L’île éternelle du Paradis

Extrait du livre d’Urantia

Le Paradis est le centre éternel de l’univers des univers et le lieu où demeurent le Père

Universel, le Fils Éternel et l’Esprit Infini, ainsi que leurs coordonnés et associés divins. Cette Ile centrale est

le plus gigantesque corps organisé de réalité cosmique dans tout le maitre univers. Le Paradis est une sphère matérielle aussi bien qu’une demeure spirituelle. Toute la création intelligente du Père Universel est domiciliée sur des demeures matérielles ; il faut donc que leur centre de contrôle absolu soit également matériel, physique. Et il y a lieu de répéter de nouveau que les choses d’esprit et les êtres spirituels sont réels.

La beauté matérielle du Paradis consiste dans la magnificence de sa perfection physique ; la grandeur de l’Ile de Dieu ressort des accomplissements intellectuels et du développement mental splendides de ses habitants ; la gloire de l’Ile centrale se manifeste par le don infini de la personnalité spirituelle divine, la lumière de la vie. Mais les profondeurs de la beauté spirituelle et les merveilles de cet ensemble éblouissant dépassent complètement la compréhension du mental fini des créatures matérielles. La gloire et la splendeur spirituelle de la demeure divine sont inaccessibles à la compréhension des mortels. Et le Paradis existe de toute éternité ; il n’y a ni archives ni traditions concernant l’origine de cette Ile nucléaire de Lumière et de Vie.

  1. La Résidence Divine

Le Paradis sert à beaucoup de fins dans l’administration des royaumes universels, mais, pour les êtres créés, il existe principalement comme lieu où demeure la Déité. La présence personnelle du Père Universel réside au centre même de la surface supérieure de cette demeure presque circulaire, mais non sphérique, des Déités. Cette présence au Paradis du Père Universel est directement entourée par la présence personnelle du Fils Éternel, tandis que tous deux sont revêtus par la gloire indicible de l’Esprit Infini. Dieu habite, a habité et habitera perpétuellement cette même demeure centrale et éternelle.

Nous l’avons toujours trouvé là et nous l’y trouverons toujours. Le Père Universel est cosmiquement focalisé, spirituellement personnalisé et géographiquement résidant en ce centre de l’univers des univers.

Nous connaissons tous la marche directe à suivre pour trouver le Père Universel. Vous êtes inaptes à comprendre grand-chose de la résidence divine parce qu’elle est très éloignée de vous et que l’espace intermédiaire est immense ; mais ceux qui peuvent comprendre la signification de ces énormes

distances connaissent l’emplacement et la résidence de Dieu tout aussi certainement et littéralement que vous connaissez l’emplacement de New-York, Londres, Rome ou Singapour, villes géographiquement situées avec précision sur Urantia. Si vous étiez un navigateur intelligent, que vous possédiez un navire, muni de cartes marines et d’un compas, vous pourriez aisément trouver ces villes. De même, si vous aviez le temps et les moyens de passage, si vous étiez qualifiés spirituellement, et si vous aviez la gouverne nécessaire, vous pourriez être pilotés à travers des univers successifs et de circuit en circuit, voyageant toujours vers l’intérieur à travers les royaumes étoilés jusqu’à ce que vous vous trouviez enfin devant l’éclat central de la gloire spirituelle du Père Universel. Si vous êtes pourvus de tout le nécessaire pour le voyage, il est tout aussi possible de découvrir la présence personnelle de Dieu au centre de toutes choses que de trouver des villes lointaines sur votre propre planète. Le fait que vous n’ayez pas visité ces lieux ne contredit en aucune façon leur réalité ou leur existence effective. Le fait que si peu de créatures de l’univers aient trouvé Dieu au Paradis ne contredit ni la réalité de son existence ni la présence effective de sa personne spirituelle au centre de toutes choses.

On peut toujours trouver le Père à cet emplacement central. S’il en bougeait, cela précipiterait un pandémonium universel, car c’est à ce centre résidentiel que les lignes de gravité convergent en lui depuis les confins de la création. Que nous remontions à l’origine du circuit de personnalité à travers les univers ou que nous suivions les personnalités voyageant vers l’intérieur jusqu’au Père, que nous retracions

les lignes de la gravité matérielle jusqu’au bas Paradis ou que nous suivions les marées cycliques de la force cosmique, que nous retracions les lignes de gravité spirituelle jusqu’au Fils Éternel ou que nous suivions la procession centripète des Fils Paradisiaques de Dieu, que nous retracions les circuits mentaux ou que nous suivions les billions et les billions d’êtres célestes issus de l’Esprit Infini — n’importe laquelle de ces observations ou leur ensemble nous ramène directement à la présence du Père, à sa demeure centrale.

Là, Dieu est personnellement, littéralement et effectivement présent. Et, de son être infini, les fleuves débordant de vie, d’énergie et de personnalité s’écoulent vers tous les univers.

  1. Nature de l’Ile Éternelle

Même depuis votre emplacement astronomique, depuis votre position spatiale dans les royaumes étoilés, vous commencez à apercevoir fugitivement l’immensité de l’univers matériel. Il devrait donc vous paraître évident qu’un univers matériel aussi prodigieux doit avoir une capitale adéquate et digne de lui, un siège central proportionné à la noblesse et à l’infinitude du Chef universel de cette colossale création de royaumes matériels et d’êtres vivants.

Dans sa forme, le Paradis diffère des corps habités de l’espace : il n’est pas sphérique, il est nettement ellipsoïde, son axe nord-sud étant d’un sixième plus long que son axe est-ouest. L’Ile Centrale est essentiellement plate, et la distance entre la surface supérieure et la surface inférieure est le dixième du

diamètre est-ouest.

Ces différences de dimension de l’Ile, jointes à son statut stationnaire et à une plus forte pression de radiation d’énergie-force à l’extrémité nord de l’Ile, rendent possible d’établir des directions absolues dans le maitre univers.

L’Ile centrale est divisée géographiquement en trois domaines d’activité :

1.Le Haut Paradis.

  1. Le Paradis Périphérique.
  2. Le Bas Paradis.

Nous désignons par côté haut la surface du Paradis qui est occupée par des activités de personnalité, et la surface opposée par côté bas. La périphérie du Paradis sert à des activités qui ne sont ni strictement personnelles ni non personnelles. La Trinité semble dominer le plan personnel ou supérieur, et

l’Absolu Non Qualifié le plan inférieur ou impersonnel. Nous ne pouvons guère concevoir l’Absolu Non Qualifié comme une personne, mais nous pensons vraiment à la présence spatiale fonctionnelle de cet Absolu comme étant focalisée sur le Bas Paradis.

L’Ile éternelle est composée d’une seule forme de matérialisation — de systèmes stationnaires de réalité. Cette substance physique du Paradis est une organisation homogène de puissance d’espace qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le vaste univers des univers. Elle a reçu beaucoup de noms dans différents univers, et depuis longtemps les Melchizédeks de Nébadon l’ont dénommée absolutum. Cette matière source du Paradis n’est ni morte ni vivante ; elle est l’expression originelle non spirituelle de la Source-Centre Première ; elle est le Paradis, et le Paradis n’a pas de copie.

Il nous semble que la Source-Centre Première a concentré dans le Paradis tout le potentiel absolu de réalité cosmique comme partie de sa technique pour se libérer des limitations de l’infinité, comme un moyen de rendre possible la création subinfinie et même celle de l’espace-temps. Mais, de ce que

l’univers des univers est limité dans l’espace-temps, il ne s’ensuit pas qu’il en soit de même pour le Paradis.

Le Paradis existe sans le temps et n’a pas d’emplacement dans l’espace.

En gros, il semble que l’espace prenne son origine juste au-dessous du Bas Paradis et le temps juste au-dessus du Haut Paradis. Le temps tel que vous le comprenez n’est pas une caractéristique de l’existence du Paradis, bien que les citoyens de l’Ile centrale soient pleinement conscients de la séquence intemporelle des événements. Le mouvement n’est pas inhérent au Paradis ; il est volitif. Mais le concept de distance, et même de distance absolue, y a une très grande signification, car on peut l’appliquer à des emplacements relatifs sur le Paradis. Le Paradis est non spatial, et en conséquence ses surfaces sont absolues. Elles rendent donc de nombreuses sortes de services qui dépassent les concepts du mental des

mortels.

Le Haut Paradis.

Sur le Haut Paradis, il y a trois sphères grandioses d’activité, la présence de la Déité, la Sphère Très Sainte et l’Aire Sainte. La vaste région qui entoure immédiatement la présence des Déités est mise à part en tant que Sphère Très Sainte et réservée pour les fonctions d’adoration, de trinitisation et

d’aboutissement spirituel supérieur. Dans cette zone, il n’y a ni structures matérielles ni créations purement intellectuelles ; elles ne pourraient pas y exister. Il est inutile que je tente de dépeindre au mental humain la nature divine et la splendide magnificence de la Sphère Très Sainte du Paradis. Ce royaume est entièrement spirituel, et vous êtes presque entièrement matériels. Pour un être purement matériel, une réalité purement spirituelle est apparemment inexistante.

Bien qu’il n’y ait pas de matérialisations physiques dans l’aire du Très Saint, il y a d’abondants souvenirs de vos jours matériels dans les secteurs de l’Aire Sainte, et encore davantage dans les aires de réminiscence historique du Paradis périphérique.

L’Aire Sainte, la région environnante ou résidentielle, est divisée en sept zones concentriques.

Le Paradis est parfois dénommé « la Maison du Père » parce que c’est sa résidence éternelle, et les sept zones sont souvent appelées « les demeures paradisiaques du Père ». La première, ou zone intérieure, est occupée par des Citoyens du Paradis et les natifs de Havona qui se trouvent en séjour au Paradis. La zone suivante, la seconde, est la région de résidence des natifs des sept superunivers du temps et de l’espace. Une partie de cette seconde zone est subdivisée en sept divisions immenses formant le foyer paradisiaque des êtres spirituels et des créatures ascendantes qui proviennent des univers de progression évolutionnaire. Chacun de ces secteurs est exclusivement consacré au bien-être et à l’avancement des personnalités d’un seul superunivers, mais les ressources qu’ils offrent dépassent à peu près infiniment les besoins des sept superunivers actuels.

Chacun des sept secteurs du Paradis est subdivisé en unités résidentielles susceptibles d’abriter le siège d’un milliard de groupes actifs d’individus glorifiés. Mille de ces unités constituent une division. Cent mille divisions égalent une congrégation. Dix millions de congrégations constituent une assemblée. Un milliard également d’assemblées forment une grande unité. Et cette série ascendante continue par la seconde grande unité, la troisième, et ainsi de suite jusqu’à la septième grande unité ; et sept grandes unités forment les unités maitresses, et sept de ces unités maitresses constituent une unité supérieure, et ainsi par multiple de sept, l’expansion des unités ascendantes se poursuit par les unités supérieures,

supersupérieures, célestes et supercélestes, jusqu’aux unités suprêmes. Mais même cela n’utilise pas tout l’espace disponible. Ce nombre stupéfiant de désignations résidentielles au Paradis, un nombre qui dépasse vos concepts, occupe considérablement moins de un pour cent de l’aire affectée à la Terre Sainte. Il y a encore beaucoup de place pour ceux qui cheminent vers l’intérieur, même pour ceux qui ne commenceront pas l’ascension du Paradis avant les époques de l’éternel futur.

Le Paradis Périphérique.

L’Ile centrale finit abruptement à sa périphérie, mais ses dimensions sont si énormes que son angle terminal est relativement indiscernable à l’intérieur d’une zone circonscrite quelconque. La surface périphérique du Paradis est occupée en partie par les champs d’atterrissage et de départ de divers groupes de personnalités spirituelles. Puisque les zones d’espace non pénétré bordent de tout près la périphérie, tous les transports de personnalités à destination du Paradis atterrissent dans ces régions. Le Haut et le Bas Paradis ne sont abordables ni par les supernaphins transporteurs, ni par les autres types de franchisseurs d’espace.

Les Sept Maitres Esprits ont leur siège personnel de pouvoir et d’autorité sur les sept sphères de l’Esprit qui circulent autour du Paradis dans l’espace situé entre les brillants globes du Fils et le circuit intérieur des mondes de Havona, mais ils maintiennent un siège-foyer de force sur la périphérie du Paradis. Là les présences des Sept Directeurs Suprêmes de Pouvoir circulent lentement et marquent l’emplacement des sept stations d’où certaines énergies du Paradis sortent comme des éclairs vers les sept superunivers.

Ici, sur le Paradis périphérique, se trouvent les énormes aires d’expositions historiques et prophétiques affectées aux Fils Créateurs qui sont consacrés aux univers locaux du temps et de l’espace. Il y a exactement sept billions de ces emplacements historiques installés ou en réserve, mais l’ensemble de ces dispositifs réunis n’occupe guère que quatre pour cent de la portion de l’aire périphérique qui leur est affectée. Nous en inférons que ces vastes réserves appartiennent à des créations qui trouveront ultérieurement leur place au-delà des frontières des sept superunivers actuellement connus et habités.

La portion du Paradis qui a été assignée à l’usage des univers existants n’est utilisée que dans la proportion de un à quatre pour cent, alors que l’étendue affectée à ces activités est au moins un million de fois supérieure à celle qui leur serait effectivement nécessaire. Le Paradis est assez grand pour faire face aux activités d’une création à peu près infinie.

Mais toute tentative supplémentaire pour vous faire imaginer les gloires du Paradis serait futile.

Il vous faut attendre et vous élever pendant votre attente, car en vérité « l’oeil n’a pas vu, l’oreille n’a pas entendu et le mental des mortels n’a pas perçu les choses que le Père Universel a préparées pour ceux qui survivent à la vie de la chair sur les mondes du temps et de l’espace ».

Le Bas Paradis.

En ce qui concerne le Bas Paradis, nous ne savons que ce qui est révélé ; les personnalités n’y séjournent pas. Il est totalement étranger aux affaires des intelligences spirituelles, et la Déité Absolue n’y opère pas. Nous sommes informés que tous les circuits d’énergie physique et de force cosmique prennent leur origine sur le Bas Paradis et qu’il est constitué comme suit :

Directement aux antipodes de la localisation de la Trinité, dans la portion centrale du Bas Paradis, se trouve la Zone inconnue et non révélée de l’Infinité.

Cette zone est directement entourée par une aire non dénommée.

Occupant la bordure extérieure de la surface inférieure, se trouve une région ayant principalement à faire avec la puissance de l’espace et l’énergie-force. Les activités de ce

vaste centre elliptique de force ne sont assimilables à aucune des fonctions connues d’une triunité, mais la charge de force primordiale de l’espace paraît être focalisée dans cette région.

Ce centre consiste en trois zones elliptiques concentriques. La zone intérieure est le point focal des activités d’énergie-force du Paradis lui-même. La zone extérieure est peut-être identifiable avec les fonctions de l’Absolu Non Qualifié, mais nous sommes dans l’incertitude en ce qui concerne les fonctions spatiales de la zone médiane.

La zone intérieure de ce centre de force paraît agir comme un gigantesque coeur dont les pulsations dirigent des courants jusqu’aux limites extrêmes de l’espace physique. Elle dirige et modifie les énergies-force, mais ne les actionne guère. La présence-pression de réalité de cette force primordiale est

nettement plus grande à l’extrémité nord du centre du Paradis que dans les régions sud ; cette différence est uniformément enregistrée. La force mère de l’espace paraît affluer par le sud et s’écouler par le nord sous l’action de quelque système circulatoire inconnu chargé de diffuser cette forme fondamentale d’énergie-force. De temps en temps, il y a aussi des différences notables de pression entre l’est et l’ouest.

Les forces émanant de cette zone intérieure ne réagissent pas à la gravité physique observable, mais obéissent toujours à la gravité du Paradis.

La zone médiane du centre de force entoure immédiatement l’aire précédente. Cette zone

médiane paraît statique, à part sa dilatation et sa contraction au moyen de trois cycles d’activité. La plus faible de ces pulsations s’effectue en direction est-ouest et la suivante dans une direction nord-sud, tandis que la plus forte fluctuation s’effectue dans toutes les directions en une expansion et une contraction généralisées. La fonction de cette aire médiane n’a jamais été réellement identifiée, mais elle doit avoir un rôle dans les ajustements réciproques entre la zone intérieure et la zone extérieure du centre de force.

Beaucoup croient que la zone médiane est le mécanisme de contrôle des espaces intermédiaires ou zones tranquilles qui séparent les niveaux d’espace successifs du maitre univers, mais il n’existe aucune preuve ni révélation à l’appui. Cette inférence dérive de la connaissance que cette aire médiane a certains rapports avec le fonctionnement du mécanisme de l’espace non pénétré du maitre univers.

La zone extérieure est la plus vaste et la plus active des trois ceintures elliptiques concentriques de potentiel d’espace non identifié. Cette aire est un lieu d’activités dont on n’a point d’idée, le point central d’un circuit d’émanations qui s’en vont dans toutes les directions de l’espace jusqu’aux limites extrêmes des sept superunivers, et qui continuent au-delà pour s’étendre sur les énormes et incompréhensibles domaines de l’espace extérieur. Cette présence spatiale est entièrement impersonnelle, bien que d’une manière inconnue elle paraisse répondre indirectement à la volonté et aux directives des Déités infinies lorsqu’elles agissent en tant que Trinité. On croit qu’il s’agit de la focalisation centrale, le centre paradisiaque, de la présence spatiale de l’Absolu Non Qualifié.

(Toutes les formes de force et toutes les phases d’énergie paraissent encircuitées. Elles circulent partout dans les univers et reviennent par des routes précises. Quant aux émanations de la zone activée de l’Absolu Non Qualifié, elles paraissent arriver ou partir — jamais les deux à la fois. Les pulsations de cette zone extérieure s’effectuent selon de très longs cycles de proportions gigantesques. Pendant un peu plus d’un milliard d’années d’Urantia la force d’espace de ce centre est dirigée vers l’extérieur ; ensuite pendant une durée similaire, elle est dirigée vers l’intérieur ; et les manifestations de force d’espace de ce centre sont universelles ; elles s’étendent dans tout l’espace pénétrable.

Toute force physique, toute énergie et toute matière ne font qu’un. Toute énergie-force est issue originellement du Bas Paradis et y retournera finalement après avoir complété son circuit d’espace.

Mais toutes les énergies et toutes les organisations matérielles de l’univers des univers ne sont pas toutes venues du Bas Paradis dans leur présent état phénoménal ; l’espace est la matrice de plusieurs formes de matière et de prématière. Bien que la zone extérieure du centre de force du Paradis soit la source d’énergies d’espace, ce n’est pas de là que l’espace tire son origine. L’espace n’est ni force, ni énergie, ni pouvoir. Les pulsations de cette zone n’expliquent pas non plus la respiration de l’espace, mais les phases d’entrée et de sortie de cette zone sont synchronisées avec les cycles d’expansion-contraction de l’espace qui durent deux milliards d’années.

La Respiration de l’Espace.

Nous ne connaissons pas le mécanisme effectif de la respiration de l’espace ; nous observons simplement que tout l’espace est alternativement en contraction et en expansion. Cette respiration affecte à la fois l’expansion horizontale de l’espace pénétré et les extensions verticales de l’espace non pénétré qui existent dans les vastes réservoirs d’espace au-dessus et au-dessous du Paradis. Pour essayer d’imaginer la

forme volumétrique de ces réservoirs d’espace, vous pourriez penser à un sablier.

Lorsque les univers de l’extension horizontale de l’espace pénétré se dilatent, les réservoirs de l’extension verticale de l’espace non pénétré se contractent, et vice versa. Il y a un confluent d’espace pénétré et non pénétré juste au-dessous du Bas Paradis. Les deux types d’espace y coulent à travers les

canaux régulateurs qui les transmuent, et où s’opèrent des modifications rendant pénétrable l’espace impénétrable, et réciproquement, dans les cycles de contraction et d’expansion du cosmos.

Espace « non pénétré » signifie espace non pénétré par ces forces, énergies, pouvoirs et présences dont on sait qu’ils existent dans l’espace pénétré. Nous ne savons pas si l’espace vertical (réservoir) est destiné à fonctionner toujours comme contrepoids de l’espace horizontal (univers) ; nous ne savons pas s’il y a une intention créatrice concernant l’espace non pénétré. En réalité, nous savons très peu de choses sur les réservoirs d’espace, simplement qu’ils existent et qu’ils paraissent contrebalancer les cycles d’expansion-contraction spatiaux de l’univers des univers.

Les phases des cycles de respiration d’espace durent un peu plus d’un milliard d’années d’Urantia. Pendant une phase, les univers sont en expansion ; pendant la suivante ils se contractent.

L’espace pénétré approche maintenant du point médian de sa phase d’expansion, tandis que l’espace nonpénétré approche du point médian de sa phase de contraction, et nous sommes informés que présentement les limites extrêmes des deux extensions d’espace sont, théoriquement, à peu près

équidistantes du Paradis. Les réservoirs d’espace non pénétré s’étendent maintenant à la verticale au-dessus du Haut Paradis et au-dessous du Bas Paradis juste aussi loin que les espaces pénétrés des univers s’étendent horizontalement à l’extérieur du Paradis périphérique jusqu’au quatrième niveau d’espace

extérieur, et même au-delà.

Pendant un milliard d’années d’Urantia, ces réservoirs d’espace se contractent tandis que le maitre univers et les activités énergétiques de tout l’espace horizontal sont en expansion. Il faut donc un peu plus de deux milliards d’années d’Urantia pour compléter le cycle entier d’expansion-contraction.

Fonctions Spatiales du Paradis

L’espace n’existe sur aucune des surfaces du Paradis. Si l’on « regardait » directement au zénith de la surface du Haut Paradis, on ne verrait rien d’autre que de l’espace non pénétré arrivant ou partant ; en ce moment il arrive. L’espace ne touche pas le Paradis ; seules les zones tranquilles d’espace

médian arrivent au contact de l’Ile centrale.

Le Paradis est le noyau effectivement immobile des zones comparativement tranquilles qui existent entre l’espace pénétré et l’espace non pénétré. Géographiquement, ces zones semblent être une extension relative du Paradis, mais il s’y produit probablement quelques mouvements. Nous savons très peu de choses à leur sujet, mais nous observons que ces zones de mouvement spatial ralenti séparent l’espace pénétré et l’espace non pénétré. Des zones similaires ont existé entre les divers niveaux de l’espace pénétré, mais elles sont devenues moins tranquilles.

Le profil d’une section verticale de l’espace total ressemblerait un peu à une croix de Malte dont les bras horizontaux représenteraient l’espace pénétré (l’univers) et les bras verticaux l’espace non pénétré (le réservoir). Les aires entre les quatre bras les sépareraient un peu comme les zones d’espace médian séparent l’espace pénétré de l’espace non pénétré. Ces zones tranquilles d’espace médian deviennent de plus en plus vastes à mesure que leur distance du Paradis s’accroît ; finalement elles entourent les bords de tout l’espace et enferment hermétiquement à la fois les réservoirs d’espace et la totalité de l’extension horizontale de l’espace pénétré.

(124.5) 11:7.4 L’espace n’est ni un état subsabsolu à l’intérieur de l’Absolu Non Qualifié, ni la présence de cet

Absolu, ni une fonction de l’Ultime. C’est un don du Paradis. Nous croyons que l’espace du grand univers et celui de toutes les régions extérieures est effectivement pénétré par la puissance d’espace ancestrale de l’Absolu Non Qualifié. Cet espace pénétré s’étend horizontalement vers l’extérieur, depuis la proximité du Paradis périphérique à travers le quatrième niveau d’espace extérieur et au-delà de la périphérie du maitre

univers ; mais de combien au-delà, nous ne le savons pas.

Si vous imaginez un plan en forme de V, fini mais inconcevablement grand, situé à angle droit par rapport aux deux surfaces supérieure et inférieure du Paradis et dont la pointe serait presque tangentielle à la périphérie du Paradis, et qu’ensuite vous visualisiez ce plan en révolution elliptique autour du Paradis, alors cette révolution délimiterait grossièrement le volume de l’espace pénétré.

Il y a une limite supérieure et une limite inférieure à l’espace horizontal par rapport à n’importe quel emplacement dans les univers. Si l’on pouvait aller assez loin à angle droit du plan d’Orvonton, soit vers le haut soit vers le bas, on rencontrerait finalement la limite inférieure ou supérieure de l’espace pénétré. À l’intérieur des dimensions connues du maitre univers, ces limites s’écartent de plus en plus l’une de l’autre à mesure que la distance du Paradis s’accroît. L’espace épaissit, et il épaissit un peu plus vite que le plan de la création, c’est-à-dire que les univers.

Les zones relativement tranquilles entre les niveaux d’espace, comme celle qui sépare les sept superunivers du premier niveau d’espace extérieur, sont d’énormes régions elliptiques où les activités spatiales sont au repos. Ces zones séparent les vastes galaxies qui tournent à grande vitesse en procession

ordonnée autour du Paradis. Vous pouvez visualiser le premier niveau d’espace extérieur, où d’innombrables univers sont maintenant en cours de formation, comme une vaste procession de galaxies tournant autour du Paradis, bornée en haut et en bas par les zones tranquilles d’espace médian, et bornée à l’intérieur et à l’extérieur par les zones d’espace relativement tranquilles.

Un niveau d’espace fonctionne donc comme une région elliptique de mouvement entourée de tous côtés par une quiétude relative. Ces relations entre mouvement et repos constituent un chemin d’espace courbe de moindre résistance au mouvement. Ce chemin est universellement suivi par la force cosmique et l’énergie émergente au cours de leur circulation sans fin autour de l’Ile du Paradis.

Ce zonage alterné du maitre univers, associé au flux alterné des galaxies dans le sens des aiguilles d’une montre et en sens inverse, est un facteur de stabilisation de la gravité physique destiné à empêcher que la pression de gravité ne s’accentue au point où elle produirait un effet de désagrégation et de dispersion. Ce dispositif exerce une influence antigravitationnelle et agit comme un frein sur des vitesses qui autrement seraient dangereuses.

La Gravité du Paradis

L’attraction inéluctable de la gravité saisit effectivement tous les mondes de tous les univers de tout l’espace. La gravité est l’emprise toute-puissante de la présence physique du Paradis. La gravité est la corde omnipotente à laquelle sont accrochés les étoiles scintillantes, les soleils flamboyants et les sphères

tourbillonnantes qui constituent la parure physique universelle du Dieu éternel qui est tout, qui remplit toutes choses et en qui toutes choses subsistent.

Le centre et le point focal de la gravité matérielle absolue est l’Ile du Paradis, complétée par les corps de gravité obscurs qui encerclent Havona, et équilibrée par les réservoirs d’espace situés au-dessus et au-dessous. Toutes les émanations connues du Bas Paradis répondent invariablement et infailliblement à l’attraction de la gravité centrale opérant sur les circuits sans fin des niveaux elliptiques d’espace du maitre univers. La tendance des âges, la courbure du cercle et le cycle de la grande ellipse caractérisent toutes les formes connues de réalité cosmique.

L’espace ne répond pas à la gravité, mais il agit sur la gravité comme un équilibrant. Sans le coussin de l’espace, un effet explosif ébranlerait les corps spatiaux du voisinage. L’espace pénétré exerce aussi une influence d’antigravité sur la gravité physique ou linéaire ; l’espace peut effectivement neutraliser

l’action de la gravité sans toutefois pouvoir la retarder. La gravité absolue est la gravité du Paradis. La gravité locale ou linéaire appartient au stade électrique de l’énergie ou de la matière. Elle opère à l’intérieur de l’univers central, des superunivers et des univers extérieurs en tous les lieux où une matérialisation appropriée a pris place.

Les nombreuses formes de force cosmique, d’énergie physique, de pouvoir d’univers et des diverses matérialisations font apparaître trois stades généraux, bien que non parfaitement nets, de réaction à la gravité du Paradis :

Les Stades de Prégravité (Force). C’est le premier pas dans l’individualisation de la puissance d’espace en formes préénergétiques de force cosmique. Cet état est analogue au concept de la charge-force primordiale de l’espace que l’on appelle parfois énergie pure ou segregata.

Les Stades de Gravité (Énergie). Cette modification de la charge-force de l’espace est produite par l’action des organisateurs de force du Paradis. Elle signale l’apparition de systèmes d’énergie répondant à l’attraction de la gravité du Paradis. Cette énergie émergente est originellement neutre, mais, après de nouvelles métamorphoses, elle montre des qualités dites positive et négative ; nous appelons ces stades ultimata.

Les Stades de Postgravité (Pouvoir d’univers). À ce stade, l’énergie-matière laisse voir qu’elle répond au contrôle de la gravité linéaire. Dans l’univers central, ces systèmes physiques sont des organisations triples appelées triata. Ce sont les systèmes de superpouvoir donnant naissance aux créations de l’espace et du temps. Les systèmes physiques des

superunivers sont mobilisés par les Directeurs de Pouvoir d’Univers et leurs associés. Ces organisations matérielles ont une constitution double et s’appellent gravita. Les corps de gravitéobscurs qui entourent Havona ne sont faits ni de triata ni de gravita ; leur pouvoir d’attraction dénote les deux formes de gravité physique, linéaire et absolue.

La puissance d’espace n’est sujette à l’interaction d’aucune forme de gravitation. Cette dotation primitive du Paradis n’est pas un niveau actuel de réalité, mais elle est ancestrale à toutes les réalités non spirituelles fonctionnelles relatives — à toutes les manifestations d’énergie-force et à l’organisation du pouvoir et de la matière. La puissance d’espace est un terme difficile à définir. Il ne désigne pas « ce qui est ancestral à l’espace » ; sa signification devrait évoquer l’idée des puissances et des potentiels qui existent dans l’espace. On peut concevoir approximativement qu’il inclut tous les potentiels et influences absolus qui émanent du Paradis et constituent la présence spatiale de l’Absolu Non Qualifié.

Le Paradis est la source absolue et l’éternel point focal de toute énergie-matière dans l’univers des univers. L’Absolu Non Qualifié révèle, régularise et entrepose ce qui a sa source et son origine dans le Paradis. La présence universelle de l’Absolu Non Qualifié paraît équivaloir au concept que l’extension de la gravité est potentiellement infinie, qu’elle est une tension élastique de la présence du Paradis. Ce concept

nous aide à saisir le fait que tout subit une attraction vers l’intérieur, vers le Paradis. Cet exemple est grossier, mais peut néanmoins être utile. Il explique aussi pourquoi la gravité agit toujours par priorité dans le plan perpendiculaire à la masse, phénomène dénotant que les dimensions du Paradis et des créations quil’entourent sont différentielles.

Le Caractère Unique du Paradis

Le Paradis est unique en ce sens qu’il est le royaume d’origine primordiale et le but final de la destinée pour toutes les personnalités spirituelles. Bien qu’il soit vrai que les êtres spirituels inférieurs ne sont pas tous immédiatement destinés au Paradis, cependant le Paradis reste toujours le but désiré de

toutes les personnalités supramatérielles.

Le Paradis est le centre géographique de l’infinité. Il n’est pas une fraction de la création universelle, ni même une véritable partie de l’éternel univers de Havona. Nous nous référons communément à l’Ile centrale comme appartenant à l’univers divin, mais ce n’est pas la réalité. Le Paradis est une existence éternelle et exclusive.

Dans l’éternité du passé, lorsque le Père Universel donna une expression personnelle infinie de son moi spirituel dans l’être du Fils Éternel, il révéla simultanément le potentiel d’univers de son moi non personnel en tant que le Paradis. Le Paradis non personnel et non spirituel paraît avoir été le corollaire

inévitable de la volonté et de l’acte du Père rendant éternel le Fils Originel. C’est ainsi que le Père projeta la réalité en deux phases actuelles — le personnel et le non personnel, le spirituel et le non spirituel. Lestensions entre ces phases, en face de la volonté commune d’agir du Père et du Fils, donna existence à l’Acteur Conjoint et à l’univers central des mondes matériels et des êtres spirituels.

Lorsque la réalité est différenciée en personnel et non personnel (Fils Éternel et Paradis), il n’est guère juste d’appeler « Déité » ce qui est non personnel, à moins que ce non personnel soit qualifié d’une certaine manière. L’énergie et les répercussions matérielles des actes de la Déité ne peuvent guère être appelées Déité. La Déité peut être la cause de beaucoup de choses qui ne sont pas la Déité, et le

Paradis n’est pas une Déité : il n’est pas non plus conscient dans le sens où les mortels pourraient comprendre ce terme.

Le Paradis n’est ancestral à aucun être ou entité vivante ; il n’est pas un créateur. La personnalité et les relations mental-esprit sont transmissibles, mais les archétypes ne le sont pas. Les modèles ne sont jamais des reflets ; ce sont des copies — des reproductions. Le Paradis est l’absolu des archétypes. Havona est une exposition de ces potentiels en actualité.

La résidence de Dieu est centrale et éternelle, glorieuse et idéale. Sa demeure est l’archétype splendide de tous les mondes-sièges des univers ; et l’univers central de son habitation immédiate est l’archétype de tous les univers pour leurs idéaux, leurs organisations et leur destinée ultime.

Le Paradis est le siège universel de toutes les activités concernant la personnalité, et la source-centre de toutes les manifestations de force d’espace et d’énergie. Tout ce qui a été, qui est maintenant ou qui sera, est venu, vient maintenant ou viendra plus tard de ce lieu central d’habitat des Dieux éternels. Le Paradis est le centre de toute la création, la source de toutes les énergies et le lieu d’origine primitif de toutes les personnalités.

Après tout, la chose la plus importante pour les mortels au sujet du Paradis éternel est le fait que cette parfaite demeure du Père Universel est la destinée réelle et lointaine des âmes immortelles des fils mortels et matériels de Dieu, les créatures ascendantes des mondes évolutionnaires du temps et de l’espace. Tout mortel connaissant Dieu et ayant épousé la carrière d’accomplissement de la volonté du Père s’est déjà engagé sur la longue, longue route du Paradis, route de recherche de la divinité et d’aboutissement à la perfection. Et, lorsqu’un tel être d’origine animale se tient devant les Dieux du Paradis après s’être élevé des sphères inférieures de l’espace comme un nombre incommensurable de ses pareils le fait maintenant, cet exploit représente la réalité d’une transformation spirituelle côtoyant les limites de la suprématie.

Présenté par un Perfecteur de Sagesse chargé par les Anciens des Jours d’Uversa de faire cet

exposé.

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6. Unification de la Déité évolutionnaire/ 6. Unification of Evolutionary Deity

  1. Unification de la Déité évolutionnaire

Quand les trois personnes éternelles de la Déité fonctionnent en tant que Déité indivise dans La Trinité du Paradis, elles réalisent une parfaite unité. De même quand elles créent, soit en association, soit séparément, leur progéniture paradisiaque fait ressortir l’unité caractéristique de la divinité. Et cette divinité d’intention, manifestée par les Créateurs Suprêmes et Chefs des domaines de l’espace-temps, se traduit par le potentiel de pouvoir unifiant de la souveraineté de la suprématie expérientielle qui, en présence de l’unité de l’énergie impersonnelle de l’univers, constitue une tension de réalité qui peut se résoudre seulement par l’unification adéquate avec les réalités de personnalité expérientielles de la Déité expérientielle.

Les réalités de personnalité de l’Être Suprême émanent des Déités du Paradis et, sur le monde-pilote du circuit extérieur de Havona, s’unifient avec les prérogatives de pouvoir du Tout-Puissant Suprême venant des divinités des Créateurs du grand univers. En tant que personne, Dieu le Suprême existait dans Havona avant la création des sept superunivers, mais il n’y opérait que sur des niveaux spirituels. L’évolution du Tout-Puissant pouvoir de Suprématie par diverses synthèses de divinité dans les univers évoluants se traduisit par une nouvelle présence de pouvoir de la Déité, qui se coordonna avec la personne spirituelle du Suprême dans Havona au moyen du Mental Suprême. En même temps, celui-ci passait du potentiel résidant dans le mental infini de l’Esprit Infini au mental fonctionnel actif de l’Être Suprême.

Les créatures au mental matériel des mondes évolutionnaires des sept superunivers ne peuvent comprendre l’unité de la Déité qu’en suivant son évolution dans cette synthèse pouvoir-personnalité chez l’Être Suprême. À quelque niveau d’existence que ce soit, Dieu ne peut pas aller au-delà de la capacité conceptuelle des êtres qui vivent à de tels niveaux. L’homme mortel doit, par la reconnaissance de la vérité, par l’appréciation de la beauté et par l’adoration de la bonté, développer la reconnaissance d’un Dieu d’amour et progresser ensuite par les niveaux de déité ascendants jusqu’à la compréhension du Suprême. La Déité, après avoir été saisie comme unifiée en pouvoir, peut ensuite être personnalisée en esprit pour être comprise et atteinte par la créature.

Les ascendeurs mortels parviennent à comprendre le pouvoir du Tout-Puissant sur les capitales des superunivers, et à comprendre la personnalité du Suprême sur les circuits extérieurs de Havona, mais ils ne trouvent pas effectivement l’Être Suprême comme ils sont destinés à trouver les Déités du Paradis. Même les finalitaires, qui sont des esprits du sixième stade, n’ont pas trouvé l’Être Suprême et n’ont pas de chances de le trouver avant d’avoir atteint le statut d’esprit du septième stade et avant que le Suprême n’exerce effectivement des fonctions dans les activités des futurs univers extérieurs.

Par contre, lorsque les ascendeurs trouvent le Père Universel en tant que septième niveau de Dieu le Septuple, ils ont atteint la personnalité de la Première Personne de tous les niveaux de déité de relations personnelles avec les créatures de l’univers.

Livre d’Urantia Fascicule 56

 

  1. Unification of Evolutionary Deity

When the three eternal persons of Deity function as undivided Deity in the Paradise Trinity, they achieve perfect unity; likewise, when they create, either associatively or severally, their Paradise progeny exhibit the characteristic unity of divinity. And this divinity of purpose manifested by the Supreme Creators and Rulers of the time-space domains eventuates in the unifying power potential of the sovereignty of experiential supremacy which, in the presence of the impersonal energy unity of the universe, constitutes a reality tension that can be resolved only through adequate unification with the experiential personality realities of experiential Deity.

The personality realities of the Supreme Being come forth from the Paradise Deities and on the pilot world of the outer Havona circuit unify with the power prerogatives of the Almighty Supreme coming up from the Creator divinities of the grand universe. God the Supreme as a person existed in Havona before the creation of the seven superuniverses, but he functioned only on spiritual levels. The evolution of the Almighty power of Supremacy by diverse divinity synthesis in the evolving universes eventuated in a new power presence of Deity which co-ordinated with the spiritual person of the Supreme in Havona by means of the Supreme Mind, which concomitantly translated from the potential resident in the infinite mind of the Infinite Spirit to the active functional mind of the

The material-minded creatures of the evolutionary worlds of the seven superuniverses can comprehend Deity unity only as it is evolving in this power-personality synthesis of the Supreme Being. On any level of existence God cannot exceed the conceptual capacity of the beings who live on such a level. Mortal man must, through the recognition of truth, the appreciation of beauty, and the worship of goodness, evolve the recognition of a God of love and then progress through ascending deity levels to the comprehension of the Supreme. Deity, having been thus grasped as unified in power, can then be personalized in spirit to creature understanding and attainment.

While ascending mortals achieve power comprehension of the Almighty on the capitals of the superuniverses and personality comprehension of the Supreme on the outer circuits of Havona, they do not actually find the Supreme Being as they are destined to find the Paradise Deities. Even the finaliters, sixth-stage spirits, have not found the Supreme Being, nor are they likely to until they have achieved seventh-stage-spirit status, and until the Supreme has become actually functional in the activities of the future outer universes.

But when ascenders find the Universal Father as the seventh level of God the Sevenfold, they have attained the personality of the First Person of all deity levels of personal relationships with universe creatures.

 

The Urantia Book paper 56

 

 

 

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Mort et transfert

Le Livre d’Urantia

Fascicule 55

  1. Mort et transfert

La mort physique naturelle n’est pas inévitable pour les humains. La majorité des êtres évolutionnaires avancés, citoyens de mondes parvenus à l’ère finale de lumière et de vie, ne meurent pas ; ils sont transférés directement de la vie dans la chair à l’existence morontielle.

Cette expérience de transfert de la vie matérielle à l’état morontiel — la fusion de l’âme immortelle avec l’Ajusteur intérieur — a lieu avec une fréquence qui s’accroit proportionnellement au progrès évolutionnaire de la planète. Au début, seuls quelques mortels au cours de chaque âge atteignent les niveaux de progrès spirituel permettant le transfert, mais, avec le commencement des âges successifs inaugurés par les Fils Instructeurs, il se produit de plus en plus de fusions avec l’Ajusteur avant la fin de la vie, de plus en plus longue, de ces mortels en progrès ; et, à l’époque de la mission terminale des Fils Instructeurs, environ un quart de ces mortels superbes sont exempts de la mort naturelle.

Plus tard encore dans l’ère de lumière et de vie, les créatures médianes ou leurs associés sentent l’approche de l’état où une âme va probablement s’unir avec son Ajusteur. Ils le signifient aux gardiens de la destinée qui, à leur tour, communiquent le renseignement au groupe finalitaire sous la juridiction duquel le mortel travaille. Ensuite, le Souverain Planétaire invite ce mortel à se démettre de toutes ses fonctions planétaires, à faire ses adieux à son monde d’origine et à se présenter au temple intérieur du Souverain Planétaire pour y attendre le transit morontiel, l’éclair de transfert entre le domaine matériel de l’évolution et le niveau morontiel de progression préspirituelle.

Quand la famille, les amis et le groupe de travail du candidat à la fusion se sont réunis dans le temple morontiel, ils se répartissent autour de la scène centrale où les candidats à la fusion se reposent en causant librement avec leurs amis rassemblés. Un cercle intermédiaire de personnalités célestes est mis en place pour protéger les mortels matériels de l’action des énergies qui se manifestent au moment où jaillit « l’éclair de vie » délivrant des liens de la chair mortelle le candidat à l’ascension. Cet éclair opère sur le mortel évolutionnaire toutes les transformations que la mort naturelle effectue sur ceux qu’elle délivre de la chair.

Beaucoup de candidats à la fusion peuvent être rassemblés en même temps dans le temple spacieux. Quelle merveilleuse occasion pour les mortels de se réunir ainsi pour assister à l’ascension de leurs bienaimés dans des flammes spirituelles, et quel contraste avec les âges antérieurs où les mortels devaient livrer leurs morts à l’emprise des éléments terrestres ! Les scènes de pleurs et de lamentations, qui caractérisent les époques primitives de l’évolution humaine, sont maintenant remplacées par une joie extatique et un enthousiasme sublime tandis que ces mortels connaissant Dieu font des adieux temporaires à leurs bienaimés et sont dissociés de leurs attaches matérielles par les feux spirituels de la splendeur ardente et de la gloire ascendante. Sur les mondes ancrés dans la lumière et la vie, les « funérailles » sont des occasions de joie suprême, de satisfaction profonde et d’espérance inexprimable.

L’âme de ces mortels en progrès est de plus en plus remplie de foi, d’espoir et d’assurance. L’esprit qui imprègne les spectateurs entourant le sanctuaire de transition ressemble à celui d’amis et de parents joyeux qui assisteraient aux examens de diplôme d’un candidat de leur groupe, ou qui se réuniraient pour être témoins de l’octroi d’un grand honneur à l’un des leurs. Il serait certainement avantageux que des humains moins évolués apprennent quelque peu à considérer la mort naturelle avec la même gaieté et le même enjouement.

Après l’éclair de fusion, les observateurs mortels ne peuvent plus rien voir de leurs compagnons transférés. Les âmes transférées se rendent directement par transit d’Ajusteurs à la salle de résurrection du monde approprié d’éducation morontielle. Les affaires concernant le transfert de mortels vivants au monde morontiel sont supervisées par un archange affecté à la sphère le jour où celle-ci a été ancrée dans la lumière et la vie.

À l’époque où un monde atteint le quatrième stade de lumière et de vie, plus de la moitié des mortels quittent la planète par transfert en s’élevant hors du monde des vivants. La diminution du nombre des morts se poursuit constamment, mais je ne connais aucun système dont les mondes habités, même ancrés depuis longtemps dans la vie, soient entièrement délivrés de la mort naturelle comme technique pour échapper aux liens de la chair. Et, jusqu’à ce que cet état supérieur d’évolution planétaire soit uniformément atteint, il faut que les mondes d’entrainement morontiel de l’univers local continuent à servir de sphères éducatives et culturelles aux progresseurs morontiels en évolution. L’élimination de la mort est théoriquement possible, mais, d’après ce que j’ai observé, elle ne s’est pas encore produite. Peut-être ce statut est-il susceptible d’être atteint dans les lointaines étapes futures des époques successives marquant le septième stade de l’ancrage dans la vie planétaire.

Les âmes transférées durant les âges d’épanouissement des sphères ancrées ne passent pas par les mondes des maisons. Elles ne séjournent pas non plus sur les mondes morontiels du système ou de la constellation en tant qu’étudiants. Elles ne passent par aucune des phases primitives de la vie morontielle. Ces ascendeurs mortels sont les seuls qui évitent d’aussi près la transition morontielle entre l’existence matérielle et le statut semi-spirituel. L’expérience initiale de ces mortels saisis-par-le-Fils dans leur carrière ascendante a lieu dans les services des mondes de progression du siège de l’univers local. Partant ensuite de ces mondes d’étude de Salvington, ils retournent comme instructeurs sur les mondes qu’ils ont court-circuités et se dirigent ensuite vers l’intérieur, vers le Paradis, par la route établie pour l’ascension des mortels.

Si vous pouviez seulement visiter une planète à un stade avancé de développement, vous saisiriez vite les raisons qui motivent une réception différenciée des ascendeurs sur les mondes des maisons et sur les mondes morontiels supérieurs. Vous comprendriez aisément que des êtres quittant ces sphères hautement évoluées sont prêts à reprendre leur ascension vers le Paradis bien avant la moyenne des mortels arrivant d’un monde désordonné et arriéré comme Urantia.

Quel que soit le niveau d’aboutissement planétaire d’où les hommes partent pour s’élever aux mondes morontiels, les sept sphères des maisons leur fournissent d’amples occasions d’acquérir par expérience comme maitres-élèves toutes les notions qui leur manquent à cause du statut avancé de leur planète natale.

L’univers ne manque jamais d’appliquer ces techniques d’égalisation destinées à veiller à ce que nul ascendeur ne soit privé de rien d’essentiel à son expérience d’ascension.

 

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Organisation des 7 super univers-Livre d’Urantia Fascicule 15

 

Fascicule 15

Les Sept Superunivers

(164.1) 15:0.1 En ce qui concerne le Père Universel — en tant que Père — les univers sont pratiquement inexistants ; il s’occupe des personnalités, il est le Père des personnalités. En ce qui concerne le Fils Éternel et l’Esprit Infini — en tant que partenaires créateurs — les univers sont localisés et individuels sous la souveraineté conjointe des Fils Créateurs et des Esprits Créatifs. En ce qui concerne la Trinité du Paradis, il n’existe en dehors de Havona que sept univers habités, les sept superunivers qui régissent le cercle du premier niveau d’espace consécutif à Havona. Les Sept Maitres Esprits irradient leur influence à partir de l’Ile centrale, faisant ainsi de la vaste création une roue gigantesque dont le moyeu est l’éternelle Ile du Paradis, dont les sept rayons sont les radiations des Sept Maitres Esprits, et dont la jante est constituée par les régions extérieures du grand univers.

(164.2) 15:0.2 Le septuple plan de gouvernement et d’organisation des superunivers fut formulé très tôt dans la matérialisation de la création universelle. La première création posthavonienne fut divisée en sept segments colossaux, et les mondes-sièges des gouvernements de ces superunivers furent dessinés et construits. Le présent plan d’administration existe presque depuis l’éternité, et c’est à juste titre que les chefs de ces sept superunivers sont appelés les Anciens des jours.

(164.3) 15:0.3 Je ne peux espérer vous dire que peu de choses sur le vaste ensemble de connaissances concernant les superunivers, mais dans tous ces royaumes une technique pour le contrôle intelligent des forces physiques et spirituelles est mise en oeuvre ; les présences de la gravité universelle y fonctionnent avec un pouvoir majestueux et une harmonie parfaite. Il est important de se faire d’abord une idée adéquate de la constitution physique et de l’organisation matérielle des domaines superuniversels ; vous serez alors mieux préparés à saisir la merveilleuse organisation mise en place pour leur gouvernement spirituel et pour le progrès intellectuel des créatures volitives qui demeurent sur les myriades de planètes habitées réparties çà et là dans l’ensemble de ces sept superunivers.

1. Le Niveau d’Espace des Superunivers

(164.4) 15:1.1 Dans le domaine limité des archives, des observations et des souvenirs des générations s’étendant sur un million ou un milliard de vos courtes années, et à toutes fins utiles, on peut dire qu’Urantia et l’univers local auquel elle appartient expérimentent actuellement l’aventure d’une longue plongée dans un nouvel espace inexploré. Mais, d’après les archives d’Uversa, la coïncidence avec des observations plus anciennes, l’harmonie avec les expériences et les calculs plus poussés de notre ordre, et les conclusions basées sur les données qui précèdent et sur d’autres encore, nous savons que les mondes sont engagés dans un mouvement processionnel cyclique ordonné, bien compris, parfaitement contrôlé, et d’une majestueuse grandeur, autour de la Grande Source-Centre Première et de son univers résidentiel.

(165.1) 15:1.2 Nous avons depuis longtemps découvert que les sept superunivers parcourent une grande ellipse, un gigantesque cercle aplati. Votre système solaire et les autres mondes du temps ne se précipitent pas à l’aveuglette, sans cartes ni compas, dans un espace inexploré. L’univers local auquel votre système appartient suit une trajectoire précise et bien comprise, en sens inverse des aiguilles d’une montre, autour du vaste tourbillon qui entoure l’univers central. Ce chemin cosmique est soigneusement repéré, et il est tout aussi complètement connu par les observateurs d’étoiles du superunivers que les orbites des planètes de votre système solaire le sont par les astronomes d’Urantia.

(165.2) 15:1.3 Urantia est située dans un univers local et un superunivers non encore complètement organisés, et votre univers local se trouve à proximité immédiate de nombreuses créations physiques seulement partiellement achevées. Vous appartenez à l’un des univers relativement récents. Mais aujourd’hui vous ne foncez pas tête baissée dans un espace inexploré et vous ne tournoyez pas aveuglément dans des régions inconnues. Vous suivez un parcours ordonné et prédéterminé du niveau d’espace des superunivers. Vous passez présentement à travers le même espace que votre système planétaire ou ses prédécesseurs ont franchi il y a des âges, et, un jour, dans le lointain futur, votre système ou ses successeurs traverseront de nouveau ce même espace dans lequel vous plongez aujourd’hui si rapidement.

(165.3) 15:1.4 Dans l’âge présent et selon la manière dont on comprend l’orientation sur Urantia, le superunivers numéro 1 tourne presque vers le nord ; il se trouve en direction est, et à peu près à l’opposé de la résidence paradisiaque des Grandes Sources-Centres et de l’univers central de Havona. Cette position ainsi que la symétrique à l’ouest, représente le point où les sphères du temps s’approchent le plus près de l’Ile éternelle. Le superunivers numéro 2 se trouve dans le nord et se prépare à virer vers l’ouest, tandis que le numéro 3 occupe le segment le plus septentrional du grand sentier de l’espace, ayant déjà amorcé la courbe qui le conduira à la plongée vers le sud. Le numéro 4 poursuit sa course sur une ligne comparativement droite vers le sud, ses régions avancées approchant maintenant de l’opposition avec les Grands Centres. Le numéro 5 a presque quitté sa position opposée au Centre des Centres et continue sur la trajectoire directement méridionale précédant immédiatement le tournant vers l’est. Le numéro 6 occupe la plus grande partie de la courbe méridionale, segment d’où votre superunivers est presque sorti.

(165.4) 15:1.5 Votre univers local de Nébadon appartient à Orvonton, le septième superunivers, qui tourne entre les superunivers numéro 1 et 6 et a pris depuis peu (à la manière dont nous calculons le temps) le tournant sud-est du niveau d’espace des superunivers. Aujourd’hui, le système solaire auquel appartient Urantia a passé depuis quelques milliards d’années la courbure sud, si bien que, présentement, vous avancez au-delà du tournant sud-est et vous vous déplacez rapidement sur la longue trajectoire comparativement rectiligne vers le nord. Pendant des âges innombrables, Orvonton suivra ce parcours allant presque droit vers le nord.

(165.5) 15:1.6 Urantia appartient à un système excentré proche des limites extérieures de votre univers local, et votre univers local est en train de traverser la périphérie d’Orvonton. Au delà du vôtre, il y en a encore d’autres, mais vous êtes fort éloignés, dans l’espace, des systèmes physiques qui tournent sur la grande orbite à proximité relative de la Grande Source-Centre.

2. Organisation des Superunivers

(165.6) 15:2.1 Seul le Père Universel connaît l’emplacement et le nombre effectif des mondes habités dans l’espace ; il les appelle tous par leur nom et leur nombre. Je ne peux donner que le nombre approximatif des planètes habitées ou habitables, car certains univers locaux ont plus de mondes convenant à la vie intelligente que d’autres. D’autre part, tous les univers locaux prévus n’ont pas été organisés. C’est pourquoi je n’offre d’estimation que pour donner une idée de l’immensité de la création matérielle.

(166.1) 15:2.2 Il y a sept superunivers dans le grand univers, et ils sont constitués approximativement comme suit :

(166.2) 15:2.3 1. Le système. L’unité de base du supergouvernement est formée d’environ mille mondes habités ou habitables. Les soleils embrasés, les mondes froids, les planètes trop rapprochées des soleils chauds, et d’autres sphères ne convenant pas à l’habitation de créatures n’y sont pas compris. On appelle système cet ensemble de mille mondes aptes à entretenir la vie, mais, dans les systèmes jeunes, seul un nombre relativement restreint de ces mondes peut être habité. Chaque planète habitée est régie par un Prince Planétaire ; chaque système local possède une sphère architecturale pour siège central, et il est gouverné par un Souverain Systémique.

(166.3) 15:2.4 2. La Constellation. Cent systèmes (environ 100.000 planètes habitables) forment une constellation. Chaque constellation a une sphère architecturale pour siège et elle est régie par trois Fils de l’ordre des Vorondadeks, les Très Hauts. À chaque constellation est aussi affecté comme observateur un Fidèle des Jours, ambassadeur de la Trinité du Paradis.

(166.4) 15:2.5 3. L’Univers Local. Cent constellations (environ 10 millions de planètes habitables) constituent un univers local. Chaque univers local possède pour siège un magnifique monde architectural et il est régi par l’un des Fils de Dieu Créateurs coordonnés de l’ordre des Micaëls. Chaque univers est béni par la présence d’un Union des Jours, représentant la Trinité du Paradis.

(166.5) 15:2.6 4. Le Secteur Mineur. Cent univers locaux (environ un milliard de planètes habitables) constituent un secteur mineur du gouvernement du superunivers. Chaque secteur mineur possède un merveilleux monde-siège d’où ses dirigeants, les Récents des Jours, administrent les affaires de ce secteur mineur. Il y a trois Récents des Jours, Personnalités Suprêmes de la Trinité, au siège de chaque secteur mineur.

(166.6) 15:2.7 5. Le Secteur Majeur. Cent secteurs mineurs (environ 100 milliards de planètes habitables) forment un secteur majeur. Chaque secteur majeur est pourvu d’un siège grandiose et régi par trois Perfections des Jours, Personnalités Suprêmes de la Trinité.

(166.7) 15:2.8 6. Le Superunivers. Dix secteurs majeurs (environ 1.000 milliards de planètes habitables) constituent un superunivers. Chaque superunivers est pourvu d’un monde-siège immense et glorieux, et régi par trois Anciens des Jours.

(166.8) 15:2.9 7. Le Grand Univers. Sept superunivers forment le grand univers présentement organisé, consistant en sept billions environ de mondes habitables, plus les sphères architecturales et le milliard de sphères habitées de Havona. Les superunivers sont régis et administrés indirectement et réflectivement depuis le Paradis par les Sept Maitres Esprits. Le milliard de mondes de Havona est directement administré par les Éternels des Jours, l’une de ces Personnalités Suprêmes de la Trinité présidant sur chacune de ces sphères parfaites.

(167.1) 15:2.10 En excluant les sphères du Paradis-Havona, le plan d’organisation de l’univers comporte les unités suivantes :

(167.2) 15:2.11 Superunivers . . . . . . . . . . . 7

(167.3) 15:2.12 Secteurs majeurs. . . . . . . .70

(167.4) 15:2.13 Secteurs mineurs. . . . . 7.000

(167.5) 15:2.14 Univers locaux. . . . . 700.000

(167.6) 15:2.15 Constellations. . . . . . . . . .70 millions

(167.7) 15:2.16 Systèmes locaux . . . . . . . . 7 milliards

(167.8) 15:2.17 Planètes habitables . . 7.000 milliards

(167.9) 15:2.18 Chacun des sept superunivers est constitué à peu près comme suit :

(167.10) 15:2.19 Un système comprend (environ). . . . . . . . . . . . . . . . 1.000 mondes

(167.11) 15:2.20 Une constellation (100 systèmes). . . . . . . . . . . . . . 100.000 mondes

(167.12) 15:2.21 Un univers (100 constellations). . . . . . . . . . . .10 millions de mondes

(167.13) 15:2.22 Un secteur mineur (100 univers). . . . . . . . . . . . 1 milliard de mondes

(167.14) 15:2.23 Un secteur majeur (100 secteurs mineurs). . 100 milliards de mondes

(167.15) 15:2.24 Un superunivers (10 secteurs majeurs) . . . 1.000 milliards de mondes

(167.16) 15:2.25 Toutes ces estimations sont au mieux des approximations, car de nouveaux systèmes apparaissent constamment tandis que d’autres organisations sortent temporairement de l’existence matérielle.

3. Le Superunivers d’Orvonton

(167.17) 15:3.1 Pratiquement tous les royaumes étoilés visibles d’Urantia à l’oeil nu appartiennent à la septième section du grand univers, le superunivers d’Orvonton. Le vaste système d’étoiles de la Voie Lactée représente le noyau central d’Orvonton et se trouve très au delà des frontières de votre univers local. Ce grand agrégat de soleils, d’iles obscures de l’espace, d’étoiles doubles, d’amas globulaires, de nuages stellaires, de nébuleuses spirales ou autres, ainsi que de myriades de planètes individuelles, forme un groupement ovale allongé à profil de montre englobant environ un septième des univers évolutionnaires habités.

(167.18) 15:3.2 Depuis l’emplacement astronomique d’Urantia, en regardant la grande Voie Lactée à travers une section droite des systèmes rapprochés, on observe que les sphères d’Orvonton voyagent dans un vaste plan allongé dont la largeur est beaucoup plus grande que l’épaisseur et la longueur beaucoup plus grande que la largeur.

(167.19) 15:3.3 L’observation de ce qu’on appelle la Voie Lactée révèle que la densité stellaire d’Orvonton est comparativement plus forte quand on regarde le ciel dans un plan donné, tandis qu’elle diminue de chaque côté de ce plan ; le nombre d’étoiles et d’autres sphères décroit quand on s’écarte du plan principal de notre superunivers matériel. Lorsque l’angle d’observation est propice et que l’on regarde à travers le corps principal de cette région de densité maximum, on regarde en même temps vers l’univers résidentiel et le centre de toutes choses.

(167.20) 15:3.4 Parmi les dix secteurs majeurs d’Orvonton, huit ont été à peu près identifiés par les astronomes Urantiens. Il est difficile de reconnaître séparément les deux autres parce que vous êtes obligés de regarder ces phénomènes de l’intérieur. Si vous pouviez examiner le superunivers d’Orvonton depuis un emplacement très éloigné dans l’espace, vous reconnaîtriez immédiatement les dix secteurs majeurs de la septième galaxie.

(168.1) 15:3.5 Le centre de rotation de votre secteur mineur est situé fort loin dans l’énorme et dense nuage stellaire du Sagittaire, autour duquel votre univers local et les créations qui lui sont associées se déplacent tous. Et de part et d’autre du vaste système subgalactique du Sagittaire, vous pouvez observer deux grands courants de nuages stellaires qui émergent sous forme de prodigieuses spirales stellaires.

(168.2) 15:3.6 Le noyau du système physique auquel appartiennent votre soleil et ses planètes associées est le centre de ce qui fut autrefois la nébuleuse d’Andronover. Cette ancienne nébuleuse spirale fut légèrement déformée par les dislocations de gravité qui accompagnèrent la naissance de votre système solaire, et qui furent causées par une grande nébuleuse voisine qui s’approcha de près. Cette quasi-collision transforma Andronover en un agrégat quelque peu globulaire, sans détruire entièrement la double procession des soleils et de leurs groupements physiques associés. Votre système solaire occupe maintenant une position assez centrale dans l’un des bras de cette spirale déformée, à peu près à mi-chemin du centre et du bord extérieur du courant d’étoiles.

(168.3) 15:3.7 Le secteur du Sagittaire et tous les autres secteurs et divisions d’Orvonton tournent autour d’Uversa, et une partie de la confusion des observateurs d’étoiles d’Urantia vient des illusions d’optique et des déformations relatives produites par les multiples mouvements de révolution suivants :

(168.4) 15:3.8 1. La révolution d’Urantia autour de son soleil.

(168.5) 15:3.9 2. Le circuit de votre système solaire autour du noyau de l’ancienne nébuleuse d’Andronover.

(168.6) 15:3.10 3. La rotation de la famille stellaire d’Andronover et des groupes associés autour du centre complexe de rotation-gravité du nuage d’étoiles de Nébadon.

(168.7) 15:3.11 4. La trajectoire du nuage stellaire local de Nébadon et de ses créations associées autour du centre de leur secteur mineur, centre situé dans le Sagittaire.

(168.8) 15:3.12 5. La rotation des cent secteurs mineurs, y compris le Sagittaire, autour de leur secteur majeur.

(168.9) 15:3.13 6. Le tourbillon des dix secteurs majeurs, les soi-disant trainées d’étoiles, autour d’Uversa, le monde-siège d’Orvonton.

(168.10) 15:3.14 7. Le mouvement d’Orvonton et des six superunivers associés autour du Paradis et de Havona, procession en sens inverse des aiguilles d’une montre du niveau d’espace des superunivers.

(168.11) 15:3.15 Ces multiples mouvements sont de divers ordres. Les sentiers spatiaux de votre planète et de votre système solaire sont génétiques, c’est-à-dire inhérents à leur origine. Le mouvement absolu d’Orvonton en sens inverse des aiguilles d’une montre est également génétique, inhérent aux plans architecturaux du maitre univers. Mais les mouvements intermédiaires sont d’origine complexe ; pour une partie ils dérivent de la segmentation constitutive de l’énergie-matière en superunivers, et pour une autre partie ils sont produits par l’action intelligente et intentionnelle des organisateurs de force du Paradis.

(168.12) 15:3.16 Les univers locaux sont plus voisins les uns des autres lorsqu’ils approchent de Havona ; les circuits sont plus nombreux et se superposent de plus en plus, couche sur couche. Mais, à plus grande distance du centre éternel, il y a de moins en moins de systèmes, de couches, de circuits et d’univers.

4. Les Nébuleuses — Ancêtres des Univers

(169.1) 15:4.1 Bien que la création et l’organisation de l’univers restent perpétuellement sous le contrôle des Créateurs infinis et de leurs associés, tout le phénomène se poursuit selon une technique ordonnée et conformément aux lois de gravité de la force, de l’énergie et de la matière. Mais un élément mystérieux est associé à la charge-force universelle de l’espace. Nous comprenons très bien l’organisation des créations matérielles à partir du stade ultimatonique, mais nous ne comprenons pas pleinement l’engendrement cosmique des ultimatons. Nous sommes persuadés que ces forces ancestrales sont originaires du Paradis parce qu’elles tournent perpétuellement dans l’espace pénétré en suivant exactement le tracé de la gigantesque silhouette du Paradis. Bien qu’elle ne réponde pas à la gravité du Paradis, cette charge-force de l’espace, ancêtre de toute matérialisation, réagit toujours à la présence du Bas Paradis ; elle est apparemment mise en circuit à l’intérieur et à l’extérieur du centre du Bas Paradis.

(169.2) 15:4.2 Les organisateurs de force du Paradis transmuent la puissance d’espace en force primordiale, et ils font évoluer ce potentiel prématériel en manifestations d’énergies primaires et secondaires de la réalité physique. Lorsque cette énergie atteint les niveaux où elle répond à la gravité, les directeurs de pouvoir et leurs associés du régime superuniversel, entrent en scène et commencent leurs manipulations sans fin destinées à établir les multiples circuits de pouvoir et canaux d’énergie des univers de l’espace et du temps. C’est ainsi que la matière physique apparaît dans l’espace, et alors le cadre est prêt pour inaugurer l’organisation de l’univers.

(169.3) 15:4.3 Cette segmentation de l’énergie est un phénomène qui n’a jamais pu être éclairci par les physiciens de Nébadon. Leur principale difficulté réside dans le fait que les organisateurs de force du Paradis sont relativement inaccessibles, car les vivants directeurs de pouvoir, bien qu’ils soient compétents pour s’occuper de l’énergie spatiale, n’ont pas la moindre conception de l’origine des énergies qu’ils manient avec tant d’intelligence et tant d’habileté.

(169.4) 15:4.4 Les organisateurs de force du Paradis sont à l’origine des nébuleuses. Ils sont capables de donner naissance autour de leur présence spatiale à de formidables cyclones de force qui, une fois engendrés, ne peuvent plus être arrêtés ni limités jusqu’à ce que ces forces imprégnant tout soient mobilisées pour faire apparaître en fin de compte les unités ultimatoniques de la matière universelle. C’est ainsi que sont amenées à l’existence les nébuleuses spirales et autres, les roues mères des soleils d’origine directe et de leurs divers systèmes. Dans l’espace extérieur, on peut apercevoir dix formes différentes de nébuleuses, dix phases d’évolution universelle primaire, et ces vastes roues d’énergie ont eu la même origine que celle des sept superunivers.

(169.5) 15:4.5 Il y a de grandes différences dans la taille des nébuleuses ainsi que dans le nombre total et l’agrégat massique de leur descendance stellaire et planétaire. Une nébuleuse formatrice de soleils située juste au nord des frontières d’Orvonton, mais à l’intérieur du niveau spatial des superunivers, a déjà donné origine à environ quarante mille soleils, et la roue mère continue à projeter des soleils dont la majorité a bien des fois la taille du vôtre. Quelques-unes des plus grandes nébuleuses de l’espace extérieur donnent origine à un nombre de soleils atteignant cent millions.

(169.6) 15:4.6 Les nébuleuses ne sont directement en rapport avec aucune des unités administratives telles que les secteurs mineurs ou les univers locaux, bien que certains univers locaux aient été organisés avec les produits d’une seule nébuleuse. Chaque univers local embrasse exactement la cent millième partie de la charge totale d’énergie d’un superunivers indépendamment des relations nébulaires, car l’énergie n’est pas organisée par nébuleuse — elle est répartie universellement.

(170.1) 15:4.7 Les nébuleuses spirales ne sont pas toutes occupées à engendrer des soleils. Quelques-unes ont conservé le contrôle de beaucoup de leurs descendants stellaires séparés, et leur apparence spirale résulte du fait que leurs soleils sortent du bras nébulaire en formation serrée, mais y retournent par des routes variées. Cela rend plus aisé de les observer en un point, mais plus malaisé de les voir quand ils sont largement éparpillés sur leurs diverses routes de retour, plus loin et en dehors du bras de la nébuleuse. Il n’y a pas beaucoup de nébuleuses formatrices de soleils qui soient présentement actives dans Orvonton, bien qu’Andromède, qui est en dehors du superunivers habité, soit très active. Cette nébuleuse très éloignée est visible à l’oeil nu ; lorsque vous la regarderez, arrêtez-vous pour songer que la lumière qui vous parvient a quitté ces lointains soleils depuis près d’un million d’années.

(170.2) 15:4.8 La galaxie de la Voie Lactée est composée d’un vaste nombre de nébuleuses précédemment spirales et d’autres nébuleuses, dont beaucoup ont conservé leur configuration première. Mais, à la suite de catastrophes internes et d’attractions externes, beaucoup ont subi de tels remaniements et déformations que ces énormes agrégats apparaissent comme de gigantesques masses lumineuses de soleils flamboyants, tel le Nuage de Magellan. Le type globulaire d’amas d’étoiles prédomine au voisinage des limites extérieures d’Orvonton.

(170.3) 15:4.9 Il faut considérer les immenses nuages stellaires d’Orvonton comme des agrégats individuels de matière, comparables aux nébuleuses séparées que l’on peut observer dans les régions d’espace extérieures à la galaxie de la Voie Lactée. Toutefois, beaucoup des présumés nuages stellaires de l’espace ne sont formés que de matière gazeuse. Le potentiel d’énergie de ces nuages de gaz stellaires est incroyablement colossal ; et une partie en est reprise par les soleils voisins et renvoyée dans l’espace sous forme d’émanations solaires.

5. L’Origine des Corps Spatiaux

(170.4) 15:5.1 La majeure partie de la masse contenue dans les soleils et les planètes d’un superunivers provient des roues nébulaires. Une portion très faible de la masse des superunivers est organisée par l’action directe des directeurs de pouvoir (comme dans la construction des sphères architecturales) ; toutefois, une quantité constamment variable de matière prend naissance dans l’espace ouvert.

(170.5) 15:5.2 En ce qui concerne leur origine, la majorité des soleils, planètes et autres sphères peuvent être classifiés dans l’un des dix groupes suivants :

(170.6) 15:5.3 1. Anneaux de Contraction Concentriques. Toutes les nébuleuses ne sont pas spirales. Beaucoup de nébuleuses immenses subissent une condensation sous forme d’anneaux multiples au lieu de se diviser en un système d’étoiles doubles, ou d’évoluer en spirale. Pendant de longues périodes, ces nébuleuses apparaissent comme d’énormes soleils centraux entourés par un grand nombre de nuages gigantesques ayant l’apparence de formations matérielles annulaires.

(170.7) 15:5.4 2. Les Étoiles Tourbillonnaires englobent les soleils éjectés hors des grandes roues mères de gaz à haute température. Elles ne sont pas éjectées selon des anneaux, mais selon des processions droitières ou gauchères. Il y a aussi des étoiles tourbillonnaires issues de nébuleuses autres que spirales.

(170.8) 15:5.5 3. Planètes d’Explosion Gravitationnelle. Lorsqu’un soleil est né d’une nébuleuse spirale ou barrée, il est assez souvent projeté au dehors à une distance considérable. Un tel soleil est principalement gazeux, et ultérieurement, après s’être quelque peu refroidi et condensé, il peut lui arriver de passer près d’une énorme masse de matière, d’un soleil gigantesque ou d’une ile obscure de l’espace. La distance d’approche peut être insuffisante pour se traduire par une collision, mais néanmoins suffisante pour permettre à la force d’attraction gravitationnelle du plus grand corps de provoquer des convulsions maréales sur le plus petit, ce qui donne naissance à une série de soulèvements sous forme de marées qui ont lieu simultanément sur les deux faces opposées du soleil en convulsion. À leur apogée, ces éruptions explosives produisent une série d’agrégats de matière de diverses tailles qui peuvent être projetés au delà de la zone de récupération par gravité du soleil en éruption. Ces agrégats se stabilisent alors sur leurs orbites propres autour de l’un des deux corps célestes impliqués dans l’épisode. Plus tard, les rassemblements de matière les plus importants s’agglutinent et attirent progressivement à elles les corps plus petits. C’est ainsi que beaucoup de planètes solides des systèmes secondaires sont amenées à l’existence. Votre système solaire a précisément une telle origine.

(171.1) 15:5.6 4. Filles Planétaires Centrifugées. À certains stades de leur développement et si leur vitesse de rotation s’accélère considérablement, certains soleils énormes commencent à rejeter de grandes quantités de matière qui peuvent ensuite être assemblées pour former de petits mondes continuant à tourner autour du soleil qui leur a donné naissance.

(171.2) 15:5.7 5. Sphères Déficientes en Gravité. Il y a une limite critique à la dimension des étoiles individuelles. Quand un soleil atteint cette limite, il est condamné à se scinder, à moins de ralentir sa vitesse de rotation. La fission solaire intervient, et une nouvelle étoile double de cette variété est née. Il peut se former ultérieurement de nombreuses petites planètes comme sous-produits de cette dislocation gigantesque.

(171.3) 15:5.8 6. Etoiles de Contraction. Dans les petits systèmes, il arrive que la plus grosse planète extérieure attire à elle les mondes voisins, tandis que les planètes plus proches du soleil commencent leur plongée finale. Dans votre système solaire, cette phase finale signifierait que les quatre planètes intérieures seraient réclamées par le soleil, tandis que la planète majeure, Jupiter, serait grandement accrue par la captation des mondes restants. Une telle fin pour un système solaire aboutirait à la production de deux soleils adjacents mais inégaux, l’un des types de formation d’étoiles doubles. Ce genre de catastrophe est rare, sauf aux lisières des agrégats stellaires des superunivers.

(171.4) 15:5.9 7. Sphères Cumulatives. À partir des immenses quantités de matière circulant dans l’espace, de petites planètes peuvent lentement se former. Elles croissent par des additions météoriques et des collisions mineures. Dans certains secteurs de l’espace, les conditions favorisent ces formes de naissance planétaire. Beaucoup de mondes habités ont eu cette origine.

(171.5) 15:5.10 Quelques-unes des iles denses et obscures proviennent directement d’un agrégat d’énergie transmuante dans l’espace. Un autre groupe de ces iles obscures est venu à l’existence par l’accumulation d’énormes quantités de matière froide, de simples fragments et météores circulant dans l’espace. Ces agrégats de matière n’ont jamais été chauds et, à part leur densité, leur composition est très semblable à celle d’Urantia.

(171.6) 15:5.11 8. Soleils Consumés. Quelques-unes des iles obscures de l’espace sont des soleils isolés consumés, ayant émis toute leur énergie spatiale disponible. Ces unités organisées de matière approchent de la condensation totale, d’une consolidation pratiquement complète. Il faut des âges et des âges à des masses aussi énormes de matière hautement condensée pour être rechargées dans les circuits de l’espace et préparées ainsi pour de nouveaux cycles de fonction dans l’univers, à la suite d’une collision ou de quelque autre événement cosmique également revivifiant.

(171.7) 15:5.12 9. Sphères de Collision. Dans les régions où les amas sont épais, les collisions ne sont pas rares. Ces rajustements astronomiques sont accompagnés d’immenses modifications d’énergie et transmutations de matière. Les collisions impliquant des soleils morts contribuent particulièrement à créer des fluctuations d’énergie très étendues. Les débris collisionnels constituent souvent les noyaux matériels pour la formation ultérieure de corps planétaires adaptés à l’habitat des mortels.

(172.1) 15:5.13 10. Les Mondes Architecturaux. Ce sont les mondes qui sont bâtis selon des plans et des spécifications en vue d’un but spécial. C’est le cas de Salvington, siège de votre univers local, et d’Uversa, siège du gouvernement de notre superunivers.

(172.2) 15:5.14 Il y a de nombreuses autres techniques pour élaborer des soleils et séparer des planètes, mais les processus cités laissent entrevoir les méthodes par lesquelles la grande majorité des systèmes stellaires et des familles planétaires est amenée à l’existence. Si nous voulions exposer toutes les techniques variées impliquées dans les métamorphoses stellaires et les évolutions planétaires, il nous faudrait décrire presque cent modes différents pour former des étoiles ou donner origine à des planètes. À mesure que vos astronomes scruteront les cieux, ils observeront des phénomènes indicatifs de tous ces modes d’évolution stellaire, mais ils découvriront rarement la preuve qu’il se forme de petits assemblages de matière non lumineux servant de planètes habitées, lesquelles sont les sphères les plus importantes de la vaste création matérielle.

6. Les Sphères de l’Espace

(172.3) 15:6.1 Indépendamment de leur origine, on peut classifier les diverses sphères de l’espace en divisions majeures comme suit :

(172.4) 15:6.2 1. Les soleils — les étoiles de l’espace.

(172.5) 15:6.3 2. Les iles obscures de l’espace.

(172.6) 15:6.4 3. Les corps spatiaux mineurs — comètes, météores et planétoïdes.

(172.7) 15:6.5 4. Les planètes, y compris les mondes habités.

(172.8) 15:6.6 5. Les sphères architecturales — mondes bâtis sur commande.

(172.9) 15:6.7 À l’exception des planètes architecturales, tous les corps spatiaux ont une origine évolutionnaire, en ce sens qu’ils n’ont pas été amenés à l’existence par un « fiat » de la Déité, mais que les actes créateurs de Dieu se sont déroulés selon une technique d’espace-temps par l’opération de nombreuses intelligences de la Déité, créées et extériorisées.

(172.10) 15:6.8 Les Soleils. Ce sont les étoiles de l’espace à tous leurs divers stades d’existence. Certains sont des systèmes spatiaux évoluant solitairement. D’autres sont des étoiles doubles, des systèmes planétaires en voie de contraction ou de disparition. Les étoiles de l’espace existent sous au moins mille états ou stades différents. Vous avez l’habitude des soleils qui émettent de la lumière accompagnée de chaleur, mais il y en a aussi qui brillent sans chaleur.

(172.11) 15:6.9 Un soleil ordinaire émet de la lumière et de la chaleur pendant des billions et des billions d’années, ce qui illustre l’immense réserve d’énergie contenue dans chaque unité de matière. L’énergie actuelle mise en réserve dans ces particules invisibles de matière physique est à peu près inimaginable, et cette énergie devient presque entièrement disponible sous forme de lumière quand elle est soumise à l’énorme pression calorifique et aux autre activités énergétiques associées qui règnent à l’intérieur des soleils flamboyants. D’autres conditions encore permettent à ces soleils de transformer et d’émettre une grande partie de l’énergie spatiale qui arrive vers eux par les circuits d’espace établis. Beaucoup de phases d’énergie physique et toutes les formes de la matière sont attirées par les dynamos solaires et ultérieurement redistribuées par elles. De cette manière, les soleils servent d’accélérateurs locaux de la circulation de l’énergie en agissant comme stations automatiques de contrôle de puissance.

(172.12) 15:6.10 Le superunivers d’Orvonton est éclairé et chauffé par plus de dix billions de soleils flamboyants qui sont les étoiles observables de votre système astronomique. Plus de deux billions d’entre elles sont trop lointaines ou trop petites pour être jamais vues d’Urantia. Mais, dans le maitre univers, il y a autant de soleils que de verres d’eau dans les océans de votre monde.

(173.1) 15:6.11 Les Iles Obscures de l’Espace. Ce sont les soleils morts et les autres grands agrégats de matière dépourvus de lumière et de chaleur. Les iles obscures ont parfois une masse énorme ; elles exercent une puissante influence sur l’équilibre de l’univers et la manipulation de l’énergie. La densité de certaines de ces masses immenses est à peu près incroyable. Et cette grande concentration de masse permet aux iles obscures de fonctionner comme de puissants régulateurs tenant sous contrôle efficace les grands systèmes voisins. Elles détiennent le pouvoir d’équilibrer la gravité dans beaucoup de constellations. Bien des systèmes physiques, qui autrement se précipiteraient sur des soleils proches où ils seraient détruits, sont maintenus en sécurité dans l’emprise gravitationnelle de ces obscures iles gardiennes. C’est à cause de cette fonction que nous pouvons les situer avec précision. Nous avons mesuré la force d’attraction des corps lumineux, et cela nous permet de calculer la dimension et l’emplacement exacts des iles obscures de l’espace, qui fonctionnent si efficacement pour maintenir fermement un système donné sur sa trajectoire.

(173.2) 15:6.12 Corps Spatiaux Mineurs. Les météores et autres petites particules de matière qui circulent et évoluent dans l’espace constituent un énorme agrégat d’énergies et de substance matérielle.

(173.3) 15:6.13 Beaucoup de comètes sont les rejetons sauvages et non stabilisés des roues mères solaires, et sont progressivement ramenées sous le contrôle du soleil central qui les gouverne. Les comètes ont également de nombreuses autres origines. La queue d’une comète s’oriente à l’opposé du corps ou du soleil qui l’attire, à cause de la réaction électrique de ses gaz extrêmement dilués et de la pression effective de la lumière et d’autres énergies venant du soleil. Ce phénomène constitue l’une des preuves positives de la réalité de la lumière et de ses énergies associées ; il démontre que la lumière a du poids. La lumière est une substance réelle, elle n’est pas simplement un mouvement ondulatoire d’un éther hypothétique.

(173.4) 15:6.14 Les Planètes. Ce sont les grands agrégats de matière qui suivent une orbite autour d’un soleil ou d’un autre corps spatial. Leur taille s’échelonne entre les planétoïdes et les énormes sphères gazeuses, liquides ou solides. Les mondes froids construits par l’assemblage de matériaux flottants de l’espace, lorsqu’ils sont en rapports appropriés avec un soleil proche, forment les planètes idéales pour héberger des habitants intelligents. En règle générale, les soleils morts ne conviennent pas à la vie ; ils sont habituellement trop éloignés d’un soleil vivant et flamboyant, et en outre ils sont beaucoup trop massifs ; la gravité est énorme à leur surface.

(173.5) 15:6.15 Dans votre superunivers, il n’y a pas une planète froide sur quarante qui soit habitable par des êtres de votre ordre ; et bien entendu les soleils surchauffés et les mondes extérieurs frigides sont inaptes à héberger une vie supérieure. Dans votre système solaire, trois planètes seulement sont présentement appropriées pour héberger la vie. Par sa taille, sa densité et son emplacement, Urantia est sous beaucoup de rapports idéale pour l’habitat humain.

(173.6) 15:6.16 Les lois du comportement de l’énergie physique sont essentiellement universelles, mais les influences locales jouent un grand rôle dans les conditions physiques qui prévalent sur des planètes individuelles et dans des systèmes locaux. Les innombrables mondes de l’espace sont caractérisés par une variété presque infinie de vie des créatures et d’autres manifestations vivantes. Toutefois, il y a certains points de similitude dans un groupe de mondes associés d’un système donné, et il existe aussi un modèle universel de vie intelligente. Il y a des relations physiques entre les systèmes planétaires qui appartiennent au même circuit physique et qui se suivent de près dans leur tournoiement interminable autour de l’orbite des univers.

7. Les Sphères Architecturales

(174.1) 15:7.1 Le gouvernement de chaque superunivers réside à proximité du centre des univers évolutionnaires de son segment d’espace. Il y occupe un monde fait sur commande et peuplé de personnalités accréditées. Ces mondes-sièges sont des sphères architecturales, des corps spatiaux construits spécifiquement pour leur but spécial. Bien qu’ils reçoivent de la lumière des soleils voisins, ils sont éclairés et chauffés indépendamment. Chacun dispose d’un soleil qui émet de la lumière froide, comme les satellites du Paradis, et chacun reçoit de la chaleur par la circulation de certains courants d’énergie près de la surface de leur sphère. Ces mondes-sièges appartiennent à l’un des principaux systèmes situés près du centre astronomique de leur superunivers respectif.

(174.2) 15:7.2 Le temps est standardisé au siège des superunivers. Le jour standard d’Orvonton équivaut presque à trente jours d’Urantia, et l’année d’Orvonton à cent jours standard. Cette année d’Uversa est standard dans tout le septième superunivers, et sa durée est inférieure de vingt-deux minutes à trois mille jours d’Urantia, soit environ huit et un cinquième de vos années.

(174.3) 15:7.3 Les mondes-sièges des sept superunivers participent de la nature et de la splendeur du Paradis, leur archétype central de perfection. En réalité, tous les mondes-sièges sont paradisiaques. Ce sont vraiment des demeures célestes dont la dimension matérielle, la beauté morontielle et la gloire spirituelle vont en croissant depuis Jérusem jusqu’à l’Ile centrale. Et tous les satellites de ces mondes-sièges sont aussi des sphères architecturales.

(174.4) 15:7.4 Les divers mondes-sièges sont pourvus de toutes les phases de création matérielle et spirituelle. Toutes sortes d’êtres matériels, morontiels et spirituels sont chez eux sur ces mondes, lieux de rencontre des univers. Lorsque les créatures mortelles font l’ascension de l’univers, passant du royaume matériel au royaume spirituel, elles ne perdent jamais l’appréciation de leurs anciens niveaux d’existence ni du plaisir qu’elles en ont tiré.

(174.5) 15:7.5 Jérusem, siège de votre système local de Satania, a ses sept mondes de culture transitionnelle dont chacun est entouré de sept satellites. Parmi ces quarante-neuf satellites se trouvent les sept mondes des maisons de détention morontielle, la première résidence des hommes après la mort. À la manière dont le mot ciel a été employé sur Urantia, il a quelquefois désigné ces sept mondes des maisons, le premier monde des maisons étant appelé le premier ciel et ainsi de suite jusqu’au septième.

(174.6) 15:7.6 Édentia, siège de votre constellation de Norlatiadek, a soixante-dix satellites de culture et d’entrainement social. Les ascendeurs y séjournent après avoir passé par le régime de Jérusem, où la personnalité est mobilisée, unifiée et réalisée.

(174.7) 15:7.7 Salvington, capitale de Nébadon, votre univers local, est entourée de dix groupes universitaires de quarante neuf sphères chacun. Les hommes y sont spiritualisés après avoir été rendus sociables sur leur constellation.

(174.8) 15:7.8 Uminor la troisième, siège d’Ensa, votre secteur mineur est entourée par les sept sphères où l’on étudie la physique supérieure de la vie ascendante.

(174.9) 15:7.9 Umajor la cinquième, siège de Splandon, votre secteur majeur, est entourée par les soixante-dix sphères d’enseignement intellectuel supérieur des superunivers.

(175.1) 15:7.10 Uversa, siège d’Orvonton, votre superunivers, est immédiatement entourée par les sept universités supérieures de haute éducation spirituelle pour les créatures volitives ascendantes. Chacun de ces sept groupes de sphères merveilleuses consiste en soixante-dix mondes spécialisés contenant des milliers et des milliers d’institutions et d’organisations complètes consacrées à l’éducation universelle et à la culture spirituelle où les pèlerins du temps sont rééduqués et réexaminés pour préparer leur long voyage jusqu’à Havona. Les pèlerins du temps qui arrivent sont toujours reçus sur ces mondes associés, mais on fait toujours partir directement des rivages d’Uversa les diplômés qui sont dirigés sur Havona.

(175.2) 15:7.11 Uversa sert de siège spirituel et administratif à environ mille milliards de mondes habités ou habitables. La gloire, la splendeur et la perfection de la capitale d’Orvonton surpassent toutes les merveilles des créations de l’espace-temps.

(175.3) 15:7.12 Si tous les univers locaux à l’état de projet et leurs parties composantes étaient mis en place, il y aurait un peu moins de cinq cent milliards de mondes architecturaux dans les sept superunivers.

8. Contrôle et Régulation de l’Énergie

(175.4) 15:8.1 Les sphères-sièges des superunivers sont construites de telle sorte qu’elles peuvent fonctionner comme régulateurs efficaces d’énergie-pouvoir pour leurs divers secteurs ; elles servent de points focaux pour diriger l’énergie vers les univers locaux qui dépendent d’elles. Elles exercent une puissante influence sur l’équilibre et le contrôle des énergies physiques qui circulent à travers l’espace organisé.

(175.5) 15:8.2 D’autres fonctions régulatrices sont exercées par les centres de pouvoir et les contrôleurs physiques des superunivers, qui sont des entités intelligentes vivantes et semi-vivantes constituées expressément à cet effet. Ces centres et contrôleurs de pouvoir sont difficiles à comprendre ; les ordres inférieurs de ces entités ne sont pas volitifs, ils ne possèdent pas de volonté, ils ne choisissent pas ; leurs fonctions sont très intelligentes, mais apparemment automatiques et inhérentes à leur organisation hautement spécialisée. Les centres de pouvoir et les contrôleurs physiques des superunivers se chargent de contrôler partiellement et de diriger les trente systèmes énergétiques que comprend le domaine de la gravita. Les circuits d’énergie physique administrés par les centres de pouvoir d’Uversa demandent un peu plus de 968 millions d’années pour faire le tour du superunivers.

(175.6) 15:8.3 L’énergie évoluante a de la substance ; elle a du poids, bien que le poids soit toujours relatif et dépende de la vitesse de rotation, de la masse et de l’antigravité. La masse de la matière tend à ralentir la vitesse de l’énergie. Quant à la vitesse de l’énergie présente dans un système quelconque, elle représente la dotation initiale de vitesse, moins le ralentissement dû aux masses rencontrées sur son parcours, plus la fonction régulatrice des vivants contrôleurs d’énergie du superunivers et l’influence physique des corps célestes voisins très chauds ou fortement chargés.

(175.7) 15:8.4 Le plan universel pour maintenir l’équilibre entre la matière et l’énergie exige que les unités matérielles inférieures soient perpétuellement construites et détruites. Les Directeurs de Pouvoir d’Univers ont la faculté de condenser et de retenir, ou de dilater et de libérer, des quantités variables d’énergie.

(175.8) 15:8.5 Moyennant une durée suffisante pour les influences retardatrices, la gravité finirait par convertir toute l’énergie en matière si deux facteurs n’entraient pas en jeu : premièrement les influences antigravitationnelles des contrôleurs d’énergie, et deuxièmement le fait que la matière organisée tend à se désagréger dans certaines circonstances prévalant dans les étoiles très chaudes, et dans certaines conditions particulières rencontrées dans l’espace à proximité de corps froids de matière condensée fortement chargés.

(176.1) 15:8.6 Quand une masse s’accroit à l’excès et menace de déséquilibrer l’énergie, d’épuiser les circuits de pouvoir physique, les contrôleurs physiques interviennent, à moins que la tendance propre de la gravité à surmatérialiser l’énergie ne soit vaincue par suite d’une collision entre les géants morts de l’espace, ce qui dissipe complètement en un instant les accumulations dues à la gravité. Au cours de ces épisodes collisionnels, d’énormes masses de matière sont soudain transformées en énergie de la forme la plus rare, et la lutte pour l’équilibre universel reprend à nouveau. Finalement, les plus grands systèmes physiques se stabilisent, deviennent ancrés du point de vue physique et sont lancés dans les circuits équilibrés bien établis des superunivers. Après cet événement, il ne survient plus de collisions ni d’autres catastrophes dévastatrices dans les systèmes ainsi établis.

(176.2) 15:8.7 Pendant les périodes où l’énergie est excédentaire, il se produit des perturbations de puissance et des fluctuations de température accompagnées de manifestations électriques. Pendant les périodes de déficience d’énergie, la matière manifeste des tendances accrues à s’agréger, à se condenser et à échapper à tout contrôle dans les circuits les plus délicatement équilibrés ; il en résulte des ajustements par marées ou par collisions qui rétablissent rapidement l’équilibre entre l’énergie circulante et la matière plus stabilisée physiquement. L’une des tâches des observateurs célestes d’étoiles consiste à prévoir et par ailleurs à comprendre le comportement probable des soleils flamboyants et des iles obscures de l’espace.

(176.3) 15:8.8 Nous sommes capables de reconnaître la plupart des lois gouvernant l’équilibre de l’univers et de faire de nombreuses prédictions concernant sa stabilité. Nos prévisions sont valables dans la pratique, mais nous sommes toujours confrontés par certaines forces qui ne relèvent pas entièrement des lois que nous connaissons sur le contrôle de l’énergie et le comportement de la matière. Il devient de plus en plus difficile de prévoir les phénomènes physiques à mesure que l’on s’éloigne du Paradis dans les univers. Quand nous sortons des frontières où les Dirigeants du Paradis administrent personnellement, il nous devient de moins en moins possible de faire des calculs d’après les standards établis et l’expérience acquise à propos d’observations relevant exclusivement des phénomènes physiques des systèmes astronomiques proches. Même dans les royaumes des sept superunivers, nous vivons au milieu d’actions de force et de réactions d’énergie qui pénètrent tous nos domaines et s’étendent en équilibre unifié jusque dans toutes les régions de l’espace extérieur.

(176.4) 15:8.9 Plus nous nous éloignons, plus nous sommes certains de rencontrer ces phénomènes variables et imprévisibles qui caractérisent si infailliblement les insondables accomplissements de présence des Absolus et des Déités expérientielles. Et ces phénomènes doivent indiquer un certain supercontrôle universel de toutes choses.

(176.5) 15:8.10 Le superunivers d’Orvonton paraît actuellement se décharger ; les univers extérieurs semblent accumuler de l’énergie en vue d’activités futures sans précédents ; l’univers central de Havona est éternellement stabilisé. La gravité et l’absence de chaleur (le froid) organisent la matière et la maintiennent agglutinée : la chaleur et l’antigravité désagrègent la matière et dissipent l’énergie. Les vivants directeurs de pouvoir et organisateurs de force sont le secret du contrôle spécial et de la direction intelligente des métamorphoses sans fin au cours desquelles les univers se font, se défont et se refont. Les nébuleuses peuvent se disperser, les soleils se consumer, les systèmes disparaître et les planètes périr, mais les univers ne s’épuisent pas.

9. Les Circuits des Superunivers

(176.6) 15:9.1 Les circuits universels du Paradis pénètrent effectivement les royaumes des sept superunivers. Ces circuits de présence sont la gravité de personnalité du Père Universel, la gravité spirituelle du Fils Éternel, la gravité mentale de l’Acteur Conjoint et la gravité matérielle de l’Ile éternelle.

(177.1) 15:9.2 En plus des circuits universels du Paradis et en plus des accomplissements de présence des Absolus et des Déités expérientielles, il n’y a, dans le niveau d’espace des superunivers, que deux divisions de circuit d’énergie ou de séparation de pouvoirs : les circuits des superunivers et les circuits des univers locaux.

(177.2) 15:9.3 Les Circuits des Superunivers sont les suivants :

(177.3) 15:9.4 1. Le circuit d’intelligence unificatrice de l’un des Sept Maitres Esprits du Paradis. Ce circuit mental cosmique est limité à un seul superunivers.

(177.4) 15:9.5 2. Le circuit de service réflectif des sept Esprits Réflectifs dans chaque superunivers.

(177.5) 15:9.6 3. Les circuits secrets des Moniteurs de Mystère, interassociés d’une certaine manière par Divinington, puis dirigés vers le Père Universel sur le Paradis.

(177.6) 15:9.7 4. Le circuit de communion entre le Fils Éternel et ses Fils Paradisiaques.

(177.7) 15:9.8 5. La présence instantanée de l’Esprit Infini.

(177.8) 15:9.9 6. Les télédiffusions du Paradis, les communiqués spatiaux de Havona.

(177.9) 15:9.10 7. Les circuits d’énergie des centres de pouvoir et des contrôleurs physiques.

(177.10) 15:9.11 Les Circuits des Univers Locaux sont les suivants :

(177.11) 15:9.12 1. L’esprit d’effusion des Fils du Paradis, le Consolateur des mondes d’effusion. L’Esprit de Vérité, l’esprit de Micaël sur Urantia.

(177.12) 15:9.13 2. Le circuit des Divines Ministres, les Esprits-Mères des univers locaux, le Saint-Esprit de votre monde.

(177.13) 15:9.14 3. Le circuit du ministère d’intelligence d’un univers local comprenant la présence des esprits-mentaux adjuvats avec leurs fonctions diversifiées.

(177.14) 15:9.15 Quand il se développe dans un univers local une telle harmonie spirituelle que ses circuits individuels et conjugués deviennent indiscernables de ceux du superunivers, lorsqu’une telle identité de fonction et unité de ministère prévalent effectivement, alors l’univers local passe immédiatement dans les circuits établis de lumière et de vie ; il devient aussitôt qualifié pour faire partie de la confédération spirituelle de l’union perfectionnée de la supercréation. Voici les conditions nécessaires pour être admis aux conseils des Anciens des Jours et devenir membre de la confédération superuniverselle :

(177.15) 15:9.16 1. Stabilité Physique. Les étoiles et planètes d’un univers local doivent être en équilibre ; les périodes de métamorphoses stellaires instantanées doivent être passées. L’univers doit avancer sur une trajectoire nette ; il faut que son orbite soit fixée avec sécurité et d’une manière définitive.

(177.16) 15:9.17 2. Loyauté Spirituelle. Le Souverain Fils de Dieu qui préside aux affaires d’un tel univers local doit y être universellement reconnu et servi avec loyauté. Il faut qu’un état de coopération harmonieuse ait pris naissance entre les planètes, les systèmes et les constellations individuels de tout l’univers local.

(177.17) 15:9.18 Votre univers local n’est même pas compté comme appartenant à l’ordre physiquement établi du superunivers, et encore bien moins comme membre attitré de la famille spirituelle reconnue du supergouvernement. Bien que Nébadon n’ait pas encore de représentation sur Uversa, nous qui faisons partie du gouvernement superuniversel, nous sommes envoyés de temps en temps en mission spéciale sur ses mondes, comme je suis venu directement d’Uversa sur Urantia. Nous prêtons toute l’assistance possible à vos dirigeants et à vos chefs pour résoudre leurs difficiles problèmes ; nous désirons voir votre univers qualifié pour être pleinement admis dans les créations associées de la famille superuniverselle.

10. Les Chefs des Superunivers

(178.1) 15:10.1 Les quartiers généraux des superunivers sont les sièges du haut gouvernement spirituel des domaines de l’espace-temps. La branche exécutive du supergouvernement prend origine dans les Conseils de la Trinité, et elle est dirigée en premier lieu par l’un des Sept Maitres Esprits de surveillance suprême. Ces êtres sont installés à des postes d’autorité paradisiaque et administrent les superunivers par le truchement des Sept Administrateurs Suprêmes stationnés sur les sept mondes spéciaux de l’Esprit Infini, les satellites les plus extérieurs du Paradis.

(178.2) 15:10.2 Les quartiers généraux des superunivers sont les lieux où demeurent les Esprits Réflectifs et les Aides-Images Réflectifs. De leur position médiane, ces êtres merveilleux conduisent leurs immenses opérations de réflectivité, apportant ainsi leur aide à l’univers central situé au-dessus d’eux et aux univers locaux situés au-dessous.

(178.3) 15:10.3 Chaque superunivers est régi par trois Anciens des Jours, chefs exécutifs conjoints du supergouvernement. Dans sa branche exécutive, le personnel du gouvernement superuniversel est formé de sept groupes différents :

(178.4) 15:10.4 1. Les Anciens des Jours.

(178.5) 15:10.5 2. Les Perfecteurs de Sagesse.

(178.6) 15:10.6 3. Les Conseillers Divins.

(178.7) 15:10.7 4. Les Censeurs Universels.

(178.8) 15:10.8 5. Les Puissants Messagers.

(178.9) 15:10.9 6. Les Élevés en Autorité.

(178.10) 15:10.10 7. Les Dépourvus de Nom et de Nombre.

(178.11) 15:10.11 Les trois Anciens des Jours sont immédiatement assistés par un corps d’un milliard de Perfecteurs de Sagesse avec lesquels sont associés trois milliards de Conseillers Divins. Un milliard de Censeurs Universels sont attachés à l’administration de chaque superunivers. Les membres de ces trois groupes sont des Personnalités Trinitaires Coordonnées prenant directement et divinement leur origine dans la Trinité du Paradis.

(178.12) 15:10.12 Les trois autres ordres, les Puissants Messagers, les Élevés en Autorité et les Dépourvus de Nom et de Nombre, sont des mortels ascendants glorifiés. Les membres du premier de ces ordres s’élevèrent par le régime ascendant et passèrent par Havona aux jours de Grandfanda. Ayant atteint le Paradis, ils furent enrôlés dans le Corps de la Finalité, embrassés par la Trinité du Paradis, et ensuite affectés au service céleste des Anciens des Jours. En tant que classes, ces trois ordres sont connus comme Fils d’Aboutissement Trinitisés ; leur origine est duelle, mais maintenant ils sont au service de la Trinité. C’est ainsi que la branche exécutive du gouvernement du superunivers fut élargie pour inclure les enfants glorifiés et devenus parfaits des mondes évolutionnaires.

(178.13) 15:10.13 Le conseil coordonné du superunivers est composé des sept groupes administratifs précédemment cités et des chefs de secteurs et autres inspecteurs régionaux suivants :

(179.1) 15:10.14 1. Les Perfections des Jours — les chefs des secteurs majeurs du superunivers.

(179.2) 15:10.15 2. Les Récents des Jours — les directeurs des secteurs mineurs du superunivers.

(179.3) 15:10.16 3. Les Unions des Jours — les conseillers paradisiaques des chefs d’univers locaux.

(179.4) 15:10.17 4. Les Fidèles des Jours — les consultants paradisiaques des Très Hauts chefs des gouvernements des constellations.

(179.5) 15:10.18 5. Les Fils Instructeurs de la Trinité qui peuvent se trouver en service au quartier général du superunivers.

(179.6) 15:10.19 6. Les Éternels des Jours qui se trouvent présents au quartier général du superunivers.

(179.7) 15:10.20 7. Les sept Aides-Images Réflectifs — les porte-parole des sept Esprits Reflectifs représentant par eux les Sept Maitres Esprits du Paradis.

(179.8) 15:10.21 Les Aides-Images Réflectifs opèrent aussi comme représentants de nombreux groupes d’êtres qui sont influents dans les gouvernements des superunivers, mais qui, pour diverses raisons, n’exercent pas à l’heure actuelle la pleine activité de leurs aptitudes individuelles. Ce groupe englobe : la manifestation de personnalité superuniverselle de l’Être Suprême en cours d’évolution, les Surveillants Non Qualifiés du Suprême, les Vice-gérants Qualifiés de l’Ultime, les agents de liaison non dénommés, réflectifs de Majeston, et les esprits superpersonnels représentatifs du Fils Éternel.

(179.9) 15:10.22 À presque tout moment, il est possible de trouver sur les mondes-sièges des superunivers des représentants de tous les groupes d’êtres créés. Le travail tutélaire courant des superunivers est effectué par les puissants seconaphins et par d’autres membres de la vaste famille de l’Esprit Infini. Dans le travail de ces merveilleux centres d’administration, de contrôle, de ministère et de jugement exécutif des superunivers, les intelligences de toutes les sphères de vie universelle sont mêlées en un service effectif, une sage administration, un ministère aimant et un juste jugement.

(179.10) 15:10.23 Les superunivers n’entretiennent aucune sorte de représentation par ambassade ; ils sont complètement isolés les uns des autres. Ils ne connaissent leurs affaires mutuelles que par la chambre de compensation du Paradis maintenue par les Sept Maitres Esprits. Les chefs des superunivers travaillent dans les conseils de la sagesse divine pour le bien-être de leur propre superunivers, sans se préoccuper de ce qui peut se passer dans d’autres sections de la création universelle. Cet isolement des superunivers persistera jusqu’au moment où leur coordination sera achevée, en ce sens que la souveraineté de personnalité de l’Être Suprême évoluant par expérience sera plus complètement un état de fait.

11. L’Assemblée Délibérative

(179.11) 15:11.1 C’est sur des mondes comme Uversa que les êtres représentant l’autocratie de la perfection et la démocratie de l’évolution se rencontrent face à face. La branche exécutive du supergouvernement est issue des royaumes de la perfection ; la branche législative sort de la floraison des univers évolutionnaires.

(179.12) 15:11.2 L’assemblée délibérative du superunivers est confinée au monde-siège. Ce conseil législatif ou consultatif consiste en sept chambres ; à chacune d’elles, tous les univers locaux admis au conseil du superunivers élisent un représentant indigène. Les conseils supérieurs des univers locaux choisissent ces représentants parmi les ascendeurs pèlerins diplômés d’Orvonton qui séjournent provisoirement sur Uversa et sont accrédités pour être transportés vers Havona. La durée moyenne de leur service est d’environ cent années du temps standard superuniversel.

(180.1) 15:11.3 Je n’ai jamais connu de désaccord entre les administrateurs d’Orvonton et l’assemblée d’Uversa. Jamais encore dans l’histoire de notre superunivers le corps délibératif n’a voté une recommandation que la division exécutive du supergouvernement ait même hésité à mettre en oeuvre. La plus parfaite harmonie et le plus complet accord de travail n’ont cessé de prévaloir entre eux, ce qui témoigne que les êtres évolutionnaires peuvent réellement atteindre les hauteurs d’une sagesse devenue parfaite les qualifiant à fréquenter les personnalités d’origine parfaite et de nature divine. La présence des assemblées délibératives au siège des superunivers révèle la sagesse et laisse prévoir le triomphe ultime de tout le vaste concept évolutionnaire du Père Universel et de son Fils Éternel.

12. Les Tribunaux Suprêmes

(180.2) 15:12.1 Quand nous parlons des branches exécutive et délibérative du gouvernement d’Uversa, l’analogie avec certaines formes des gouvernements civils d’Urantia pourrait vous faire penser que nous avons une troisième division, la branche judiciaire, et nous l’avons en effet, mais elle n’a pas de fonctionnaires spéciaux. Nos cours sont constituées comme suit : selon la nature et la gravité du cas, elles sont présidées par un Ancien des Jours, un Perfecteur de Sagesse ou un Conseiller Divin. Les preuves en faveur ou en défaveur d’un individu, d’une planète, d’un système, d’une constellation ou d’un univers sont présentées et interprétées par les Censeurs. La défense des enfants du temps et des planètes évolutionnaires est assurée par les Puissants Messagers, observateurs officiels du gouvernement superuniversel auprès des univers et systèmes locaux. L’attitude du gouvernement supérieur est dépeinte par les Élevés en Autorité. Habituellement, le verdict est formulé par une commission plus ou moins nombreuse composée pour moitié de Dépourvus de Nom et de Nombre, et pour moitié d’un groupe de personnalités compréhensives choisies dans l’assemblée délibérative.

(180.3) 15:12.2 Les cours des Anciens des Jours sont les tribunaux de dernier ressort pour le jugement spirituel de tous les univers qui en dépendent. Les Fils Souverains des univers locaux sont suprêmes dans leur domaine propre. Sauf pour les cas impliquant l’anéantissement de créatures volitives, ils ne dépendent du supergouvernement que dans la mesure où ils lui soumettent volontairement des affaires pour avoir le conseil ou le jugement des Anciens des Jours. Les ordonnances de jugement sont émises dans les univers locaux, mais les sentences comportant l’annihilation de créatures douées de volonté sont toujours formulées au siège des superunivers et exécutées à partir de là. Les Fils des univers locaux peuvent décréter la survie de l’homme mortel, mais seuls les Anciens des Jours peuvent prononcer un jugement exécutoire sur les questions de vie et de mort éternelles.

(180.4) 15:12.3 Dans toutes les matières n’exigeant pas de comparution ou d’apport de preuves, les Anciens des Jours ou leurs associés rendent leurs décisions, et leurs ordonnances sont toujours unanimes. Nous avons affaire ici aux conseils de perfection. Il n’y a ni désaccord ni opinion minoritaire dans les décisions de ces tribunaux d’une excellence suprême.

(180.5) 15:12.4 À part quelques rares exceptions, les supergouvernements exercent leur juridiction sur toutes les choses et tous les êtres de leurs domaines respectifs. Les ordonnances et décisions des autorités superuniverselles sont sans appel, puisqu’elles représentent les opinions concordantes des Anciens des Jours et du Maitre Esprit qui, du Paradis, préside à la destinée du superunivers intéressé.

13. Les Gouvernements des Secteurs

(181.1) 15:13.1 Un secteur majeur comprend à peu près le dixième d’un superunivers ; il consiste en cent secteurs mineurs, dix mille univers locaux, et environ cent milliards de mondes habitables. Ces secteurs majeurs sont administrés par trois Perfections des Jours, Personnalités Suprêmes de la Trinité.

(181.2) 15:13.2 Les tribunaux des Perfections des Jours sont constitués à peu de chose près comme ceux des Anciens des Jours, sauf qu’ils ne jugent pas spirituellement les royaumes. Le travail des gouvernements de secteurs majeurs concerne principalement le statut intellectuel d’une vaste création. En vue d’en rendre compte aux tribunaux des Anciens des Jours, les secteurs majeurs retiennent, jugent, répartissent et classifient toutes les affaires d’importance superuniverselle de nature courante et administrative lorsqu’elles ne concernent directement ni l’administration spirituelle des royaumes ni l’exécution des plans établis par les Dirigeants du Paradis pour l’ascension des mortels. Le personnel du gouvernement d’un secteur majeur ne diffère pas de celui du superunivers.

(181.3) 15:13.3 De même que les magnifiques satellites d’Uversa s’occupent de votre préparation spirituelle finale pour Havona, de même les soixante-dix satellites d’Umajor la cinquième sont consacrés à votre développement et à votre instruction intellectuels d’ordre superuniversel. De tout Orvonton se rassemblent ici les sages qui travaillent infatigablement à préparer les mortels du temps en vue de leur progression ultérieure vers la carrière de l’éternité. La majeure partie de l’instruction des mortels ascendants est donnée sur les soixante-dix mondes d’études.

(181.4) 15:13.4 Les gouvernements des secteurs mineurs sont présidés par trois Récents des Jours. Leur administration s’occupe principalement du contrôle, de l’unification et de la stabilisation physiques des univers locaux du secteur, ainsi que de la coordination courante de leur administration. Chaque secteur mineur englobe jusqu’à cent univers locaux, dix mille constellations et un million de systèmes, c’est-à-dire environ un milliard de mondes habitables.

(181.5) 15:13.5 Les mondes-sièges des secteurs mineurs sont le grand lieu de rencontre des Maitres Contrôleurs Physiques. Ces mondes-sièges sont entourés par les sept sphères d’instruction qui constituent les écoles préparatoires des superunivers et sont les centres où l’on acquiert des connaissances physiques et administratives concernant l’univers des univers.

(181.6) 15:13.6 Les administrateurs des gouvernements des secteurs mineurs sont placés sous la juridiction immédiate des chefs du secteur majeur. Les Récents des Jours reçoivent tous les rapports d’observations et coordonnent toutes les recommandations qui doivent parvenir au superunivers en provenance d’une part des Unions des Jours qui stationnent comme observateurs de la Trinité et consultants sur les sphères-sièges des univers locaux, et d’autre part des Fidèles des Jours qui sont similairement attachés aux conseils des Très Hauts sur les mondes-sièges des constellations. Tous ces rapports sont transmis aux Perfections des Jours sur les secteurs majeurs, pour être passés ensuite aux cours des Anciens des Jours. Ainsi le régime de la Trinité s’étend depuis les constellations des univers locaux jusqu’au siège du superunivers. Il n’y a pas de représentants de la Trinité au siège des systèmes locaux.

14. Les Buts des Sept Superunivers

(181.7) 15:14.1 L’évolution des sept superunivers fait apparaître sept buts majeurs. Chaque but majeur d’évolution superuniverselle ne trouvera sa plénitude d’expression que dans l’un des sept superunivers, et c’est pourquoi chaque superunivers a une fonction spéciale et une nature unique.

(182.1) 15:14.2 Orvonton, le septième superunivers, celui auquel appartient votre univers local, est principalement connu pour son immense et prodigue effusion de ministère miséricordieux auprès des mortels des royaumes. Il est renommé pour la manière dont y prévaut une justice tempérée par la miséricorde et dont s’y exerce un pouvoir conditionné par la patience, tandis que des sacrifices de temps y sont généreusement effectués pour assurer la stabilisation de l’éternité. Orvonton, est dans l’univers, une démonstration d’amour et de miséricorde.

(182.2) 15:14.3 Il est toutefois fort difficile de décrire notre conception de la vraie nature du but évolutionnaire qui s’épanouit dans Orvonton, mais on peut la suggérer en disant que nous éprouvons, au sujet de cette supercréation, le sentiment suivant : les six buts spécifiques de l’évolution cosmique, telle qu’elle se manifeste dans les six supercréations associées, sont ici en voie d’interassociation en vue de dégager une signification-du-tout. C’est pourquoi nous avons quelquefois supposé qu’à partir d’Uversa et dans le lointain futur, la personnalisation évoluée et achevée de Dieu le Suprême gouvernera les sept superunivers devenus parfaits et le fera dans toute la majesté expérientielle du pouvoir souverain tout puissant auquel il sera alors parvenu.

(182.3) 15:14.4 Orvonton est unique dans sa nature et individuel dans sa destinée, et il en est de même pour les six superunivers associés. Beaucoup de choses qui se passent dans Orvonton ne vous sont d’ailleurs pas révélées, et, parmi les caractéristiques non révélées de la vie d’Orvonton, il y en a de nombreuses qui devront trouver leur expression la plus complète dans quelque autre superunivers. Les sept buts de l’évolution superuniverselle agissent dans l’ensemble des sept superunivers, mais chaque supercréation ne donnera sa pleine expression qu’à l’un de ces buts. Pour pénétrer davantage ces buts superuniversels, il faudrait vous révéler bien des choses que vous ne saisissez pas, et, même alors, vous ne comprendriez que peu de chose. L’ensemble de cet exposé ne donne qu’un aperçu fugitif de l’immense création dont votre monde et votre système local font partie.

(182.4) 15:14.5 Votre monde s’appelle Urantia, et il porte le numéro 606 dans le groupe planétaire ou système de Satania, qui comprend présentement 619 mondes habités. Plus de deux cent autres planètes de ce système évoluent favorablement pour devenir des mondes habités dans un avenir encore indéterminé.

(182.5) 15:14.6 Satania porte le numéro 24 dans la constellation de Norlatiadek et possède un monde-siège appelé Jérusem. Votre constellation, Norlatiadek, est composée de cent systèmes locaux ; elle possède un monde-siège appelé Édentia. Norlatiadek porte le numéro 70 dans l’univers local de Nébadon. L’univers local de Nébadon est composé de cent constellations, possède une capitale connue sous le nom de Salvington, et porte le numéro 84 dans le secteur mineur d’Ensa.

(182.6) 15:14.7 Le secteur mineur d’Ensa est composé de cent univers locaux, et possède un capitale appelée Uminor la troisième. Ce secteur mineur porte le numéro 3 dans le secteur majeur de Splandon. Splandon est composé de cent secteurs mineurs et possède une capitale appelée Umajor la cinquième. Il est le cinquième secteur majeur du superunivers d’Orvonton, septième segment du grand univers. Vous pouvez ainsi situer votre planète dans le plan d’organisation et d’administration de l’univers des univers.

(182.7) 15:14.8 Dans le grand univers, votre monde Urantia porte le numéro 5.342.482.337.666. C’est son numéro d’enregistrement sur Uversa et au Paradis, votre numéro dans le catalogue des mondes habités. Je connais son numéro d’enregistrement, en tant que sphère physique, mais, ce nombre est si extraordinairement élevé qu’il perd toute signification pratique pour le mental humain.

(183.1) 15:14.9 Votre planète est un membre d’un cosmos immense. Vous appartenez à une famille à peu près infinie de mondes, mais, votre sphère est administrée avec tout autant de précision et entretenue avec tout autant d’amour que si elle était le seul monde habité existant.

(183.2) 15:14.10 [Présenté par un Censeur Universel venant d’Uversa].

 

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Extrait du livre d’Urantia Fascicule11. L’île éternelle du Paradis

  

Nature de l’Ile Éternelle

Même depuis votre emplacement astronomique, depuis votre position spatiale dans les royaumes étoilés, vous commencez à apercevoir fugitivement l’immensité de l’univers matériel. Il devrait donc vous paraître évident qu’un univers matériel aussi prodigieux doit avoir une capitale adéquate et digne de lui, un siège central proportionné à la noblesse et à l’infinitude du Chef universel de cette colossale création de royaumes matériels et d’êtres vivants.

Dans sa forme, le Paradis diffère des corps habités de l’espace : il n’est pas sphérique, il est nettement ellipsoïde, son axe nord-sud étant d’un sixième plus long que son axe est-ouest. L’Ile Centrale est essentiellement plate, et la distance entre la surface supérieure et la surface inférieure est le dixième du diamètre est-ouest.

Ces différences de dimension de l’Ile, jointes à son statut stationnaire et à une plus forte pression de radiation d’énergie-force à l’extrémité nord de l’Ile, rendent possible d’établir des directions absolues dans le maitre univers.

L’Ile centrale est divisée géographiquement en trois domaines d’activité :

  1. Le Haut Paradis.
  2. Le Paradis Périphérique.
  3. Le Bas Paradis.

Nous désignons par côté haut la surface du Paradis qui est occupée par des activités de personnalité, et la surface opposée par côté bas. La périphérie du Paradis sert à des activités qui ne sont ni strictement personnelles ni non personnelles. La Trinité semble dominer le plan personnel ou supérieur, et l’Absolu Non Qualifié le plan inférieur ou impersonnel. Nous ne pouvons guère concevoir l’Absolu Non Qualifié comme une personne, mais nous pensons vraiment à la présence spatiale fonctionnelle de cet Absolu comme étant focalisée sur le Bas Paradis.

L’Ile éternelle est composée d’une seule forme de materialisation — de systèmes stationnaires de réalité. Cette substance physique du Paradis est une organisation homogène de puissance d’espace qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le vaste univers des univers. Elle a reçu beaucoup de noms dans différents univers, et depuis longtemps les Melchizédeks de Nébadon l’ont dénommée absolutum. Cette matière source du Paradis n’est ni morte ni vivante ; elle est l’expression originelle non spirituelle de la Source-Centre Première ; elle est le Paradis, et le Paradis n’a pas de copie.  Il nous semble que la Source-Centre Première a concentré dans le Paradis tout le potential absolu de réalité cosmique comme partie de sa technique pour se libérer des limitations de l’infinité, comme un moyen de rendre possible la création subinfinie et même celle de l’espace-temps. Mais, de ce que l’univers des univers est limité dans l’espace-temps, il ne s’ensuit pas qu’il en soit de même pour le Paradis. Le Paradis existe sans le temps et n’a pas d’emplacement dans l’espace. En gros, il semble que l’espace prenne son origine juste au-dessous du Bas Paradis et le temps juste au-dessus du Haut Paradis. Le temps tel que vous le comprenez n’est pas une caractéristique de l’existence du Paradis, bien que les citoyens de l’Ile centrale soient pleinement conscients de la séquence intemporelle des événements. Le mouvement n’est pas inhérent au Paradis ; il est volitif. Mais le concept de distance, et même de distance absolue, y a une très grande signification, car on peut l’appliquer à des emplacements relatifs sur le Paradis. Le Paradis est non spatial, et en conséquence ses surfaces sont absolues. Elles rendent donc de nombreuses sortes de services qui dépassent les concepts du mental des mortels.

  1. Le Haut Paradis

Sur le Haut Paradis, il y a trois sphères grandioses d’activité, la présence de la Déité, la Sphère Très Sainte et l’Aire Sainte. La vaste région qui entoure immédiatement la présence des Déités est mise à part en tant que Sphère Très Sainte et réservée pour les fonctions d’adoration, de trinitisation et d’aboutissement spirituel supérieur. Dans cette zone, il n’y a ni structures matérielles ni créations purement intellectuelles ; elles ne pourraient pas y exister. Il est inutile que je tente de dépeindre au mental humain la nature divine et la splendide magnificence de la Sphère Très Sainte du Paradis. Ce royaume est entièrement spirituel, et vous êtes presque entièrement matériels. Pour un être purement matériel, une réalité purement spirituelle est apparemment inexistante.

Bien qu’il n’y ait pas de matérialisations physiques dans l’aire du Très Saint, il y a d’abondants souvenirs de vos jours matériels dans les secteurs de l’Aire Sainte, et encore davantage dans les aires de réminiscence historique du Paradis périphérique.

L’Aire Sainte, la région environnante ou résidentielle, est divisée en sept zones concentriques. Le Paradis est parfois dénommé « la Maison du Père » parce que c’est sa résidence éternelle, et les sept zones sont souvent appelées « les demeures paradisiaques du Père » . La première, ou zone intérieure, estoccupée par des Citoyens du Paradis et les natifs de Havona qui se trouvent en séjour au Paradis. La zone suivante, la seconde, est la région de résidence des natifs des sept superunivers du temps et de l’espace. Une partie de cette seconde zone est subdivisée en sept divisions immenses formant le foyer paradisiaque des êtres spirituels et des créatures ascendantes qui proviennent des univers de progression évolutionnaire. Chacun de ces secteurs est exclusivement consacré au bien-être et à l’avancement des personnalités d’un seul superunivers, mais les ressources qu’ils offrent dépassent à peu près infiniment les besoins des sept superunivers actuels.

Chacun des sept secteurs du Paradis est subdivisé en unités résidentielles susceptibles d’abriter le siège d’un milliard de groupes actifs d’individus glorifiés. Mille de ces unités constituent une division. Cent mille divisions égalent une congrégation. Dix millions de congrégations constituent une assemblée. Un milliard également d’assemblées forment une grande unité. Et cette série ascendante continue par la seconde grande unité, la troisième, et ainsi de suite jusqu’à la septième grande unité ; et sept grandes unités forment les unités maitresses, et sept de ces unités maitresses constituent une unité supérieure, et ainsi par multiple de sept, l’expansion des unités ascendantes se poursuit par les unités supérieures, supersupérieures, célestes et supercélestes, jusqu’aux unités suprêmes. Mais même cela n’utilise pas tout l’espace disponible. Ce nombre stupéfiant de désignations résidentielles au Paradis, un nombre qui dépasse vos concepts, occupe considérablement moins de un pour cent de l’aire affectée à la Terre Sainte. Il y a encore beaucoup de place pour ceux qui cheminent vers l’intérieur, même pour ceux qui ne commenceront pas l’ascension du Paradis avant les époques de l’éternel futur.

  1. Le Paradis Périphérique

L’Ile centrale finit abruptement à sa périphérie, mais ses dimensions sont si énormes que son angle terminal est relativement indiscernable à l’intérieur d’une zone circonscrite quelconque. La surface périphérique du Paradis est occupée en partie par les champs d’atterrissage et de départ de divers groupes de personnalités spirituelles. Puisque les zones d’espace non pénétré bordent de tout près la périphérie, tous les transports de personnalités à destination du Paradis atterrissent dans ces régions. Le Haut et le Bas Paradis ne sont abordables ni par les supernaphins transporteurs, ni par les autres types de franchisseurs d’espace.

Les Sept Maitres Esprits ont leur siège personnel de pouvoir et d’autorité sur les sept spheres de l’Esprit qui circulent autour du Paradis dans l’espace situé entre les brillants globes du Fils et le circuit intérieur des mondes de Havona, mais ils maintiennent un siège-foyer de force sur la périphérie du Paradis. Là les présences des Sept Directeurs Suprêmes de Pouvoir circulent lentement et marquent l’emplacement des sept stations d’où certaines énergies du Paradis sortent comme des éclairs vers les sept superunivers.

Ici, sur le Paradis périphérique, se trouvent les énormes aires d’expositions historiques et prophétiques affectées aux Fils Créateurs qui sont consacrés aux univers locaux du temps et de l’espace. Il y a exactement sept billions de ces emplacements historiques installés ou en réserve, mais l’ensemble de ces dispositifs réunis n’occupe guère que quatre pour cent de la portion de l’aire périphérique qui leur est affectée. Nous en inférons que ces vastes réserves appartiennent à des créations qui trouveront ultérieurement leur place au delà des frontières des sept superunivers actuellement connus et habités.

La portion du Paradis qui a été assignée à l’usage des univers existants n’est utilisée que dans la proportion de un à quatre pour cent, alors que l’étendue affectée à ces activités est au moins un million de fois supérieure à celle qui leur serait effectivement nécessaire. Le Paradis est assez grand pour faire face aux activités d’une création à peu près infinie. Mais toute tentative supplémentaire pour vous faire imaginer les gloires du Paradis serait futile. Il vous faut attendre et vous élever pendant votre attente, car en vérité « l’oeil n’a pas vu, l’oreille n’a pas entendu et le mental des mortels n’a pas perçu les choses que le Père Universel a préparées pour ceux qui survivent à la vie de la chair sur les mondes du temps et de l’espace » .

  1. Le Bas Paradis

En ce qui concerne le Bas Paradis, nous ne savons que ce qui est révélé ; les personnalités n’y séjournent pas. Il est totalement étranger aux affaires des intelligences spirituelles, et la Déité Absolue n’y opère pas. Nous sommes informés que tous les circuits d’énergie physique et de force cosmique prennent leur origine sur le Bas Paradis et qu’il est constitué comme suit : Directement aux antipodes de la localisation de la Trinité, dans la portion centrale du Bas Paradis, se trouve la Zone inconnue et non révélée de l’Infinité. Cette zone est directement entourée par une aire non dénommée.

 Occupant la bordure extérieure de la surface inférieure, se trouve une region ayant principalement à faire avec la puissance de l’espace et l’énergie-force. Les activités de ce vaste centre elliptique de force ne sont assimilables à aucune des fonctions connues d’une triunité, mais la charge de force primordiale de l’espace paraît être focalisée dans cette région. Ce centre consiste en trois zones elliptiques concentriques. La zone intérieure est le point focal activités d’énergie-force du Paradis lui même. La zone extérieure est peut-être identifiable avec les fonctions de l’Absolu Non Qualifié, mais nous sommes dans l’incertitude en ce qui concerne les fonctions spatiales de la zone médiane.

La zone intérieure de ce centre de force paraît agir comme un gigantesque coeur dont les pulsations dirigent des courants jusqu’aux limites extrêmes de l’espace physique. Elle dirige et modifie les énergies-force, mais ne les actionne guère. La présence-pression de réalité de cette force primordiale est nettement plus grande à l’extrémité nord du centre du Paradis que dans les régions sud ; cette difference est uniformément enregistrée. La force mère de l’espace paraît affluer par le sud et s’écouler par le nord sous l’action de quelque système circulatoire inconnu chargé de diffuser cette forme fondamentale d’énergie-force. De temps en temps, il y a aussi des différences notables de pression entre l’est et l’ouest. Les forces émanant de cette zone intérieure ne réagissent pas à la gravité physique observable, mais obéissent toujours à la gravité du Paradis.

La zone médiane du centre de force entoure immédiatement l’aire précédente. Cette zone médiane paraît statique, à part sa dilatation et sa contraction au moyen de trois cycles d’activité. La plus faible de ces pulsations s’effectue en direction est-ouest et la suivante dans une direction nord-sud, tandis que la plus forte fluctuation s’effectue dans toutes les directions en une expansion et une contraction généralisées. La fonction de cette aire médiane n’a jamais été réellement identifiée, mais elle doit avoir un rôle dans les ajustements réciproques entre la zone intérieure et la zone extérieure du centre de force. Beaucoup croient que la zone médiane est le mécanisme de contrôle des espaces intermédiaires ou zones tranquilles qui séparent les niveaux d’espace successifs du maitre univers, mais il n’existe aucune preuve ni révélation à l’appui. Cette inférence dérive de la connaissance que cette aire médiane a certains rapports avec le fonctionnement du mécanisme de l’espace non pénétré du maitre univers.

La zone extérieure est la plus vaste et la plus active des trois ceintures elliptiques concentriques de potentiel d’espace non identifié. Cette aire est un lieu d’activités dont on n’a point d’idée, le point central d’un circuit d’émanations qui s’en vont dans toutes les directions de l’espace jusqu’aux limites extrêmes des sept superunivers, et qui continuent au delà pour s’étendre sur les énormes et incompréhensibles domaines de l’espace extérieur. Cette présence spatiale est entièrement impersonnelle, bien que d’une manière inconnue elle paraisse répondre indirectement à la volonté et aux directives des Déités infinies lorsqu’elles agissent en tant que Trinité. On croit qu’il s’agit de la focalisation centrale, le centre paradisiaque, de la présence spatiale de l’Absolu Non Qualifié.

Toutes les formes de force et toutes les phases d’énergie paraissent encircuitées. Elles circulent partout dans les univers et reviennent par des routes précises. Quant aux émanations de la zone activée de l’Absolu Non Qualifié, elles paraissent arriver ou partir — jamais les deux à la fois. Les pulsations de cette zone extérieure s’effectuent selon de très longs cycles de proportions gigantesques. Pendant un peu plus d’un milliard d’années d’Urantia la force d’espace de ce centre est dirigée vers l’extérieur ; ensuite pendant une durée similaire, elle est dirigée vers l’intérieur ; et les manifestations de force d’espace de ce centre sont universelles ; elles s’étendent dans tout l’espace pénétrable.

Toute force physique, toute énergie et toute matière ne font qu’un. Toute énergie-force est issue originellement du Bas Paradis et y retournera finalement après avoir complété son circuit d’espace. Mais toutes les énergies et toutes les organisations matérielles de l’univers des univers ne sont pas toutes venues du Bas Paradis dans leur présent état phénoménal ; l’espace est la matrice de plusieurs formes de matière et de prématière. Bien que la zone extérieure du centre de force du Paradis soit la source d’énergies d’espace, ce n’est pas de là que l’espace tire son origine. L’espace n’est ni force, ni énergie, ni pouvoir. Les pulsations de cette zone n’expliquent pas non plus la respiration de l’espace, mais les phases d’entrée et de sortie de cette zone sont synchronisées avec les cycles d’expansion-contraction de l’espace qui durent deux milliards d’années.

 

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Qatar : une démesure de luxe

Tandis que des peuples vivent dans la misère plus de 300 000 quataris vivent dans l’opulence et la surabondance

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Life in Havona (from the Urantia Book)

  1. Life in Havona (From the Urantia Book)

On Urantia you pass through a short and intense test during your initial life of material existence. On the mansion worlds and up through your system, constellation, and local universe, you traverse the morontia phases of ascension. On the training worlds of the superuniverse you pass through the true spirit stages of progression and are prepared for eventual transit to Havona. On the seven circuits of Havona your attainment is intellectual, spiritual, and experiential. And there is a definite task to be achieved on each of the worlds of each of these circuits.

Life on the divine worlds of the central universe is so rich and full, so complete and replete, that it wholly transcends the human concept of anything a created being could possibly experience. The social and economic activities of this eternal creation are entirely dissimilar to the occupations of material creatures living on evolutionary worlds like Urantia. Even the technique of Havona thought is unlike the process of thinking on Urantia.

The regulations of the central universe are fittingly and inherently natural; the rules of conduct are not arbitrary. In every requirement of Havona there is disclosed the reason of righteousness and the rule of justice. And these two factors, combined, equal what on Urantia would be denominated fairness. When you arrive in Havona, you will naturally enjoy doing things the way they should be done.

When intelligent beings first attain the central universe, they are received and domiciled on the pilot world of the seventh Havona circuit. As the new arrivals progress spiritually, attain identity comprehension of their superuniverse Master Spirit, they are transferred to the sixth circle. (It is from these arrangements in the central universe that the circles of progress in the human mind have been designated.) After ascenders have attained a realization of Supremacy and are thereby prepared for the Deity adventure, they are taken to the fifth circuit; and after attaining the Infinite Spirit, they are transferred to the fourth.

Following the attainment of the Eternal Son, they are removed to the third; and when they have recognized the Universal Father, they go to sojourn on the second circuit of worlds, where they become more familiar with the Paradise hosts. Arrival on the first circuit of Havona signifies the acceptance of the candidates of time into the service of Paradise. Indefinitely, according to the length and nature of the creature ascension,

they will tarry on the inner circuit of progressive spiritual attainment. From this inner circuit the ascending pilgrims pass inward to Paradise residence and admission to the Corps of the Finality. During your sojourn in Havona as a pilgrim of ascent, you will be allowed to visit freely among the worlds of the circuit of your assignment. You will also be permitted to go back to the planets of those circuits you have previously traversed. And all this is possible to those who sojourn on the circles of Havona without the necessity of being ensupernaphimed. The pilgrims of time are able to equip themselves to traverse “achieved” space but must depend on the ordained technique to negotiate “unachieved” space; a pilgrim cannot leave Havona nor go forward beyond his assigned circuit without the aid of a transport supernaphim. There is a refreshing originality about this vast central creation. Aside from the physical organization of matter and the fundamental constitution of the basic orders of intelligent beings and other living things, there is nothing in common between the worlds of Havona. Every one of these planets is an original, unique, and exclusive creation; each planet is a matchless, superb, and perfect production. And this diversity of individuality extends to all features of the physical, intellectual, and spiritual aspects of planetary existence. Each of these billion perfection spheres has been developed and embellished in accordance with the plans of the resident Eternal of Days. And this is just why no two of them are alike. Not until you traverse the last of the Havona circuits and visit the last of the Havona worlds,will the tonic of adventure and the stimulus of curiosity disappear from your career. And then will the urge, the forward impulse of eternity, replace its forerunner, the adventure lure of time. Monotony is indicative of immaturity of the creative imagination and inactivity of intellectual coordination with the spiritual endowment. By the time an ascendant mortal begins the exploration of these heavenly worlds, he has already attained emotional, intellectual, and social, if not spiritual, maturity. Not only will you find undreamed-of changes confronting you as you advance from circuit to circuit in Havona, but your astonishment will be inexpressible as you progress from planet to planet within each circuit. Each of these billion study worlds is a veritable university of surprises. Continuing astonishment, unending wonder, is the experience of those who traverse these circuits and tour these gigantic spheres. Monotony is not a part of the Havona career. Love of adventure, curiosity, and dread of monotony — these traits inherent in evolving human nature — were not put there just to aggravate and annoy you during your short sojourn on earth, but rather to suggest to you that death is only the beginning of an endless career of adventure, an everlasting life of anticipation, an eternal voyage of discovery. Curiosity — the spirit of investigation, the urge of discovery, the drive of exploration — is a part of the inborn and divine endowment of evolutionary space creatures. These natural impulses were not given you merely to be frustrated and repressed. True, these ambitious urges must frequently be restrained during your short life on earth, disappointment must be often experienced, but they are to be fully realized and gloriously gratified during the long ages to come.

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BOOKS OF HIGH INTEREST TO READ


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SOUL MATES

SOULMATES The idea of finding that special soulmate and enjoying each other in this life and for eternity has a basis in how this universe works. But is much more profound than finding that “one” person (soul). Soulmates number in the hundreds of thousands, if not a whole lot more, for some souls. Souls don’t have only one soulmate they have a universe of soulmates to engage in and enjoy (if one wanted to). Friendships that are formed and allowed to develop and flourish on Earth planets is a means of expanding a soul family. Such large numbers of intimate relationships are overwhelming and near impossible to grasp in the practical and the physical realms, as on Earth. Where making friends and keeping them can be a tremendous energy-sapping job, which easily cripples the endurance levels of the strongest and most tolerant of people. Souls remain unaware of the numbers of soulmates accumulated while alive and inside of physical bodies. Only becoming aware of the magnitude of soulmates they have after entering the spirit world, from where multitudes of mates are more manageable and in proper perspective. Nonetheless, searching for that one soul mate while in the physical world is sensible. But searching is overstated, and choosing is what happens. People are surrounded by potential soulmates, souls from past lives and new soulmates that form during life experiences. Unfortunately, not all soulmates are fun to be around, or with, due to things that have transpired between souls in past lives or current lives. Whether or not such discrepancies are removed or smoothed over, depends on the two souls involved. Souls can choose to sever loose ends and remove incompatibles from the roster of soulmates. One of the reasons for multiple lives, rebirths, and reincarnations, is to interact with other souls and become soulmates through trial and error. Souls make many friends and enemies during interactions with others. Some things must be mended between souls before they canbe released from the binding physical world and enter the spirit world. Some souls manage to enter the spirit world with unfinished circumstances and find that they cannot advance to higher levels because of lingering regrets keeping them down. They are stuck and in denial about their predicament and roam the world as spectrums, ghosts, haunted and haunting places, where they have resided and created their obstacles, which deny them tranquility.

Lou Baldin 

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THE POWER OF THE FLOWER

THE POWER OF THE FLOWER By Dr. David Eifrig Jr. 529734_455897044482365_1074271251_n Flowers…are a proud assertion that a ray of beauty outvalues all the utilities in the world. –Ralph Waldo Emerson. I love fresh flowers. Flowers (and babies) are nature’s way of saying that life will go on. No shopping list worth its salt (Epsom, of course) would be complete without flowers. It’s true… a simple, strategically placed arrangement of an inexpensive seasonal assortment is one of the easiest ways to lift your spirits and lighten your mood. Point in fact; months ago I attended a dinner party at a friend’s house where the food was excellent and the company superb. But guess what comes to mind when I recall that evening: a beautiful bunch of vibrant yellow tulips, casually placed in a simple, white ceramic pitcher. The hostess had picked up the vase several years ago at a roadside stand (turns out it was cracked even then) and the bright color and clean lines of the tulips fashioned feelings of joy in my heart… the vase could have been an aluminum juice can and been no less beautiful. The simple gesture of those beautiful flowers seemed to make the room warmer. There is something about looking at spring flowers (especially in the dead of winter) that reminds us that “this too shall pass” and gives us that extra little nudge to look forward to the future. This is perhaps the reason flowers have been shown to improve depression in people. 374783_10151062995310788_1214134930_nYouTube Preview Image In fact, the “health” value of flowers is not simply my opinion. Several interesting and many quite obvious studies show the power of the flower. In Eight Weeks to Optimum Health, the author, Dr. Andrew Weil, recommends purchasing flowers regularly to reduce stress and bring beauty into your everyday life. Furthermore, scientific evidence has shown that receiving (perhaps even the act of purchasing) flowers lifts our moods. An article published in Evolutionary Psychology reported the results of three studies showing the positive effects of flowers. In the first study, researchers documented that women smile virtually every time they receive flowers. The second study reported that women and men smiled genuinely and initiated conversation when given a large Gerber daisy versus a pen or nothing. The final study reported that men and women ages 55 or older who received one or more bouquets of flowers over a two-week period showed an improvement in mood as well as an improvement in cognitive function-memory. The conclusions are clear… cultivated flowers bring out positive emotions in humans. And with positive emotions comes health and longevity. Flowers are another simple and inexpensive choice for you to improve yours and your loved ones’ happiness and health. But the power of flowers doesn’t stop with just psychological improvements. Chinese researchers have shown that extracts from the beautiful hibiscus lowers blood pressure and even cholesterol. It turns out that chemicals in the flower are similar to the antioxidants in red wine… the poly-phenols and anthocyanins that are known to improve heart health in wine drinkers. However, things are not always rosy (excuse the pun). For example, other compounds in the hibiscus disrupt ovulation in rats and their cells. These chemicals, benzenes, are already known to be problematic in humans and, of course, more research is needed. But the point is that flowers hold power for our health and future. Drug companies are hot on the scent (that pun stunk) for new chemicals, and flowers are one big area of interest. When it comes to getting smiles on faces and having people relax from the stress of life… it’s hard to beat flowers. Flowers (both the sight of them and the extracts taken) have been shown to:

  • Improve sleep (Lavender)
  • Decrease anxiety (Lavender)
  • Decrease depression (Rose)
  • Increase energy (the sight of almost any flower)
  • Decrease cholesterol (Hibiscus)
  • Lower blood pressure (Hawthorn)
  • Improve resistance to colds (Echinacea)

When it comes to flowers… what do I do

I have been learning to garden the past five years.
I’ve planted more than 4,000 bulbs in my yard in the past two years.
I cut flowers from my yard and bring them to the clinic. Some go to the secretaries, and some go to the front desk staff (these are put on display out front).
I stop and look at flowers in other yards whenever I can. The older I get, the more I admire the work, thought, and energy it takes to produce flowers.
I always, always, always stop and smell roses.
At least monthly (I try to do it more often), I give flowers to my gal.

Here’s to our health, David Eifrig Jr., M.D., M.B.A. P.S. And another quote from Emerson… “Earth laughs in flowers.”

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