13 Kennedy, J.H., 340-341.

14 Wheless, 231.

Even if the Pope himself did not express such a sentiment, Bale—a high-ranking Church
official—certainly is acknowledging someone’s viewpoint, which means that at that time there
were doubters in the gospel story as a fable. Since I have been online, beginning in 1995, many
individuals have written to me about having been ministers, seminarians, Catholic clergymen,
Jesuits, Presbyterians, et al., relating that, in the higher levels of the Church educational
institutions, “they know it is all myth.” As Wheless says, “The proofs of my indictment are
marvelously easy.”9

The Gnostics

From their own admissions, early Christians were incessantly under criticism by scholars of
great repute who were impugned as “heathens” by their Christian adversaries. This group
included many Gnostics, who strenuously objected to the carnalization of their deity, as the
Christians can be shown to have taken many of the characteristics of their god and godman
from the Gnostics, meaning “Ones who know,” a loose designation applied to members of a
variety of esoteric schools and brotherhoods. The refutations of the Christians against the
Gnostics reveal that the Christian godman was an insult to the Gnostics, who held that their
god could never take human form.

For example, a commentator on the works of Church father St. Chrysostom (c. 347-407)
remarks, “The Docetae, as their name denoted, considered that our blessed Lord did not
actually exist on earth, or suffer upon the cross, but that all was a phantasy.”10 In discussing
the various “heretics” of the second century and onward, the author first addresses the
Valentinians, who “were of opinion that our Lord had passed through the Blessed Virgin as
water through a conduit…”11 He then says, “Others asserted that the incarnation of Christ was
a myth.”

Biblical Sources

It is very telling that the earliest Christian documents, the epistles attributed to “Paul,” never
discuss a historical background of Jesus but deal exclusively with a spiritual being who was
known to “Gnostic” sects for years. The few “historical” references to an actual life of Jesus
cited in the epistles are evidently interpolations and forgeries,12 as are, according to various
scholars, the bulk of the epistles themselves, as they were not written by “Paul.”13 As Wheless
summarizes, “They are thus all uninspired anonymous church forgeries for Christ’s sweet
sake!”14

Aside from the brief reference to Pontius Pilate at 1 Timothy 6:13, an epistle widely rejected as
not having been written by Paul, the Pauline literature “does not refer to Pilate, or the Romans,
or Caiaphas, or the Sanhedrin, or Herod, or Judas, or the holy women, or any person in the
gospel account of the Passion, and that it also never makes any allusion to them; lastly, that it

mentions absolutely none of the events of the Passion, either directly or by way of allusion.”15
Other early “Christian” writings such as Revelation likewise do not mention any historical
details or drama. Paul also never quotes from Jesus’s purported sermons and speeches,
parables and prayers, nor does he mention Jesus’s supernatural birth or any of his alleged
wonders and miracles, all of which one would presume would be very important to his
followers, had such exploits and sayings been known prior to the apostles purported time.

15 Dujardin, 33.

16 See my book Who Was Jesus?, 82, etc.

17 Wheless (207): “Both genealogies are false and forged lists of mostly fictitious names.”

18 Wheless, 229. See Who Was Jesus?, 81.

19 See Who Was Jesus?, 139ff.

20 Walker, 465.

21 For a list of these historians, scholars and other writers, see Who Was Jesus?, 85.

22 Lardner, VI, 496.

23 See, e.g., Olson, “Eusebius and the Testimonium Flavanium,” CBQ 61, 1999, 305-322.

24 Whealey in Böttrich, 74. Whealey provides an extensive analysis of whether or not Eusebius forged the
TF.

Turning to the canonical gospels themselves, which in their present form do not appear in the
historical record until sometime between 170-180 AD/CE,16 their pretended authors, the
apostles, give sparse histories and genealogies of Jesus that contradict each other and
themselves in numerous places. The birth date of Jesus is depicted as having taken place at
different times. His birth and childhood are not mentioned in “Mark,” and although he is
claimed in “Matthew” and “Luke” to have been “born of a virgin,” his lineage is traced to the
House of David through Joseph, so that he may “fulfill prophecy.”17 Christ is said in the first
three (Synoptic) gospels to have taught for one year before he died, while in “John” the number
is around three years. “Matthew” relates that Jesus delivered “The Sermon on the Mount”18
before “the multitudes,” while “Luke” says it was a private talk given only to the disciples. The
accounts of his Passion and Resurrection differ utterly from each other, and no one states how
old he was when he died. In addition, in the canonical gospels, Jesus himself makes many
illogical contradictions concerning some of his most important teachings.19

Non-Biblical Sources

Basically, there are no known non-biblical references to a historical Jesus by any historian or
other writer of the time during and shortly after Jesus’s purported advent. As Barbara G.
Walker says, “No literate person of his own time mentioned him in any known writing.”20
Hellenistic Jewish philosopher Philo Judaeus of Alexandria (20 BCE-50 AD/CE)—alive at the
purported time of Jesus, and one of the wealthiest and best connected citizens of the Empire—
makes no mention of Christ, Christians or Christianity in his voluminous writings. Nor do any
of the dozens of other historians and writers who flourished during the first one to two
centuries of the common era.21

In the entire works of the Jewish historian Josephus (37-c. 100 AD/CE), which constitute
hundreds of pages, there are only two paragraphs that purport to refer to Jesus. Although
much has been made of these “references,” they have been dismissed by many scholars and
even by Christian apologists as forgeries, as have been those referring to John the Baptist and
James, “brother” of Jesus. Bishop Warburton (1698-1779) labeled the Josephus interpolation
regarding Jesus as “a rank forgery, and a very stupid one, too.”
Suns of God and Who Was Jesus?
22 The arguments against this
passage called the Testimonium Flavianum (“TF”) are detailed and can be found in my other
books, especially

Several writers conclude that it was Eusebius himself who forged the passage.23 As Dr. Alice
Whealey remarks, “No other ancient writer knew Josephus’ works anywhere near well enough
to have crafted something so similar to Josephus’ style.”24

Regarding the letter to Trajan supposedly written by Pliny the Younger (23-79 AD/CE), which is
another of the pitifully few “references” to Jesus or Christianity held up by Christians as
evidence of the existence of Jesus, there is but one word that is applicable—”Christian”—and
that has been theorized to be spurious, as is also suspected of the entire letter. Concerning the
passage in the works of the historian Tacitus (c. 56-c. 117 AD/CE), who did not live during the
purported time of Jesus but was born two decades after his purported death, this brief mention
is also considered by many competent scholars as an interpolation and forgery. Christian
defenders also like to hold up the passage in Suetonius (c. 71-c. 135 AD/CE) concerning
someone named “Chrestus” or “Chresto” as reference to their Savior; however, while some have
speculated that there was a Roman man of that name at that time, the name “Chrestus” or
“Chrestos,” meaning “useful,” was frequently held by freed slaves. Others opine that this
passage is also an interpolation.25

25 For more information about these and other purported references, such as Thallus and Phlegon, see
also Suns of God and Who Was Jesus?

26 Barnes, 391.

27 Dujardin, 2.

28 In the gospels, Jesus is depicted among “great crowds” and “multitudes” in some two dozen scriptures.
(See Murdock, WWJ, 85fn.)

29 See my books for further details.

30 For more information on the role of Alexandria in the Christian effort, see my books The Christ
Conspiracy, Suns of Gods, Who Was Jesus? and Christ in Egypt.

Discussing all of the non-Christian evidence, historian Dr. H.E. Barnes, a professor at
Columbia University, remarks that “next to nothing exists” and concludes:

In all, this evidence mounts up to some twenty-four lines, not a single one of
which is of admitted authenticity.26

Of these “references,” Edouard Dujardin says, “But even if they are authentic, and were derived
from earlier sources, they would not carry us back earlier than the period in which the gospel
legend took form, and so could attest only the legend of Jesus, and not his historicity.”27 In any
case, these scarce and brief “references” to a man who supposedly shook up the world28 can
hardly be held up as proof of his existence, and it is absurd that the purported historicity of
the entire Christian religion is founded upon them. As it is said, “Extraordinary claims require
extraordinary proof”; yet, no proof of any kind for the historicity of Jesus has ever existed or is
forthcoming.

The Characters

From all the evidence, it appears that there was no single historical person upon whom the
Christian religion was founded, and that “Jesus Christ” is a compilation of legends, heroes,
gods and godmen. There is not adequate room here to go into detail about each god or godman
that possibly contributed to the formation of the Jewish Jesus character; suffice it to say that
there is plenty of documentation to show that this issue is not a question of “faith” or “belief.”29

The truth is that during the era this character supposedly lived there was an extensive library
at Alexandria and an incredibly nimble brotherhood network that stretched from Europe to
China, and this information network had access to numerous manuscripts and oral traditions
that told a similar narrative with many like motifs as portrayed in the New Testament but with
different place names and ethnicity for the characters.30

As concerns the specious claim that the analogies between the Christ myth and those outlined
below are “non-existent” because they are not found in “primary sources,” let us turn to the
words of the early Church fathers, who acknowledged that major important aspects of the
Christ character are indeed found in the stories of earlier, Pagan gods, but who asserted that

the reason for these similarities was because the evidently prescient devil “anticipated” Christ
and planted “foreshadowing” of his “coming” in the heathens’ minds.

In his First Apology (21), Christian father Justin Martyr acknowledged the similarities between
the older Pagan gods/religions and Christianity, when he attempted to demonstrate, in the face
of ridicule, that Christianity was no more ridiculous than the earlier myths:

ANALOGIES TO THE HISTORY OF CHRIST. And when we say also that the Word,
who is the first-birth of God, was produced without sexual union, and that He,
Jesus Christ, our Teacher, was crucified and died, and rose again, and ascended
into heaven, we propound nothing different from what you believe regarding those
whom you esteem sons of Jupiter. For you know how many sons your esteemed
writers ascribed to Jupiter: Mercury, the interpreting word and teacher of all;
Aesculapius, who, though he was a great physician, was struck by a thunderbolt, and
so ascended to heaven; and Bacchus too, after he had been torn limb from limb; and
Hercules, when he had committed himself to the flames to escape his toils; and the
sons of Leda, and Dioscuri; and Perseus, son of Danae; and Bellerophon, who, though
sprung from mortals, rose to heaven on the horse Pegasus. For what shall I say of
Ariadne, and those who, like her, have been declared to be set among the stars? And
what of the emperors who die among yourselves, whom you deem worthy of deification,
and in whose behalf you produce some one who swears he has seen the burning Caesar
rise to heaven from the funeral pyre?31

31 Roberts, A., ANF, I, 170. (Emph. added.)

32 Taylor, 244. Taylor includes in the footnote the original Greek of Justin, referencing it as “Justini
Apolog. 2.”

33 Apparently, this god is a manifestation of the Hindu deity Balarama. (See Perry, 17.)

In making these comparisons between Christianity and its predecessor Paganism, however,
Justin sinisterly spluttered:

…it having reached the devil’s ears that the prophets had foretold that Christ would
come for the purpose of tormenting the wicked in fire, he set the heathen poets to bring
forward a great many who should be called (and were called) sons of Jove. The Devil
laying his scheme in this, to get men to imagine that the true history of Christ was of
the same character as those prodigious fables and poetic stories.32

Aping these purported “prophecies,” the devil anticipated Christ and caused human poets,
priests and mythographers to create superhuman saviors and sons of God with practically the
same characteristics. Here is a clear admission that these mythical motifs long pre-dated
the Christian era and that the gods’ “lives” were very similar to that alleged of Jesus. This
contention is backed up by numerous artifacts from the ancient world, including books,
inscriptions, statuary, wall carvings and paintings, as well as oral traditions and so on.

The Jesus story evidently incorporated elements from the tales of other deities recorded in a
widespread area, such as many of the following world saviors and “sons of God,” most or all of
whom predate the Christian myth, and a number of whom were “crucified,” executed or
suffered otherwise, among other similarities to the gospel story.

• Adad of Assyria
• Adonis, Apollo and Zeus of Greece
• Agni of India
• Alcides/Hercules of Thebes
• Attis of Phrygia
• Baal of Phoenicia
• Bali of Afghanistan33
• Buddha/Beddhu of India, China and Japan

• Deva Tat (Buddha) of Siam34
• Hesus of the Druids
• Horus, Osiris, and Serapis of Egypt35
• Indra of Tibet/India
• Jao/Iao of Nepal
• Krishna of India
• The Mikado of the Shintos
• Mithra of Persia
• Odin of the Scandinavians
• Prometheus of Caucasus/Greece
• Quetzalcoatl of Mexico
• Salivahana of Burma36
• Tammuz of Syria37
• Thor of the Gauls
• Universal Monarch of the Sibyls
• Wittoba of the Bilingonese
• Xamolxis/Zamolxis of Thrace
• Zarathustra/Zoroaster of Persia

34 Acharya, SOG, 367-368; Garnier, 103.

35 For more information on these gods, see Christ in Egypt.

36 In his original work, Kersey Graves depicted this god as coming from “Bermuda.” After ridicule for
naming a Caribbean island, Graves responded that he was speaking of a “Bermuda,” which is a “small
province as appears in ancient Burmah.” (Perry, 76.) For more on Salivahana, see Suns of God.

37 Walker, 468.

38 See my book Suns of God for more on this subject.

39 Hopkins, 127-128; Thundy, 80.

40 Coomaraswamy, 73; Lillie, BB, 26. See Suns of God and below for a discussion of Buddha’s mother as a
virgin.

41 Thundy, 81.

42 Thundy, 107.

43 Del Mar, 124; Kloppenborg, 76.

44 Hopkins, 128.

The Major Players

Buddha

Although most people think of Buddha as one person who lived around 500 BCE, like Jesus the
character commonly portrayed as Buddha can also be demonstrated to be a compilation of
godmen, legends and sayings of various holy men both preceding and succeeding the period
attributed to the Buddha.38 The Buddha character has the following in common with the Christ
figure:

• Like Jesus, Buddha was a divine being, pre-existent in “heaven” before taking birth.39
• Buddha was born of the virgin Maya, who was considered the “Queen of Heaven.”40
• He was of royal descent and was a prince.41
• At his birth appeared a “marvelous and powerful light.”42
• After Buddha was born, a “slaughter of the infants was ordered by the tyrant
Bimbasara…”43
• When Buddha was a babe, a saint prophesied he would be great, as did Simeon
concerning Christ (Lk 2:25-35).44
• As a child he taught his teachers.45

45 Carpenter, J.E., “Obligations of the New Testament to Buddhism,” 973.

46 Hopkins, 128.

47 Thundy, 54.

48 Dameron, 53.

49 Carpenter, J.E., “ONTB,” 974.

50 See the “Temple of the Recumbent Buddha” for artifacts proving the motif of Buddha and the 12.
Concerning this motif, in private correspondence Dr. Lindtner related, “The Twelve in Buddhism are
found 1. in the ‘Wheel of Existence’ (pratîtyasamutpâdacakram, my ‘Master of Wisdom’ gives ref. to
sources), and 2. as 1200 apostles in the Lotus and many other Mahâyâna scriptures.”

51 Thundy, 54.

52 Dobbins, 212; Wallbank, 172.

53 Mead, GG, 133.

54 Carpenter, J.E., CRW, 48.

55 Carpenter, J.E., “ONTB,” 974.

56 Carpenter, J.E., FTG, 89.

57 Whitney, 8, 361; Asvaghosha/Beal, 222; Garbe, IC, 56.

58 Carpenter, J.E., “ONTB,” 975.

59 Carpenter, J.E., “ONTB,” 977-978.

60 Carpenter, J.E., “ONTB,” 974, 977; Lillie, BB, 184.

61 Carpenter, J.E., “ONTB,” 976.

62 Carpenter, J.E., “ONTB,” 976.

63 Carpenter, J.E., “ONTB,” 976.

64 Carpenter, J.E., “ONTB,” 977.

65 See also my book Suns of God, 357ff, as to a discussion of whether or not Buddha was “crucified.” See
also below concerning “Buddhist Crucifixion.”

66 Thundy, 102; Del Mar, 124.

67 Paine, 102.

68 Jaini, 331-332; Leighton, 88.

69 Lillie, BC, 162; Titcomb, 56; Vetterling, vi.

70 Hardy, 100. See also Suns of God, 298-299, 366ff.

71 Mead, GG, 134.

72 Carpenter, J.E., “ONTB,” 976.

73 Thundy, 80.

• Buddha was presented in the temple, where “the idols fell down before him.”46
• He began his quest for enlightenment at age 29.47
• He crushed a serpent’s head.48
• Buddha was tempted by Mara, the evil one, who offered him “universal dominion.”49
• Sakyamuni Buddha had 12 disciples50 and traveled about preaching.51
• He reformed and prohibited idolatry,52 was a “sower of the word,”53 and preached “the
establishment of a kingdom of righteousness.”54
• He performed miracles and wonders, healed the sick,55 fed 500 men from a “small
basket of cakes,”56 and helps a disciple walk on water.57
• He preached a “sermon on the mount”58 and taught chastity, temperance, tolerance,
compassion, love, and the equality of all.59
• He was transfigured on a mount.60
• Buddha was received in his native city with a triumphal welcome.61
• He was betrayed by a disciple, who led others to kill him.62
• Some of his persecutors became his disciples.63
• A tremendous earthquake occurred upon Buddha’s death.64
• Buddha died,65 suffered for three days in hell,66 and was resurrected.67
• He attained Nirvana or “heaven.”68
• Buddha was considered the “Good Shepherd,”69 the “Carpenter,”70 the “Infinite and
Everlasting”71 and the “Great Physician.”72
• He was the “Savior of the World”73 and the “Light of the World.”74

74 Yu, 428.

75 Hopkins, 129.

76 Hopkins, 130.

77 Hopkins, 137.

78 Hanna, 166.

79 Lindtner, 87ff. In private correspondence, Dr. Lindtner informed me that there were three sources for
the crucifixion story of Buddha: the Lotus sutra, the Mahaparinirvana sutra and the Samghabhedavastu,
of which the MPS is a part. He specifies that the episode is in the Mûlasarvâstivâdavinaya recension of the
MPS.

Buddha’s Birth

According to ancient Buddhist legend, the sage’s mother was a “chaste wife, into whom
miraculously entered in the shape of a white elephant the future Buddha, who subsequently
came out of her right side.”75 Sanskrit scholar Dr. Edward W. Hopkins states that this
miraculous birth story undoubtedly dates to “as early as the third century B.C. and perhaps
earlier.”76 Indeed, the miraculous birth of Buddha, as well as his temptation, are carved on
monuments that date to 150 BCE or older.77

In the fourth century of the common era, Church father St. Jerome (Adversus Jovinianum 1.42)
discussed Buddha specifically as having been born through the side of a virgin:

Among the Gymnosophists of India, the belief has been handed down from generation
to generation as authentic that a virgin gave birth to Buddha, the founder of their
religion, out of her side.78

Jerome’s words—”handed down from generation to generation” and “opinionis auctoritas
traditur”—indicate not that the motif had been recently copied from Christianity by Indian
monks or priests but that it was a tradition of some age.

Buddhist Crucifixion

In the texts, we find the curious motif of a Buddhist figure having been “crucified.” In this
regard, concerning the Buddhist influence on the gospel story, scholar of Buddhism and
Sanskrit Dr. Christian Lindtner writes:

The Sanskrit manuscripts prove without a shadow of doubt:

Everything that Jesus says or does was already said or done by the Buddha.

Jesus, therefore, is a mere literary fiction.

• The Last Supper was the Last Supper of the Buddha.
• Baptism in the name of the Father, the Son and the Holy Spirit was baptism in
the name of the Buddha, the Dharma and the Samgha.
• All the miracles performed by Jesus had already been performed by the Buddha.
• The twelve disciples of Jesus were, in fact, the twelve disciples of the Buddha.
• It was king Gautama—not Jesus—who was crucified.79
• It was Tathâgata—not Jesus—who was resurrected….
• There is nothing in the Gospels, no person, no event, that cannot be traced back
to cognate persons, events or circumstances in the Buddhist gospels.
• …Jesus is a Buddha disguised as a new Jewish legislator, teacher, Messiah and
king of Israel.

The Gospels, forming the foundation of Christianity, are, therefore, typical Buddhist
literature, fiction, designed for missionaries whose language was Greek.

Concerning this purported “crucifixion” or impalement of an important Buddhist figure, related
in, among others, a Buddhist text dating to the first century BCE—the Samghabhedavastu/
Mahâparinirvâna sutra80—Dr. Zacharias P. Thundy states:

80 Concerning this episode, Thundy specifically states: “We have been able to identify two major Sanskrit
sources for the trial narratives. A. Sangabhedavastu of the Mahaparinirvanasutra: Professor Lindtner has
identified the Sangabhedavastu section of the Mahaparinirvanasutra of the Vinayapitakaof the
Mulasarvastivadins. I have studied this text carefully and have arrived at some significant conclusions.”
Again, Lindtner specifies that the episode is in the Mûlasarvâstivâdavinaya (“MSV”) recension of the MPS.

81 “The Sanskrit Sources of the Gospel Narratives of the Trial and Death,”
www.jesusisbuddha.com/thundy.html See also Lindtner, 87-97. (In my previous version of this article, I
attributed this quote to Ken Humphreys, whereas Professor Thundy is apparently the source.) Although
there are many “Buddhas,” a number of whom appear to make up the composite character of “the
Buddha,” this figure is evidently not one of them. The point, however, is that evidently pre-Christian
Buddhist texts contain a crucifixion scene which parallels that found in the gospels.

82 See my book Christ in Egypt, 52ff.

83 Murdock, CIE, 79-209.

84 Murdock, CIE, 210ff.

85 Murdock, CIE, 233ff.

86 Murdock, CIE, 261ff.

87 Murdock, CIE, 298ff, et al.

88 Murdock, CIE, 293-297.

89 Massey, AELW, II, 911.

This is the story of Gautama, a holy man, who was wrongfully condemned to die on the
cross for murdering the courtesan Bhadra. Gautama is impaled on the cross, and his
mentor Krishna Dvapayana visits him and enters into a long dialogue, at the end of
which he dies at the place of skulls after engendering two offspring, the progenitors of
the Ikshavaku Dynasty.81

As is evident from the remarks of Dr. Burkhard Scherer, a “classical Philologist, Indologist and
Lecturer in Religious Studies (Buddhist and Hindu Studies)” at Canterbury Christ
Church University, the fact that there is “massive” Buddhist influence in the gospels has been
well known among the elite scholars for a long time. Says Dr. Scherer:

…it is very important to draw attention on the fact that there is (massive) Buddhist
influence in the Gospels….

Since more than hundred years Buddhist influence in the Gospels has been known and
acknowledged by scholars from both sides. Just recently, Duncan McDerret published
his excellent The Bible and the Buddhist (Sardini, Bornato [Italy] 2001). With McDerret,
I am convinced that there are many Buddhist narratives in the Gospels.

Horus of Egypt

The stories of Jesus and Horus/Osiris are very similar, with the Egyptian god even possibly
contributing the title of “Christ.” Horus and his once-and-future Father, Osiris, are frequently
interchangeable in the mythos, as in the scripture, “I and my Father are one.”82 The legends of
Horus go back thousands of years, and he (or Osiris) shares the following in common with
Jesus:

• Horus was born of the virgin Isis-Meri on December 25th in a cave/manger, with his
birth being announced by a star in the East and attended by dignitaries or “wise
men.”83
• He was a child teacher in the Temple or “House of the Father” and was baptized when
he was 30 years old.84
• Horus was also baptized by “Anup the Baptizer,”85 who becomes “John the Baptist.”
• He had 12 companions, subjects or “disciples.”86
• He performed miracles and raised one man, El-Azar-us, from the dead.87
• The Egyptian god walked on water.88
• Horus was transfigured on the Mount.89

Acharya S/D.M. Murdock The Origins of Christianity
© 2009 www.StellarHousePublishing.com 13
• The Egyptian god was killed, buried in a tomb and resurrected.90
• He was also the “Way, the Truth, the Light, the Messiah, God’s Anointed Son, the Son of
Man, the Good Shepherd, the Lamb of God, the Word,” etc.
91
• He was “the Fisher,” and was associated with the Lamb, Lion and Fish (“Ichthys”).
92
• Horus’s personal epithet appears to have been “Iusa,” the “ever-becoming son” of “Ptah,”
the “Father.”
93
• Horus (or Osiris) was called “the KRST,” long before the Christians duplicated the
story.
94
Numerous ancient artifacts depict the baby Horus being held by the virgin mother Isis—the
original “Madonna and Child.” These motifs can be found in ancient Egyptian texts as well as
other artifacts, as detailed in my book
Christ in Egypt: The Horus-Jesus Connection.
Mithra, Sun God of Persia
The worship of Mithra precedes the common era by several centuries. In fact, the cult of Mithra
was, shortly before the true Christian era, “the most popular and widely spread ‘Pagan’ religion
of the times.”95 Indeed, numerous Mithraic monuments have been found stretching from Asia
Minor to Great Britain.96
Although Mithraism as it developed in the Roman Empire is different from its Perso-Indian
roots, its major motifs and traditions can be traced to a pre-Christian body of knowledge that is
largely astrotheological in nature, as demonstrated by Dr. David Ulansey in The Origins of the
Mithraic Mysteries.
Mithra has the following in common with the Christ character:
• Mithra was born on December 25th97 of the virgin Anahita.98
• The babe was wrapped in swaddling clothes, placed in a manger
99 and attended by
shepherds.100
• He was considered a great traveling teacher and master.
101
• He had 12 companions or “disciples.”
102
• He performed miracles.
103
• He was buried in a tomb.
104
90 Murdock, CIE, 335-430.
91 Murdock, CIE, 309ff.
92 Massey: “Horus in Egypt had been a fish from time immemorial, and when the equinox entered the sign
of Pisces, Horus, was portrayed as Ichthys with the fish sign over his head.” (Massey, HJMC, 25.)
93 Murdock, CIE, 324ff, 424, et al.
94 Murdock, CIE, 313ff.
95 Wheless, 18. Christianity did not become influential to any significant extent until the second century.
96 See the extensive research of Dr. Franz Cumont, who catalogued numerous Mithraic monuments
throughout Europe, as well as Dr. M.J. Vermaseren’s Corpus Inscriptionum et Monumentorum Religionis
Mithriacae, vols. I and II.
97 Cumont, 191; CE, X, 404.
98 Amir-Moezzi, 78; Robertson, PC, 322.
99 Riddle, 37.
100 Turner, 325.
101 Turcan (78) calls Mithra “comme le maître et l’animateur du Kosmos”—”like the master/teacher and
animator of the Cosmos.” Bibliothèque de L’Ècole des Hautes Études (65) cites the Avesta as calling the
god the “master/teacher of nations.” In the texts, Mithra is also called “master/teacher of vast
campaigns.” (de Harlez, 468.)
102 See, e.g., Cumont, 117, 122; Ulansey, 17.
103 One such miracle would be that of Mithra shooting at a rock, producing water. (See, e.g., Hinnells,
173.)

104 Robertson, “Mithraism,” Religious Systems of the World, 209.

105 Cumont, 192-193; Hastings, 753; Nabarz, 16; Ragozin, 69.

106 Cumont, 3.

107 Jackson, S.M., VII, 422. Mithraic monuments often include an image of a lion. (See, e.g., Ulansey.)

108 Maitland, E., 63; Robertson, “Mithraism,” 202.

109 Jackson, S.M., VII, 419.

110 Justin Martyr, Apol. 1.66; Hinnells, 181.

111 Tertullian, On Prescription against Heretics (40); Roberts, ANF, III, 262.

112 Badiozamani, 96.

113 Amir-Moezzi, 78.

114 Hinnells, 507ff.

115 CE, “Brahmanism” (II, 734). (Emph. added.)

• He was considered “the Way, the Truth and the Light, the Redeemer, the Savior, the
Messiah.”105
• Mithra is omniscient, as he “hears all, sees all, knows all: none can deceive him.”106
• He was identified with both the Lion107 and the Lamb.108
• His sacred day was Sunday, “the Lord’s Day,” hundreds of years before the appearance
of Christ.109
• His religion had a eucharist or “Lord’s Supper.”110
• Mithra “sets his marks on the foreheads of his soldiers.”111

Mithra’s “Virgin” Birth?

As concerns the debate regarding the Perso-Roman god Mithra’s “virgin birth,” not a few
scholars and writers of Persian/Iranian extract have discussed the Persian goddess of love
Anahita as Mithra’s virgin mother. Presumably, these individuals know more about their
ancient traditions than do modern Christian apologists, who emphasize Mithra’s rock birth and
deny the virgin-mother motif. For example, Dr. Badi Badiozamani says that a “person” named
“Mehr” or Mithra was “born of a virgin named Nahid Anahita (“immaculate”) and that “the
worship of Mithra and Anahita, the virgin mother of Mithra, was well-known in the
Achaemenian period [558-330 BCE]…”112 Philosophy professor Mohammed Ali Amir-Moezzi
states: “Dans le mithraïsme, ainsi que le mazdéisme populaire, (A)Nahid, mère de
Mithra/Mehr, est vierge”113—”In Mithraism, as in popular Mazdaism, Anahid, the mother of
Mithra, is a virgin.”

Mithra and the Twelve

Mithra surrounded by the 12 “companions” is a motif found on many Mithraic remains and
representing the 12 signs of the zodiac, which are sometimes depicted as humans. The
comparison of this common motif with Jesus and the 12 has been made on many occasions,
including in an extensive study entitled, “Mithras and Christ: some iconographical similarities,”
by Professor A. Deman in Mithraic Studies.114

Many of these Mithraic parallels were remarked upon by the Church fathers, who were
flummoxed by them and who blamed them on the prescient devil.

Krishna of India

In discussing the comparisons between Krishna and Christ, it is claimed either that there are
no real parallels or that these “exact counterparts”—as the Catholic Encyclopedia calls
them115—rest squarely on the shoulders of the Brahman priesthood, who allegedly copied them
from Christianity. Indian and other scholars contend that the story is uninfluenced by
Christianity, many averring that any borrowing must have occurred by Christianity from
Hinduism. As part of this debate, a common earlier English transliteration of Krishna was
“Christna,” which reveals its possible relationship to ‘”Christ.”

Krishna shares the following characteristics and motifs in common with Christ:

• Krishna is an incarnation of the sun god Vishnu, who rises or awakens on the winter
solstice.116
• Krishna was born in a stable117 of the “virgin”118 Devaki (“Divine One”)119
• He was of royal descent and was a prince.120
• Krishna is the “King of the Yadus.”121
• Like the cave-born Christ of tradition, Krishna was born in a “cave-like dungeon.”122
• Upon birth, the baby Krishna, was placed in a “basket for winnowing corn; in other
words, a manger.”123
• Great signs and wonders occurred at Krishna’s birth,124 including the appearance of a
bright star.125
• His birth was attended by angels,126 wise men127 and shepherds,128 and he was
presented with gifts, including gold and incense.129
• His foster father was in the city to pay taxes when Krishna was born.130
• The hero-god was persecuted by a tyrant who ordered the slaughter of infants.131
• The infant Krishna was carried across a river.132
• As a young boy, he worked miracles and wonders, and was hailed as a divine
incarnation.133
• He was worshipped by shepherds as a god.134
• Krishna was “tempted” in the wilderness by “various fiends,” before crushing the
serpent’s head.135
• He raised a child from the dead136 and healed lepers, the deaf and the blind.137
• Krishna preached faith “in God’s love to man and in his mercy and forgiveness of sins
arising therefrom.”138
• Krishna miraculously fed the multitudes.139
• “He lived poor and he loved the poor,”140 humbly washing the feet of guests.141

116 Tod, 448. The summer and winter solstices represent the sleep and rise of Vishnu.

117 Hopkins, ION, 163.

118 Abhedananda (50) calls Krishna’s mother, Devaki, a “holy virgin.”

119 Indian Studies (108) states that Krishna’s “mother’s name, Devaki…can also be interpreted as meaning
‘the divine one.'”

120 Sheridan, 11.

121 Barth, 174; Abhedananda, 64. The “Yadus” were the descendants of the hero Yadu, living in the area
near Mathura and Vrindavana, where the Krishna cult thrived. (Monier-Williams, 845.)

122 Knapp, 199.

123 Robertson, CM (1900), 150.

124 O’Flaherty, 212.

125 Bryant, KS, 119; Robertson, CM (1900), 175. The story of the star, which is called “Rohini”
(Aldebaran), is found in the Bhagavat Purana (10.3:1).

126 Sen (325.

127 Abhedananda, 59; O’Flaherty, 212.

128 Garbe, “CELK,” 41.

129 Abhedananda, 59.

130 Dahlquist, 13; Abhedananda, 55.

131 Doniger, 477.

132 Bryant, KS, 6; Robertson, CM (1900), 194.

133 Abhedananda, 62. See the Protevangelion and infancy gospels for Christ’s similar childhood.

134 Garbe, “CEM,” 346.

135 Robertson, CM (1900), 150; O’Flaherty, 226. In Christian tradition, Christ is said to be the one who
puts enmity between the woman (Eve) and the snake. (Gen 3:15)

136 Robertson, CM (1900), 151; Jackson, J.G., 131.

137 Wheeler, 414-415; Abhedananda, 63.

138 Garbe, “CEB,” 508.

139 Abhedananda, 69.

140 Jacolliot, 250.

141 Abhedananda, 69.

142 Robertson, CM (1900), 150.

143 Abhedananda, 63-64.

144 Abhedananda, 64.

145 Doane (247) uses this uncommon transliteration.

146 Chandra, 190.

147 Robertson, CM (1900), 150.

148 Abhedananda (80): “His feet were shot through with the arrow of an unknown barbarian hunter.” See
the discussion “Krishna Crucified?” below and in my book Suns of God. See also “Was Horus Crucified?”
for a discussion of the meaning and use of the term “crucify.”

149 Vyasa, 304; Gupta, 871.

150 Abhedananda, 67. See the similar story about Jesus as found in the apocryphal text the “Gospel of
Nicodemus” or “Acts of Pilate.”

151 Dahlquist, 77.

152 Blank, 252.

153 Abhedananda, 38.

154 Bryant, KLBG, 308.

155 Abhedananda, 60: “Krishna [is] the Lord of all.” He also calls him “the most beloved Lord and Savior of
all.” (Abhedananda, 38.)

156 Abhedananda, 77.

157 Walker, 515.

158 Abhedananda, 81.

159 Bryant, KS, 98.

160 Walker, 515.

161 Abhedananda, 56.

162 Bhagavad Gita, 10.20; Campbell, 315.

163 Knott, 40.

164 Turner, 258. At Revelation 19:11 it is said that Jesus will return in his Second Coming riding on a
white horse.

• Like Jesus, Krishna continually manifested his divinity and then denied it.142
• He was transfigured in front of his disciples.143
• Krishna was anointed with oil by a woman bearing a jar of ointment.144
• Krishna had a beloved disciple named Arjuna or “Ar-jouan.”145
• A fig or banyan tree figures prominently in Krishna’s myth,146 as the god is depicted
approaching a fig tree, where he “utters a sort of parable.”147
• Tradition holds that Krishna died after being shot in the foot while under a (fig) tree,
leading to claims he was pinned against the tree by an arrow or “crucified.”148
• After his death, he ascended to heaven,149 where he lives on.
• Krishna descended into hell to rescue others.150
• As Vishnu, he is the god “who incarnates himself when sin threatens to take the upper
hand in the world, and destroys it.”151
• Krishna is “a personal savior, a messianic deliverer who will bring all men and women
salvation if only they choose to give Him their devotion.”152
• Krishna is called the “Shepherd God,”153 “Lord of the god of gods”154 and “Lord of
lords,”155 and was considered the “Redeemer,”156 “Firstborn,”157 “Sin Bearer,”158
“Liberator,”159 and “Universal Word.”160
• As Vishnu, he is the second person of the Trinity,161 considered the “Beginning, the
Middle and the End,”162 (“Alpha and Omega”), as well as being omniscient, omnipresent
and omnipotent.
• His disciples shouted the words “Jai Shri Krishna,” meaning “Victory to Lord
Krishna.”163
• A future incarnation of Vishnu is the Kalki avatar, who will arrive riding a white horse
and destroy the wicked.164

As we can see, there are numerous detailed similarities between the stories of Krishna and
Christ.

Krishna’s “Virgin” Birth?

Over the centuries, it has been debated whether or not Krishna’s mother, Devaki, who was said
to be a “chaste maiden,” could also be called a “virgin,” mainly because she traditionally had
given birth to seven children prior to Krishna. However, the evidence points to Devaki—and
Krishna—as a mythical character, and myths do not have human body parts and so on, so
many goddesses are said to be both mother and virgin, regardless of how many children they
produce. For example, according to the myth, Devaki is an incarnation of the dawn goddess
Aditi,165 who was the “eternal virgin” or “celestial virgin,”166 despite the fact that she too gave
birth to eight children.167

165 Parmeshwaranand, 1; Vallabhacarya, 3517, citing the Rig Veda, 1, 89.10.

166 Turner, 15.

167 Shashi, 178.

168 Hiltebeitel, 186.

169 Mathah, 311.

170 Garbe, “CELK,” 36.

171 Dahlquist, 16.

172 Hopkins, 166.

173 Robertson, CM (Kessinger), 139.

174 Clough, 144.

175 Clough, 144.

In addition, Krishna’s mother earlier had given birth as an unmarried and presumably virginal
teenager, after becoming pregnant from eating half a mango.168 Obviously, the virgin birth vis-
à-vis Krishna’s mother represents a real Indian tradition, even if it is not strictly applicable to
his specific nativity. In other words, at one point before Krishna was born, Devaki was a virgin
mother, and the assumption that she remains so throughout the myth is thus understandable.

The Names of Krishna and Christ

Part of the controversy concerning commonalities has revolved around the Indian and
Christian godmen’s respective names. In older English literature, for example, we often
encounter the transliteration of Krishna/Krsna as “Christna,” indicating a possible
relationship. In this regard, Sri Ramakrishna Mathah relates that the names “Krishna” and
“Christ” became “a focal point in such debates: ‘But despite decades of two-way arguments, it
was eventually determined that the name Christ was taken from the Greek Christos, which is
derived from the Sanskrit Krishta, or Krishna.'”169 Indeed, as Dr. Richard Garbe says, “In some
localities of India the word Krishna is pronounced Krishta.”170 Adding to these facts, we learn
that “Krishta” was “also the way the name ‘Christ’ was pronounced” in certain dialects.171

Christian missionaries in India were so struck with the similarities between the names of the
two gods that they explained “Krishna” as the “nomen ipsum corruptum Christi,”172 or a
“corruption of the very name of Christ.”173

Krishna’s Solar Nature

Under “Krishna” in the Sinhalese English Dictionary, Rev. Clough states that “in Hindu
mythology Krishna is considered the most celebrated form of Vishnu or rather Vishnu himself;
in that form he is however distinct from the ten avatars or incarnations of Vishnu, being
always identified with the deity himself…”174 Clough additionally relates that “Krishna” is also
“one of the names of Arjuna the charioteer of the sun.”175 Indeed, Vishnu is a solar deity or
epithet/aspect of the sun, while, as his incarnation—”being always identified with the deity
himself”—Krishna likewise is solar in nature. The fact that Krishna is not only an incarnation

of the sun god but also a deity himself who possessed many solar attributes should be kept in
mind when investigating the Krishna-Christ parallels.

The Greek god Prometheus has been claimed to have come from Egypt, but his drama took
place in the Caucasus Mountains. Prometheus shares a number of striking similarities with
the Christ character including the following:

• Prometheus made the first man and woman out of clay.176
• He descended from heaven as God incarnate as man, to save mankind.177
• He had an “especially professed” friend, “Petraeus” (Peter), the fisherman, who deserted
him.178
• Prometheus was crucified,179 suffered and was unbound180 or “resurrected.”181
• He was called the Logos or Word.182

176 Pausanias/Frazer, 220.

177 Hamilton, E., 25.

178 Taylor, 193.

179 Hengel, 11.

180 Brown, 79.

181 Saladin, 369.

182 Awad, 267; Taylor, 192.

183 Taylor, 192-4.

184 Hengel, 11.

185 Brown, 79.

186 CE, XIV, 521. This remark represents a paraphrase by the Catholic Encyclopedia (“Tertullian”)
concerning Tertullian’s comments in his Apology (16). (Roberts, ANF, III, 31.)

Five centuries before the Christian era, famous Greek playwright Aeschylus wrote Prometheus
Bound, which was presented in the theater in Athens. Taylor states that in the play
Prometheus is crucified “on a fatal tree” and the sky goes dark.183

In relating the depiction of Prometheus’s death by ancient Roman writer Lucian (c. 125-180
AD/CE), Dr. Martin Hengel remarks:

When describing how his hero is fastened to two rocks in the Caucasus, Lucian uses all
the technical terms of a crucifixion: Prometheus is to be nailed to two rocks above a
ravine in the sight of all, in such a way as to produce the effect of “a most serviceable
cross”…184

Long before Lucian, Aeschylus had depicted Prometheus’s torment using “what was then the
technical term for ‘crucify.'”185

The Creation of a Myth

For centuries after obtaining power during the reign of Constantine, Christians went on a
censorship rampage that led to the virtual illiteracy of the ancient Western world and ensured
that their secret would be hidden from the masses. The scholars of other schools/sects
evidently did not easily give up their arguments against the historicizing of a very ancient
mythological creature. We have lost the exact arguments of these learned dissenters because
Christians destroyed any traces of their works. Nonetheless, the Christians preserved the
contentions of their detractors through their own refutations.

For example, early Church Father Tertullian (c. 160-220 AD/CE), an “ex-Pagan” and a presbyter
at Carthage, ironically admitted the true origins of the Christ story and other such myths by
stating in refutation of his critics, “You say we worship the sun; so do you.”186 Interestingly, a

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previously strident believer and defender of the faith, Tertullian later renounced orthodox
Christianity after becoming a Montanist.187
The “Son” of God is the “Sun” of God
188
The reason these various narratives are so similar, with a godman who is killed or “crucified”
and resurrected, who does miracles and has 12 companions or “disciples,” is because these
stories were based on the movements of the sun through the heavens, an astrotheological
development that can be found throughout the world because the sun and the 12 zodiac signs
can be observed around the globe. In other words, Jesus Christ and others upon whom this
character is predicated are personifications of the sun, and the gospel fable is in large part
merely a rehash of a mythological formula revolving around the movements of the sun through
the heavens.
For instance, a number of the world’s sacrificed, suffering or crucified godmen or sun gods
have their traditional birthday on December 25th (“Christmas”). This motif represents the
ancient recognition that (from a geocentric perspective in the northern hemisphere) the sun
makes an annual descent southward until December 21st or 22nd, the winter solstice, when it
stops moving southerly for three days and then starts to move northward again. During this
time, the ancients declared that “God’s sun” had “died” for three days and was “born again” on
December 25th. The ancients realized quite abundantly that they needed the sun to return
every day and that they would be in big trouble if it continued to move southward and did not
stop and reverse its direction. Thus, these many different cultures celebrated the “sun of God’s”
birthday on December 25th. The following are the characteristics of the “sun of God”189
• The sun “dies” for three days on December 22nd, the winter solstice, when it stops in its
movement south, to be born again or resurrected on December 25th, when it resumes
its movement north.
:
• In some areas, the calendar originally began in the constellation of Virgo, and the sun
would therefore be “born of a Virgin.”190
• The sun is the “Light of the World.”
• The sun “cometh on clouds, and every eye shall see him.”
• The sun rising in the morning is the “Savior of mankind,” as well as the “healer” or
“savior” during the day.
• The sun wears a corona, “crown of thorns” or halo.191
• The sun “walks on water,” describing its reflection.
• The sun’s “followers,” “helpers” or “disciples” are the 12 months and the 12 signs of the
zodiac or constellations, through which the sun must pass annually.
• The sun at 12 noon is in the house or temple of the “Most High”; thus, “he” begins “his
Father’s work” at “age” 12.
• The sun enters into each sign of the zodiac at 30°; hence, the “Sun of God” begins his
ministry at “age” 30.192
• The sun is hung on a cross or “crucified,” which represents its passing through the
equinoxes, the vernal equinox being Easter, at which time it is then resurrected.
187 Ehrman, 150; Wheless, 144.
188 The claim is not being made here or elsewhere that the two words “son” and “sun” are related
etymologically. It happens to be a “happy coincidence” and a reality in mythology that the “son of God” is
the “sun of God.” See also the “son-sun” discussion in my ebook, “Jesus as the Sun throughout History.”
189 For a more complete list of solar characteristics and aspects, see my book The Christ Conspiracy, 154-
156.
190 Other reasons include the moon, Spica, etc.
191 Many of the sun gods are depicted with haloes or rays around their heads, hundreds of years before it
became fashionable in Christianity.
192 Evans, 113-114.

Contrary to popular belief, not all ancients were an ignorant and superstitious lot who actually
believed their deities to be literal characters. Indeed, this propaganda has been part of the
conspiracy to make the ancients appear as if they were truly the dark and dumb rabble that
was in need of the “light of Jesus.”

Etymology Tells the Story

The Greek god Zeus, aka “Zeus Patêr,” whom we now automatically believe to be a myth and
not a historical figure, takes his name from the Indian version, “Dyaus Pitar,” the latter term
related to the Greek word “patêr,” or “father.”193 “Zeus” equals “Dyaus,” which became “Deos,”
“Deus” and “Dios”—”God.” “Zeus Patêr,” like Dyaus Pitar, means, “God the Father,” a very
ancient concept that in no way originated with “Jesus” and Christianity. Dyaus Pitar becomes
“Jupiter” in Roman mythology, and likewise is not representative of an actual, historical
character. In Egyptian mythology, Ptah, the “father of the gods,”194 is the unseen god-force, and
the sun was viewed as Ptah’s visible proxy who brings everlasting life to the earth; hence, the
“son of God” is really the “sun of God.”

193 Müller, 21.

194 Frankfort, 181.

195 Murdock, CIE, 321ff.

196 Murdock, CIE, 313ff.

197 Taylor, TD, 7.

198 Murdock, CIE, 67ff.

199 Massey, AELW, II, 837.

200 Massey, AELW, I, 539. Prior to its alleged conquest by David around 1,000 BCE and subsequent
occupation by those who came to be called Jews, Jerusalem had been an Egyptian garrison.

201 Massey, HJMC, 135-136; Kuhn, 18.

202 The Archaeological Institute of America’s Art and Archaeology (45) relates that “Bethany comes from
Beth-Anu, i.e., ‘the shrine of the god Anu.'” In his translation of the pre-Nicene New Testament, Dr.
Robert M. Price renders the Judean town “Beth-Anu.” (Price, 97.)

203 Ritter, 5.

Furthermore, since Horus was evidently called “Iusa,”195 while Osiris was the “KRST,”196
centuries before any Jewish character similarly named, it would be safe to assume that Jesus
Christ is just a repeat of Horus and Osiris, among others. According to Taylor, the title “Christ”
in its Hebraic form meaning “Anointed” (“Masiah”) was held by all kings of Israel, as well as
being “so commonly assumed by all sorts of impostors, conjurers, and pretenders to
supernatural communications, that the very claim to it is in the gospel itself considered as an
indication of imposture…”197

Horus’s principal enemy—originally Horus’s other face or “dark” aspect—was “Set” or “Sata,”
whence comes “Satan.”198 Horus struggles with Set in a similar manner that Jesus battles with
Satan, with 40 days in the wilderness, among other parallels.199 The myth represents the
triumph of light over dark, or the sun’s return to relieve the terror of the night.

“Jerusalem” simply means “City of Peace,” and the actual city in Israel may have been named
after the “holy city of peace” in the Egyptian sacred texts that already existed at the time the
city was founded.200 Likewise, “Bethany,” site of the famous multiplying of the loaves, means
“House of God,” and is allegory for the “multiplication of the many out of the One.”201 Any town
of that designation was likely named for the allegorical place in the texts that existed before the
town’s foundation. The Egyptian predecessor and counterpart is “House of Anu,” which, with
the Semitic word for “house,” beth, would be “Bethanu.”202 Interestingly, the town of Bethany is
called in Arabic el-Aziriyeh or el-Azir—”Lazarus.”203

The Book of Revelation is Egyptian and Zoroastrian

One can find certain allegorical place names such as “Jerusalem” and “Israel” in the New
Testament Book of Revelation. Gerald Massey has stated that Revelation, rather than having
been written by any apostle called John during the 1st century AD/CE, represents a very ancient
text that dates to the beginning of this era of history, i.e. possibly as early as 4,000 years
ago.204 Massey also asserts that Revelation relates the Mithraic legend of
Zarathustra/Zoroaster.205 Dr. Hilton Hotema says of this mysterious book, which has baffled
mankind for centuries: “It is expressed in terms of creative phenomena; its hero is not Jesus
but the Sun of the Universe, its heroine is the Moon; and all its other characters are Planets,
Stars and Constellations; while its stage-setting comprises the Sky, the Earth, the Rivers and
the Sea.”206

204 Massey, HJMC, 3-6.

205 Massey, HJMC, 3.

206 Massey, EBD, 16.

207 Walker, 143.

208 Park, 359.

209 Hilton Hotema says: “Christianity’s Holy Bible was compiled from the Helio Biblia or Sun Book of the
ancient Sun Worshippers…” (Massey, EBD, 2.) As it is not supported by mainstream etymology, this
purported cognate of “holy” and “helios” can be accepted as a play on words to illustrate a point.

210 For a discussion of the Hebrew patriarch Abraham possibly being the Indian god Brahma, see my
books The Christ Conspiracy, Suns of God and The Gospel According to Acharya S.

211 See my book Suns of God for more on the pre-Christian Joshua cult.

212 Robertson, PC, 154.

The word Israel itself, far from being a Jewish appellation, may come from the combination of
three different reigning deities: Isis, the Earth Mother Goddess revered throughout the ancient
world; Ra, the Egyptian sun god; and El, the Semitic deity passed down in form as Saturn.207
El was one of the earliest names for the god of the ancient Hebrews (whence Emmanu-El,
Micha-El, Gabri-El, Samu-El, etc.) and his worship is reflected in the fact that the Jews still
consider Saturday as “God’s Day.”208

Indeed, that the Christians worship on Sunday betrays the genuine origins of their god and
godman. Their “savior” is actually the sun, which is the “Light of the world that every eye can
see.” The sun has been viewed consistently throughout history as the savior of mankind for
reasons that are obvious. Without the sun, the planet would scarcely last one day. So
important was the sun to the ancients that they composed a “Sun Book,” or “Helio Biblia,”
which became the “Holy Bible.”209

The “Patriarchs” and “Saints” are the Gods of Other Cultures

When one studies mythmaking, one can readily discern and delineate a pattern that is
repeated throughout history. Often when an invading culture takes over its predecessors, it
either vilifies the preceding deities or makes them into lesser gods, “patriarchs” or, in the case
of Christianity, “saints.” This process may be exemplified in the apparent adoption of the Hindu
god Brahma as the Hebrew patriarch Abraham.210 Another school of thought proposes that the
patriarch Joshua was based on Horus as “Iusa,” since the cult of Horus had migrated by this
period to the Levant.211 In this theory, the cult of Joshua, which was situated in exactly the
area where the Christ drama allegedly took place, then mutated into the Christian story, with
Joshua becoming Jesus.212

The legend of Moses, rather than being that of a historical Hebrew character, is found in germ
around the ancient Middle and Far East, with the character having different names and races,

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depending on the locale: “Menu” is the Indian legislator213; “Mises” appears in Syria and
Egypt,214 where also the first king, “Menes, the lawgiver” takes the stage215; “Minos” is the
Cretan reformer216; “Mannus” the German lawgiver217; and the Ten Commandments are simply
a repetition of the Babylonian Code of Hammurabi and the Egyptian Book of the Dead, among
others.218 Like Moses, in the Mahabharata the Indian son of the Sun God named Karna was
placed by his mother in a reed boat and set adrift in a river to be discovered by another
woman.219 A century ago, Massey outlined that even the Exodus itself is not a historical event,
an opinion now shared by many archaeologists and scholars. That the historicity of the Exodus
has been questioned is echoed by the lack of any archaeological record, as is reported in
Biblical Archaeology Review (“BAR”), September/October 1994.220
Like many biblical characters, Noah is also a myth,
221
Additionally, the “Esther” of the Old Testament Book of Esther appears to be a remake of the
Goddess Ishtar, Astarte, Astoreth or Isis, from whom evidently comes “Easter”
long ago appropriated from the
Egyptians, the Sumerians and others, as any sophisticated scholar could demonstrate. There
have been floods and deluge stories in many different parts of the world, including but not
limited to the Middle East. The so-called Flood of Noah may refer to the annual flooding of the
Nile—an event that was incorporated in Egyptian mythology. However, it is also yet another
part of ancient mythology.
222 and about
whose long and ubiquitous reign little is said in “God’s infallible Word.” Per Harwood, “Esther”
is best transliterated “Ishtar” and “Mordechai” is “Mardukay.”223
The Virgin Mother/Goddess/Queen of Heaven motif is found around the globe, long before the
Christian era, with Isis, for instance, also being called “Meri” or “Mery.”
224
Even the Hebraic name of God, “Yahweh,” was possibly taken from the Egyptian “IAO.”
225
The “Disciples” are the Signs of the Zodiac
It is no accident that there are 12 patriarchs and 12 disciples, 12 being the number of the
months and astrological signs. Indeed, like the 12 Herculean tasks and the 12 “helpers” of
Horus, Jesus’s 12 disciples are symbolic for the zodiacal signs and do not depict any literal
figures who played out a drama upon the earth circa 30 AD/CE.226 Each of the disciples can be
shown to correspond to an earlier deity, folkloric hero, constellation or other figure.227
213 See Franklin, Ketkar. Variant transliterations are “Manu” and “Manou.”
This
“coincidence” did not escape the notice of the Christian world.
214 See the discussion of Dionysus, Mises and Moses in The Gospel According to Acharya S.
215 Bennett, 121; Journal of the North China Branch of the Royal Asiatic Society, 24. Variations include
“Men” and “Manes.”
216 Rollin, 438.
217 JNCBRAS, 24.
218 The 125th chapter of the Egyptian Book of the Dead is commonly cited as a probable influence on the
Decalogue.
219 Buitenen, 779.
220 The BAR article nevertheless seeks to prove that the Exodus is historical. See also Finkelstein’s The
Bible Unearthed.
221 See Bierlein’s chapter, “The Flood Myths.” See also Walker, 730, et al.
222 Walker, 285-286; Murdock, CIE, 389ff.
223 Harwood, 230.
224 See Christ in Egypt, 124ff.
225 In his pre-Christian book about Egypt, Diodorus Siculus relates that the Jewish god was viewed as the
same as the “IAO.” (Murdock, CIE, 324.) This divine epithet has been found in various places, including
Egypt.
226 For more information on the motif of the 12, see Christ in Egypt, 261ff.
227 See, e.g., J.M. Roberts, 182.

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For example, Peter can be revealed to be a mythological character,228 while Judas has been
said to represent Scorpio, “the backbiter,” the time of year when the sun’s rays are weakening
and the sun appears to be dying.229
James, “brother of Jesus” and “brother of the Lord,” may be equivalent to Amset, brother of
Osiris the Lord.
It is interesting to note that, in the Egyptian story from
pre-Christian times, Horus was said to have been killed by Set, in the form of a scorpion.
230 Massey says that “Taht-Matiu was the scribe of the gods, and in Christian
art Matthew is depicted as the scribe of the gods, with an angel standing near him, to dictate
the gospel.”231
Was Jesus an Essene Master?
As regards Jesus being an Essene according to “secret” Dead Sea Scrolls, even before the
discovery of the scrolls, over the centuries there has been much speculation to this effect, but
Massey, for one, skillfully argued that many of Jesus’s presumed teachings were either in
contradiction to or were non-existent in Essene philosophy. Indeed, Jesus’s character and
many of his actions were utterly contrary to the notion of him being a great Essene healer. 232
The Essenes did not believe in corporeal resurrection, nor did they believe in a carnalized
messiah. The scrolls at Qumran have been dated to between 150 BCE and 70 AD/CE, and, based
on the later scrolls, in which the writers never mention Christ or Christianity, they evidently
did not accept the historicity of Jesus, if they had even heard of him. They were not followers of
the Hebrew Bible, or its prophets, or the concept of the original fall that must produce a savior.
Massey further points out that the Essenes were teetotalers and ate to live rather than the
other way around. Compared to this, the assumed Essene Jesus appears to be a glutton and
drunkard. Also, whereas according to Josephus the Essenes abhorred the swearing of oaths,
Jesus was fond of “swearing unto” his disciples. While many Essenic doctrines are included in
the New Testament, the list of disparities between the “Essenes” and their alleged great master
Jesus goes on.
233
Qumran is Not an Essene Community
It should also be noted that there is another debate as to whether or not Qumran, the site
traditionally associated with the Dead Sea Scrolls, was an Essene community at all. In BAR,
previously cited, it is reported that archaeological finds indicate Qumran was not an Essene
community but was possibly a waystation for travelers and merchants crossing the Dead Sea.
It has also been hypothesized in BAR that the fervent tone and warrior-stance of some of the
scrolls unearthed near Qumran belie any Essene origin and indicate a possible attribution to
Jewish Zealots instead. In Who Wrote the Dead Sea Scrolls, Norman Golb makes a very good
case that the Dead Sea Scrolls were not written by any Essene scribes but were a collection of
tomes from various libraries that were secreted in caves throughout eastern Israel by Jews
fleeing the Roman armies during the First Revolt of 70 AD/CE Golb also hypothesizes that
Qumran itself was a fortress, not a monastery. In any case, it is impossible to equate the
“Teacher of Righteousness” found in any scrolls with a “historical” Jesus Christ.
228 See, e.g, Walker, 663.
229 Lewis, 225; Anderson, 210.
230 Massey, NG, 466. For more on the Four “Brothers” of Horus, see Christ in Egypt, 272ff.
231 Massey, HJMC, 157.
232 Massey, GML, 77.
233 See Massey, Gnostic and Historic Christianity.

Was the New Testament Composed by Therapeuts?

In 1829, Taylor adeptly made the case that the gospel story was essentially in existence before
the Christ’s purported advent and was probably composed by the monks at Alexandria called
“Therapeuts” in Greek, meaning “healers.” This theory has stemmed in part from the statement
of Eusebius, who “admitted…that the canonical Christian gospels and epistles were the ancient
writings of the Essenes or Therapeutae reproduced in the name of Jesus.”234

234 Massey, NG, II, 419.

235 Wheless, 185.

236 Mead, 180.

237 Walker, 469.

According to Massey, it was Pagan “Gnostics”—who included members of the Essene/
Therapeut and Nazarene brotherhoods, among others—who actually carried to Rome the
esoteric (gnostic) texts containing the mythos, upon which the numerous gospels, including the
canonical four, were based. Wheless says, “Obviously, the Gospels and other New Testament
booklets, written in Greek and quoting 300 times the Greek Septuagint, and several Greek
Pagan authors, as Aratus, and Cleanthes, were written, not by illiterate Jewish peasants, but
by Greek-speaking ex-Pagan Fathers and priests far from the Holy Land of the Jews.”235 G.R.S.
Mead averred, “We thus conclude that the autographs of our four Gospels were most probably
written in Egypt…”236

Conclusion

As Walker says, “Scholars’ efforts to eliminate paganism from the Gospels in order to find a
historical Jesus have proved as hopeless as searching for a core in an onion.”237 The “gospel”
story of Jesus is not a factual portrayal of a historical “master” who walked the earth 2,000
years ago. It is a myth built upon other myths and godmen, who in turn were personifications
of the ubiquitous sun god mythos.

The Christ of the gospels is in no sense an historical personage or a supreme model of
humanity, a hero who strove, and suffered, and failed to save the world by his death. It
is impossible to establish the existence of an historical character even as an impostor.
For such an one the two witnesses, astronomical mythology and gnosticism, completely
prove an alibi. The Christ is a popular lay-figure that never lived, and a lay-figure of
Pagan origin; a lay-figure that was once the Ram and afterwards the Fish; a lay-figure
that in human form was the portrait and image of a dozen different gods.

Gerald Massey, The Historical Jesus and the Mythical Christ (169)

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Alternative to Nuclear Plant (2) Bloom Energy Announces Bloom Electrons℠. Clean, Reliable, Affordable Energy Without the Initial Expense

Bloom Energy Announces Bloom Electrons℠.
Clean, Reliable, Affordable Energy Without the Initial Expense
Over 20MW (200 Bloom Boxes) of 24/7 Electricity Service Secured; Customers Benefit from
Immediate Cost Savings, Carbon Reduction, and Energy Security
Pasadena, CA – January 20, 2011— Bloom Energy®, today announced Bloom Electrons℠, a
service that allows customers the flexibility to purchase electricity provided by the Bloom Box
without incurring any other costs. The new Bloom Electrons service has generated tremendous
interest with existing and new customers.
The Bloom Electrons service allows customers to lock in their electricity rates for 10 years,
delivering fixed predictable costs and significant savings versus the grid. Bloom manages and
maintains the systems on the customers’ sites and the customers pay only for the electricity
consumed. This allows immediate cost savings with no initial investment, making onsite clean,
reliable, affordable energy more accessible.
In today’s economy, the ability for companies to have the freedom of choice to either purchase
the Bloom Box or utilize the Bloom Electrons service while achieving savings under either
program is very appealing. Under the Bloom Electrons service, customers can immediately
save up to 20% on their energy bills. New Bloom Energy customers such as California Institute
of Technology, BD (Becton, Dickinson and Company), and Kaiser Permanente will see
immediate benefits from this program, as will repeat customers such as Walmart, The Coca-
Cola Company and Staples Inc. as Bloom Electrons allows them to quickly scale their
deployments. This coupled with the opportunity to have cleaner, more reliable on-site electricity
makes Bloom Electrons a compelling economic and environmental choice.
“Bloom Electrons is about providing universal access to clean, reliable, affordable energy.
Empowering our customers to buy energy on their terms is another significant step on our
journey to change the way energy is generated and consumed in the world,” said KR Sridhar,
principal co-founder and CEO of Bloom Energy. “We are thrilled to welcome new customers and
take special pride in our repeat customers.”
Bloom Electrons is a service that opens the door to new types of customers such as non-profit
organizations, educational institutions, and utilities. The California Institute of Technology, one
of the world’s most highly regarded scientific and technology universities, is one of the first to
benefit from the Bloom Electrons with a 2MW installation.
“Bloom Energy enables Caltech to more effectively carry out its core mission of research and
education by providing cleaner, more economical and predictable power which ultimately helps
us achieve our strategic infrastructure and sustainability goals” said Dean Currie, vice president
for Business & Finance at Caltech.
Fuel choices such as natural or biogas allow customers to manage their carbon footprint and
Bloom Box modularity enables the solution to be scaled for specific sites. Now Bloom Electrons
gives customers financial flexibility as well. Customers can continue to buy Bloom Boxes as a
capital purchase or choose to sign up for the Bloom Electrons service. Bloom Energy created
this program in collaboration with Credit Suisse and Silicon Valley Bank.
“We are very pleased to have the opportunity to partner with Bloom Energy to structure Bloom
Electrons, a unique service to secure baseload electricity. Bloom Energy has developed a
technology that can transform the energy landscape and we look forward to supporting Bloom
throughout its growth,” said Jerry L. Smith, managing director at Credit Suisse.
To date, the Bloom Energy fleet has provided customers over 40 million kilowatt-hours and
eliminated approximately 45 million pounds of CO2 emissions. Today’s announcement of Bloom
Electrons and the 200 new systems that will initially be deployed, represent the next step on the
path to deliver clean, reliable and affordable energy to everyone in the world.
About Bloom Energy
Bloom Energy is a provider of breakthrough solid oxide fuel cell technology that generates
clean, highly-efficient power onsite from virtually any fuel source. Bloom Energy’s mission is to
make clean, reliable energy affordable for everyone in the world. The Bloom Energy Server is
currently producing power for several Fortune 500 companies. The company is headquartered
in Sunnyvale, CA. For more information, visit .www.BloomEnergy.com

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Alternative to Nuclear Plants : BlackLight Power, Inc. Announces Production of Electricity from a New Form of Hydrogen

Press Relase :
BlackLight Power, Inc.
Announces Production of Electricity from a New Form of Hydrogen
Independent studies validate breakthrough non-polluting energy source based on hydrino theory

Cranbury, NJ (November 29, 2010)—BlackLight Power, Inc. (BLP) today announced that CIHT (Catalyst-Induced-Hydrino-Transition) technology has been independently confirmed by Dr. K.V. Ramanujachary, Rowan University Meritorious Professor of Chemistry and Biochemistry.

“We have demonstrated the ability to produce electrical power using chemical systems for the direct production of electric power from the conversion of hydrogen to hydrinos, a more stable form of hydrogen,” said Dr. Randell Mills, Chairman, CEO and President of BlackLight Power, Inc. “CIHT has a forecasted nominal cost per unit of power compared to that of thermal-based systems and produces electricity without requiring enormous thermally-driven mechanical generators. Consequently, more rapid dissemination is expected by deploying many autonomous distributed units that circumvent the huge barriers of entry into the power markets such as developing and building massive billion-dollar power plants with their associated power distribution infrastructure. This is especially true in emerging markets.”

BlackLight Power is first focused on advancing CIHT technology to produce power to ultimately sell directly to consumers under power purchase agreements.

“The business plan is akin to that of solar leasing, but the costs are potentially vastly cheaper, and the systems may be deployable for essentially all applications of all scales untethered to the Sun or the grid, or as in the case of fuel cells and cars, a fuel supply,” said Dr. Mills. “To realize how transformational this technology will be, imagine that an electric car can travel over 5,000 miles on the hydrogen energy from a gallon of water without any pollution whatsoever. The power source can then be lifted out and plugged into your electrical panel to power your home with enough power to spare to also power your neighborhood,” continued Dr. Mills.

Akridge Energy, a licensee, intends to deploy distributed-scale CIHT electric power units at commercial real estate properties and sell electricity to its tenants and eventually into the local electric grid. John E. Akridge III, chairman and owner of Akridge Energy said, “BLP’s breakthrough CIHT technology will allow us to become a major green-power producer for the DC metro area while enabling dramatic savings and unheard of independence. It is ideal for our needs across the full spectrum of our applications: powering apartment complexes, commercial offices, retail outlets, and mixed-use projects.”

Dr. K.V. Ramanujachary said, “The chemicals used in CIHT technology are similar to those used in thermal and chemical cells that were separately, thoroughly and diligently validated over the past three years by a team at Rowan University that included myself. Since the measurements on CIHT are electrical versus calorimetric, there can be no dispute over the power and the energy balance. With further optimization, there is no doubt that this technology will present an economically viable and environmentally benign alternate to meet Global energy needs. If advanced to commercialization, it would be one of the most profound developments ever.”

Completion of Thermal Energy Balance and Chemical Characterization of Solids Fuels at Rowan University
Additionally, an expanded team of scientists and engineers at Rowan University completed a thorough year-long series of additional testing of the thermal systems following the announcement and release of their validations in October 2008 and August 2009. Using BLP’s proprietary solid-fuel chemistry capable of continuous regeneration, independently formulated and tested fuels generated on-demand energy greater than that of combustion at power levels of kilowatts. Furthermore, when using BLP’s chemical process, Rowan University professors reported a net energy gain of up to 6.5 times the maximum energy potential of these materials from known chemical reactions.

In a joint statement, Dr. K.V. Ramanujachary, Rowan University Meritorious Professor of Chemistry and Biochemistry, Dr. Amos Mugweru, Assistant Professor of Chemistry, Dr. John L. Schmalzel P.E., Professor of Engineering and Dr. Peter Jansson P.E., Associate Professor of Engineering said, “In additional independent tests conducted over the last 12 months involving 13 solid fuel mixtures made by us from commercially-available chemicals confirmed by multiple analyses, our team of engineering and chemistry professors, staff and students at Rowan University has independently and consistently generated energy in excesses ranging from 1.3 times to 6.5 times the maximum theoretical heat available through known chemical reactions.”

Chemists Drs. Ramanujachary and Mugweru said, “Additionally, we have analyzed the reactants and reaction products and are confident that the procedures we have followed and chemicals we have procured, characterized, and reacted are not capable of generating the quantities of heat we have observed with previously known chemistry. This significant development makes it readily possible for other laboratories to demonstrate the repeatability of these reactions that produce anomalous heat regularly in our university laboratory. Moreover, we have also reproduced BLP’s tests for the third time that identify a new form of hydrogen as the likely explanation of the additional heat produced.”

Light Signature of Hydrino
BLP also announced today the replication of the extraordinary high-energy light emission below 80 nm from hydrogen at the Harvard Smithsonian Center for Astrophysics (CfA). These results, previously thought to be impossible based on past theory, are predicted to be from the formation of hydrinos. The direct spectral observation of transitions of hydrogen to form hydrinos and their ubiquitous astrophysical presence as the identity of the dark matter of the universe were published in a paper entitled “Hydrino Continuum Transitions with Cutoffs at 22.8 nm and 10.1 nm,” (Int. J. Hydrogen Energy) by Dr. Randell Mills and Dr. Ying Lu. The CfA validation, which was headed by team leader Alexander Bykanov, PhD under contract with GEN3 Partners, showed hydrogen spectral emissions below 80 nanometers, the previously known ground state. This is decisive evidence of the existence of hydrinos as Dr. Randell Mills theoretically predicted.

Describing the significance of the breakthrough, Dr. Mills said, “This is smoking-gun evidence of the existence of hydrinos. The light signature observed is from pure hydrogen and exists at a much higher energy level than deemed possible for this element in any known form.” In a joint statement, Dr. Alexander Bykanov and Dr. Sam Kogen, GEN3 COO, said, “BLP’s spectral results were identically independently reproduced, and we could find no conventional explanation for the emission of bright light from hydrogen in this very high energy region. We believe that this confirms hydrino emission.”

The Rowan validations of power production and hydrino product identification and the GEN3 Partners validation of hydrino light emission further confirm the BlackLight Process as a new non-polluting energy source. This process was first announced by BLP in October 2008. Hydrinos are a prior undiscovered form of hydrogen in lower-energy states produced by the BlackLight Process as latent energy is released by hydrogen atoms. The energy released during the formation of a hydrino is over 200 times the energy required to extract hydrogen from water by electrolysis. The CIHT cells are shown to extract this energy directly as electricity. With the diversion of a fraction of a percent of the electrical output, the hydrogen fuel can be created from water with the net providing power on-site. Thus, power can be generated anywhere including at homes and businesses and in cars without supporting fuels, generation, or distribution infrastructure. BlackLight thermal power sources are also independent of a fuels infrastructure and have further advantages over traditional central generation in distributed electrical power applications as well as retrofits. Engineering designs are available at: http://www.blacklightpower.com/.

Successful Application of Theory
The classical theory that predicts the existence of hydrinos has enjoyed a number of other recent significant confirmations and successes. These include:

* The prediction of an important emission line from hydrino atoms at 24.1cm-1
* The absence of time dilation in red-shift quasars together with acceleration of the cosmic expansion and the masses of fundamental particle regarding the nature of spacetime
* The solution of the muonic H Lamb shift regarding the nature of particles such as the electron and photons and their physics of atomic bonding and energy transitions in atoms
* The vast solutions of bonding in molecules and other forms of matter that are the basis of the Millsian software

Professors Peter Jansson, K.V. Ramanujachary, and Amos Mugweru, have released reports outlining the full documentation and results of the off-site replication and independent testing of the new power systems, new-generation chemistry, and hydrino characterization testing, which are available at: http://www.blacklightpower.com/. Recent presentations and other materials that help to further explain the BlackLight Process are also available on BLP’s Web site.

A technical paper providing the detailed chemistry that BLP believes laboratories can easily follow and replicate is given at http://www.blacklightpower.com/.

Dr. Alexander Bykanov and Dr. Sam Kogen have released a report outlining the full documentation and results of the replication of the hydrino emission at CfA, which are available at: http://www.blacklightpower.com/. BlackLight’s published hydrino-emission paper can also be found there.

About BlackLight Power
BlackLight Power, Inc. is the inventor of a new primary energy source applicable to essentially all power applications such as thermal, electrical, automotive, marine, rail, aviation, and aerospace. The BlackLight Process, the power source, is the process of releasing the latent energy of the hydrogen atom.

For more information, please visit http://www.blacklightpower.com/

About Rowan University
Rowan University, Glassboro, NJ, is a highly ranked comprehensive public university that offers bachelor through doctoral degrees. The University comprises seven colleges: Business, Communication, Education, Engineering, Fine & Performing Arts, Liberal Arts & Sciences, and Professional & Continuing Education. U.S News & World Report ranks Rowan’s College of Engineering 23rd in the nation among programs that offer bachelor and master degrees.

GEN3 Partners
GEN3 Partners is a leading innovation consulting company based in Boston, MA with a network of 7,000 scientists and engineers experienced at testing and developing breakthrough technologies for Fortune 100 companies.

About Akridge Energy
Akridge Energy based in Maryland is an energy subsidiary of Akridge. Founded in 1974, Akridge is a full-service commercial real estate firm in the Washington, DC area. Their projects total over 12 million square feet of office, industrial/flex, residential, retail and entertainment space at a value of over $2.0 billion. For nine of the last ten years, Akridge has been ranked the number one real estate firm in the country, among firms of similar size, for client satisfaction by the industry’s foremost benchmarking firm, CEL & Associates. Akridge has been honored by awards for sustainability from the following organizations: the Greater Washington Board of Trade, the Washington Business Journal, Bisnow on Business, the District of Colombia’s Department of the Environment, the Smart Business Network of Washington, and the Environmental Protection Agency’s Energy Star program. Akridge is the winner of the National Capital Business Ethics Award given by the Society of Financial Service Professionals for ethical business conduct and is recognized as a “Best Place to Work” in Greater Washington according to the Washington Business Journal.

For more information about Akridge, please visit www.akridge.com

Glossary:

BlackLight Process: A novel chemical process invented by BLP causing the latent energy stored in the hydrogen atom to be released as a new primary energy source.

Hydrino: Hydrinos are a new form of hydrogen theoretically predicted and discovered by BLP. Hydrinos are produced during the BlackLight Process as energy is released from the hydrogen atom as the electron transitions to a lower-energy state resulting in a smaller radius hydrogen atom. The identity of the dark matter of the universe as hydrinos is supported by BlackLight’s spectroscopic and analytical results as well as astrophysical observations.

CIHT Technology: The direct generation of electrical power by the formation of hydrinos. The fuel is hydrogen that may be produced from water by diverting as little as 0.5% of the electrical output.

Spectral Emissions: Spectral emission of an atom such as hydrogen is a unique signature that acts like a fingerprint of its characteristics. Each line of the spectrum is characteristic of and identifies the energy levels of the atom.

Media Contacts:

Molly Coleman
Hill & Knowlton for BlackLight Power, Inc.
Office: 212-885-0327
molly.coleman@hillandknowlton.com

BlackLight Power, Inc. Overview

BlackLight Power, Inc. is the inventor of a novel catalytic chemical process, the BlackLight Process, of causing the latent energy stored in the hydrogen atom to be released as a new primary energy source. This allows the negatively charged electron that is otherwise in a stable orbit to move closer to the naturally attracting, positively charged nucleus to release large amounts of energy with the formation of a prior undiscovered form of hydrogen called “hydrino”. This patented process of releasing chemical energy from hydrogen generates power either as electricity or heat with the product being an inert, nonpolluting, very stable molecular hydrogen gas. The only consumable, the hydrogen fuel, is obtainable from water due to the enormous net energy release relative to combustion. Two hundred times more energy and power is released per H2 forming hydrino then forming water. Thus, water can be used as the stored hydrogen, generated on demand using 0.5% of the electrical output.

BlackLight Power has developed a breakthrough in direct production of electricity from reacting hydrogen to form hydrinos called a CIHT (Catalyst Induced Hydrino Transition) cell. The cost is forecast at $25 per kW with no dependence on the electrical grid, fuels infrastructure, sun, wind, or other external variable power sources allowing the CIHT cell to be autonomous. This clean sustainable technology, independent of existing conventional infrastructure can be directly deployed on site and is ideal to power smaller scale systems. Rapid dissemination of CIHT direct electric at nominal historic cost is expected by deploying many autonomous distributed units that circumvent the economy-of-scale constraints for thermal to electric conversion and the electrical grid. It is expected that CIHT will competitively, economically, logistically, and environmentally displace essentially all power sources of all sizes: thermal, electrical, automotive, marine, rail, aviation, and aerospace. For example, a CIHT electric car is expected to have a range of 1500 miles on a liter of water. This direct application of the BlackLight Process to motive power has the potential of unsurpassed capability in terms of range, capital cost, power, logistics, and pollution abatement to zero including zero carbon dioxide emission. Moreover, power systems become uniquely interchangeable (e.g. a motive cell may also be used for stationary power).

In addition, solid fuel chemistries have been developed that are very efficient at liberating thermal energy from forming hydrinos, and these fuels have been validated to be thermally regenerative. In principle, green thermal central and distributed power plants can be operated continuously as power and regeneration reactions of the fuel mixture are maintained in synchrony. Chemistries and engineering designs have been developed for two thermal-Rankine systems. One comprises a multi-tube thermally interacting bundle of cells wherein cells producing power provide heat to those undergoing regeneration. As a system, the power output is constant. The capital costs are projected to be about $1400 per kW electric. The other comprises an array of reactor cells wherein power and regeneration chemistries occur synchronously, and each cell outputs constant power. The capital costs are projected to be about $1050 per kW electric.

Arising from the unique energetics and hydrino products of the reaction, other anticipated commercial applications of the BlackLight Process are in lasers and specialty chemicals.

Electrical power from the CIHT cells, thermal power from the solid fuels and their thermal regeneration, hydrinos from both synthesis reactions and as a product of the CIHT cells and the solid fuels, as well as the light signature of the formation of hydrinos, and other signatures of the BlackLight Process have been independently validated. Additionally, the Company has over 85 peer-reviewed publications including 14 theory publications and the reviewed book GUT-CP. The Company continues to confirm its findings and submit its results for peer review with the publication of ten journal articles and three manuscripts currently under review in the past twelve months.

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Enjoy the Nuclear (:-( ) but serious alternatives exist (see later post)

Yuli Andreyev is a former head of the Soviet nuclear securit  including the management the nuclear power plant at Chernobyl crisis.

From Rafael Poch, Berlin Correspondent 17/03/2011
Andreyev: “In the nuclear industry there are no independent bodies” “The most dangerous reactor in Fukushima is 3, because it uses a fuel of uranium and plutonium,” said Yuli
He spent five years at Chernobyl. At Spetsatom he was deputy director of the anti-Soviet body nuclear accidents and knows very well how the International Atomic Energy Agency (IAEA) works.
Yuri Andreyev (1938) is one of the most knowledgeable in this area. To Fukushima includes four scenarios of varying severity, from mild to very severe.
“In Fukushima, the most dangerous reactor is three, because it uses MOX fuel more plutonium uranium that France is being used experimentally in two Japanese plants,” says this expert.
In 1991 everything fell apart in Moscow. The salary of deputy minister of atomic energy, the position he was offered Andreyev, not enough for anything. The Academy of Sciences of Austria was invited to lecture and eventually settled in Vienna as adviser to the minister of environment, universities and the IAEA itself.
Chernoby is still surrounded by lies, says. The accident was not the responsibility of plant operators, as stated, but a clear design flaw in the RBMK reactors result of cost savings. Proper design of those Soviet reactors required a large amount of zirconium, a rare metal, and a maze of pipes, special techniques for welding of zirconium, stainless steel and huge amounts of concrete. It was a fortune, so they decided to save money, said Andreyev.
One of the resources of savings was to feed the reactor with relatively low enriched uranium, since uranium enrichment is a complicated and expensive. This increased the risks and was contrary to the rules of safety, but supervision in the USSR nuclear part of the Ministry of Atomic Energy. Something similar is happening today with the IAEA, as the UN agency “depends on the nuclear industry,” said Andreyev, under which lies and secrets of Chernobyl are now fully present in Fukushima.
Security, money, irresponsibility
“Those who design nuclear power plants are pending on two things: safety and cost. The problem is that security costs money. If you spend too much on nuclear power plant it is not competitive. The accident at Three Mile Island is the perfect example. After the accident was to improve security in a convincing way to avoid repetition of the accident both plants more expensive, they lost all meaning. For thirty years in America was not built a single reactor. Chernobyl was all very complicated but also had to do with economics. Academician Rumyantsev showed that we had to close all RBMK reactors. Simply ignored. There are always people interested in hiding something … ”
What are they hiding?
They lend themselves to compromise on security in exchange for selfish considerations. In the USSR for the cost of uranium enrichment in Japan simply for money. The location of central Japan, near the sea is the cheapest. Emergency generators are not buried and, of course, were flooded instantly …. Behind all this there is corruption. I have no proof, but will not take long to appear. How can I design a nuclear power plant in an area of ââhigh seismic risk, near the ocean, with emergency generators at the surface?. Wave arrived and everything was out of service. There is no error, this is a crime.
What problems do you see with the pools of spent fuel?
The designers tried to make savings with them. The over-filled, increasing the possibility of accidents.
Is this the only problem?
No, there are many more. When a driver has an accident he is solely responsible for having drunk too much. In the nuclear industry there is nothing to comply with a single motive. Overloading of the pools is one aspect. Another is that the earthquake the water drained. Should have such a possibility …
“The IAEA does not know anything”
What happens when the fuel stored in pools run out of water? It builds up heat. If not chilled, water or air, can produce the most critical situations. We have very little information. Japan does not give the protection. Know the most basic: what damage the earthquake has occurred at the plants, which caused the tsunami damage, what happened …
But the IAEA should have this information … Absolutely. He knows nothing. All is quiet. I remember the situation with Chernobyl. The first report of Academician Valeri Legasov, vice director of the Kurchatov Institute, responsible for the designs, the Politburo and the IAEA, was all a lie the more rough character. The IAEA believed it all at once, because the interests are the mismos.Lo same is happening now in Japan. If neglect report would be evident.
A common problem of capitalism and communism, right?
It is the lack of independent oversight bodies. It is a pillar of Roman law: no one can be judge and jury. It’s that basic. In the nuclear industry all goes in one basket. The judge was Legasov Chernobyl. Blamed plant operators, who were imprisoned, while he went free, and even claimed that she decorated. A year after the accident, committed suicide by hanging himself … In the nuclear industry there is no independent bodies. The IAEA mission is to contribute to the expansion of nuclear energy and all that goes against it is not going to disclose. There is a conspiracy, but the default behavior to be expected when you put the goat a gardener.
A lack of information, four hypotheses
What will happen in Fukushima? Could we reach a stage of serious radiation that reaches Tokyo? In the absence of information, we handle hypothesis. I have four. First, if the reactor is cooled, then the radiation will cease soon. Second, if there is no properly cool the reactor and is as present, then the emissions, although not very strong, will continue for weeks. Third, if nuclear fuel is melted and damaged the reactor casing, emissions would be produced in series, which is quite serious but it would be the worst. That brings us to the Fourth, and most catastrophic, ie, if the fuel is precipitated to the bottom and acquires critical mass, then initiate an uncontrolled chain reaction, ie an explosion. In this case, the contamination would be very serious. From this point of view, the worst is the third reactor, because it uses MOX more plutonium-uranium fuel, that France is being used experimentally in two nuclear plants in Japan.
It is understandable why France, full of nuclear critics are so hard to Japan these days.
Yes, but there is more than one reason. The reactors are not French but American General Electric. France depends critically on nuclear energy. If you boot a strong anti-nuclear movement in France, the government will be in a very delicate position. So strongly criticized Japan, to give the impression that something like that is unthinkable in France.

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Gravité, Temps, Conscience… Science Unitaire

Je voulais juste relater une situation qui m’était parue évidente au travers d’un des tout premiers petits jeux que j’ai fait deux ans auparavant dans Unity3D, un programme qui permet la création de mondes tri-dimensionnels virtuels.
Pour étudier certains aspects du déplacement dans Unity3D, j’envoyais une boule sur un tas d’objets qui étaient des “rigidbodies”, c’est à dire des objets simulant la soumission aux lois de la physique classique. Avec un click sur un bouton, je pouvais ou établir, ou supprimer un champ de gravité. Et bien, rien que cette petite simulation m’a fait prendre conscience que la gravité est une sorte de garante de la cohérence du monde physique, mais quand même temps elle trouve sa force, et est constituée de tous les systèmes de puissance non-transmués, non solutionnés, autrement dit : toute l’énergie expérientielle non synthétisée, de la Création et des Créatures et donc non réintégrable qui ainsi s’accumule au cours du temps jusqu’à former une densité matérielle particulière à certains points de l’Univers. Cette énergie expérientielle non aboutie est souvent liée au concept du Kharma dans les traditions initiatiques de l’Inde. En extrapolant davantage, on pourrait concevoir que la densité, et la gravité qui lui est intrinsèquement associée “est” l’expression de la charge Kharmique de l’Univers…
Concernant l’aspect physique de la Création, les équations décrites dans le cadre de la Relativité Générale expriment mieux le rapport qu’il y a entre gravité, inertie et Temps, développant le concept de quadri-vecteur spatio-temporel, et expliquant le déplacement des astres dans l’Univers simplement par le fait qu’ils suivent la géodésique spatio-temporelle locale la plus courte, creusant dans la trame spatio-temporelle, par leur densité propre, une sorte de sillon préférentiel, formant ce qu’on appelle parfois une “chréode”.
En supprimant la présence du champ de gravité dans le jeu Unity, je constatais de manière quasi palpable qu’à la moindre force agissante, tous les éléments du jeu se dispersaient alors sans limites dans l’infini.
Comme entrevu quelques lignes auparavant, la Création étant en parfaite harmonie, cette gravité issue du reliquat des systèmes non-transmués permet d’offrir en contrepartie une garantie de cohérence à toutes les créatures qui n’ont pas encore développé en eux-mêmes la capacité de conserver leur cohérence dans l’Univers visible et invisible, et cela, par leur propre conscience interne, en dehors de toutes forces extérieures. On pourrait parler d’un facteur de cohérence des formes “par le dessous”.
De ma lecture autrefois de la Cosmogonie d’Urantia, je me rappelle qu’il y est expliqué que l’Univers est polarisé entre un pôle de gravité physique et un pôle de gravité spirituelle. Il semble qu’entre les deux cheminent les créatures pour acquérir — au gré de la transformation de leur inconscience en conscience, incarnations après incarnations — une plus grande proximité avec le pôle spirituel, s’éloignant ainsi d’un champ de gravité physique pour rejoindre un champ de conscience unitaire et Divin, une forme de cohérence alors “par le dessus”.
La “Science Unitaire de l’Intra-Univers” de IJP Appel-Guery est bien plus précise dans sa description des principes qui déterminent le positionnement des êtres dans l’Univers, et la manière dont certains véhicules énergétiques aident les êtres à conserver leur cohérence, leur définition et leur “identité interdimensionnelle ” selon le champ de conscience dans lequel ils se situent. La lecture de cet ouvrage intensifie le lien que notre conscience personnelle peut avoir avec la Conscience Initiatique Unitaire Interne de l’Univers.

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