le web a 25 ans

Le web a 25 ans ! Tim Berners-Lee en appelle à une charte de l’Internet

 

 

Tim Berners-Lee

 

L’inventeur du web nous met en garde sur le fait que la neutralité subit des attaques soutenues des gouvernements et des entreprises.

L’inventeur du World Wide Web croit qu’une « Magna Carta » en ligne à l’échelle mondiale est nécessaire afin de protéger et d’ancrer l’indépendance du moyen de communication qu’il a créé et les droits de ses utilisateurs.

Sir Tim Berners-Lee a déclaré au Guardian que le web a fait l’objet d’attaques croissantes de la part des gouvernements et d’influentes sociétés, et que de nouvelles règles s’imposaient pour protéger « l’ouverture et la neutralité » du système.

Parlant exactement 25 ans après qu’il a écrit la première ébauche de la première proposition de ce qui allait devenir le World Wide Web, l’informaticien a déclaré : « Nous avons besoin d’une constitution mondiale – une déclaration des droits ».

L’idée d’une Grande Charte de Berners-Lee s’inscrit dans le cadre d’une initiative appelée Le web que nous voulons, nous invitant à créer un projet de lois numériques dans chaque pays – principes qu’il espère soutenus par des institutions publiques, des fonctionnaires gouvernementaux et des entreprises.

« Sauf à avoir un Internet libre et neutre sur lequel nous pouvons nous appuyer sans nous soucier de ce qui se passe en coulisses, nous ne pouvons pas avoir un gouvernement ouvert, une bonne démocratie, un bon système de santé, des communautés reliées entre elles et une diversité culturelle. Ce n’est pas naïf de croire que l’on peut avoir cela, mais c’est naïf de penser que l’on peut l’obtenir en restant les bras croisés. »

Berners-Lee a été un critique virulent de la surveillance des citoyens américains et anglais à la suite des révélations faites par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden. Compte tenu de ce qui a vu le jour, dit-il, les gens sont à la recherche d’une profonde révision dans la façon dont les services de sécurité ont été gérés.

Ses opinions font également écho dans l’industrie de la technologie, où il est particulièrement en colère sur les efforts fournis par la NSA et le GCHQ anglais pour saper les outils de sécurité et de cryptage – ce que beaucoup d’experts de sécurité affirment comme étant contre-productif et compromettant vis-à-vis de la sécurité de chacun.

Les principes de la vie privée, liberté d’expression et l’anonymat responsable seront étudiés dans cette Grande Charte. « Ces problèmes nous ont pris par surprise » a déclaré Berners-lee. « Nos droits sont bafoués de plus en plus souvent de tous les côtés et le danger est que nous nous y habituons. Je tiens donc à utiliser ce 25e anniversaire pour nous inviter à mettre la main à la pâte afin de reprendre la main et définir le web que nous voulons pour les 25 prochaines années. »

La proposition pour la constitution du web devrait aussi examiner l’impact des lois sur le copyright et les problèmes socio-culturels en rapport avec les éthiques de la technologie.

Alors que la régulation régionale et les sensibilités culturelles du web peuvent varier, Berners-Lee affirme croire en un document partagé sur les principes que pourrait apporter une norme internationale sur les valeurs d’un web ouvert.

Il demeure optimiste sur le le fait que cette campagne Le web que nous voulons puisse atteindre le grand public, malgré son manque apparent de prise de conscience dans l’affaire Snowden.

« Je ne dirais pas que les gens au Royaume-Uni sont indifférents. Je dirais qu’ils ont plus confiance en leur gouvernement que dans d’autres pays. Ils optent pour l’attitude : Comme nous avons voté pour eux, laissons les agir et faire leurs preuves. »

« Mais nous avons besoin que nos avocats et nos politiciens comprennent la programmation, comprennent ce qui peut être fait avec un ordinateur. Nous avons également besoin de revoir une grande partie de la législation, comme ces lois sur le copyright qui mettent les gens en prison pour protéger les producteurs de films. Il s’agit également de préserver et protéger l’expression des individus et la démocratie quotidienne dont nous avons besoin pour gérer le pays », poursuit-il.

Berners-Lee se prononce fermement en faveur du changement de l’élément à la fois clé et controversé de la gouvernance d’Internet qui supprimerait une petite, mais symbolique, partie du contrôle américain. Les États-Unis s’agrippent au contrat IANA, qui contrôle la base de données principale de tous les noms de domaines, mais ont fait face à une pression de plus en plus importante à la suite de l’affaire Snowden.

Il explique: « Notre demande du retrait du lien explicite menant vers la chambre du commerce des États-Unis est en souffrance depuis longtemps. Les États-Unis ne peuvent pas avoir une place prépondérante dans quelque chose qui n’est pas national. Il y a grand élan vers une séparation et une indépendance même si les États-Unis conservent une approche qui maintient les gouvernements et les entreprises à l’écart. »

Berners-Lee réitère aussi son inquiétude quant au fait que le web pourrait être balkanisé par des pays et des organisations qui morcelleraient l’espace numérique pour travailler selon leurs propres règles, qu’il s’agisse de censure, de régulation ou de commerce.

Nous avons tous un rôle à jouer dans ce futur, dit-il en citant les récents mouvements de résistance aux propositions de régulation du droit du copyright.

Il dit : « Le point-clé c’est d’amener les gens à se battre pour le web, de les amener à voir les dommages qui seraient causés par un web fracturé. Comme tout système humain, le web a besoin d’une régulation et bien-sûr que nous avons besoin de lois nationales, mais nous ne devons pas transformer le réseau en une série de cloisonnements nationaux. »

Berners-Lee fit également une apparition lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012, en écrivant les mots “this is for everyone” (NdT : « Ceci est pour tout le monde ») sur un ordinateur au centre du stade. Il est demeuré fermement attaché au principe d’ouverture, d’inclusion et de démocratie depuis son invention du web en 1989, en choisissant de ne pas commercialiser son modèle. Il rejette l’idée qu’un contrôle gouvernemental ou commercial sur un moyen de communication aussi puissant soit inévitable, « Tant qu’ils ne m’auront pas ôté les mains du clavier, je continuerai à défendre cela. »

Le créateur du web accessible à tous

Ayant grandi dans le sud-ouest de Londres, Tim Berners-Lee était un fervent ferrovipathe, ce qui l’a amené à s’intéresser au modèle des chemins de fer puis à l’électronique.

Cela dit, les ordinateurs étaient déjà un concept familier dans la famille – ses deux parents ayant travaillé à la création du premier ordinateur commercialisé du monde, le Ferranti Mk1.

Berners-Lee sortit major de sa promotion en physique à Oxford et a ensuite travaillé à divers postes d’ingénieur. Mais ce fut au CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire à Genève, qu’il prit part aux projets qui mèneront à la création du world wide web.

Son but était de permettre aux chercheurs du monde entier de partager des documents et ses premières propositions furent jugées « vagues mais intéressantes » par un directeur au CERN.

Il a combiné des technologies existantes telles que l’Internet et l’hypertexte pour produire un immense système interconnecté de stockage de documents. Berners-Lee l’appela le world wide web (NdT : la toile d’araignée mondiale), bien que ses collaborateurs francophones trouvaient cela difficile à prononcer.

Le web a d’abord été ouvert aux nouveaux utilisateurs en 1991. puis, en 1992, le premier navigateur a été créé pour parcourir et sélectionner les millions de documents déjà existants.

Bien que le web ait vu la création et la perte de fortunes innombrables, Berners-Lee et son équipe se sont assurés qu’il était libre d’utilisation pour tous.

Berners-Lee travaille maintenant, par le biais de diverses organisations, à s’assurer que le web soit accessible à tous et que le concept de neutralité du net soit respecté par les gouvernements et les entreprises.

Crédit photo : Wikimédia Commons

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La plastisphère

 Cet écosystème né du plastique

Pollution. Les déchets en plastique abandonnés dans les mers sont colonisés par des communautés de bactéries inquiétantes—Los Angeles Times (extraits) Los Angeles

Elizabeth Lopez manœuvre une gigantesque pince en acier fixée sur le bord d’un voilier de 40 mètres et la fait descendre prudemment entre les algues ondulantes et les bancs de poissons, à 15 kilomètres au large de San Diego [Californie]. La chercheuse espère prélever des fragments d’un écosystème marin mystérieux que les scientifiques appellent la plastisphère.

Ce type de communauté biologique se forme à partir de particules de plastique pas plus grosses que des grains de sel. Les bactéries s’installent sur ces déchets minuscules, et servent ensuite de nourriture à des organismes unicellulaires qui sont à leur tour la proie de prédateurs plus gros. “L’homme a créé un véritable écosystème artificiel fait de débris de plastique”, affirme Elizabeth Lopez, étudiante en master à l’université de San Diego.

La plastisphère se développe depuis soixante ans. Elle est issue des plastiques abandonnés – tongs, barquettes de margarine, jouets, brosses à dents, etc. – qui sont rejetés dans la mer par les égouts et les cours d’eau. Lorsque ces déchets se retrouvent dans l’océan, ils se décomposent en petits morceaux vite colonisés par des organismes microscopiques, dont un grand nombre sont inconnus des scientifiques.

Microbes.

Les biologistes craignent notamment que certaines créatures de la plastisphère ne réussissent à décomposer complètement des fragments de polyéthylène et de polypropylène, au point que des substances chimiques nocives finissent par se répandre dans l’environnement.

“C’est un problème extrêmement préoccupant”, affirme Tracy Mincer, géochimiste des milieux marins pour l’institut océanographique Woods Hole (WHOI), dans le Massachusetts. “Il est possible que les microbes accélèrent énormément l’érosion des débris de plastique et les décomposent en de plus petits morceaux. Si c’est le cas, nous ne savons pas précisément comment le zooplancton et d’autres petites créatures vont réagir, ni si des additifs néfastes, des pigments, des plastifiants, des retardateurs et d’autres composés toxiques ne vont pas se déverser dans l’eau.”

Environ 245 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde, selon les estimations fournies par le  secteur. Soit plus de 30 kilos pour chacun des 7,1 milliards d’habitants de la planète. Les déchets se regroupent dans l’océan en de vastes “plaques de déchets” ovales qui se forment en fonction des courants et des vents convergents. Une fois piégées dans ces zones mortes cycloniques, les particules de plastique peuvent y rester pendant des siècles. Les effets physiologiques des déchets plastiques sur les poissons, les oiseaux, les tortues et les mammifères marins qui les ingèrent sont bien connus : les animaux risquent de souffrir de problèmes intestinaux, de voir leurs mouvements entravés, mais aussi de suffoquer et de mourir de faim. Mais nous commençons à peine à comprendre les conséquences de la plastisphère.

Pouces-pieds.

“Nous sommes en train de modifier les rythmes fondamentaux de la vie dans les océans et nous devons en interpréter les répercussions”, explique Miriam Goldstein, une biologiste de la vie marine qui a obtenu son doctorat à l’institut océanographique Scripps (université De Californie . San Diego) grâce à son étude des déchets plastiques dans la “grande plaque de déchets du Pacifique”, située entre Hawaii et la Californie. En octobre 2013, Miriam Goldstein et l’océanographe Deb Goodwin, qui travaille pour la Sea Education Association (SEA, bas.e . Woods Hole, Etats-Unis), ont annoncé qu’elles avaient trouvé des traces de plastique dans les intestins d’un tiers des pouces-pieds [des crustacés qui vivent fixés sur un support]collectés sur la plaque de déchets. Et comme les crabes se nourrissent de ces pouces-pieds, le plastique qu’ils ingèrent risque de contaminer toute la chaîne alimentaire.

La plastisphère ne se limite pas aux océans. En 2012, une équipe de chercheurs a découvert des microplastiques polluants dans les Grands Lacs, aux Etats-Unis, dont d’importantes quantités de microbilles de polyéthylène et de polypropylène utilisées dans des produits exfoliants pour le visage. A la suite de la publication de ces résultats, une coalition regroupant les maires de cette région a demandé à l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) d’évaluer les risques potentiels pour les écosystèmes des lacs et pour les humains. D’autres scientifiques, dont Tracy Mincer et Erik Zettler, spécialiste de l’écologie mi– crobienne à la SEA, ont passé trois ans à élaborer la première description complète et détaillée des populations microbiennes qui colonisent les débris de plastique en milieu marin. Avec des filets très fins, ils ont filtré les particules de plastique sur plus de 100 sites dans l’Atlantique, du Massachusetts à la mer des Caraïbes. Grâce à des microscopes électroniques à balayage et à des techniques de séquençage génétique, ils ont identifié plus de 1 000 bactéries et algues différentes qui vivaient sur du plastique à la dérive dans la mer, selon leur article publié dans la revue Environmental Science & Technology en juin 2013.

Choléra.

Un échantillon de polypropylène pas plus gros qu’une tête d’épingle les a particulièrement inquiétés. Sa surface était couverte de bactéries du genre Vibrio, dont fait partie l’espèce responsable du choléra et d’autres troubles gastro-intestinaux. Ces potentiels pathogènes pourraient parcourir de longues distances en s’attachant à des morceaux de plastique qui restent dans l’océan bien plus longtemps que les déchets biodégradables qui flottent à la surface, comme les plumes ou le bois.

L’équipe compare maintenant les populations microbiennes qui se trouvent sur des déchets plastiques du Pacifique Nord et de l’Atlantique Nord, pour essayer de comprendre quelles bactéries se nourrissent de ces déchets et quels prédateurs mangent ensuite ces microbes. Pendant ce temps,. San Diego, Elizabeth Lopez et ses collègues examinent sous de puissants microscope les échantillons collectés et prélèvent de minuscules morceaux de plastique afin de les classer et d’en analyser la composition chimique. Leurs conclusions seront partagées avec le Southern California Coastal Water Research Project (SCCWRP), un institut de recherche publique qui surveille la pollution urbaine.

“Ces minuscules univers de plastique qui sont juste sous notre nez représentent le prochain défi pour la recherche”, affirme Drew Talley, océanographe à l’université de San Diego. “Il serait criminel de ne pas enquêter sur les dégâts qu’ils sont susceptibles de provoquer dans les océans et chez les humains.”

—Louis Sahagun Publié le 26 décembre 2013

La plastisphère

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Notre écosystème intestinal

Cet écosystème intérieur que nous devons préserver

Santé. Cent mille milliards de microbes vivent dans notre organisme.Les chercheurs découvrent peu à peu leur importance pour notre santé et comprennent comment notre mode de vie moderne les malmène.—The New York Times (extraits) New York

Je me souviens exactement du jour où j’ai commencé à penser à moi à la première personne du pluriel – je veux dire en tant que superorganisme et non comme un simple être humain. C’était le 7 mars 2013. Ce jour-là, en ouvrant ma boîte aux lettres électronique, j’ai découvert un énorme dossier bourré de tableaux et de données brutes provenant d’un laboratoire du BioFrontiers Institute de l’université du Colorado à Boulder. Dans le cadre d’une nouvelle initiative de science citoyenne baptisée “projet American Gut” [Intestin Américain], le labo avait séquencé mon microbiome – c’est-à-dire non pas “mes” gènes, mais ceux des centaines d’espèces microbiennes avec qui je partage mon corps. Ces quelque 100 000 milliards de bactéries vivent (et meurent) à tout instant à la surface de ma peau, sur ma langue et dans les plis de mes intestins, la partie du corps où elles sont le plus nombreuses..Cette population pèse entre 1 livre et 1 kilo et représente un territoire intérieur inexploré que les scientifiques commencent tout juste à cartographier. Justin Sonnenburg, microbiologiste de Stanford, explique que nous ferions bien de commencer à envisager notre corps comme “un vaisseau complexe optimisé pour la croissance et la multiplication de ses passagers microbiens”.

Santé humaine et santé microbienne s’avèrent intimement liées. Les désordres de notre écosystème intérieur – une perte de diversité, disons, ou une prolifération de la “mauvaise” sorte de microbes – pourraient nous prédisposer à l’obésité ou à une vaste palette de maladies chroniques, ainsi qu’à certaines infections. On a constaté que les “transplantations fécales”, qui consistent à installer le microbiote d’une personne saine dans l’intestin d’un individu malade, traitaient efficacement certains pathogènes intestinaux. (Les chercheurs emploient le terme “microbiote” pour désigner l’ensemble des microbes d’un environnement spécifique et “microbiome” pour désigner l’ensemble de leurs génomes.) Nous savons aussi depuis plusieurs années que des souris obèses auxquelles on implante la flore intestinale de souris minces perdent du poids, et vice versa. [Ces affirmations paraissent extravagantes, et de fait] beaucoup de spécialistes du microbiome sont réservés. Mais, comme l’a souligné récemment un groupe de chercheurs dans un article sur l’écologie microbienne qui fait date, on doit désormais voir la santé humaine “comme la propriété. collective du microbiote humain” – c’est-à-dire comme une fonction de la communauté et non de l’individu. En mars 2013, je me suis rendu à Boulder pour découvrir le séquenceur d’ADN Illumina HiSeq 2000 qui avait examiné mon microbiome, et pour rencontrer les scientifiques et les programmeurs qui exploitaient les données obtenues. Le laboratoire est dirigé par Rob Knight, un biologiste de 36 ans. Au cours de mes deux journées à Boulder, j’ai partagé plusieurs repas avec lui et ses collègues, des titulaires de doctorats et des étudiants diplômés, mais je dois dire que j’ai été interloqué par leurs conversations. Je n’avais jamais autant entendu parler d’excréments en mangeant. A leur décharge, ces gens ont entrepris une réévaluation radicale du contenu du côlon humain. J’ai appris que Knight avait une petite  fille de 16 mois dont il avait analysé et séquencé la plupart des couches souillées. Knight a déclaré en cours de repas que lui-même effectuait chaque  jour ses propres prélèvements ; sa femme, Amanda Birmingham, qui nous a rejoints un soir, s’est dite soulagée de ne plus avoir à le faire qu’une fois par semaine. “Mais je garde en permanence un ou deux kits de prélèvement dans mon sac . main, a-t-elle précisé. On ne sait jamais…”

Taux plus élevé d’allergies.

De cette étude approfondie a résulté une série d’articles sur la dynamique microbienne familiale. Les données ont permis de démontrer que les communautés microbiennes des couples partageant le même toit sont similaires, ce qui semblerait souligner l’importance de l’environnement dans la formation du microbiome d’un individu. Knight a également découvert que la présence d’un chien dans la famille avait tendance à uniformiser les communautés microbiennes de la peau de tous ses membres, probablement en raison des coups de langue et des caresses. Grâce à l’échantillonnage quotidien des couches de sa fille (ainsi que de celles du bébé d’un couple d’amis), Knight a pu également décrire le processus remarquable par lequel l’intestin d’un bébé, qui, in utero, est une sorte d’ardoise vierge et stérile, va être peu à peu colonisé. Ce processus débute peu après la naissance, au moment où une communauté de microbes particulière à la petite enfance se rassemble dans les intestins. Plus tard, avec l’introduction de la nourriture solide puis le sevrage, les types de microbes se modifient peu à peu, jusqu’à ce que, vers l’âge de 3 ans, la flore microbienne intestinale du bébé ressemble à celle d’un adulte et devienne très semblable à celle de ses parents.

La plupart des microbes qui composent la flore intestinale d’un bébé sont acquis durant la naissance – un processus chaotique, très riche sur le plan microbien, qui expose le bébé toute une série de microbes maternels. En revanche, les bébés nés par césarienne, une procédure relativement aseptisée, n’acquièrent pas à la naissance les microbes vaginaux et intestinaux de leur mère. Leur première flore intestinale ressemble beaucoup plus aux colonies microbiennes présentes sur la peau de la mère (et du père), ce qui n’est pas idéal et pourrait expliquer le taux plus élevé d’allergies, d’asthme et de problèmes auto-immuns chez les bébés nés par césarienne : n’ayant pas été investi par l’assortiment optimal de microbes à la naissance, leur système immunitaire pourrait ne pas se développer correctement. Au cours d’un repas, Knight m’a confié que, inquiets de cette éventualité lorsque sa fille était née en urgence par césarienne, sa femme et lui avaient pris les choses en main : à l’aide d’un coton-tige  stérile, ils avaient enduit la peau du nouveau-né des secrétions vaginales de sa mère afin d’assurer une colonisation correcte. Un essai officiel de cette procédure est en cours à Porto Rico.

Pendant mon séjour à Boulder, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Catherine A. Lozupone. Cette microbiologiste, qui venait de quitter le labo de Knight pour créer le sien à l’université du Colorado à Denver, a consacré un certain temps à examiner mon microbiome et à le comparer avec d’autres, dont le sien. Lozupone est la principale auteure d’un important article paru en 2012 dans la revue Nature (“Diversity, Stability and Resilience of the Human Gut Microbiota”) qui aborde la flore intestinale comme le ferait un écologiste, en essayant de déterminer l’état “normal” de l’écosystème puis en examinant les différents facteurs qui le perturbent au fil du temps. En quoi cette flore est-elle affectée par un régime alimentaire ? par des antibiotiques ? par des agents pathogènes ? Quel rôle jouent les traditions culturelles ? Pour l’instant, la meilleure façon d’apporter un début de réponse à ces questions consiste probablement à comparer la flore intestinale de populations vivant dans des régions très éloignées les unes des autres. Des équipes de chercheurs s’emploient donc depuis quelque temps à prélever des échantillons aux quatre coins du monde et à les expédier dans des centres de séquençage. Le projet American Gut, qui vise à séquencer la flore de dizaines de milliers d’Américains, représente à ce jour l’effort le plus ambitieux dans ce domaine ; il aidera les chercheurs à mettre au jour des patterns de corrélation entre les modes de vie, les régimes et l’état de santé de tous ces gens et la composition de leur flore intestinale.

Comme Catherine Lozupone (et tous ceux que j’ai interviewés) a tenu à le souligner, ces recherches n’en sont encore qu’à leurs débuts ; pour l’instant, les scientifiques ne peuvent même pas expliquer avec certitude à quoi devrait ressembler un microbiome “sain”. Mais plusieurs grandes tendances, souvent curieuses, sont en train d’émerger. Une grande diversité, par exemple, semble préférable, car un écosystème plus diversifié est généralement plus résilient – or la diversité de la flore des Occidentaux est notablement plus faible que celle de civilisations moins industrialisées. Le microbiote intestinal des personnes vivant en Occident est très différent de celui de nombreux autres peuples géographiquement dispersés. Ainsi, la flore intestinale des habitants des campagnes de l’Afrique occidentale ressemble plus à celle des Amérindiens du Venezuela qu’à celle d’un Européen ou d’un Américain. Non seulement ces populations rurales hébergent une plus grande diversité de microbes, mais leur distribution n’est pas non plus la même. Les intestins américains et européens contiennent des quantités relativement élevées de bactéroïdes et de firmicutes, mais peu de bactéries du genre Prevotella, prépondérantes dans l’intestin des Africains et Amérindiens ruraux.

Une diversité de bactéries. Pourquoi les microbes sont-ils différents selon les cas ? Cela  pourrait être dû au régime alimentaire, qui, chez les populations rurales, comprend une quantité considérable de céréales (que Prevotella semble apprécier), de fibres végétales, et très peu de viande. De nombreuses firmicutes aiment les amino-acides, c’est pourquoi elles prolifèrent quand le régime contient une grande quantité de protéines. Les bactéroïdes, eux, métabolisent les glucides. Quant à la plus faible diversité observée dans les intestins occidentaux, elle pourrait résulter de notre usage inconsidéré d’antibiotiques (dans les soins médicaux comme dans l’industrie alimentaire de notre régime alimentaire à base de nourriture transformée (c’est-à-dire généralement débarrassée de toutes ses bactéries, bonnes comme mauvaises), des toxines environnementales et d’une “pression microbienne” – autrement dit d’une exposition aux bactéries – généralement moindre dans la vie quotidienne. Tout cela pourrait expliquer pourquoi, alors que ces populations rurales sont généralement plus exposées aux maladies contagieuses et jouissent d’une espérance de vie plus courte que les populations occidentales, elles enregistrent aussi moins de désordres chroniques comme les allergies, l’asthme, le diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires. “Ces populations rurales passent beaucoup plus de temps que nous à l’extérieur et ont beaucoup plus de contacts avec les plantes et le sol”, souligne Catherine Lozupone. “Dans certaines de ces cultures, ajoute un chercheur qui a collecté des échantillons au Malawi, les enfants sont élevés ensemble. Ils passent de main en main, de sorte qu’ils sont constamment exposés à une grande diversité de microbes.” La famille nucléaire n’est peut-être pas le meilleur chemin vers la santé du microbiome. Notre écosystème intérieur est moins bien compris que celui d’une forêt primaire ou d’une prairie, mais les principes fondamentaux de l’écologie apportent des débuts de réponses et soulèvent de multiples hypothèses intéressantes. La flore microbienne de chacun d’entre nous semble se stabiliser vers 3 ans, âge auquel la plupart des niches de l’écosystème intestinal sont occupées. Cela ne veut pas dire que cet écosystème ne changera plus par la suite ; il le pourra, mais pas de manière aussi rapide. Un changement de régime alimentaire ou une prise d’antibiotiques, par exemple, peuvent entraîner des modifications dans les proportions relatives des différentes espèces résidentes, aidant certains types de bactéries à prospérer et contribuant à en faire péricliter d’autres. De nouvelles espèces peuvent-elles être introduites dans le système ? Oui, mais sans doute uniquement quand une niche s’ouvre après une perturbation significative, comme une prise d’antibiotiques. Tout comme n’importe quel autre écosystème parvenu à maturité, notre système intestinal s’emploie à résister aux invasions extérieures. C’est de ses parents que l’on tient la plupart des microbes initiaux de sa flore intestinale, mais d’autres proviennent de l’environnement. Comme l’explique à ses étudiants de Stanford le microbiologiste Stanley Falkow, “le monde est recouvert d’une fine patine d’excréments”. Les nouveaux outils de séquençage ont confirmé son intuition. Saviez-vous que la poussière de votre intérieur pouvait receler des quantités significatives de particules fécales ? ou que, chaque fois que l’on tire la chasse d’eau, une partie du contenu de la cuvette est vaporisé dans l’air ?

Résistance aux invasions.

Certains scientifiques empruntent à l’écologie le terme de “services écosystémiques” pour désigner tout ce que la flore microbienne, dont nous sommes l’habitat ou l’organisme hôte, accomplit à notre profit, et ces services sont remarquablement variés et impressionnants. L’un d’eux est la “résistance aux invasions”. Pour empêcher les agents pathogènes de prendre pied dans notre organisme, nos microbes résidents veillent à occuper des niches potentielles et à rendre l’environnement inhospitalier aux intrus. En fonction de la plus ou moins grande robustesse de leur flore intestinale, certaines personnes sont victimes d’intoxication alimentaire alors que d’autres ayant mangé la même chose n’éprouvent pas le moindre malaise. Nos bactéries intestinales jouent également un rôle dans la fabrication de substances telles que les neurotransmetteurs, les enzymes et les vitamines et d’autres nutriments essentiels, ainsi qu’une série d’autres molécules qui interagissent avec les systèmes immunitaire et métabolique et les influencent. Certains de ces composants pourraient jouer un rôle dans la régulation de nos niveaux de stress et même dans notre tempérament : quand les microbes intestinaux de souris vives et aventureuses sont transplantés dans l’intestin de souris anxieuses et timides, celles-ci deviennent bientôt plus audacieuses. L’expression “réfléchir avec ses tripes” pourrait contenir plus de vérité qu’on ne le pensait. Les microbes intestinaux veillent à leurs propres intérêts, dont les principaux sont de trouver de la nourriture en quantité suffi santé et d’en réguler le passage dans leur environnement. Il semblerait que les bactéries contribuent elles mêmes à l’accomplissement de ces fonctions en produisant des signaux chimiques capables de réguler l’appétit, la satiété et la digestion de chaque individu.

Evolution rapide.

Une bonne partie de ce que nous savons du rôle du microbiome dans le métabolisme humain découle de l’étude de “souris gnotobiotiques” – des souris élevées dans des laboratoires comme celui de Jeffrey I. Gordon à l’université de Washington . Saint Louis, où on les rend stériles sur le plan microbien. Le laboratoire de Gordon a récemment transplanté les microbes intestinaux d’enfants du Malawi atteints de kwashiorkor – une forme sévère de malnutrition – chez ces animaux. Les chercheurs ont constat. que les souris auxquelles on avait inoculé le kwashiorkor et que l’on nourrissait selon le même régime que les enfants étaient incapables de métaboliser les nutriments. Cela semblerait indiquer qu’il n’est peut-être pas suffisant d’augmenter la dose de calories pour traiter la malnutrition. Pourquoi n’avons-nous pas fait évoluer nos propres systèmes pour qu’ils remplissent les fonctions de vie essentielles occupées par les bactéries ? Pourquoi avons-nous délégué tout ce travail à une bande de microbes ? Une théorie est que, du fait que les microbes évoluent bien plus rapidement que nous (donnant naissance dans certains cas . une nouvelle génération toutes les vingt minutes), ils sont en mesure de réagir aux modifications de l’environnement – aux menaces aussi bien qu’aux opportunités – avec une rapidité et une agilité bien plus grandes que “nous”. Extraordinairement réactives et adaptatives, les bactéries peuvent échanger entre elles des gènes et des fragments d’ADN. Cette polyvalence est particulièrement utile lorsqu’une nouvelle toxine ou une nouvelle source de nourriture apparaissent dans l’environnement. Le microbiote peut rapidement produire le gène adéquat pour la combattre efficacement – ou l’ingérer. Une étude récente a montré qu’un microbe intestinal très courant chez les Japonais avait acquis un gène d’une bactérie marine permettant aux Japonais de digérer les algues bien plus facilement que d’autres peuples. Un groupe de microbiologistes a sonné l’alarme : nous détruisons sans le savoir le microbiome humain et cette destruction a des conséquences. Des espèces microbiennes importantes pourraient déjà avoir totalement disparu sans que nous ayons eu le temps de savoir ce qu’elles étaient et ce qu’elles faisaient. Ce que nous considérons comme un espace sauvage intérieur pourrait  bien s’avérer tout autre chose, modifié depuis longtemps par des actions humaines inconsidérées.

Pour se faire une idée plus précise de ce qui a été perdu, Maria Gloria Dominguez-Bello, microbiologiste d’origine vénézuélienne de l’université de New York, s’est rendue dans des régions amazoniennes isolées afin de prélever des échantillons sur des chasseurs-cueilleurs n’ayant eu que très peu de contacts avec les Occidentaux et la médecine occidentale. “Nous voulons savoir . quoi ressemble le microbiote humain avant l’apparition des antibiotiques, de la nourriture transformée, des méthodes modernes d’accouchement, explique-t-elle. Ces échantillons sont très précieux.” Les résultats préliminaires indiquent qu’un microbiome intact – tel qu’on le trouve chez des personnes n’ayant eu aucun ou peu de contacts avec des Occidentaux – présente une biodiversité bien plus grande, dont un certain nombre d’espèces n’ayant jusqu’ici jamais été séquencées. Parmi tous les scientifiques que j’ai interrogés, rares sont ceux qui doutent que le régime occidental altère de façon préoccupante notre microbiome. Certains, comme Blaser, s’inquiètent des antimicrobiens que nous ingérons avec notre nourriture, d’autres de la stérilisation des aliments transformés. La plupart soulignent que le manque de fibres dans le régime occidental a des effets délétères sur le microbiome. Certains attirent l’attention sur les additifs présents dans la nourriture industrielle, dont, dans l’immense majorité des cas, les effets spécifiques sur le microbiome n’ont jamais été étudiés. Lorsque j’ai appris tout cela, ma première réaction a été d’essayer de faire quelque chose pour soigner la santé de mon microbiome. Mais la plupart des scientifiques que j’ai interrogés ont été réticents à prodiguer des recommandations pratiques ; il est trop tôt, me disaient-ils, nous n’en savons pas encore suffisamment. Cette hésitation traduit une prudence parfaitement compréhensible. Ces chercheurs redoutent également, et à juste titre, de favoriser l’apparition de charlatans prospérant grâce à la vente de prébiotiques (nutriments destinés à l’alimentation des microbes) et de probiotiques (variétés de microbes bénéfiques pour l’organisme humain). Jeffrey Gordon, l’un de ces scientifiques qui voient bien au-delà de l’horizon immédiat, attend avec impatience le moment où les désordres du microbiome seront traités avec des “symbiotiques” – une nouvelle génération de microbes probiotiques ciblés, administrés aux patients en même temps que les nutriments prébiotiques dont ils se nourrissent. La transplantation fécale cèdera la place à quelque chose de beaucoup plus ciblé : un assemblage purifié et cultivé d’une douzaine d’espèces microbiennes qui, avec les nouveaux aliments thérapeutiques, seront implantées dans la flore intestinale pour réparer les “lésions” – c’est-à-dire remédier à l’absence d’espèces et de fonctions importantes. Lorsque j’ai interrogé Gordon sur de possibles méthodes de gestion individuelle du microbiome, il m’a répondu qu’il avait hâte de voir le jour où “les gens pourront cultiver ce merveilleux jardin qui joue un si grand rôle dans notre santé et notre bien-être”. Mais ce jour ne viendra que lorsque les scientifiques auront procédé à de nombreuses recherches supplémentaires. Il a donc refusé tout net de me fournir le moindre tuyau diététique. “Nous devons gérer les attentes”, a-t-il conclu.

Règles d’hygiène.

Hélas, je manque de patience. J’ai donc renoncé à demander des recommandations aux scientifiques et les ai interrogés sur les changements qu’ils avaient apportés . leur propre régime alimentaire et à leur mode de vie à partir de ce qu’ils avaient appris sur le microbiome. La plupart d’entre eux avaient en effet modifié leur comportement. Ils étaient plus réticents à prendre des antibiotiques ou à en donner à leurs enfants. Certains m’ont dit avoir assoupli les règles d’hygiène à la maison, encourageant les enfants à aller jouer dehors dans la poussière ou avec des animaux. Faut-il accroître notre exposition aux bactéries ? “Il semble que l’on pourrait sans dommage ‘salir’ un peu notre « régime alimentaire”, me dit Sonnenburg. Pourtant, recommander aux gens de ne pas laver leurs produits frais n’est probablement pas très raisonnable vu la présence de résidus de pesticides. “Je considère que la question relève d’une analyse coût/bénéfice, poursuit Sonnenburg. Une exposition accrue aux microbes de l’environnement peut sans doute réduire la fréquence de nombreuses maladies occidentales, mais elle augmentera l’exposition aux agents pathogènes. Et le coût ne pourra qu’augmenter à mesure que se renforcera la prévalence de bactéries résistantes aux antibiotiques.” Par conséquent, lavez-vous les mains dans les situations où la présence de pathogènes et d’agents chimiques toxiques est probable, mais peut-être pas après avoir caressé votre chien. “En termes d’alimentation, ajoute Sonnenburg, je pense que consommer des aliments fermentés est une meilleure réponse que de ne pas laver ses légumes – à moins qu’ils ne proviennent de votre jardin.”

Contrôle absolu. Un bon jardinier sait qu’il n’est pas nécessaire de maîtriser la science du sol, qui est lui aussi un foyer de fermentation microbienne, pour savoir comment le nourrir et l’amender. Il suffit de savoir ce qu’il aime absorber – en gros, des matières organiques – et comment, d’une manière générale, aligner vos propres intérêts avec ceux des microbes et des plantes. Le jardinier apprend aussi que, lorsque des pathogènes ou des ravageurs apparaissent, les interventions chimiques “marchent”, c’est-à-dire qu’elles règlent le problème dans l’immédiat, mais au prix de la santé à long terme du sol et de tout le jardin. Vouloir avoir un contrôle absolu conduit à des formes imprévues de désordre.

C’est à ce point, me semble-t-il, que nous en sommes aujourd’hui en ce qui concerne notre microbiome – notre grouillante et quasi sauvage région int.rieure. Nous en savons peu à son sujet, mais sans doute suffisamment pour commencer à mieux nous en occuper. Nous avons une idée assez précise de ce que notre microbiome aime manger et du mal que lui font les produits chimiques. Bref, nous savons tout ce que nous avons besoin de savoir pour commencer, avec modestie, à entretenir le foisonnant jardin intérieur que chacun de nous recèle.

—Michael Pollan . Publié le 15 mai 2013

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Végétarisme

CARNIVORES, OMNIVORES OU… HERBIVORES ?

NOUS SOMMES CONFIGURÉS UNIQUEMENT POUR LE VÉGÉTARISME

 

Par Michel Dogna via Serge Nazare

 

La grande majorité des gens a été éduquée pour croire que nous sommes

omnivores. Pourtant, l’anatomie humaine montre que nous n’avons pas été

physiologiquement prévus pour manger de la chair d’animaux, ni même de

poisson.

En particulier, il faut remarquer que :

• L’Homme a exactement les mêmes caractéristiques anatomiques et

physiologiques que les herbivores et non celles des omnivores ou des carnivores.

• Nos canines ont la même taille que les autres dents : c’est le cas des

herbivores.

• De plus, contrairement aux omnivores et carnivores, l’Homme doit cuire la

viande et inventer des recettes pour la rendre plus digeste et anonyme – et la vue

d’un cadavre dégoûte les gens normaux plutôt que de les faire saliver.

• Les enfants en bas âge détestent généralement la viande. Il faut les forcer ou

les formater (pour devenir grand et fort comme papa…..ou le chef comme

maman !).

Voici les résultats d’une étude scientifique comparative sur 16 points, entre

Carnivores / Omnivores / Herbivores et Humains, qui donne à réfléchir (par

mutien.com) :

CAPACITE DE L’ESTOMAC :

Carnivore : 60-70% du volume total de l’appareil digestif.

Omnivore : 60-70% du volume total de l’appareil digestif.

Herbivore : Moins de 30% du volume total de l’appareil digestif.

Humain : 21 à 27% du volume total de l’appareil digestif.

ACIDITE DE L’ESTOMAC :

Carnivore : pH inférieur ou égal à 1.

Omnivore : pH inférieur ou égal à 1.

Herbivore : pH variant entre 4 et 5.

Humain : pH variant entre 4 et 5.

SALIVE :

Carnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.

Omnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.

Herbivore : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées.

Humain : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées

CANINES :

Carnivore : Très longues, fortes, grosses.

Omnivore : Très longues, fortes, grosses.

Herbivore : Taille réduite ou inexistantes.

Humain : Taille réduite.

FOIE :

Carnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.

Omnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.

Herbivore : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la

vitamine A.

Humain : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la

vitamine A.

PEAU :

Carnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.

Omnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.

Herbivore : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.

Humain : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.

INTESTIN GRELE :

Carnivore : 3 à 6 fois la longueur du corps.

Omnivore : 4 à 6 fois la longueur du corps.

Herbivore : 10 à 12 fois la longueur du corps.

Humain : 10 à 11 fois la longueur du corps.

ONGLES :

Carnivore : Griffes (fortes, dures).

Omnivore : Griffes (fortes, dures).

Herbivore : Ongles mous (ou sabot).

Humain : Ongles mous.

3

MÂCHOIRE :

Carnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).

Omnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).

Herbivore : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).

Humain : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).

MUSCLES MACHOIRE :

Carnivore : Muscle temporal.

Omnivore : Muscle temporal.

Herbivore : Muscle masséter.

Humain : Muscle masséter.

URINE :

Carnivore : Acide.

Omnivore : Acide.

Herbivore : Alcaline.

Humain : Alcaline.

VITAMINE C :

Carnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.

Omnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.

Herbivore : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.

Humain : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.

URASE :

Carnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).

Carnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).

Herbivore : Pas d’urase.

Humain : Pas d’urase (décompose mal l’acide urique toxique).

COLON :

Carnivore : Court, simple et lisse .

Omnivore : Court, simple et lisse.

Herbivore : Long, complexe avec villosités.

Humain : Long, complexe avec villosités.

MUSCLES DU VISAGE ET DE LA BOUCHE :

Carnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.

Omnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.

Herbivore : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.

Humain : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.

4

REINS :

Carnivore : Urine très concentrée.

Omnivore : Urine très concentrée.

Herbivore : Urine modérément concentrée

Vous avez bien vu les points communs entre les Herbivores et l’Humain ?

TOUS les scientifiques ayant étudié le sujet sont d’accord : L’Humain n’est pas

un omnivore comme l’école nous l’a appris mais un strict végétarien !

Nous fonctionnons donc tels des moteurs que l’on alimenterait avec un

carburant mal adapté, ce qui entraine inéluctablement, encrassement, perte de

puissance et de longévité.

Voici en aparté une information qui donne à réfléchir : entre les deux guerres

(14/18 et 39/45), les boucheries ont ouvert leurs portes dans les villages. Les

archives rapportent que dès ce moment, la clientèle des médecins a doublé en

fréquentation.

Bon, je disais tout cela pour meubler la conversation, mais je n’en suis pas

encore à changer de trottoir lorsque je croise des « nécrophages ». Je suis

seulement un peu triste pour eux, concernant leur conscience spirituelle dont le

reliquat s’avère de plus en plus anachronique au regard de l’envolée

technologique fulgurante actuelle, après tant de siècles de stagnation et de

barbarisme…

Michel Dogna

Ref : http://www.echo-zen.com/carnivores-omnivores-ou-herbivores/

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The Importance-of-432Hz-Music

music The Importance of 432Hz Music Article By: Brian T Collins

The recent public disclosure of the vibratory/oscillatory nature of the universe indicates that the current de facto international concert pitch A=440Hz may possibly generate an unhealthy effect or anti-social behavior in the consciousness of human beings. A=440hz as a standard for concert pitch possibly may bring an unnatural 8 Hz dissonant change in how we think. inner-ear-1   Our inner ear for example works on the basis of Phi dampening. The waters of our inner ears rely on Fibonacci spiral dampening through the seashell like structure of the cochlea to keep us feeling centered or grounded. This Fibonacci spiral shape helps cancel out certain inertial standing wave interference patterns, like a Helmholtz resonator, in order to keep us properly balanced with the natural environment around us. When the inner ear is in stress by artificial means, we can experience a type of “fog like” condition or feel “spaced out”. The natural Phi shape of the cochlea can be found planet wide in a majority natural organic based life. DNA also operates on PHI and Fibonacci principles and can oscillate to protect itself from the environment and stress from dissonant interference patterns of mechanical and electromagnetic waves. Artificial equal temperaments of higher pitch may possibly effect the abilities of DNA to regulate our genetic makeup properly. DNA resonates the language of music and not syntax binary. DNA is a cosmic musical score operating triplets of rhythm at over 3000 beats per minute. Truly all frequencies affect DNA and consciousness and DNA responds to the environment both local and non-local. No one frequency can be claimed be a magic one and only healing frequency, as we exist as an infinite universal medium of dimension. The “New Age” terms of 3D 4 D 5D is completely a misnomer of true multi-dimension. Love is infinite in dimension and does not rely on one specific “Hertz” frequency to generate true compassion and empathy. Changing frequency may also change the electric potential of the brain which may alter and affect memory and perception by the slight change and charge within the water in our cells. This is perhaps why A=440Hz and higher concert pitches can be perceived as a brighter, thinner, outward of the head, whereas concert pitch at A=432hz can be perceived as an inward experience of feeling. Our heart has more morphogenetic fields than the brain and is one of the first things to form in the womb, beating out the soliton pulse of cosmic musical DNA. We feel our emotional bodies from the heart and our solar plexus is the nerve cluster that senses those feelings like a microphone or transducer. From my own observations, some of the harmonic overtone partials of A=432hz appear to line up to natural patterns and also the resonance of solitons. Solitons need a specific range to form into the realm of density and span from the micro to the macro cosmos. Solitons are not only found in water mechanics, but also in the ion-acoustic breath between electrons and protons. A measured phenomenon of effect that may support the idea of using A=432hz as a scientific concert pitch is also based on the amount of partials of A=432hz from a musical scale that seem to correlate to organic systems and the measurement of planetary movement, the Sun and Saturn for example. Saturn is one of the solar systems accurate time pieces and it orbits the procession ever 864 of its years (432 x 2). Fulcanelli, the mysterious french master alchemist who wrote ‘Le Mystère des Cathédrales’ had this to say about Saturn when he deciphered the planetary cyclic cross at Hendaye: “…Saturn, because it is at the greatest distance from the sun of all the visible planets, has the longest “year,” taking a little less than 30 years to complete one circuit of the zodiac. This makes it the best precessional timekeeper of all the planets. Saturn completes one precessional Great Year of 25,920 years every 864 of its “years,” a half cycle every 432 of its “years,” a quarter cycle every 216 of its “years,” and an eighth of a cycle every 108 of its “years.” This equals (108 x 30) 3240 years, or 45 degrees of precessional arc. We can continue counting in Saturn years down to 9, one 96th of the precessional year, or 3.75 degrees of arc and 270 earth years, which brings us to the alignment period of the galactic meridian and the zenith/nadir axis. If we note when Saturn fell on a significant marker, such as the galactic center or antipode, then we can simply count Saturn cycles to mark the span of the Great Precessional Year. In this way, we could determine that if Saturn fell on the galactic antipode and made a station (since the earth is moving faster than Saturn, it appears as if it is overtaken, making it appear to stand still in the sky to mark the moment), then 432 Saturn cycles ago it was making a station at the same location, and would be doing so again at the completion of 864 Saturn cycles.” -Fulcanelli -open internet source. Stones & Sound Many ancient sites reflect the number 432 in their alignment to stars and planets and the earths path through space. stone432Avebury and Stonehenge for example, yield the numbers 432. The connection of Stonehenge to the 25,920 year orbital procession of the equinox and the number 432 is obvious. If you take the first 30 stones in the outer ring of 360 degrees, divide that by 30 which gives you 12, and then divide 25,920 by 12 you get 2,160. which is the approximate diameter of the moon. When you divide the 60 stones in the second circle of 360 degrees by 60 you get 6. 25,920 divided by 6 equals 4,320. By dividing the 20 stones in the center circle of 360 degrees by 20 you get 18. 25,920 divided by 18 is 1,440. If the second circle of 60 stones equals 25,920 years then each stone equals 432 years around the 12 sectors of the 25,920 year procession. The center circle stones would be 20 x 432 which equals 8,640 years The center stone in the center circle would be divided in half at the time of the equinox making two stones for a total of 20. 1,440 is one sixth of 8,640. Again in the numbers of scientific concert pitch we see the numbers 144, 216, 432, 864. The earths wobble or spiral action gives us our time count of 86,400 seconds in a day and 43,200 seconds in 12 hours. 12 x 60 equals 720, and 2 x 360 equals 720. I must also mention that it takes 72 years for the earth to travel one degree around the 25,920 year procession of the equinox. Many stone circles have shown that these precise numbers also foretell of the changing of the poles and their past positions according to balanced alignment. Many stone circles were laid down to warn future generations of the passing of certain orbital astral bodies that from time to time may cause cataclysmic events. AveB It might surprise many to learn that a highly advanced global civilization built monuments worldwide to the same ancient code of 72, 108 216 432 864 and that after the fall from the devasation of global catastrophe, the survivors that had knowledge of the previous ancient ways built markers for future generations to come. The great year of 25,920 years were carved in stone alignments and temples all over the earth. For centuries accurate astrological observatories served as classrooms and places of court and custom. It was in ancient times forbidden to alter session stones and markers and in some occasions such trespasses carried a death sentence. Those accurate calenders of astrological time keeping were finally altered by the formation of the first corporation sole known as the Roman Church. Stones worldwide were destroyed or moved, many vandalized and inscribed with the cross to convert them to the Roman Church in their lust for power and dominance over the earth. Natural time keeping was forbidden by the Roman Church and the stone Norse weoh calenders of Europe and most of the standing stone circles in greater Britain and Brittany were either cracked, pulled down or altered by the unlawful ruling despots. The push to raise concert pitch was also suggested at the congress of Vienna in 1815 by the Tsar Alexander I and when it fell into obscurity after his assassination (blamed on Jews), it was then quietly and slowly introduced into the United States By navy-man J.C. Deagan. deaganMr Deagan got his start in frequency when he was stationed in England whilst on active duty and attended a lecture by Hermann Helmholtz, a 19th century German physicist and physiologist who wrote “The Theory of the Sensations of Tone as a Foundation of Music Theory” in 1863. After the lecture, JC Deagan was inspired to create bells and chimes in 440Hz and from marrying into a prominent German cabinet maker family (the Funcke’s) he procured the funding and social elite influence to convince the American Federation of Music to change concert pitch to A=440Hz in 1910. IN 1914 he supplied musician societies and orchestras with A=440Hz tuning forks. By the 1920′s America was slipping away into the purse strings of the international bankers and the tone control of America became absolute with the passing of A=440Hz as a standard of concert pitch. Deagan then imported children’s marimbas tuned to A=440Hz from Germany. During World War II, his call to arms 440Hz chimes were used in war time movie propaganda reels and still to this day can be heard as the call sign tone icon of NBC broadcasting. Maria Renold’s book “Intervals Scales Tones and the Concert Pitch C=128hz” claims conclusive evidence that 440Hz and raising concert pitch above scientific “C” Prime=128hz (Concert A=432hz) disassociates the connection of consciousness to the body and creates anti-social conditions in humanity. Some audiophiles have also reported that A=432hz music seems to be non local and can appear to fill a room, whereas A=440hz can perceived as directional or linear in sound propagation. Raising concert pitch may cause stress or warping of acoustic instruments and may seriously damage a singers vocal chords according to some professional opera singers. Maria Renold’s book is a wealth of information on not only A=432Hz, “C” prime 256Hz and 128 Hz, but also a new way to tune instruments to A=432Hz which is the 12 true fifths tuning method. This method is superior to modern Equal Temperament which is the closed circle of tuning that we are constrained to as musicians. Temperament was the excuse for musicians to play consonance, but it closes out perceptions to the sensations of tone and consciousness. This closing of the tone spiral creates a tesseract or cubed space and boxes us into a musical matrix of blinded perception. Maria-Renold If we examine the 20the century collective consciousness and the use of A=440Hz and equal temperament in mass media pushed through radio & television as the “British Invasion” of Rock & Roll, we see the potential anti social behaviors and possible dangers of using higher and higher pitches as central references for music. steiner This information was well known over a hundred years ago and Rudolf Steiner warned mankind that using “luciferic brightness” and “arhimanic” tones in music could bring a condensing of greed forces in the west instead of “C” Prime=128hz (Concert A=432hz) which he mentioned was “Christ” consciousness of ascendant energy and angel “Micheal” sun tone energy in the collective awareness in the evolution of man. Although this author does not believe in any religious or occult societies, when you let go of belief, there is a spiritual connection to nature that everyone born on this planet has by birthright. As far as consonant music is concerned, the difference between concert pitch A=440hz and Concert A=432hz is only 8 cycles per second, but it is a perceptible difference of awareness in the human consciousness experience of the dream we share called existence. The Geometry of 432hz Frequency 432spirit   Photo courtesy By: CymaScope™ We wondered what the geometry of 432hz would look like using Cymatics so I contacted John Stuart Reid, the co-designer of the CymaScope™ regarding his wonderful invention and the geometry of the A=432hz tone. The CymaScope™ is the pinnacle of cymatics research and is the concept of John who as an acoustics engineer, carried out cymatics research in the King’s chamber of the Great Pyramid of Giza in 1997. The CymaScope™ is an accurate device that measures acoustic vibrations of nodal points that form patterns of geometry in different liquid or solid mediums. The science of cymatics which is geometry through vibration was researched and published by Dr. Hans Jenny in 1967, in his book called The Study of Wave Phenomena. cymascope   Here is a transcript of John’s correspondence; “432 Hertz pops out as a triangle, every time we image it. We thought there was something wrong with the CymaScope™ but after trying for more than an hour we concluded that the number 3 was somehow universally connected to 432 Hertz.” *** “We captured it on video also and it looks like it’s alive, it writhes and pulsates and refuses to take up any other form. We researched the reason why it takes up this geometry and it turns out to be an interesting case: When A is tuned to 432Hz the frequencies of the other A’s shift (within a decimal point) to 27 Hz, 54, 108, 216, 864, 1728 in other octaves. D becomes 576 Hz which becomes 9 Hz, 18, 36, 72, 144, 288, 1152 in other octaves. E becomes 324 Hz which becomes 81 Hz, 162, 648, 1296 in other octaves. All of these frequencies are divisible by 3… Regards, John Stuart Reid.”

image_Cymascope

John had confirmed with his incredible invention the CymaScope™, what seems to be a scientific interpretation of what our separate observations led us to conclusion, that there seems to be an intelligent design of effect in the universe. An engineer called Victor told us last year, that a 53 note temperament scale based on A=432hz pitch goes less than 1 hertz difference out of harmonic synchronicity over the entire 53 note scale, most other pitches are out of sync after only two or three notes up the octave, excited at this observation, the engineer stated that scales tuned to C=256Hz, A=432hz is surely the fingerprint evidence of an intelligent creation. A new quote regarding the amazing properties of 432Hz from John Stuart Reid: “432Hertz is a harmonic of light frequency it ‘speaks’ or ‘resonates’ directly with our cells. All cells communicate with each other via infrared light so I imagine that when they receive music in 432 Hertz they are in joy. The conscious you may not be aware of this, but most of what goes on in our bodies is sub conscious, thankfully! You can read more about how all sounds create infra red light in the physics section of our web site CymaScope™ ” “432 Hertz truly can be considered a harmonic of light. Sound in air may be defined as the transfer …of periodic movements between adjacent colliding atoms or molecules. This sonic energy typically expands away from the site of the collisions–at the local speed of sound–as a spherical or bubble-shaped emanation, the surface of which is in a state of radial oscillation. At the point of origin of the sonic bubble an electromagnetic bubble is created by the collisions between the air molecules, because each collision creates friction that releases a small amount of infrared electromagnetism. That magnetism, like the sonic bubble, expands away from source spherically and it is modulated by the sonic periodicities, in much the same way that an amplitude-modulated radio broadcast consists of an electromagnetic carrier that is modulated in amplitude by, say, a person’s voice frequencies. Thus, the relationship between sound and light is real and very much part of the way that nature works. We cannot talk about the 432 Hertz key note without visualizing a 432 Hertz-modulated infrared light bubble” Regards-John ***Images copyrighted and courtesy of John Stuart Reid of CymaScope™ as we are in agreement with John to display this image under certain copyright conditions, please link back and reference this page and Cymascope™ copyright. Thank you

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Your bodies are changing from carbon based systems to monoatomic based systems

Your bodies are changing from carbon based systems to monoatomic based systems. In the old system, you had to eat food to replace depleted carbon which is necessary for body functions. In the monatomic-crystalline system, you will power the body by Liquid Light. Your body will convert sunlight directly into electricity to power the body.

In the old system, you had a sodium and chloride (seawater) medium,

known as blood, and floating in it are atoms such as calcium, magnesium,

potassium and phosphorus. The monatomic-crystalline system has liquid

light, and floating in it is gold, silicon, selenite, platinum, and

other monoatomic atoms, such as, monatomic Tellurium, and a non-metallic

balance of Rhodium, Iridium, & rare-Earth Ormus minerals. The

monoatomic-crystalline body will convert sunlight directly into

electricity to power the body. It will require sunlight, not food.

Monocrystalline silicon is the receiver in the body and works in

conjunction with gold, palladium, and titanium in a medium of liquid light.

 

Cosmic Rays are the substrate and these come into the body through the

crown chakra. The Cosmic Rays hold the monoatomic elements and are

brought to the body in waves, which are like wind, that comes from the

Great Central Sun, and our local Sun, Sol. As the Cosmic Rays come down

they come into Earth and also into our monoatomic-crystalline bodies.

All through the body are energy portals where the Cosmic Rays are

received and transmitted to the meridians, or electric channels of

light, running through the whole body. The meridians are laid down like

tracks, from the top of the head to the bottom of the feet, and all

through the body. This “track” is a route for electricity to travel

through the body.  This electricity is what will power the body functions.

 

The term ‘Ray” in Cosmic rays, is not completely true, since these are

transmitted as Cosmic Particles arriving individually, from outer space,

through Earth’s atmosphere and into each human-Galactic body. We receive

the particles from the Suns as well as events far out in our Universe.

We are effected by everything in All That Is.

There are now activations happening to open 24 physical DNA strands and24 etheric DNA strands. These make up the physical-etheric body. It is the physical-etheric bodies, working together, which makes traveling out of body,invisibility, telepathy, teleportation, levitation, and other body functions possible. We will be moving away from the old system of mastication, digestion and elimination. That is old timeline andinvolves other animal urges. We now are moving to the new body systems which involves ionizing radiation. This involves the Sun’s solar wind and the Earth’s magnetic field. These modulate the flux and flow of Cosmic Rays to the monoatomic-crystalline body.

The way these particles are used by the body can only be understood by learning more about the 13th Gateway. The 13th Gateway describes the energy portals running through the body. There are 13 wheels of lightlocated in the monoatomic-crystalline body. The thirteen chakras are: the base, sacral, solar plexus, lower heart, middle heart, high heart,third eye, crown, and four etheric chakras: the celestial, galactic,universal and cosmic chakras which exit the body at the back– at the level of the heart–surround the top of the head, and enter the body inthe front of the heart.

Each of the wheels of light take in the ionizing radiation they need tofunction. When the monoatomic-crystalline body has all it needs, these wheels of light work in harmony, with sound vibration and light combined to exist in the matter environment of 5D Earth.Whenever desired, the 5D physical vehicle may engage the 13th Gatewayand enter into the etheric-physical. When this engagement happens, the 13th Gateway is crossed through and this takes the monoatomic-crystalline body from the physical realm into the physical-etheric realm where antimatter is experienced.

How is this engagement accomplished?

When the subtle bodies are in alignment, the engagement is accomplished.This requires being right with Self as well as being right with All That Is. There must be balance to achieve this.Next, One begins with an intention which elevates joy to its maximum,being centered and focuses in love, optimizing the initiating thought and making it a high priority.  This is the equation necessary to make it all happen.How it happens is, once the physical is cycling to physical-etheric,light enters the crown, circulates around the 13 chakras, igniting the three fold flame in the heart, and turning everything in the body to a burst of light energetic. This is a pulsing light. It is an instant conversion form matter to antimatter. This is a kind of reversal, or flipping of light energy. It is the antimatter body which takes One out of body to explore the Universe. This can be accomplished during meditation or dream time. If you have not explored meditation yet, it is possible, life may have more joy, if you incorporate this process intoyour daily routine. Meditation is key in connecting with the 13th Gateway. This is where the matter world of the lower 12 dimensions is crossed into the 13th Dimension of antimatter. This engagement can happen in an instant, with practice. It is not difficult to accomplish, one must simply try, again and again, until they have a handle on it.The monoatomic-crystalline body is much more efficient that the carbon based body. It requires much less upkeep. It does not, ultimately, require food. It does like to have a good amount of water. It does notbreak down as easily as the other body and is essentially impervious to disease. This is the immortal body system.

It is with the monoatomic-crystalline body, one may experience birth from the light realm. It is with this body higher and higher levels of co-creation are accomplished. There is a greater ability for instant manifestation. The carbon based body travelled in a merkaba body and the monoatomic-crystalline body travels in a merkiva body. The crystalline merkiva can be found in the heart and One goes into this place of consciousness in meditation to leave the physical body behind and enter the physical-etheric body. This is the root of teleportation.The conduit of energy running from the crown to the base chakra,receives the Cosmic Rays into the body, where they are received and then transmitted over the meridian systems and through the energy portal centers.

Each organ has energy portals regulating the ionizing radiation and converting it to energy. This makes a river of liquid light runningthrough the body. At the base–at the perineum–is a delta area where this river of liquid light collects and pools, and then floats back up to the top of the head, into the brain, via the cerebral spinal fluid.The liquid light, the substrate, in the monoatomic-crystalline body, runs from the top of the head, the alpha, to the bottom of the feet, the omega. This pathway runs through the sun-star merkiva in the heart. This is how the Source Energy, comes in on the Cosmic Rays, and is mixed with the consciousness of love in the heart. Through this process, with the equation of initiating thought and intention, with priority, desire, and length of delay, is the basis for co-creation.

11/4/09~Metatron–The Anatomy of the Monoatomic-Crystalline Body

The Source Energy from Creation comes into the crown chakra at the top

of the head.  The crown chakra opens and pulsates the same way a cervix expands and

opens to allow a child to be born out from the birth canal.Imagine an

expansion of the soft tissue of the scalp, relaxing and opening in a

circle, on top of the head.

 

 

The more it expands, the more light is allowed in. It is through this

crown that the Cosmic Rays pour in, feeding the monoatomic-crystalline

body all the monoatomic elements it needs to make electricity, and for

the substrate of liquid light, pouring into the conduit that runs the

length of the body. The conduit flows light Source Energy from the top

of the head, to the perineum. After the Source Energy enters the crown,

it floats in, like a mist, from the 13th Dimension, the 13th Gateway,

where antimatter exists. It translates and steps down into monoatomic

elements, like, silicon, selenite, platinum, helium, gold, and others.

It enters, as light energy into the exquisitely delicate energy portals

in the brain. These portals are transducers, as they receive and

transmit information from Consciousness and receive information from

Source.

 

 

These delicate brain portals are wired directly into the heart. The

mind- heart are simultaneously and synchronistically, working together

at all times. The conduit, running from the crown, into the brain,

brings light energy, from the formless form dimensions, into our bodies

and runs through the brain energy portals in a sequential flow:

1) The Crown2) The forward Parietal Lobe and rear Frontal Lobe3) The

Corpus Callosum (which is the frame around the conduit)4) The Pineal

Gland5) The Thalmus6) The Pituitary Gland (The Master Gland)7) The

Hypothalmus and the 8) The Hippocampus9) The Reptilian Brain (Cerebellum

and Brain Stem).

From there, the Source Energy flows into the spinal cord to be

transmitted along the nerve cells to all other areas of the body.It

passes through the Thyroid Gland, where it affects every part of the

immune system and breathing.

The largest portion goes directly form there into the merkiva, the

multipointed sun-star of the heart. This is a special four-chambered

womb which collects the Source Energy and infuses it with the

Consciousness of Love, also known as Christ Consciousness.

It flows down from there to the Pancreas (another energy portal)and into

the Sex Organs. Here it collects in a pool near the perineum, it pulses

out to the limbs and the turns around and returns up the Central

Conduit, and back out through the head.

There are two places of Zero Point in the monoatomic-crystalline body.

One is at the perineum. Imagine an infinity symbol beginning in the

head, the alpha, and ending in the feet, the omega, with the reverse

point at the perineum.

Another Zero Point in the body is in the three fold flame in the heart.

There are three heart chakras, the lower heart, middle heart, and high

heart. These make up the three fold flame.

These are the centers in the body of Wisdom, Love, and Power.

The infinity symbol in the heart has its reverse point in the center of

the trifold flame. It extends out of the heart in the front, and in the

back. This connects the physical body with the etheric body. It also is

the powerhouse for the etheric chakras, which anchor in the heart and

circulate out over the head.

When One allows the Source Energy to combine with Christ Consciousness

in the heart center, and brings it through the liquid light conduit, to

the Zero Point, that is the moment we change from matter to antimatter.

This is when we leave and go out of body [OOB] or teleport, or become

invisible, or lay down our physical clothes in the dreamstate. The

monoatomic body has no requirements to break down nutrients, because it

no longer relies on the dense elements of potassium, sodium, chloride,

phosphorus, calcium. Eventually, when One becomes practiced at living

more on light, the digestive organs will begin to atrophy due to

underuse. This will not happen immediately, but over time. As less food

is taken in, there will be less waste, and less ability to store toxins,

and eventually, this body is disease-free and immortal. This is not

instant, but does happen quickly. The monoatomic-crystalline body is an

immortal body. As this body takes in the Light Energy from the Central

Sun and Cosmic Rays, our chakras increase their ability to hold light.

Our light quotient increases.

As this body increases its ability to flow Love Consciousness, or Christ

Consciousness through it, the love quotient increases. We can now have

our quotient levels at 100% and Ascend fully without leaving the

physical body. This works because the monoatomic-crystalline body has

the ability to carry and hold more light and more love. This will change

the body’s ability to share love. Love making will be better.

Love Making will include experiencing energies in all 13 chakras and

having orgasms in all the energy centers.

This is Cosmic Sex, and we all will have the ability to enjoy it. This

will contribute to knowing more and more love. In turn, our ability for

instant manifestation is manifoldly increased . This is because joy and

love play a very large factor in co-creation.

When the Source Energy pulses through our monoatomic-crystalline bodies,

through the central conduit, and then to our arms and legs, hands and

feet, it connects all of the energy portals running through meridians

from the top of the head to the bottom of the feet.

Our meridian system is made up of 13 main meridians, running the length

of the body (including the lung, heart, and triple burner meridians) and

it is made up of 13 minor meridians which support the trunk area in

circles around the chest and back.

Along these meridians are approximately 400 energy portal transducer

sites balancing the flow of Source Energy, Cosmic Rays, and Christ

Consciousness in the monoatomic-crystalline body. These energy portals

connect the physical system to the nadis, which are the etheric energy

portals. http://www.kheper.net/topics/chakras/nadis.html

With the 48 strands of DNA, 24 physical + 24 etheric, activated, the

meridians are governed by the physical DNA and the nadis are governed by

the etheric DNA. The nadis allow the etheric Cosmic Energy to flow in an

out of the body in a pulsing formation.

The energy through the light centers, or chakras, governing the organs

and glands, and the energy through the cosmic portals of the nadis,

governing the kundalini energy, rising and flowing in the central

conduit, combine together in the approximately 400 energy portals where

they blend into light and are the balance between the physical and

etheric in the monoatomic-crystalline body.

Beth and Markwww.galacticroundtable.com

 

 

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La vision moderne de la Voie Lactée

  La vision moderne de la Voie Lactée Publié le 01/04/2013 par Olivier Esslinger Après avoir vu l’évolution de la vision historique de la Voie Lactée, passons à la conception moderne de l’Univers-île qui nous entoure. La Galaxie (le nom moderne de la Voie Lactée, avec un G majuscule pour la distinguer des autres galaxies) est donc en gros un disque d’un diamètre de 100.000 années-lumière et d’une épaisseur d’environ 1000 années-lumière. Autour du centre, on trouve une sorte de noyau sphérique de 10.000 années-lumière de diamètre appelé le bulbe galactique. Le tout est entouré d’un grand halo sphérique plus grand que le disque qui contient les amas globulaires. Le système solaire se trouve dans le disque à une distance de 27.000 années-lumière du centre. Il fait une révolution complète autour de la Galaxie en à peu près 225 millions d’années. Il a donc fait une vingtaine de tours depuis sa naissance, il y a 4.6 milliards d’années et à peine un quart de tour depuis la disparition des dinosaures. Les étoiles ne sont pas réparties uniformément, mais se concentrent dans de gigantesques bras de matière qui partent des extrémités d’une barre centrale et se courbent en s’éloignant, ce qui fait de la Voie Lactée une galaxie spirale barrée. On compte quatre bras majeurs, mais le système solaire se trouve sur le bras d’Orion, un petit morceau de bras coincé entre les bras majeurs de Sagittaire et de Persée (les noms de ces bras leur viennent des constellations où ils se cachent). milky_way_annotatedUne représentation artistique de la Voie Lactée centrée sur le Soleil et le bras d’Orion (Orion Spur). On aperçoit bien les grands bras spiraux et la barre centrale de la Galaxie. Crédit : NASA La Galaxie contient entre 200 et 400 milliards d’étoiles, plusieurs centaines de millions d’étoiles à neutrons et probablement une centaine de millions de trous noirs d’origine stellaire. Elle contient également du gaz, principalement de l’hydrogène, ainsi que des poussières, qui représentent ensemble environ 15 pour cent de la masse totale visible. On notera en particulier les nuages moléculaires, des régions suffisamment denses pour que l’hydrogène existe sous forme de molécule. Sous l’effet de la gravité, ces nuages moléculaires finissent par se fragmenter et s’effondrer pour donner naissance aux nouvelles générations d’étoiles. Le trou noir supermassif central Avant même que la radioastronomie ne soit née, au début des années 1930, l’ingénieur américain Karl Jansky étudiait le bruit de fond des appels téléphoniques entre les Etats-Unis et l’Europe et découvrit une faible émission radio qui n’était pas d’origine terrestre, mais provenait de la constellation du Sagittaire. Dans les années 1950, des observations radio plus avancées montrèrent que sa source devait être d’une puissance extraordinaire, car sa taille était inférieure à cinquante années-lumière, ce qui est minuscule à l’échelle de la Galaxie. Ceci fut confirmé en 1968 par des observations à haute résolution dans l’infrarouge et en 1974 par des observations en radio-interférométrie qui identifièrent plus précisément la source, baptisée Sagittaire A*.  Pour expliquer une telle puissance provenant d’une région si compacte, les astrophysiciens Martin Rees et Donald Lynden-Bell proposèrent en 1971 l’idée d’un trou noir supermassif au centre de la Galaxie. Rappelons qu’un trou noir est un objet dont la gravité est telle que même les rayons lumineux ne peuvent en échapper. Contrairement aux trous noirs d’origine stellaire, qui ont au plus quelques dizaines de fois la masse du Soleil, les trous noirs supermassifs que l’on trouve au centre des galaxies ont une masse comprise entre un million et un milliard de fois la masse du Soleil. Le trou noir au centre de la Galaxie a été estimé à 4,3 millions de fois la masse du Soleil par des observations récentes. galactic_center_vla   Une image de la région du centre galactique obtenue dans le domaine radio par le réseau VLA au Nouveau Mexique. Le centre galactique est à la position indiquée par Sgr A (Sagittaire A, qui contient la région plus petite appelée Sagittaire A*).Tout autour on aperçoit de magnifiques structures, bulles créées par des explosions de supernovae, nuages moléculaires géants illuminés par des étoiles massives, arcs et filaments d’origine encore incertaine. Crédit : N. E. Kassim/D. S. Briggs/T. J. W. Lazio/T. N. LaRosa/J. Imamura (NRL/RSD)  L’origine des trous noirs supermassifs n’est toujours pas bien comprise. Peut-être qu’un trou noir d’origine stellaire grandit peu à peu en absorbant du gaz attiré vers le centre de la Galaxie ou peut-être qu’un trou noir supermassif est créé directement lorsque un groupe d’étoiles ou un nuage de gaz atteint la masse critique dans une région suffisamment compacte. En tout cas, une fois le trou noir supermassif formé, les processus en jeu sont relativement bien compris. Le gaz de la région centrale de la galaxie est attiré vers le trou noir, forme ce que l’on appelle un disque d’accrétion et tombe peu à peu dans le trou noir. L’énergie gravitationnelle du gaz est transformée en énergie thermique et le disque peut atteindre un million de degrés. Avec cette température extrême, le disque va émettre de l’énergie sous forme de rayons X (qui ont été détectés au centre galactique dans les années 1980). En même temps, des électrons vont se déplacer à grande vitesse autour des lignes du puissant champ magnétique et émettre un rayonnement sous forme d’ondes radio, celui que Karl Jansky a découvert.

La matière noire

Ce survol rapide de nos connaissances sur la Galaxie pourrait suggérer que nous la comprenons relativement bien, mais il reste de nombreuses énigmes, la plus grande étant la nature de la matière noire, une matière invisible à nos télescopes, mais qui domine la Galaxie de sa masse. En 1932, l’astronome hollandais Jan Oort étudiait le mouvement des étoiles dans le voisinage du Soleil. Comme la gravité est une force bien comprise, on peut facilement calculer la masse requise pour que la Galaxie puisse maintenir ces étoiles en orbite. Étrangement, la masse calculée de la Galaxie était trois fois plus grande que sa masse visible, étoiles et gaz inclus. En 1933, l’astronome suisse Fritz Zwicky fit une découverte similaire, mais en étudiant le mouvement relatif des galaxies à l’intérieur d’un amas contenant plus de mille galaxies. Les nombres de Zwicky ont été revus à la baisse depuis, mais on estime que la matière visible de l’amas ne représente que 10 pour cent de sa masse totale. Même à l’échelle cosmologique, les observations du rayonnement fossile, un vestige du Big Bang, montrent que l’Univers dans son ensemble contient cinq fois plus de matière invisible que de matière visible.

La nature de la matière noire reste un mystère. Les recherches ont montré une contribution de matière ordinaire qui est simplement difficile à observer, car contenue dans des corps peu visibles comme les naines brunes (des étoiles ratées, car insuffisamment massives) ou les résidus d’étoiles, mais cette contribution de la matière ordinaire est minime. La matière noire doit donc principalement être composée de matière exotique, c’est-à-dire de particules qui n’ont pas été observées à ce jour, car elles interagissent trop peu avec la matière ordinaire.

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Plusieurs expériences de recherche de la matière noire exotique sont actuellement en cours. L’une d’entre elles, le spectromètre magnétique Alpha 2, est un détecteur de particules placé dans un module externe de la station spatiale internationale (en partant du milieu vers la droite, il pointe vers le haut juste après les trois premiers panneaux solaires sur l’image). Ce détecteur ne tente pas de mesurer la matière exotique directement, mais les particules ordinaires résultant de collisions ou d’annihilation de particules exotiques. Crédit : NASA

Des programmes de recherche ont été mis en route dans les années 2000 pour essayer de détecter ces particules exotiques, soit en essayant de capturer des particules provenant de l’espace dans des laboratoires souterrains (pour minimiser le bruit des rayons cosmiques), par exemple le Laboratoire Souterrain de Modane sous le tunnel routier de Fréjus, soit en essayant de les créer dans des accélérateurs de particules comme le Large Hadron Collider. Malheureusement, aucune détection catégorique n’a encore eu lieu : la nature de la masse cachée, donc du gros de la Voie Lactée, reste un mystère.

Ce contenu a été publié dans La Voie Lactée par Olivier Esslinger, et marqué avec Galaxie,Matière noire,Sagittaire A*,Trou noir,Voie Lactée. 

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La loi des 4 Âges

Loi des 4 Ages  : âges d’or, d’argent, d’airain et de fer 

Présentation synthétique par LFS tirée des ouvrages de Georgel, Krafft, Guénon.

Introduction

Dans la tradition judéo-chrétienne et dans la tradition hindoue, 4 grands Temps, 4 cycles sont dédiés à l’Humanité, qui recouvrent un temps cosmique de 64 800 années solaires. Ce long cycle s’appelle Manvatara (le a final ne se prononce pas). Les mythes ou les Écritures rappellent aux hommes qu’il existait un Paradis sur Terre. Cette époque du paradis terrestre est plus connue sous le nom de l’Age d’OR, et pour les Hindous, KRITA YUGA. Le Temps Cosmique de 64 800 années solaires, Manvatara, est divisé en 4 grandes périodes l’âge d’OR, l’âge d’ARGENT, l’âge d’AIRAIN (ou de bronze), l’âge de FER. Ces Ages, de durée inégale, répondent à une proportion qui n’est pas due au hasard, celle de la tétraktys pythagoricienne: 1, 2, 3, 4. Le secret de la Tétraktys est l’addition des 4 premiers chiffres qui conduit naturellement au 10, “le 10 sacré qui détient la clé de toutes choses”. Dans le Manvatara actuel égal à 64 800 ans, ou 10 x l’Age de Fer, nous remarquons que nous “chutons” toujours un peu plus si l’on s’en tient à la déperdition de temps observée pour chaque période et si l’on s’en tient au symbolisme rattaché à chaque Age.

4 x 1 = Age d’OR           =   25 920 ans   = KRITA YUGA

3 x 1 = Age d’ARGENT  =   19 440 ans   = TRETA YUGA

2 x 1 = Age d’AIRAIN     =   12 960 ans   = DWAPARA YUGA

1 x 1 = Age de FER        =     6 480 ans   = KALI YUGA _____________________________________________________________

64 800 ans =   MANVATARA

• De la première période de l’age d’Or, 25 920 ans, commence une décroissance fixe, d’âge en âge, correspondant chaque fois au 1/10 de la totalité du Temps cosmique, c’est-à-dire 6 480 ans. Il est dit que l’Age d’Or est gouverné pratiquement pour sa totalité, par la tendance “Sattwa” qui signifie Bonté. C’est une époque où règnent la justice et la paix; l’Age d’Argent est gouverné par la tendance “Rajas”, expansion-passion. L’Age d’Airain, lui, a la particularité d’être gouverné par la combinaison des deux tendances: “Rajas” et “Tamas”. Précédant immédiatement l’Age de Fer et parce que sa durée est égale au 1/5e du Manvatara (64 800 : 5 = 12 960 ans), certains chercheurs, comme Dupuis dans son “Origine de tous les cultes”, ont pensé que l’Age de Bronze correspondait à la Grande Année de Platon, ce que d’autres chercheurs ésotériques, comme Georgel, réfutent. L’Age Kali, ou Age de Fer, signifie Age Sombre. Il est entièrement dominé par “Tamas”, la tendance descendante, l’obscurité. La précision de la traduction est digne d’intérêt car si Krita signifie 4; Treta, 3; Dwapara, 2; seule l’appellation du dernier âge ne se rapporte pas à un chiffre. Les hindous ont sans doute voulu souligner avec insistance le déclin qui caractérise ce dernier âge. Que disent les textes à propos de l’Age Kali – Age de Fer ? “Lorsque règnent la tromperie, le mensonge, l’inertie, le sommeil, la malfaisance, la consternation, le chagrin, le trouble, la peur, la tristesse, cela s’appelle l’Age Kali qui est exclusivement ténébreux…”

Les 25 920 ans de l’Age d’Or, et premier âge du Manvatara actuel, ont été rattachés d’emblée à une période idyllique, et la question est: Pourquoi? Après étude, il apparaît que cette mesure de 25 920 ans ait servi d’unité de base pour établir un cadre temporel, une sorte de grande horloge cosmique, à l’humanité. Horloge cosmique mais aussi horloge saisonnière, car l’Age d’Or a été comparé à un Eternel Printemps par Ovide, ce qui s’ensuit que l’Age d’Argent figure l’ Été; le Bronze, l’ Automne; et notre Age de Fer-Kali, l’Hiver. Dans cette division quaternaire des Ages s’introduit une autre unité, qui, elle, définit les Ères; ces dernières délimitant une plage de Temps qui subdivise chaque Age en périodes de 2 160 ans. Cette chronologie n’est pas le simple fruit de l’imagination humaine. Il faut à la Terre 25 920 tours autour du Soleil pour que son axe revienne à son point initial dans la sphère céleste, et 25 920 ans englobe 12 fois la durée d’une Ere: 12 X 2160  = 25 920 Le principe d’involution spirituelle, la “chute”, à laquelle l’humanité est soi-disant soumise d’après les textes, se calque parfaitement avec la durée dégressive des 4 Ages. En effet, chaque Age perd l’équivalent, en temps, un Age de Fer: 25 960 ans – 6 480 ans = 19 440 ans, 19 440 ans – 6 480 ans = 12 960 ans, 12 960 ans – 6 480 ans =   6 480 ans Plus symboliquement et plus amusant, alors que nous avons la statue faite d’or, d’argent, d’airain et de fer et d’argile du songe de Nabuchodonosor, les Hindous, eux, ont utilisé la Vache et ses 4 pattes pour illustrer cette décroissance qui n’est rien d’autre que le déclin spirituel de l’humanité. Elle perd à chaque cycle une de ses pattes et il ne lui en reste qu’une seule à l’Age de Fer-Kali. Elle se reconstitue d’elle-même avec ses 4 pattes, au grand cycle suivant.

 • Aujourd’hui, l’humanité achève l’Age de Fer, tendance “Tamas”. C’est la fin, le déclin ! Le début de l’Age de Fer coïncide avec le déluge de Noé, qui est en fait un remake d’un cataclysme beaucoup plus important qui précéda notre Manvatara actuel avec, comme principal acteur, Satyavarata, l’équivalent de Noé. Lui aussi a construit une arche et il est devenu le Manu/Régent de notre Humanité. D’autres cataclysmes se sont produits auparavant, toujours en relation à des tournants majeurs de cycle. Gaston Georgel parle d’un grand bouleversement à la fin de l’Age d’Or, fin qui correspond plus ou moins à la fin de la tendance Sattwa. Pythagore, qui avait conscience de ces changements fondamentaux, de ces bascules par lesquelles l’humanité doit passer, appelait ces barrières, ces phases transitoires, “les Murs du Temps”.

Revenons à notre Age de Fer, 6480 ans, qui comprend 3 Eres, 3 X 2160 ans, qui s’associent pour chacune d’elles à des naissances de civilisations :

– avec l’Ere du Taureau sont nées les civilisations égyptienne et hindoue,

– avec l’Ere du Bélier, la civilisation gréco-romaine,

– avec l’Ere des Poissons, le Christianisme.

A chaque passage d’un cycle à un autre, comme d’un sous-cycle à un autre, le cycle finissant contient les germes du cycle futur, et le cycle débutant contient toujours des résidus du cycle passé. Il y a, le plus souvent, un chevauchement des deux tonalités qui marquent les deux cycles concernés pendant une période plus ou moins longue. Ceci est valable même lorsque nous avons à faire à un de ces “Murs du Temps” décrit par Pythagore. Nous vivons actuellement un instant du temps cosmique extrêmement rare puisque nous avons le privilège d’être les spectateurs (ou acteurs) d’une double fin : La fin d’un âge et la fin d’une ère. Il nous faut remonter à plus de 6000 ans pour que cette simultanéité se produise. Hélas, aucun témoignage vécu ne nous a été transmis, hormis la légende de Noé qui a sauvé les espèces animales pendant le déluge. À cette coïncidence exceptionnelle, fin d’une Ere-fin d’un Age, s’ajoute une autre particularité: nous sommes en plein dans la phase terminale du cycle total de 64 800 ans. L’Age de Fer s’achève avec l’Ere des Poissons, et clôt la totalité du cycle.

ET ENSUITE ?…… Car le Manvatara actuel clôt, lui aussi, un t un très très très grand cycle, la première série des 7 Manvatara du Kalpa. Le Kalpa définit la durée totale de la vie sur terre, comme il contient 2 x 7 Manvatara, il en reste 7 autres. Et ces 7prochains cycles figurent la Vache reconstitutée ! Ils doivent se dérouler selon le même principe d’après les traditions. Une nuance toutefois, car ils promettent plus de paix et de tranquillité dans le cœur des hommes cette deuxième série de Manvatara étant gouvernée par les Dieux et la nôtre par les Démons. Notre série actuelle est pratiquement derrière nous, aussi nous pouvons cultiver l’optimisme pour le long terme et pour l’humanité sous sa forme actuelle ou sous une autre. Si nous sommes un peu attentifs, nous pouvons percevoir que déjà, malgré les drames et les guerres, se profile un autre temps, une autre pensée. Le principe étant que chaque fin contient quelques éléments du début suivant, chaque début contient des éléments de la fin qui le précède.

En présentant les cycles cosmiques, je me suis fait plaisir, et chacun peut approfondir ce sujet passionnant avec la lecture des livres de Gaston Georgel. Ses ouvrages et ceux de René Guénon qui a validé le travail de Georgel se trouvent chez les libraires de livres anciens. cf: Guénon, Formes traditionnelles et cycles cosmiques-ed Galimard) Bien à Vous, L – F

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Facebook and Loneliness

Yvette Vickers, a former Playboy playmate and B-movie star, best known for her role in Attack of the 50 Foot Woman, would have been 83 last August, but nobody knows exactly how old she was when she died. According to the Los Angeles coroner’s report, she lay dead for the better part of a year before a neighbor and fellow actress, a woman named Susan Savage, noticed cobwebs and yellowing letters in her mailbox, reached through a broken window to unlock the door, and pushed her way through the piles of junk mail and mounds of clothing that barricaded the house. Upstairs, she found Vickers’s body, mummified, near a heater that was still running. Her computer was on too, its glow permeating the empty space. The Los Angeles Times posted a story headlined “Mummified Body of Former Playboy Playmate Yvette Vickers Found in Her Benedict Canyon Home,” which quickly went viral. Within two weeks, by Technorati’s count, Vickers’s lonesome death was already the subject of 16,057 Facebook posts and 881 tweets. She had long been a horror-movie icon, a symbol of Hollywood’s capacity to exploit our most basic fears in the silliest ways; now she was an icon of a new and different kind of horror: our growing fear of loneliness. Certainly she received much more attention in death than she did in the final years of her life. With no children, no religious group, and no immediate social circle of any kind, she had begun, as an elderly woman, to look elsewhere for companionship. Savage later told Los Angeles magazine that she had searched Vickers’s phone bills for clues about the life that led to such an end. In the months before her grotesque death, Vickers had made calls not to friends or family but to distant fans who had found her through fan conventions and Internet sites. Vickers’s web of connections had grown broader but shallower, as has happened for many of us. We are living in an isolation that would have been unimaginable to our ancestors, and yet we have never been more accessible. Over the past three decades, technology has delivered to us a world in which we need not be out of contact for a fraction of a moment. In 2010, at a cost of $300 million, 800 miles of fiber-optic cable was laid between the Chicago Mercantile Exchange and the New York Stock Exchange to shave three milliseconds off trading times. Yet within this world of instant and absolute communication, unbounded by limits of time or space, we suffer from unprecedented alienation. We have never been more detached from one another, or lonelier. In a world consumed by ever more novel modes of socializing, we have less and less actual society. We live in an accelerating contradiction: the more connected we become, the lonelier we are. We were promised a global village; instead we inhabit the drab cul-de-sacs and endless freeways of a vast suburb of information. At the forefront of all this unexpectedly lonely interactivity is Facebook, with 845 million users and $3.7 billion in revenue last year. The company hopes to raise $5 billion in an initial public offering later this spring, which will make it by far the largest Internet IPO in history. Some recent estimates put the company’s potential value at $100 billion, which would make it larger than the global coffee industry—one addiction preparing to surpass the other. Facebook’s scale and reach are hard to comprehend: last summer, Facebook became, by some counts, the first Web site to receive 1 trillion page views in a month. In the last three months of 2011, users generated an average of 2.7 billion “likes” and comments every day. On whatever scale you care to judge Facebook—as a company, as a culture, as a country—it is vast beyond imagination. Despite its immense popularity, or more likely because of it, Facebook has, from the beginning, been under something of a cloud of suspicion. The depiction of Mark Zuckerberg, in The Social Network, as a bastard with symptoms of Asperger’s syndrome, was nonsense. But it felt true. It felt true to Facebook, if not to Zuckerberg. The film’s most indelible scene, the one that may well have earned it an Oscar, was the final, silent shot of an anomic Zuckerberg sending out a friend request to his ex-girlfriend, then waiting and clicking and waiting and clicking—a moment of superconnected loneliness preserved in amber. We have all been in that scene: transfixed by the glare of a screen, hungering for response. When you sign up for Google+ and set up your Friends circle, the program specifies that you should include only “your real friends, the ones you feel comfortable sharing private details with.” That one little phrase, Your real friends—so quaint, so charmingly mothering—perfectly encapsulates the anxieties that social media have produced: the fears that Facebook is interfering with our real friendships, distancing us from each other, making us lonelier; and that social networking might be spreading the very isolation it seemed designed to conquer. Facebook arrived in the middle of a dramatic increase in the quantity and intensity of human loneliness, a rise that initially made the site’s promise of greater connection seem deeply attractive. Americans are more solitary than ever before. In 1950, less than 10 percent of American households contained only one person. By 2010, nearly 27 percent of households had just one person. Solitary living does not guarantee a life of unhappiness, of course. In his recent book about the trend toward living alone, Eric Klinenberg, a sociologist at NYU, writes: “Reams of published research show that it’s the quality, not the quantity of social interaction, that best predicts loneliness.” True. But before we begin the fantasies of happily eccentric singledom, of divorcées dropping by their knitting circles after work for glasses of Drew Barrymore pinot grigio, or recent college graduates with perfectly articulated, Steampunk-themed, 300-square-foot apartments organizing croquet matches with their book clubs, we should recognize that it is not just isolation that is rising sharply. It’s loneliness, too. And loneliness makes us miserable. We know intuitively that loneliness and being alone are not the same thing. Solitude can be lovely. Crowded parties can be agony. We also know, thanks to a growing body of research on the topic, that loneliness is not a matter of external conditions; it is a psychological state. A 2005 analysis of data from a longitudinal study of Dutch twins showed that the tendency toward loneliness has roughly the same genetic component as other psychological problems such as neuroticism or anxiety. Still, loneliness is slippery, a difficult state to define or diagnose. The best tool yet developed for measuring the condition is the UCLA Loneliness Scale, a series of 20 questions that all begin with this formulation: “How often do you feel …?” As in: “How often do you feel that you are ‘in tune’ with the people around you?” And: “How often do you feel that you lack companionship?” Measuring the condition in these terms, various studies have shown loneliness rising drastically over a very short period of recent history. A 2010 AARP survey found that 35 percent of adults older than 45 were chronically lonely, as opposed to 20 percent of a similar group only a decade earlier. According to a major study by a leading scholar of the subject, roughly 20 percent of Americans—about 60 million people—are unhappy with their lives because of loneliness. Across the Western world, physicians and nurses have begun to speak openly of an epidemic of loneliness. The new studies on loneliness are beginning to yield some surprising preliminary findings about its mechanisms. Almost every factor that one might assume affects loneliness does so only some of the time, and only under certain circumstances. People who are married are less lonely than single people, one journal article suggests, but only if their spouses are confidants. If one’s spouse is not a confidant, marriage may not decrease loneliness. A belief in God might help, or it might not, as a 1990 German study comparing levels of religious feeling and levels of loneliness discovered. Active believers who saw God as abstract and helpful rather than as a wrathful, immediate presence were less lonely. “The mere belief in God,” the researchers concluded, “was relatively independent of loneliness.” But it is clear that social interaction matters. Loneliness and being alone are not the same thing, but both are on the rise. We meet fewer people. We gather less. And when we gather, our bonds are less meaningful and less easy. The decrease in confidants—that is, in quality social connections—has been dramatic over the past 25 years. In one survey, the mean size of networks of personal confidants decreased from 2.94 people in 1985 to 2.08 in 2004. Similarly, in 1985, only 10 percent of Americans said they had no one with whom to discuss important matters, and 15 percent said they had only one such good friend. By 2004, 25 percent had nobody to talk to, and 20 percent had only one confidant. In the face of this social disintegration, we have essentially hired an army of replacement confidants, an entire class of professional carers. As Ronald Dworkin pointed out in a 2010 paper for the Hoover Institution, in the late ’40s, the United States was home to 2,500 clinical psychologists, 30,000 social workers, and fewer than 500 marriage and family therapists. As of 2010, the country had 77,000 clinical psychologists, 192,000 clinical social workers, 400,000 nonclinical social workers, 50,000 marriage and family therapists, 105,000 mental-health counselors, 220,000 substance-abuse counselors, 17,000 nurse psychotherapists, and 30,000 life coaches. The majority of patients in therapy do not warrant a psychiatric diagnosis. This raft of psychic servants is helping us through what used to be called regular problems. We have outsourced the work of everyday caring. We need professional carers more and more, because the threat of societal breakdown, once principally a matter of nostalgic lament, has morphed into an issue of public health. Being lonely is extremely bad for your health. If you’re lonely, you’re more likely to be put in a geriatric home at an earlier age than a similar person who isn’t lonely. You’re less likely to exercise. You’re more likely to be obese. You’re less likely to survive a serious operation and more likely to have hormonal imbalances. You are at greater risk of inflammation. Your memory may be worse. You are more likely to be depressed, to sleep badly, and to suffer dementia and general cognitive decline. Loneliness may not have killed Yvette Vickers, but it has been linked to a greater probability of having the kind of heart condition that did kill her. And yet, despite its deleterious effect on health, loneliness is one of the first things ordinary Americans spend their money achieving. With money, you flee the cramped city to a house in the suburbs or, if you can afford it, a McMansion in the exurbs, inevitably spending more time in your car. Loneliness is at the American core, a by-product of a long-standing national appetite for independence: The Pilgrims who left Europe willingly abandoned the bonds and strictures of a society that could not accept their right to be different. They did not seek out loneliness, but they accepted it as the price of their autonomy. The cowboys who set off to explore a seemingly endless frontier likewise traded away personal ties in favor of pride and self-respect. The ultimate American icon is the astronaut: Who is more heroic, or more alone? The price of self-determination and self-reliance has often been loneliness. But Americans have always been willing to pay that price. Today, the one common feature in American secular culture is its celebration of the self that breaks away from the constrictions of the family and the state, and, in its greatest expressions, from all limits entirely. The great American poem is Whitman’s “Song of Myself.” The great American essay is Emerson’s “Self-Reliance.” The great American novel is Melville’s Moby-Dick, the tale of a man on a quest so lonely that it is incomprehensible to those around him. American culture, high and low, is about self-expression and personal authenticity. Franklin Delano Roosevelt called individualism “the great watchword of American life.” Self-invention is only half of the American story, however. The drive for isolation has always been in tension with the impulse to cluster in communities that cling and suffocate. The Pilgrims, while fomenting spiritual rebellion, also enforced ferocious cohesion. The Salem witch trials, in hindsight, read like attempts to impose solidarity—as do the McCarthy hearings. The history of the United States is like the famous parable of the porcupines in the cold, from Schopenhauer’s Studies in Pessimism—the ones who huddle together for warmth and shuffle away in pain, always separating and congregating. We are now in the middle of a long period of shuffling away. In his 2000 book Bowling Alone, Robert D. Putnam attributed the dramatic post-war decline of social capital—the strength and value of interpersonal networks—to numerous interconnected trends in American life: suburban sprawl, television’s dominance over culture, the self-absorption of the Baby Boomers, the disintegration of the traditional family. The trends he observed continued through the prosperity of the aughts, and have only become more pronounced with time: the rate of union membership declined in 2011, again; screen time rose; the Masons and the Elks continued their slide into irrelevance. We are lonely because we want to be lonely. We have made ourselves lonely. The question of the future is this: Is Facebook part of the separating or part of the congregating; is it a huddling-together for warmth or a shuffling-away in pain? Well before Facebook, digital technology was enabling our tendency for isolation, to an unprecedented degree. Back in the 1990s, scholars started calling the contradiction between an increased opportunity to connect and a lack of human contact the “Internet paradox.” A prominent 1998 article on the phenomenon by a team of researchers at Carnegie Mellon showed that increased Internet usage was already coinciding with increased loneliness. Critics of the study pointed out that the two groups that participated in the study—high-school journalism students who were heading to university and socially active members of community-development boards—were statistically likely to become lonelier over time. Which brings us to a more fundamental question: Does the Internet make people lonely, or are lonely people more attracted to the Internet? The question has intensified in the Facebook era. A recent study out of Australia (where close to half the population is active on Facebook), titled “Who Uses Facebook?,” found a complex and sometimes confounding relationship between loneliness and social networking. Facebook users had slightly lower levels of “social loneliness”—the sense of not feeling bonded with friends—but “significantly higher levels of family loneliness”—the sense of not feeling bonded with family. It may be that Facebook encourages more contact with people outside of our household, at the expense of our family relationships—or it may be that people who have unhappy family relationships in the first place seek companionship through other means, including Facebook. The researchers also found that lonely people are inclined to spend more time on Facebook: “One of the most noteworthy findings,” they wrote, “was the tendency for neurotic and lonely individuals to spend greater amounts of time on Facebook per day than non-lonely individuals.” And they found that neurotics are more likely to prefer to use the wall, while extroverts tend to use chat features in addition to the wall. Moira Burke, until recently a graduate student at the Human-Computer Institute at Carnegie Mellon, used to run a longitudinal study of 1,200 Facebook users. That study, which is ongoing, is one of the first to step outside the realm of self-selected college students and examine the effects of Facebook on a broader population, over time. She concludes that the effect of Facebook depends on what you bring to it. Just as your mother said: you get out only what you put in. If you use Facebook to communicate directly with other individuals—by using the “like” button, commenting on friends’ posts, and so on—it can increase your social capital. Personalized messages, or what Burke calls “composed communication,” are more satisfying than “one-click communication”—the lazy click of a like. “People who received composed communication became less lonely, while people who received one-click communication experienced no change in loneliness,” Burke tells me. So, you should inform your friend in writing how charming her son looks with Harry Potter cake smeared all over his face, and how interesting her sepia-toned photograph of that tree-framed bit of skyline is, and how cool it is that she’s at whatever concert she happens to be at. That’s what we all want to hear. Even better than sending a private Facebook message is the semi-public conversation, the kind of back-and-forth in which you half ignore the other people who may be listening in. “People whose friends write to them semi-publicly on Facebook experience decreases in loneliness,” Burke says. On the other hand, non-personalized use of Facebook—scanning your friends’ status updates and updating the world on your own activities via your wall, or what Burke calls “passive consumption” and “broadcasting”—correlates to feelings of disconnectedness. It’s a lonely business, wandering the labyrinths of our friends’ and pseudo-friends’ projected identities, trying to figure out what part of ourselves we ought to project, who will listen, and what they will hear. According to Burke, passive consumption of Facebook also correlates to a marginal increase in depression. “If two women each talk to their friends the same amount of time, but one of them spends more time reading about friends on Facebook as well, the one reading tends to grow slightly more depressed,” Burke says. Her conclusion suggests that my sometimes unhappy reactions to Facebook may be more universal than I had realized. When I scroll through page after page of my friends’ descriptions of how accidentally eloquent their kids are, and how their husbands are endearingly bumbling, and how they’re all about to eat a home-cooked meal prepared with fresh local organic produce bought at the farmers’ market and then go for a jog and maybe check in at the office because they’re so busy getting ready to hop on a plane for a week of luxury dogsledding in Lapland, I do grow slightly more miserable. A lot of other people doing the same thing feel a little bit worse, too. Still, Burke’s research does not support the assertion that Facebook creates loneliness. The people who experience loneliness on Facebook are lonely away from Facebook, too, she points out; on Facebook, as everywhere else, correlation is not causation. The popular kids are popular, and the lonely skulkers skulk alone. Perhaps it says something about me that I think Facebook is primarily a platform for lonely skulking. I mention to Burke the widely reported study, conducted by a Stanford graduate student, that showed how believing that others have strong social networks can lead to feelings of depression. What does Facebook communicate, if not the impression of social bounty? Everybody else looks so happy on Facebook, with so many friends, that our own social networks feel emptier than ever in comparison. Doesn’t that make people feel lonely? “If people are reading about lives that are much better than theirs, two things can happen,” Burke tells me. “They can feel worse about themselves, or they can feel motivated.” Burke will start working at Facebook as a data scientist this year. John Cacioppo, the director of the Center for Cognitive and Social Neuroscience at the University of Chicago, is the world’s leading expert on loneliness. In his landmark book, Loneliness, released in 2008, he revealed just how profoundly the epidemic of loneliness is affecting the basic functions of human physiology. He found higher levels of epinephrine, the stress hormone, in the morning urine of lonely people. Loneliness burrows deep: “When we drew blood from our older adults and analyzed their white cells,” he writes, “we found that loneliness somehow penetrated the deepest recesses of the cell to alter the way genes were being expressed.” Loneliness affects not only the brain, then, but the basic process of DNA transcription. When you are lonely, your whole body is lonely. To Cacioppo, Internet communication allows only ersatz intimacy. “Forming connections with pets or online friends or even God is a noble attempt by an obligatorily gregarious creature to satisfy a compelling need,” he writes. “But surrogates can never make up completely for the absence of the real thing.” The “real thing” being actual people, in the flesh. When I speak to Cacioppo, he is refreshingly clear on what he sees as Facebook’s effect on society. Yes, he allows, some research has suggested that the greater the number of Facebook friends a person has, the less lonely she is. But he argues that the impression this creates can be misleading. “For the most part,” he says, “people are bringing their old friends, and feelings of loneliness or connectedness, to Facebook.” The idea that a Web site could deliver a more friendly, interconnected world is bogus. The depth of one’s social network outside Facebook is what determines the depth of one’s social network within Facebook, not the other way around. Using social media doesn’t create new social networks; it just transfers established networks from one platform to another. For the most part, Facebook doesn’t destroy friendships—but it doesn’t create them, either. In one experiment, Cacioppo looked for a connection between the loneliness of subjects and the relative frequency of their interactions via Facebook, chat rooms, online games, dating sites, and face-to-face contact. The results were unequivocal. “The greater the proportion of face-to-face interactions, the less lonely you are,” he says. “The greater the proportion of online interactions, the lonelier you are.” Surely, I suggest to Cacioppo, this means that Facebook and the like inevitably make people lonelier. He disagrees. Facebook is merely a tool, he says, and like any tool, its effectiveness will depend on its user. “If you use Facebook to increase face-to-face contact,” he says, “it increases social capital.” So if social media let you organize a game of football among your friends, that’s healthy. If you turn to social media instead of playing football, however, that’s unhealthy. “Facebook can be terrific, if we use it properly,” Cacioppo continues. “It’s like a car. You can drive it to pick up your friends. Or you can drive alone.” But hasn’t the car increased loneliness? If cars created the suburbs, surely they also created isolation. “That’s because of how we use cars,” Cacioppo replies. “How we use these technologies can lead to more integration, rather than more isolation.” The problem, then, is that we invite loneliness, even though it makes us miserable. The history of our use of technology is a history of isolation desired and achieved. When the Great Atlantic and Pacific Tea Company opened its A&P stores, giving Americans self-service access to groceries, customers stopped having relationships with their grocers. When the telephone arrived, people stopped knocking on their neighbors’ doors. Social media bring this process to a much wider set of relationships. Researchers at the HP Social Computing Lab who studied the nature of people’s connections on Twitter came to a depressing, if not surprising, conclusion: “Most of the links declared within Twitter were meaningless from an interaction point of view.” I have to wonder: What other point of view is meaningful? Loneliness is certainly not something that Facebook or Twitter or any of the lesser forms of social media is doing to us. We are doing it to ourselves. Casting technology as some vague, impersonal spirit of history forcing our actions is a weak excuse. We make decisions about how we use our machines, not the other way around. Every time I shop at my local grocery store, I am faced with a choice. I can buy my groceries from a human being or from a machine. I always, without exception, choose the machine. It’s faster and more efficient, I tell myself, but the truth is that I prefer not having to wait with the other customers who are lined up alongside the conveyor belt: the hipster mom who disapproves of my high-carbon-footprint pineapple; the lady who tenses to the point of tears while she waits to see if the gods of the credit-card machine will accept or decline; the old man whose clumsy feebleness requires a patience that I don’t possess. Much better to bypass the whole circus and just ring up the groceries myself. Our omnipresent new technologies lure us toward increasingly superficial connections at exactly the same moment that they make avoiding the mess of human interaction easy. The beauty of Facebook, the source of its power, is that it enables us to be social while sparing us the embarrassing reality of society—the accidental revelations we make at parties, the awkward pauses, the farting and the spilled drinks and the general gaucherie of face-to-face contact. Instead, we have the lovely smoothness of a seemingly social machine. Everything’s so simple: status updates, pictures, your wall. But the price of this smooth sociability is a constant compulsion to assert one’s own happiness, one’s own fulfillment. Not only must we contend with the social bounty of others; we must foster the appearance of our own social bounty. Being happy all the time, pretending to be happy, actually attempting to be happy—it’s exhausting. Last year a team of researchers led by Iris Mauss at the University of Denver published a study looking into “the paradoxical effects of valuing happiness.” Most goals in life show a direct correlation between valuation and achievement. Studies have found, for example, that students who value good grades tend to have higher grades than those who don’t value them. Happiness is an exception. The study came to a disturbing conclusion: Valuing happiness is not necessarily linked to greater happiness. In fact, under certain conditions, the opposite is true. Under conditions of low (but not high) life stress, the more people valued happiness, the lower were their hedonic balance, psychological well-being, and life satisfaction, and the higher their depression symptoms. The more you try to be happy, the less happy you are. Sophocles made roughly the same point. Facebook, of course, puts the pursuit of happiness front and center in our digital life. Its capacity to redefine our very concepts of identity and personal fulfillment is much more worrisome than the data-mining and privacy practices that have aroused anxieties about the company. Two of the most compelling critics of Facebook—neither of them a Luddite—concentrate on exactly this point. Jaron Lanier, the author of You Are Not a Gadget, was one of the inventors of virtual-reality technology. His view of where social media are taking us reads like dystopian science fiction: “I fear that we are beginning to design ourselves to suit digital models of us, and I worry about a leaching of empathy and humanity in that process.” Lanier argues that Facebook imprisons us in the business of self-presenting, and this, to his mind, is the site’s crucial and fatally unacceptable downside. Sherry Turkle, a professor of computer culture at MIT who in 1995 published the digital-positive analysis Life on the Screen, is much more skeptical about the effects of online society in her 2011 book, Alone Together: “These days, insecure in our relationships and anxious about intimacy, we look to technology for ways to be in relationships and protect ourselves from them at the same time.” The problem with digital intimacy is that it is ultimately incomplete: “The ties we form through the Internet are not, in the end, the ties that bind. But they are the ties that preoccupy,” she writes. “We don’t want to intrude on each other, so instead we constantly intrude on each other, but not in ‘real time.’” Lanier and Turkle are right, at least in their diagnoses. Self-presentation on Facebook is continuous, intensely mediated, and possessed of a phony nonchalance that eliminates even the potential for spontaneity. (“Look how casually I threw up these three photos from the party at which I took 300 photos!”) Curating the exhibition of the self has become a 24/7 occupation. Perhaps not surprisingly, then, the Australian study “Who Uses Facebook?” found a significant correlation between Facebook use and narcissism: “Facebook users have higher levels of total narcissism, exhibitionism, and leadership than Facebook nonusers,” the study’s authors wrote. “In fact, it could be argued that Facebook specifically gratifies the narcissistic individual’s need to engage in self-promoting and superficial behavior.” Rising narcissism isn’t so much a trend as the trend behind all other trends. In preparation for the 2013 edition of its diagnostic manual, the psychiatric profession is currently struggling to update its definition of narcissistic personality disorder. Still, generally speaking, practitioners agree that narcissism manifests in patterns of fantastic grandiosity, craving for attention, and lack of empathy. In a 2008 survey, 35,000 American respondents were asked if they had ever had certain symptoms of narcissistic personality disorder. Among people older than 65, 3 percent reported symptoms. Among people in their 20s, the proportion was nearly 10 percent. Across all age groups, one in 16 Americans has experienced some symptoms of NPD. And loneliness and narcissism are intimately connected: a longitudinal study of Swedish women demonstrated a strong link between levels of narcissism in youth and levels of loneliness in old age. The connection is fundamental. Narcissism is the flip side of loneliness, and either condition is a fighting retreat from the messy reality of other people. A considerable part of Facebook’s appeal stems from its miraculous fusion of distance with intimacy, or the illusion of distance with the illusion of intimacy. Our online communities become engines of self-image, and self-image becomes the engine of community. The real danger with Facebook is not that it allows us to isolate ourselves, but that by mixing our appetite for isolation with our vanity, it threatens to alter the very nature of solitude. The new isolation is not of the kind that Americans once idealized, the lonesomeness of the proudly nonconformist, independent-minded, solitary stoic, or that of the astronaut who blasts into new worlds. Facebook’s isolation is a grind. What’s truly staggering about Facebook usage is not its volume—750 million photographs uploaded over a single weekend—but the constancy of the performance it demands. More than half its users—and one of every 13 people on Earth is a Facebook user—log on every day. Among 18-to-34-year-olds, nearly half check Facebook minutes after waking up, and 28 percent do so before getting out of bed. The relentlessness is what is so new, so potentially transformative. Facebook never takes a break. We never take a break. Human beings have always created elaborate acts of self-presentation. But not all the time, not every morning, before we even pour a cup of coffee. Yvette Vickers’s computer was on when she died. Nostalgia for the good old days of disconnection would not just be pointless, it would be hypocritical and ungrateful. But the very magic of the new machines, the efficiency and elegance with which they serve us, obscures what isn’t being served: everything that matters. What Facebook has revealed about human nature—and this is not a minor revelation—is that a connection is not the same thing as a bond, and that instant and total connection is no salvation, no ticket to a happier, better world or a more liberated version of humanity. Solitude used to be good for self-reflection and self-reinvention. But now we are left thinking about who we are all the time, without ever really thinking about who we are. Facebook denies us a pleasure whose profundity we had underestimated: the chance to forget about ourselves for a while, the chance to disconnect.

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L’expérience cosmique et mystique du concepteur de Linux

L’expérience cosmique et mystique du concepteur de Linux

Publié par LaPresseGalactique.org le 20 avr, 2013 sous NDE |

Quarante années se sont écoulées depuis que le Docteur Raymond Moody recueillit pour la première fois le témoignage d’un être humain déclaré cliniquement mort puis revenu à la vie. Ils sont aujourd’hui des millions à travers le monde à nous avoir raconté les mêmes histoires troublantes, comme la sensation de se détacher de leur corps, de quitter l’endroit où ils étaient hospitalisés, puis de traverser un tunnel au bout duquel se trouvait une extraordinaire lumière. Ces expériences ont bouleversé leur vie, au point qu’ils ne craignent plus la mort. Longtemps considérées comme des élucubrations d’êtres psychiquement dérangés, les EMI-NDE interpellent désormais de plus en plus de scientifiques, qui s’interrogent : Comment autant de personnes ont-elles pu percevoir et mémoriser des événements de même nature s’étant déroulés alors qu’elles étaient inconscientes, dans le coma et parfois déclarées mortes cliniquement ? Depuis une dizaine d’années, les nombreuses études menées partout sur la Terre semblent abandonner définitivement l’hypothèse de l’hallucination pour s’orienter vers une possible délocalisation de notre conscience. Certains cardiologues, neurologues, anesthésistes-réanimateurs, médecins ou psychologues, ont d’ailleurs vécu eux-mêmes une expérience de mort imminente. Ils témoignent généralement tous sans complexe. Tous ces témoignages ont permis à Raymond Moody d’identifier différentes phases dans la NDE : le fait de revivre en une infime fraction de seconde l’ensemble de son incarnation terrestre avec une précision, une acuité et un luxe de détails stupéfiants, de traverser ensuite une sorte de tunnel sombre et lugubre et d’éprouver une angoisse indicible, de remarquer, au bout d’un laps de temps variable, une magnifique lumière brillant au loin, d’être irrésistiblement attiré par cette source de lumière diffusant en même temps un amour extraordinaire, d’éprouver une joie et un bonheur indescriptibles au contact chaleureux de cette source d’amour et de lumière, de rencontrer, dans la lumière de cette source, des amis ou des membres de leur famille décédés qui les avaient convaincus de retourner dans le plan physique, souvent pour achever une mission d’aide ou d’éducation envers des enfants, des parents âgés, malades ou indigents, ou bien un travail bénéfique à l’ensemble de la collectivité ; enfin, le retour à contre-cœur et à regret dans le monde des « vivants », parce que l’heure du grand saut dans l’autre monde n’était pas encore venue pour eux. Mark Horton était un génie de l’informatique. Il est décédé le 7 septembre 1996 des suites d’un long cancer après avoir participé activement à la conception et au développement du système Linux. Son aventure se situe bien au-delà du schéma classique mis en lumière par Raymond Moody. Un jour, on lui a demandé « où il allait chercher toutes ses informations. » Il a répondu : « Dans l’univers, autrement dit : dans le système d’information universel ! Personnellement, je ne suis jamais passé par ce tunnel sombre avec cette lumière dans le fond qui attire les êtres qui s’y trouvent. Je me suis trouvé directement dans la lumière. Ce n’est que plus tard que j’ai vraiment compris cette importante différence. Les êtres qui sont passés directement dans la lumière subissent une forme de transformation physique et psychique, c’est-à-dire que nous ne sommes plus réellement des êtres humains comme auparavant ! Nous ne réagissons plus de la même manière. Nous ne pensons plus comme vous. Nos réactions sont différentes. Bien sûr, nous avons la même forme, nous sommes aussi sociables. Et lorsque nous sommes invités à un repas, nous mangeons comme vous. Nous percevons le subtil, l’aura et bien d’autres choses ! Mais nous nous sentons parfois très seuls. Car il n’existe pas beaucoup d’êtres comme nous sur cette Terre. Nous remplissons la mission qui nous a été impartie, pour l’évolution et la transformation de l’humanité. Nous vivons dans une société ou compte avant tout l’apparence. Et c’est une limitation tragique. Moi, je vous dis que vivre en fonction des apparences est une vie ratée ! J’ai démontré comment, avec beaucoup d’amour et de compassion, il est possible de forger une chaîne d’entraide dans laquelle chaque maillon en soude un autre, comme chaque système reçoit son énergie d’un autre et comme chaque galaxie est une porte ouverte sur une autre galaxie. L’acceptation de l’inacceptable demande infiniment plus de courage que la colère, car cela nous oblige à maîtriser les forces négatives que nous avons en nous ! Il nous faut avant tout vivre avec nous-mêmes. Ce n’est qu’en se trouvant Soi-même que l’on peut transformer sa vie et aider les autres. » Voici la première expérience de mort imminente de Mark Horton, telle qu’il la vécut en 1992, et qu’il la raconta ensuite : « Je suis « mort » d’un blocage total des reins, du foie, et d’un arrêt respiratoire. J’avais également une importante hémorragie interne, et par conséquent j’étais dans un état d’anémie. Du fait que j’étais déjà dans le coma, j’ignore quand ma NDE a commencé à se produire. C’est en consultant mon rapport médical que j’ai réalisé que c’était le jour de l’an 1992. C’est ce soir-là que mes organes se sont bloqués, et les médecins ont annoncé à mes parents qu’ils seraient avisés de prendre contact avec un service funéraire parce que j’avais peu de chances de passer la nuit. Ils leur ont expliqué que même si je survivais, il faudrait me mettre en dialyse dès le lendemain matin, et que le choc me serait probablement fatal ! D’après le rapport médical, ma respiration a cessé pendant la soirée et on m’a placé sous assistance respiratoire. Je ne respirais plus de manière indépendante. Je pense que c’est alors que je suis « parti ». J’ai un très vague souvenir : celui d’avoir pu observer mon corps depuis l’extérieur ; il était environné de tubes et de machines, mais je ne ressentais pas que c’était le mien. Je ne peux pas dire que j’étais en train de flotter, je dirais plutôt que j’étais comme suspendu, retenu, maintenu dans un élément chaud, sec, tout en me déplaçant sans contrainte d’aucune sorte. J’étais simplement présent. Je me sentais en sécurité, confortable, calme, sans douleurs. Non seulement je ne me sentais pas groggy, mais j’étais totalement conscient. Puis « l’expérience » proprement dite a commencé. L’obscurité était totale, quand soudain ce qui ressemblerait à une lumière flamboyante, sauf que c’était encore plus brillant, illumina tout autour de moi… Et cette luminosité irradiait tout ce qui m’entourait. Je rentrai alors dans cette lumière et je sentis que je m’élevais, que je prenais de la hauteur mais je n’étais pas conscient de désirer quoi que ce soit, pas plus que je n’étais conscient du « corps » avec lequel je me déplaçais. Je réalisai que je n’avais qu’à penser à un lieu ou à un temps donné pour m’y retrouver aussitôt, connaissant tout de l’endroit, de l’heure et des personnes présentes. J’ai toujours eu une très forte attraction pour l’Écosse. J’ai quelques ancêtres écossais, mais mes liens familiaux avec eux sont bien plus ténus que ceux que j’ai conservés avec ma famille d’Angleterre, de Suède ou de Russie. Je ne sais pourquoi j’ai une si grande affinité avec cette terre, son histoire, sa culture, et sa musique : aucun son à travers le monde ne me fait autant vibrer que celui des cornemuses ! Eh bien, mon premier « voyage » se déroula justement en Écosse ! J’étais sur une haute falaise, surplombant une mer déchaînée, durant un violent orage. J’étais là ! Je pouvais ressentir le vent et la force de la pluie me fouetter alors que je regardais la mer et écoutais les grondements du tonnerre. Je n’avais aucune idée des raisons de ce lien si fort qui unit mon âme à cette terre. Tout ce que j’avais fait était d’y avoir pensé fugitivement et je m’étais retrouvé là ! Ma prochaine pensée concerna le Soleil et je me retrouvai dans un lieu où une chaleur bienfaisante, qui semblait provenir directement de lui, me réconforta. Je ne pouvais rien discerner si ce n’est une agréable luminosité qui m’enveloppait et imprégnait tout autour de moi. J’avais la sensation d’être sans consistance, pure conscience rayonnante… Je n’avais plus la sensation de mon corps physique, et j’avais perdu tout sentiment de lourdeur. C’était vraiment un sentiment nouveau pour moi, un état d’être merveilleux. Les mots n’existent pas pour le décrire. C’était très agréable, très plaisant, un véritable ravissement, mais je ne sais si cela a duré quelques microsecondes ou quelques milliards d’années ; je n’avais aucune idée du temps qui s’était écoulé. Le temps n’avait pas de consistance, pas de sens ou de pertinence dans cette nouvelle existence. J’avais littéralement la perception d’être partout dans l’univers en même temps. Puis cette luminosité cessa et fut remplacée par une vision de la Terre en train de s’éloigner rapidement sous moi. J’étais toujours enveloppé de cette sensation de chaleur, de bien-être, mais, sous l’effet de ce mouvement en arrière de plus en plus rapide, ma vision de la Terre céda la place à une vision plus globale de notre système solaire, puis, dans les brefs moments qui suivirent, à celle d’un groupe d’étoiles qui se trouvaient apparemment dans l’un des bras de notre galaxie. J’étais absorbé dans une vision simultanée de multiples plans, dont le champ s’étendait bien au-delà de ce que la notion de « voir » représente habituellement. Je m’en allais toujours plus loin, mais je pouvais toujours sentir la vibration de notre planète, ce qui aurait sans doute été impossible dans notre continuum espace/temps normal en raison de la distance considérable qu’il devait y avoir. Dans l’ensemble, je ressentais du bien-être, de l’étonnement, de l’émerveillement, un sentiment d’unité, une impression de « justesse » aussi et de plénitude ; et aussi un immense amour, bien que ce mot soit malheureusement insuffisant pour décrire cet état de conscience. Toujours en mouvement à reculons, je me sentis soudain complètement apaisé, prêt à me dissoudre, à me fondre dans l’Unité cosmique. L’explosion de cette émotion – encore une fois, les mots n’ont pratiquement plus de sens -, de cet incroyable « Amour » que je ressentis alors, dépassait tout ce que j’avais ressenti auparavant. Je ne peux traduire en langage humain cette sensation, ce sentiment. J’étais tout et je n’étais rien. J’étais partout et nulle-part. Ma conscience s’était élargie au point de contenir toutes choses, toutes les époques, tous les endroits où j’avais été, et tous les êtres que j’avais été, que j’étais ou serais jamais ! J’étais l’Unité tout en étant la plus minuscule partie de l’ensemble. Je sais que cela peut paraître hallucinant, même pour moi lorsque je me relis, mais JE L’AI VÉCU ! Il n’y a pas de mots pour exprimer cette joie, cet amour et cette chaleur ! C’est vraiment indescriptible ! Et je continuais à accélérer en m’éloignant, observant tout, absorbant tout et devenant toujours plus ! Des galaxies entières devinrent de la taille de grains de sable. J’ai vu d’immenses galaxies en collision. J’ai vu des « trous » dans l’espace qui n’étaient pas des trous, mais plutôt des espaces comme remplis de particules que je ne pouvais comprendre malgré mon nouvel état de conscience – mon état « surdimensionné » -, des proto-galaxies peut-être ? Et il y avait tellement de galaxies à voir, à ressentir, et je pouvais toujours discerner où se trouvait notre planète ! Je dis « discerner » parce que notre petite Voie Lactée avait disparu ; je pouvais encore la sentir mais sans la voir. Et mon voyage se poursuivit de plus en plus loin ! Je commençai à discerner une courbure dans mon éloignement et je réalisai que l’Univers était une grande sphère, contenant toutes les galaxies. C’est devenu de plus en plus apparent au fur et à mesure que je m’éloignais en direction de « la zone sombre », au-delà de la sphère des galaxies. Pourtant même alors, de temps en temps, d’autres galaxies éparses qui se trouvaient par là, apparaissaient sur ma route. C’est alors que je « ressentis » une grande présence, une puissante présence juste derrière moi. J’ai eu le sentiment de ralentir et d’hésiter avant de franchir cette barrière en regardant en bas la sphère contenant notre Univers. Cela semblait transparent et légèrement opaque, comme si j’étais en train de contempler cette limite énergétique de notre Univers. L’image d’un atome et de ses électrons me semble ici correspondre. J’étais toujours dans ce mouvement d’éloignement et je pouvais maintenant observer au-delà de la courbure de notre Univers, d’autres sphères qui ne pouvaient être que d’autres Univers ! On aurait dit que tous ces Univers étaient ordonnés dans une coquille sphérique autour d’un noyau que je ne pouvais pas voir. Et au-delà de cette coquille, il y avait une autre coquille, vers laquelle je me dirigeais maintenant. L’impression générale que j’en garde est semblable à celle de ces petites sphères sculptées dans de l’ivoire et emboîtées les unes dans les autres, que l’on trouve dans certains magasins d’importations. Mais il n’y avait pas de commencement ni de fin, pas de plus petite ni de plus grande sphère. Une sphère menait toujours à une autre sphère. Je n’ai jamais pu parvenir jusqu’à la coquille suivante. Alors que je continuais mon périple à destination de ce nouvel Univers, quelque chose commença à me tirer et je fus soudainement ramené en avant, en direction de notre Univers, puis, à l’intérieur. Les autres galaxies au sein de notre Univers disparurent. J’eus une dernière vision des bras de la Voie Lactée et voilà : j’étais de retour. Étourdi, confus, triste, avec un énorme sentiment de vide, je veux dire de perte de cet Amour, de cette Connaissance et de cette Unité dans laquelle je m’étais retrouvé immergé. » Ma NDE était terminée. Après cela, je suis sorti du coma à plusieurs reprises. Je n’ai aucune idée du temps que cela a duré. Durant ce laps de temps, j’ai vécu des rêves très puissants, avec des hallucinations et des rencontres avec des personnages assez concrets, ayant un corps, et avec lesquels je pouvais tenir des conversations normales et logiques. Parallèlement, j’ai vécu d’autres NDE durant lesquelles j’ai à nouveau brièvement expérimenté quelques bribes du ressenti de la Force d’Amour et d’Unité que j’avais connue lors de mon principal « voyage ». J’ai alors tenté inconsciemment de « m’adapter », d’ignorer ce qui m’était arrivé, de laisser de côté cette expérience dans ma vie de tous les jours. Mais le souvenir de ma NDE était toujours là et me rongeait intérieurement. Finalement, au bout d’un an, l’ai décidé de lâcher prise et je me suis assis, et j’ai commencé à méditer. Alors, tout a commencé à remonter jusqu’à ma mémoire consciente. Je ne pouvais plus réprimer ces souvenirs et je savais qu’il devait en être ainsi. Ainsi, j’ai laissé le flot de ces souvenirs émerger, devenir si forts qu’ils me convainquirent que ce que j’avais expérimenté était réel, et non pas une hallucination ou un rêve. J’ai réalisé que nous sommes tous uniques et tous « UN » à la fois; que la seule chose véritablement importante est l’Amour. C’est la seule chose qui importe : l’amour sans réserves, ouvert, généreux. L’Amour est capable de nous remplir totalement. Tout le reste est superficiel. J’ai changé à jamais. Désormais, JE SUIS tout simplement. Nous sommes tous UN, nous sommes tous « Dieu ». Ou peut-être que « Dieu », c’est nous tous. J’avais pensé à cette phrase de la Bible : « Dieu fit l’homme à Son image. » Je ne professe aucune religion en particulier, je ne l’ai jamais fait, et ne le ferai définitivement jamais, car pour moi, elles ont toutes raison, et toutes sont dans l’erreur… Simplement l’homme a tenté de quantifier, de légiférer et même de contrôler l’aspect spirituel de la vie. Je sais maintenant que le fait de vivre et de s’aimer les uns les autres est la seule vraie religion. Ce que j’ai lu et échangé avec d’autres personnes ayant vécu la même expérience n’a fait que me le confirmer. Nous pouvons peut-être décrire ce que nous avons « vu » en des termes différents. Cependant, le message universel d’Amour et de Pardon demeure immuablement le même. Telle est donc mon expérience. C’est comme un arbre dont les fruits continuent de mûrir en moi jour après jour. Dire que cela m’a complètement changé est à la fois évident et incroyablement réducteur. Je suis toujours concerné par les systèmes informatiques et j’en ai fait ma profession, mais désormais, je me préoccupe davantage de savoir comment ces ordinateurs peuvent vraiment aider les gens plutôt que de les utiliser, en exécutant des fonctions que je suis payé pour concevoir et adapter. Je n’ai jamais été un matérialiste dans le sens de collectionneur de biens matériels, mais j’ai aimé posséder des choses, et j’éprouvais un certain attachement pour elles. À présent, j’apprécie toujours autant la beauté des choses, mais je ne considère plus qu’il soit important de les posséder… Il m’est arrivé de donner des tas de choses à des gens, parce qu’ils avaient le désir de posséder ces objets. Certains me considèrent probablement comme un « pigeon ». Mais ce n’est pas un problème pour moi. Il m’arrive de pleurer sur la tristesse dans ce monde et dans la vie de certains êtres. Je partage beaucoup de sentiments communs à ceux qui ont vécu une NDE, notamment cette absence totale de peur de la mort. C’est réellement apaisant de penser que ce sera un retour à cet état merveilleux que j’ai déjà expérimenté : ce sentiment débordant d’amour envers tous ces êtres autour de moi, cette paix intérieure que je ressens. Désormais, s’il est dans mes possibilités de soulager la souffrance d’autrui en la prenant sur moi, je le fais volontiers. Je suppose que beaucoup se demandent : « Est-ce que ça valait le coup de mourir ? » Je leur répond avec joie : « Oui ! » » Mark Horton Traduit par Olivier de Rouvroy http://www.erenouvelle.fr/ MERCI DE DIFFUSER CE TEXTE ET D’EN INDIQUER L’AUTEUR ET LA SOURCE: LAPRESSEGALACTIQUE.ORG

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